Politique Etats-Unienne de l' énergie

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Re: Politique Etats-Unienne de l' énergie

par energy_isere » 24 sept. 2026, 22:26

et quelques heures plus tard :
USA: des industriels appellent Trump à ne pas bloquer les exportations de diesel

AFP •24/09/2026 22:19

Plus d'une trentaine d'organisations représentant le secteur pétrolier américain ainsi que des chambres de commerce fédérale et locales ont appelé Donald Trump à ne pas interdire les exportations de diesel américain, estimant que cela entraînerait une hausse des prix et des problèmes d'approvisionnement.

Le chef de l'Etat s'est déclaré mardi favorable à une interdiction des exportations de diesel américain, alors que les prix des carburants ont flambé en raison de la guerre au Moyen-Orient.

"Nous vous pressons de rejeter les appels à interdire ou à limiter les exportations de diesel et d'autres produits" pétroliers, ont écrit ces organisations, dans une lettre adressée mercredi au président et rendue publique jeudi.

Selon les signataires, une telle décision "provoquerait une production inférieure de carburant, des approvisionnements plus tendus et une hausse des coûts pour les foyers américains, les agriculteurs et les chauffeurs routiers".

Ils affirment que les raffineries du pays "tournent à pleine capacité pour alimenter les Etats-Unis et pour aider à stabiliser le marché mondial des carburants".

Ils ajoutent qu'elles produisent davantage que la demande aux Etats-Unis ce qui permet d'en exporter en Amérique latine et en Europe.

Par conséquent, d'après eux, une interdiction d'exportation laisserait également un vide que les concurrents des raffineurs américains s'empresseraient de combler.

Andy Lipow, analyste de Lipow Oil Associates, a expliqué à l'AFP que les raffineurs, faute de capacités de stockage pour absorber l'excédent, seraient contraints de réduire ou de suspendre leur production de gazole mais, ce faisant, ils "produiraient également moins d'essence, de kérosène et d'autres produits pétroliers".

"Cela pourrait entraîner des pénuries d'essence et des prix supérieurs à la pompe", a-t-il prévenu.

Parmi les signataires figurent la Chambre de commerce des Etats-Unis et de plusieurs Etats, ainsi que l'American Petroleum Institute (API) ou encore des associations professionnelles d'industriels du gaz et du pétrole dans des Etats et des régions très impliqués dans ce secteur (Texas, Oklahoma, Louisiane, etc).

Le sujet est hautement politique aux Etats-Unis, où la flambée des prix à la pompe fait craindre aux Républicains une défaite lors des élections législatives de mi-mandat, début novembre.

Le gallon (3,78 litres) de diesel a atteint un record historique mardi à 6,53 dollars en moyenne, contre 3,69 dollars un an plus tôt, selon l'association automobile américaine (AAA).
https://www.boursorama.com/actualite-ec ... 8d490f1e6d

Re: Politique Etats-Unienne de l' énergie

par energy_isere » 24 sept. 2026, 20:59

Trump pousse l’idée d’un arrêt des exportations américaines de gazole

AFP avec Connaissance des Énergies Mis à jour le 24 septembre 2026 18h20

Avec des prix du gazole à des niveaux record avant les élections de mi-mandat, Donald Trump soutient l’hypothèse d’un arrêt des exportations américaines.

Une réponse politique à un carburant sous tension

Le président américain a indiqué mardi vouloir examiner rapidement une interdiction des exportations de gazole, alors que le prix moyen du diesel a atteint 6,53 dollars le gallon, soit 3,78 litres, selon l’Association automobile américaine AAA. Ce niveau dépasse nettement les 3,76 dollars relevés au début de la guerre au Moyen-Orient, fin février.

Le sujet pèse sur la campagne républicaine avant les élections législatives de début novembre. Le gazole alimente une large partie du transport routier et des engins agricoles, notamment les camions et tracteurs, ce qui en fait un intrant direct pour les coûts logistiques, alimentaires et industriels.

La ligne n’apparaît pas arrêtée au sein du camp présidentiel, mais plusieurs responsables républicains défendent une restriction des ventes à l’étranger. « J'ai moi aussi plaidé en ce sens. J'ai dit : « Ne vendons pas notre gazole à l'étranger » », a déclaré Donald Trump, en promettant une décision « rapidement ».

Un effet baissier jugé possible mais temporaire aux États-Unis

Pour les analystes, une interdiction pourrait d’abord accroître les volumes disponibles sur le marché intérieur américain. Jorge Leon, analyste chez Rystad Energy, estime qu’une hausse de l’offre domestique ferait baisser les prix du gazole à court terme.

Les États-Unis restent exportateurs nets de gazole. Selon Morgan Stanley, leurs exportations nettes atteignent 1,2 million de barils par jour en moyenne sur les douze derniers mois, avec 1,4 million de barils par jour expédiés à l’étranger et 0,2 million de barils par jour importés, notamment pour approvisionner la côte est.

Les données de l’Energy Information Administration publiées le 31 août 2026 situent les exportations américaines de distillats à 1,432 million de barils par jour en juin 2026. Le golfe du Mexique représentait alors 1,311 million de barils par jour, confirmant le poids de cette zone de raffinage dans les flux sortants.

La contrainte logistique limiterait cependant la portée d’une interdiction. Morgan Stanley estime que les capacités de stockage de produits raffinés autour du golfe du Mexique seraient saturées en environ trois semaines, ce qui forcerait ensuite les raffineries à réduire leurs cadences.

Des arbitrages défavorables pour l’essence et le kérosène

Une baisse de charge des raffineries ne toucherait pas seulement le gazole. Jorge Leon avertit qu’un marché saturé en diesel réduirait aussi la production d’essence et de carburant d’aviation, deux coupes issues des mêmes unités de raffinage.

Dans son Short-Term Energy Outlook de septembre 2026, l’EIA prévoyait déjà que les stocks américains de distillats tomberaient sous 100 millions de barils en septembre et resteraient inférieurs au bas de la fourchette 2021-2025 pendant une grande partie de 2027. L’agence attribuait cette tension à une production mondiale de distillats inférieure aux niveaux de 2025 et à des exportations américaines élevées depuis février.

La mesure pourrait donc déplacer la pression entre carburants plutôt que supprimer la tension du marché. Selon l’analyse rapportée par Rystad Energy, le gazole baisserait probablement aux États-Unis, tandis que l’essence et le kérosène d’aviation deviendraient plus chers.

L’Europe serait exposée à un nouveau choc d’offre

Hors des États-Unis, une restriction des ventes américaines réduirait l’offre disponible. Helge André Martinsen et Tobias Ingebrigtsen, analystes chez DNB Carnegie, estiment que les prix à la pompe pourraient alors fortement augmenter, car les raffineries mondiales fonctionnent déjà presque à plein régime.

Importer davantage de brut ne suffirait pas à compenser, selon ces analystes, si les capacités de raffinage disponibles restent contraintes. L’Europe serait particulièrement exposée, après avoir accru sa dépendance au gazole américain dans un marché où l’offre est déjà affaiblie.

Cette vulnérabilité intervient alors que des produits raffinés du Moyen-Orient sont rendus indisponibles par les perturbations du transport maritime liées à la guerre. Les attaques ukrainiennes contre des raffineries russes ont aussi conduit Moscou, acteur important du marché du gazole, à instaurer un moratoire sur ses exportations.

En France, un arrêt des flux américains vers l’Europe pèserait directement sur le prix à la pompe. Le cabinet Bersingéco estime qu’un tel scénario pourrait porter le litre de gazole à environ 3,9 euros dans les stations françaises.
https://www.connaissancedesenergies.org ... ain-260924

Re: Politique Etats-Unienne de l' énergie

par energy_isere » 03 sept. 2026, 11:02

"Ils suivent la couleur de l'argent" : pourquoi Donald Trump perd sa bataille contre les énergies vertes

Energie. Le président des Etats-Unis assiste au boom des renouvelables, malgré ses efforts pour l'entraver. Le Texas, pourtant profondément républicain, mène le mouvement.

publié le 31 août , Baptiste Langlois, L'Express

Un milliardaire, un parcours de golf et un combat perdu contre un parc éolien. Il n’en fallait pas plus pour déclencher une hostilité tenace. Pour ne pas dire carrément viscérale. Cette histoire, celle de l’échec de Donald Trump à empêcher, dans les années 2000 et 2010, la construction de 11 éoliennes au large d’Aberdeen (Ecosse) face à son 18 trous, le Trump International Golf Links, compte pour beaucoup dans son aversion pour les énergies renouvelables. Depuis son retour au pouvoir, le président des Etats-Unis mène une guerre contre ces filières, qu’il cherche à saboter par tous les moyens. L'éolien et le solaire en tête. Dans son esprit, la domination énergétique ne sera possible qu’avec les énergies fossiles et le nucléaire.

Une stratégie contrariée ces derniers mois. Certes, Donald Trump a déboursé de rondelettes sommes auprès de TotalEnergies et de RWE (respectivement 1 et 1,2 milliard de dollars) pour l’abandon de projets éoliens en mer. Mais un juge fédéral a, en parallèle, ordonné au Pentagone de lever le gel imposé à l'examen de douzaines de projets terrestres. Plus largement, le président républicain assiste en réalité au boom des énergies vertes dans son pays. D’après le US Grid Outlook 2026 de S&P, les Etats-Unis devraient ajouter plus de 90 gigawatts (GW) de nouvelles capacités cette année. Dont 51 GW de solaire et 13 d’éolien. Toutes les autres sources cumulées - gaz, géothermie, hydroélectricité et nucléaire - ne dépasseraient pas les 10 GW additionnels. "Cela met en évidence l'orientation claire du marché vers les énergies renouvelables", constate l’agence.

Plusieurs raisons expliquent cette dynamique. En premier lieu, le colossal besoin en énergie des centres de données. Selon une analyse de BloombergNEF, près de 20 % de la consommation électrique du pays sera dédiée à ces infrastructures en 2035. Comme L’Express le racontait avant l’été, les géants de l'intelligence artificielle (IA) explorent toutes les pistes pour sécuriser d’immenses quantités d’électrons. Bien que les centrales à gaz restent souvent l’option numéro un, "leur coût a fortement augmenté, et les contraintes sur les chaînes d'approvisionnement ont allongé les délais de livraison des turbines, pointe S&P. A l'inverse, les projets renouvelables bénéficient de coûts bas et stables, d'une absence de volatilité liée aux prix des combustibles, et de délais de développement plus courts. Cette réalité explique pourquoi l'investissement penche en faveur des renouvelables, même sur des marchés qui ont besoin de capacité pilotable".

La fin de certaines aides a aussi accéléré le mouvement. "Les développeurs étaient fortement incités à faire avancer leurs projets avant l'extinction de crédits d'impôt, poussant des investissements à être anticipés", indique Timothy Fox, directeur général chez ClearView Energy Partners. La tentaculaire One Big Beautiful Bill, loi budgétaire votée l’an dernier, a en effet créé une course contre la montre en encourageant les opérateurs à démarrer la construction de leur projet au plus tard le 4 juillet dernier, afin de garder leurs subventions - tous n’ont pas réussi. "Selon l’Agence fédérale d'information sur l'énergie (EIA), les ajouts sur le réseau devraient être encore plus importants en 2027 pour le solaire et les batteries de stockage", anticipe Thibault Michel, chercheur au centre énergie et climat de l’Institut français des relations internationales (Ifri).

La stratégie tous azimuts du Texas

Aucun Etat n'incarne mieux le paradoxe du pays autour des renouvelables que le Texas. Profondément républicain et Maga compatible, il est le cœur battant des hydrocarbures américains, qui vont enregistrer de nouveaux records cette année. Pour alimenter un data center géant, Amazon a d’ailleurs confirmé pendant l'été y financer une centrale à gaz massive - hors réseau - dont la consommation pourrait dépasser celle de l’Autriche ou de la Roumanie ! Mais le Texas ne boude pas pour autant le solaire ni l’éolien. Loin de là. La production d'électrons issue des centrales photovoltaïques va dépasser celle du charbon pour la première fois cette année. En 2025, l’Etat a généré à lui seul plus d’un quart de toute l'électricité éolienne américaine. Et il mène le train sur les prochaines infrastructures. D'après l'EIA, le Texas installera, en 2026, 40 % des nouvelles capacités solaires du pays, et 53 % du stockage par batteries.

Cette approche énergétique tous azimuts - "all of the above" - n'entre pas totalement en contradiction avec la position trumpiste, estime Thibault Michel. "Pour beaucoup de républicains du Texas, mettre fin au soutien financier de l’éolien et du solaire est une bonne chose : c’est au marché de prioriser ce qui doit être mis en place. Or, les projets renouvelables y sont rentables depuis longtemps, ce qui explique leur déploiement", détaille le chercheur. Il y a bien eu des tentatives de certains élus texans pour limiter les projets verts. Mais elles ont échoué face à la pression de citoyens et de représentants de l’industrie, venus témoigner de l’importance locale de ces sources d’énergie. "Le gouverneur Greg Abbott reste très prudent sur le sujet, ajoute Thibault Michel. Défenseur historique du pétrole et du gaz, mais pragmatique, il a appris à apprécier les avantages de disposer de solaire et de l’éolien dans la production d’électricité."

De quoi pousser la Maison-Blanche à réviser son opposition dogmatique ? "Le Texas est un bon rappel que les énergies renouvelables ne relèvent pas toujours de la politique climatique, mais souvent d'économie, conclut Timothy Fox. L'Etat dispose de ressources exceptionnelles, de terres abondantes, d'un cadre réglementaire relativement léger et d'un marché de l'électricité qui récompense la production à bas coût. Il est peut-être politiquement rouge, mais les développeurs suivent la couleur de l'argent." Businessman accompli, Donald Trump devrait le savoir mieux que quiconque.
https://actu.orange.fr/monde/ils-suiven ... rDbQr.html

Re: Politique Etats-Unienne de l' énergie

par energy_isere » 27 août 2026, 10:55

Urgence nationale sur le réseau électrique : Donald Trump interdit l'achat et l'installation de matériel notamment chinois

Boursorama avec Media Services •27/08/2026

"L'objectif est de protéger le réseau et les systèmes électriques américains", a indiqué la Maison Blanche.

Transformateurs, onduleurs, batteries, logiciels... Donald Trump a décrété mercredi 26 août l'état d'urgence nationale sur le réseau électrique américain, qui interdit l'achat et l'installation d'équipements venus de pays sous embargo américain sur les armes. De fait, seule la Chine est concernée par la mesure.

Le décret, qui ne cite aucun pays, interdit d'acheter ou d'installer ces produits auprès de fournisseurs d'un État sous embargo ou sanctions américaines sur le commerce des armes. Or aucun pays de cette liste n'exporte d'équipements de réseau vers les États-Unis, à l'exception de la Chine. "L'objectif est de protéger le réseau et les systèmes électriques américains", a indiqué la Maison Blanche à l' AFP , sans préciser quels pays seraient désignés. Les règles d'application sont attendues sous 120 jours.

Le procédé n'est pas inédit. Un décret comparable du président Trump en mai 2020 ne nommait aucun pays. L'arrêté d'application, sept mois plus tard, visait explicitement les équipements venus de Chine.

Onduleurs chinois

Sont concernés les transformateurs, les onduleurs, les systèmes de stockage par batteries et les automates industriels, ainsi que les logiciels et accès à distance associés. Le secrétaire à l'Énergie pourra imposer des conditions sur des équipements déjà installés, jusqu'à leur retrait.

Le décret invoque la croissance des centres de données, de l'intelligence artificielle et de la production de défense, qui a accru les besoins en électricité des États-Unis.

Le régulateur américain des télécommunications, la FCC, avait restreint fin juillet l'importation d'onduleurs étrangers , après une décision comparable de la Commission européenne en mai.

Une analyse du département de l'Énergie publiée en janvier avait toutefois conclu, après inspection de 30 onduleurs chinois, à l'absence de preuve définitive de matériel malveillant dissimulé.
https://www.boursorama.com/actualite-ec ... 921829bf6e

Re: Politique Etats-Unienne de l' énergie

par energy_isere » 08 août 2026, 18:17

Pour alimenter ses data centers, Amazon construit une gigantesque centrale à gaz

latribune.fr le 08 août 2026

Cette centrale pourrait devenir la plus importante source d'émission de gaz à effet de serre des États-Unis.

L'intelligence artificielle va encore davantage polluer. Amazon vient d'annoncer être en train de construire au Texas une immense centrale à gaz pour alimenter ses data centers.

Le projet, nommé GW Ranch, est destiné à alimenter en électricité d'immenses centres de données et ne sera pas connecté au réseau électrique, une solution de plus en plus utilisée par les géants de la tech pour satisfaire à la hâte l'énergie requise par le boom lié à l'IA.

Le projet prévoit 35 turbines pour une capacité totale de 7,65 gigawatts, selon des permis, plus de quatre fois la puissance du réacteur nucléaire EPR de Flamanville en France, et plus que n'importe quelle centrale à gaz actuellement en activité aux États-Unis.

La centrale la plus émettrice de CO2 du pays

La centrale a l'autorisation d'émettre plus de 30 millions de tonnes de gaz à effet de serre par an, plus que n'importe quelle autre infrastructure dans le pays. À l'aide d'images satellites, le cabinet spécialisé du secteur Cleanview a fait le lien entre ce projet de centrale et trois permis de centres de données déposés cette semaine par Amazon dans cette zone aride du Texas, près de la frontière mexicaine.

Un porte-parole du géant américain a confirmé l'information, en insistant : « Amazon tient à payer intégralement le coût réel de l'alimentation de nos opérations. » « C'est exactement ce que fait notre nouveau projet de centres de données dans le comté de Pecos : il sera alimenté par une centrale dédiée qui n'augmentera pas les prix de l'électricité pour les foyers texans », a-t-il ajouté, sur fond d'inquiétude politique sur une hausse des factures.

L'entreprise affirme qu'elle « explore les possibilités » d'ajouter de l'énergie solaire au site et qu'elle utilisera de l'eau non-potable pour éviter de siphonner le réseau local. Le géant américain affirme aussi maintenir son objectif de bilan carbone neutre d'ici à 2040.

Gaz toxiques et particules fines

La soif d'électricité des centres de données est telle que, depuis quelques années, de plus en plus d'infrastructures installent, directement près de leurs serveurs, des centrales dédiées et hors réseau, comme d'immenses groupes électrogènes. Ces centrales émettent aussi des gaz toxiques et des particules fines qui peuvent représenter des dangers pour la santé.

Si elles sont moins polluantes que les centrales à charbon, celles à gaz restent des sources importantes d'émissions responsables du réchauffement climatique, d'autant plus que la production de gaz naturel provoque des fuites de méthane, un gaz au très puissant effet de serre.
https://www.latribune.fr/article/entrep ... rale-a-gaz

Re: Politique Etats-Unienne de l' énergie

par energy_isere » 03 juil. 2026, 09:24

Le PJM, le plus grand réseau électrique américain, n'a pas réussi à battre son record historique de demande

Reuters •03/07/2026

La demande d’électricité sur le réseau PJM, le plus grand réseau électrique des États-Unis, n’a pas atteint un nouveau record historique jeudi, alors même que la canicule, l’utilisation de la climatisation et la consommation des centres de données ont mis à rude épreuve un système qui peine déjà à faire face à une croissance sans précédent.

La demande d'électricité sur le réseau PJM a atteint 163 gigawatts vers 18 heures, heure de l'Est, manquant de peu le record de 165,6 GW établi en 2006, selon les données de l'opérateur du réseau.

Le PJM, qui dessert 67 millions de personnes dans les régions du Mid-Atlantic, du Sud des États-Unis et de Washington, D.C., avait prévu plus tôt dans la journée que ce record serait battu.
https://www.boursorama.com/actualite-ec ... cee2105004

Re: Politique Etats-Unienne de l' énergie

par energy_isere » 30 juin 2026, 19:03

PJM, le plus grand réseau électrique américain, va se prononcer sur la gestion de la demande des centres de données

Reuters •30/06/2026

Les membres de PJM Interconnection doivent se prononcer mardi sur l’un des enjeux majeurs auxquels est confronté le plus grand opérateur de réseau électrique des États-Unis: comment gérer la demande croissante des centres de données qui menace de dépasser l’offre régionale en électricité.

Au cours des deux dernières années environ, le PJM a connu une explosion des demandes émanant des géants de la tech et des promoteurs immobiliers visant à raccorder des centres de données très gourmands en énergie au réseau couvrant 13 États et le district de Columbia, ce qui a rompu l'équilibre entre l'offre et la demande nécessaire pour fournir de l'électricité de manière fiable et abordable aux 65 millions de personnes vivant dans la zone de couverture du PJM.

Ce déséquilibre a entraîné une flambée des prix de capacité du PJM — qui sont versés aux centrales électriques pour garantir qu’elles fournissent suffisamment d’électricité au réseau pendant les périodes de pointe —, avec une hausse de plus de 1 000 % depuis environ 2024.

Mardi, les membres votants de PJM tenteront de définir des protocoles concernant l’approvisionnement des centres de données, la manière de réduire leur consommation d’électricité en cas de surtension du réseau, et la prise en charge financière de certaines mesures visant à connecter et à gérer rapidement les parcs de serveurs.

Le PJM a proposé de permettre aux centres de données soit de payer pour ajouter de nouvelles sources d’alimentation au réseau afin de couvrir leur consommation d’énergie, soit d’accepter que leur alimentation électrique soit coupée lorsque la consommation d’électricité sur l’ensemble du réseau atteint un niveau suffisamment élevé, dans le but d’éviter des coupures de courant à grande échelle.

Un autre résultat possible de cette réunion est une décision ferme concernant la date à laquelle aura lieu l’appel d’offres « de secours ». Bien que PJM encourage la conclusion de contrats à long terme entre les centres de données et les fournisseurs d’électricité, tout déficit devra potentiellement être comblé par le biais de ce processus d’appel d’offres.
https://www.boursorama.com/actualite-ec ... 60f1ac2bc2

Re: Politique Etats-Unienne de l' énergie

par energy_isere » 29 mars 2026, 23:17

US installs record 18.9 GW of energy storage in 2025
The United States added 18.9 GW of energy storage capacity in 2025, a 52% increase year on year, according to Wood Mackenzie.

March 25, 2026 Ryan Kennedy

The United States energy storage market installed 18.9 GW and 51 GWh of capacity in 2025, according to the quarterly “Energy Storage Monitor” report from Wood Mackenzie. This volume represents a 52% increase in installations compared to 2024 levels.

The final quarter of the year set a record for quarterly activity with 5.8 GW and 14.8 GWh deployed across all segments. Since 2019, the nation has installed over 50 GW and 144 GWh of storage capacity.

Market growth continues to result from declining system costs, federal policies, and revenue opportunities. Average annual installations have grown 107% on a MWh basis over the last six years.
...............................
https://www.pv-magazine.com/2026/03/25/ ... e-in-2025/

Re: Politique Etats-Unienne de l' énergie

par energy_isere » 27 mars 2026, 20:06

A Houston, le mariage entre l'IA et l'industrie gazière s'affiche

Connaissance des Énergies avec AFP le 27 mars 2026

Google, Amazon, Nvidia, Microsoft... Au plus grand rendez-vous mondial de l'énergie au Texas cette semaine, le rapprochement entre les géants de la tech et l'industrie gazière était évident, tant les centrales à gaz sont devenues essentielles à l'essor de l'intelligence artificielle, malgré leur coût climatique.

A la CERAWeek à Houston, où 10.000 patrons et experts ont convergé, un constat s'est imposé: "l'électricité produite à partir du gaz naturel est indéniablement essentielle" au développement de l'IA, dit à l'AFP Laurent Ruseckas, de S&P Global.

Des dizaines de sessions ont eu lieu sur la façon dont le secteur gazier peut venir en aide à la soif d'électricité de l'IA, ou dont des logiciels à base d'IA peuvent en retour aider le secteur à optimiser sa production.

L'informatique à distance, ou "cloud", dépend de centres de données très consommateurs d'électricité, qui affichent aujourd'hui un lourd bilan carbone. Au niveau mondial, l'électricité alimentant les centres de données vient d'abord aujourd'hui du charbon, le combustible qui rejette le plus de gaz à effet de serre, mais le gaz monte rapidement: il est déjà la troisième source d'électricité et continue de grimper, selon l'Agence internationale de l'énergie (AIE).

Cette "forte augmentation de la production de gaz (...) coïncide avec la croissance de l'IA et y répond, presque par défaut", explique Eric Hanselman, spécialiste des questions d'énergie chez S&P Global.

"La fiabilité et la rapidité d'approvisionnement du gaz sont inégalées", avance auprès de l'AFP Charles Riedl, président du Center for Liquefied Natural Gas, qui représente plusieurs géants américains du secteur, parmi lesquels Cheniere Energy, Chevron et ConocoPhillips.

Plus d'un tiers de la capacité gazière américaine alimente directement les centres de données aux États-Unis, selon une récente étude du centre de réflexion Global Energy Monitor.

Mais des experts de l'environnement restent sceptiques quant à la viabilité du modèle.

- Pas viable -

"Le gaz aura-t-il un rôle à jouer dans l'avenir des centres de données dédiés à l'IA? Oui. Mais je ne suis pas sûr que ce soit dans la mesure que beaucoup prédisent", estime Mark Brownstein, vice-président du Fonds pour la défense de l'environnement, une association écologiste.

"Ce type d'approche (...) n'est pas viable", ajoute-t-il, car certains projets sont "coûteux à mettre en oeuvre" et "la pollution qu'ils génèrent est également considérable".

La molécule du gaz est le méthane qui, lorsqu'il est brûlé, rejette du CO2, le premier gaz réchauffant la planète.

Mais champs gaziers, navires méthaniers, gazoducs et conduites génèrent aussi des fuites massives de méthane, au pouvoir encore plus réchauffant que le CO2.

L'urgence avec laquelle les entreprises de la tech construisent des centres de données, et réclament de l'énergie, ignore ces réalités, ainsi que l'impact local.

En Virginie-Occidentale, le projet de construction d'une centrale à gaz non reliée au réseau électrique et destinée uniquement à alimenter un immense centre de données provoque ainsi - comme un peu partout dans le pays - l'opposition de nombreux habitants, inquiets des effets sur leur santé et l'environnement, et sur l'eau pompée pour refroidir les serveurs.

Les géants de la tech s'étaient engagés à atteindre la neutralité carbone d'ici 2030 ou 2040. L'explosion de la demande d'IA les a conduits à mettre ces promesses de côté, selon Laurent Ruseckas.

"C'est de l'histoire ancienne", estime-t-il. "Aujourd'hui, le gaz est le seul moyen de disposer rapidement d'électricité."

Autre option sur la table: le nucléaire, qui représente déjà 15% de la consommation électrique mondiale des centres de données. Là encore, le nucléaire était l'un des sujets les plus débattus à Houston.

"L'essor de l'IA et la forte augmentation de la demande énergétique font désormais du nucléaire une partie intégrante des solutions possibles", a déclaré Ho Nieh, président de la Commission de réglementation nucléaire des États-Unis.

Mais un réacteur nucléaire prend bien plus de temps à construire que des turbines à gaz. Des accords conclus en janvier par Meta prévoient ainsi la fourniture d'électricité nucléaire supplémentaire, mais pas avant 2030.
https://www.connaissancedesenergies.org ... che-260327

Re: Politique Etats-Unienne de l' énergie

par energy_isere » 21 mars 2026, 20:42

IA : le japonais SoftBank veut construire la plus grande centrale à gaz des États-Unis
Au cœur d’un vaste accord économique entre Tokyo et Washington, SoftBank a annoncé la construction d’une centrale à gaz XXL dans l’Ohio. Objectif : soutenir l’infrastructure énergétique de l’intelligence artificielle américaine.
latribune.fr

Publié le 21/03/26 latribune.fr

Le groupe japonais SoftBank a déclaré samedi prévoir de construire une gigantesque centrale électrique fonctionnant au gaz naturel dans l'Etat américain de l'Ohio, afin de fournir en énergie des centres de données pour l'intelligence artificielle (IA). Contrairement aux énergies renouvelables et au nucléaire, le gaz naturel est une énergie fossile émettrice de CO2, un gaz responsable du réchauffement climatique.

Le géant japonais de l’investissement technologique SoftBank est l’un des principaux soutiens d’OpenAI, le créateur de ChatGPT. Son directeur général, Masayoshi Son, est un allié de longue date du président américain Donald Trump.

La centrale à gaz naturel s’inscrit dans un vaste programme d’investissements japonais de 550 milliards de dollars aux États-Unis, que Tokyo a accepté en échange d’une réduction des droits de douane.

Une centrale titanesque à 33,3 milliards de dollars

La construction de la centrale électrique de 33,3 milliards de dollars, dotée d’une capacité de production « à grande échelle » de 9,2 gigawatts (GW), aura lieu sur le site de Portsmouth du ministère américain de l’Énergie, a indiqué SoftBank.

« C’est plus grand que n’importe quelle centrale électrique au monde, je pense », a déclaré M. Son lors d’une cérémonie dans l’Ohio pour annoncer le projet, vendredi. « Au moins aux États-Unis, c’est certain, il s’agira de la plus grande production d’énergie en un seul endroit », a-t-il ajouté.

La centrale s’inscrit dans un plan global visant à doter le site d’une capacité de 10 GW pour alimenter des centres de données, a indiqué le ministère américain de l’Energie dans un communiqué.

« Autrefois pilier de la sécurité nationale américaine pendant la guerre froide, enrichissant l’uranium pour la défense de notre pays, le site de Portsmouth est aujourd’hui en cours de transformation pour aider les États-Unis à remporter la course à l’IA », indique le texte.

Boom des centres de données

SoftBank a annoncé samedi la création d’un consortium avec de grandes entreprises américaines et japonaises afin de contribuer à la construction de la centrale et au développement d’infrastructures d’IA dans l’Ohio.

Des centres de données capables d’entraîner et de faire fonctionner des robots conversationnels, des générateurs d’images et d’autres outils d’IA sont construits à grande échelle partout dans le monde. Les investissements dans cette technologie en rapide évolution ne montrent aucun signe de ralentissement.

Une étude publiée le mois dernier a montré que l’investissement industriel avait bondi de près d’un tiers en 2025 grâce aux investissements dans l’IA et les centres de données aux États-Unis.SoftBank veut alimenter l’IA avec la plus grande centrale à gaz des États-Unis

Avec AFP
https://www.latribune.fr/article/tech/i ... etats-unis

Re: Politique Etats-Unienne de l' énergie

par energy_isere » 15 mars 2026, 22:25

US solar generation reaches 385 TWh in 2025 as power demand rises
US solar generation rose nearly 25% in 2025 to 385 TWh, but rising electricity demand meant fossil generation and overall emissions also increased.

March 13, 2026 John Fitzgerald Weaver

In 2025, solar accounted for just over 8.5% of all US electricity generated. In absolute terms, solar generated 385 TWh of electricity. These values represent increases of nearly 25% last year, and just over 28% in 2024.

If solar growth had continued at the 2024 record rate of 50 GW, solar may have constituted 10% of US electric generation in 2026. However, a slowdown in 2025 capacity deployed, combined with continued electricity demand growth, and complex national politics, might mean this arbitrary goal is out of reach this year.

For the first time in April of 2025, solar surpassed 10% for a full month.

Even with two years of record capacity behind it, new solar generation did not offset the increase in electricity growth in the United States last year, according to data released by the US Department of Energy’s Energy Information Administration (EIA).

From 2005 through the end of 2021, annual electricity demand grew by a cumulative one percent. Since the end of 2021, electricity demand has seen a monumental increase of 8.7%.

In 2025 the total sum of new electricity generation etched up 130 TWh to reach 4,522 TWh. By comparison, solar increased by 85 TWh, amounting to 65.5% of the nation’s electricity growth.

In absolute terms, 2025 solar generation growth was the highest since the 44% and 40% growth rates seen in 2017 and 2016, respectively. One significant difference from 2017, is that 2025’s growth alone 85 TWh exceeded all of the 74 TWh of electricity generated by solar in 2017.

Utility scale grew three times faster than small-scale solar in 2025, contributing 35%, to small-scale’s 11%.

Low generation

While technically wind power did grow in 2025, it declined in its share of all electricity generated in the United States. In 2024, the wind energy sector generated an approximate 452 TWh. In 2025, that figure rose by 12 TWh.

In total, wind accounted for about 10.3% of all electricity generation. Combined with solar, the dynamic duo delivered 18.8% of all electricity generated last year.

Adding in all EIA defined renewable sources, plus hydroelectric and nuclear, 80% of new electricity demand was met by low- and no- emission sources. Overall, these sources of electricity did increase their share of the total generation pool from almost 42% to slightly over 43%.

Clean generation dominance is expected to continue with the EIA projecting that a record-breaking 86 GW of utility-scale capacity will be deployed in 2026, led by solar delivering just over half. Combined with wind and storage, the three will account for 93% of projected deployed capacity in 2026.

With 43% of electricity coming from non-emitting sources, the United States drew the other 57% from fossils. This value was down from 58% in 2024. Just under 40% of generation came from gas, while just over 16% was from coal. Coal actually increased by 13% versus 2024. Gas use fell just over 3.3%.

In absolute amounts, fossils increased by 26 TWh.

In 2026, the EIA projects that the final 7% of new capacity noted in the above chart will be filled by 6.3 GW of gas plants. The EIA also projects that 11.3 GW of coal and gas will retire this year – a net negative of 5 GW of fossils.

The United States is net negative fossil generation capacity since sometime in 2003.

In 2025, 12.3 GW of fossils were scheduled to retire, however, only 4.6 GW did. Some of the “false” retirements were due to politics as the Trump administration demanded coal plants stay open. The two largest gas retirements scheduled for retirement this year have twice been called to stay in operation after scheduled retirements in 2020 and 2023 due to the technical needs of California’s power grid.
https://www.pv-magazine.com/2026/03/13/ ... and-rises/

Re: Politique Etats-Unienne de l' énergie

par energy_isere » 13 mars 2026, 23:02

US solar installations reach 43 GW in 2025 despite slowdown
Solar accounted for 54% of new US generation capacity in 2025, retaining its position as the top technology for the fifth straight year, while PV and storage together made up 79% of new electrical capacity, according to the latest report from the Solar Energy Industries Association (SEIA) and Wood Mackenzie.

March 12, 2026 Ben Zientara

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The US solar industry installed 43.2 GW of capacity in 2025, according to the new “Solar Market Insight 2025 Year in Review” report by SEIA and Wood Mackenzie.

The additions led to solar accounting for 54% of all new US electricity-generating capacity, retaining its position as the number one technology for the fifth year in a row. In total, solar, wind and storage accounted for 92% of all new generation capacity.

While annual solar capacity installations remain high, overall installation volumes were down 14% compared to 2024 levels. The report says this slowdown was driven by a massive drop in utility-scale installations concentrated entirely in the fourth quarter, during which installations fell by 40% quarter over quarter.

This decline was exacerbated by the passage of the One Big Beautiful Bill Act (OBBBA), which the report said caused developers to reevaluate their project pipelines and push online dates into the 2026-28 window.

Despite the year’s reduced capacity additions and expectations for moderate growth in installations in the coming decade, SEIA and Wood Mackenzie assert that the US solar industry will retain its leading position.

“It’s clear that solar will continue to be the dominant source of new power capacity in the United States, even as gas generation continues to grow,” said Michelle Davis, head of solar at Wood Mackenzie and lead author of the report. “Strong demand growth combined with escalating costs of new gas plants will allow solar to remain competitive, even without tax credits.”
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At the state level, Texas again led the nation in installation volume, adding around 11 GW of new solar capacity in 2025, which roughly matched the state’s total from the two years prior.

California came in second with 4.7 GW of capacity additions, while Indiana jumped from its 10th-place showing in 2024 to reach the third spot in the nation for 2025, with 3 GW installed.

In total, 11 states set new annual installation records in 2025, and 12 states added over 1 GW of new solar capacity. The report found that over two-thirds of all solar capacity installed in 2025 was built in states won by President Trump.
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https://www.pv-magazine.com/2026/03/12/ ... -slowdown/

Re: Politique Etats-Unienne de l' énergie

par energy_isere » 20 févr. 2026, 23:41

L'administration Trump abaisse les limites d'émissions des centrales électriques à charbon

Connaissance des Énergies avec AFP le 20 février 2026

Le gouvernement de Donald Trump, notoirement climatosceptique, a annoncé vendredi abaisser les limites d'émissions polluantes imposées aux centrales électriques à charbon aux Etats-Unis, les autorisant à émettre dans l'air davantage de mercure et d'autres métaux toxiques pour la santé humaine.

Ce revirement a été annoncé dans un communiqué par le patron de l'Agence américaine de protection de l'environnement (EPA), Lee Zeldin, un proche de Donald Trump.

L'administration Trump annule ainsi des mesures adoptées en 2024 prises par la précédente administration démocrate pour restreindre les rejets de ces centrales ainsi que de celles fonctionnant au fioul.

"Ces mesures auraient détruit l'énergie américaine", a justifié vendredi M. Zeldin.

Portées par le président démocrate Joe Biden, ces règles visaient à protéger les populations vivant à proximité de ces installations et donc exposées à une pollution atmosphérique élevée, dont les effets pour la santé peuvent être très graves, comme des atteintes au système nerveux ou des affections pulmonaires.

Grand défenseur du pétrole et du charbon, Donald Trump a enclenché depuis son retour au pouvoir un virage à 180 degrés en matière de climat, sortant une nouvelle fois la première puissance mondiale de l'Accord de Paris et détricotant de nombreuses normes environnementales.

Ce nouveau retour en arrière survient une semaine après que le président américain a annoncé abroger le texte qui servait de fondement à la lutte contre les émissions de gaz à effet de serre aux Etats-Unis.

Ce texte sous-tend nombre de régulations américaines visant à limiter les émissions de gaz polluants, dont certaines s'appliquant aux centrales électriques.
https://www.connaissancedesenergies.org ... bon-260220

Re: Politique Etats-Unienne de l' énergie

par energy_isere » 22 janv. 2026, 23:40

Le plus grand réseau électrique américain s'attend à un record historique de demande hivernale

Reuters •22/01/2026
(Traduction automatisée)

La demande hivernale d'électricité sur le plus grand réseau électrique américain - l'interconnexion PJM - devrait établir un record historique la semaine prochaine, alors que de grandes parties des États-Unis se préparent à une vague de froid arctique.

Les prévisions à sept jours de PJM, publiées jeudi matin, annoncent une demande de 144 465 mégawatts pour le 27 janvier . Ce chiffre dépasserait le record de 143 700 mégawatts atteint en janvier 2025.

PJM est le plus grand opérateur de réseau d'Amérique du Nord, desservant 67 millions de personnes dans 13 États et Washington, D.C. PJM a eu du mal à faire face à la demande en plein essor due à la prolifération des centres de données de Big Tech, gourmands en énergie et nécessaires à l'expansion rapide de l'intelligence artificielle.

PJM n'était pas immédiatement disponible pour un commentaire. En novembre, l'opérateur du réseau a déclaré qu'il disposerait de ressources suffisantes pour desservir les 67 millions d'habitants de sa zone de couverture cet hiver dans les conditions prévues, même si la demande d'électricité continue de dépasser l'ajout de nouvelles ressources de production.

PJM prévoit de disposer d'une capacité opérationnelle de 180 800 mégawatts, soit des réserves suffisantes pour répondre à la demande de pointe prévue.

Un front froid apportera des températures glaciales dans les deux tiers est du pays, a déclaré le National Weather Service, qui s'attend à ce que les températures inférieures à zéro s'étendent des Plaines du Nord au Nord-Est d'ici dimanche et atteignent la côte du Golfe du Mexique au début de la semaine prochaine.
https://www.boursorama.com/actualite-ec ... a1a0f7a448

Re: Politique Etats-Unienne de l' énergie

par energy_isere » 18 janv. 2026, 22:38

États-Unis : froid et IA ont fait grimper les émissions de gaz à effet de serre en 2025

La Croix (avec AFP) Publié le 13 janvier 2026

Les émissions de gaz à effet de serre des États-Unis ont augmenté de 2,4 % en 2025, selon une étude du Rhodium Group. Cette hausse n’est pas le résultat de la politique de Donald Trump mais s’explique notamment par un hiver rigoureux et par l’essor de l’intelligence artificielle.

Les émissions de gaz à effet de serre des États-Unis sont reparties à la hausse en 2025, entraînées par un hiver particulièrement rude et l’essor de l’intelligence artificielle, sans même que la politique pro-pétrole de Donald Trump n’ait encore produit ses effets.

À travers le monde développé, la lutte contre les gaz à effet de serre marque le pas depuis deux ans, faute d’investissements suffisants dans les technologies bas carbone, et malgré les effets très tangibles du dérèglement du climat. L’année 2025 devrait être confirmée par les climatologues comme la troisième plus chaude jamais enregistrée sur Terre.

L’augmentation américaine de 2,4 % sur un an tranche avec les deux précédentes années de baisse des émissions de la première économie et deuxième pollueur mondial, selon les estimations du Rhodium Group, un centre de réflexion et d’analyse américain. Ses experts préviennent que cette hausse néfaste pour le climat n’est même pas encore liée aux nouvelles politiques américaines, qui favorisent les énergies fossiles au détriment des renouvelables.

En Europe, les émissions de pays comme la France et l’Allemagne continuent certes de baisser, mais bien moins vite que les années précédentes, selon des estimations publiées depuis le début de l’année, notamment mardi en France.

Aux États-Unis, après l’effondrement économique lié au Covid, les émissions étaient remontées avant de rebaisser en 2023 et 2024. Mais en 2025, l’empreinte carbone s’est alourdie, principalement à cause des secteurs du bâtiment et de l’énergie, avec respectivement + 6,8 % et + 3,8 % d’émissions.

De telles fluctuations sont liées à « une consommation de combustible plus élevée pour le chauffage » en raison de basses températures l’hiver, explique à l’AFP Michael Gaffney, coauteur du rapport. « Mais dans le secteur de l’électricité, cela s’explique par la demande croissante des centres de données, des opérations de minage de cryptomonnaies et d’autres gros consommateurs d’énergie », poursuit-il.

Charbon et solaire à la hausse

Aggravant la situation, les prix élevés du gaz naturel, dus à la demande en chauffage et aux exportations de gaz naturel liquéfié (GNL), ont incité à un retour très fort du charbon, le combustible fossile le plus réchauffant pour l’atmosphère. La production d’électricité des centrales à charbon a augmenté de 13 % l’an dernier aux États-Unis.

Néanmoins, le solaire a lui aussi connu une bonne année, bondissant de 34 %, ce qui a contribué à porter la production d’électricité liée aux énergies bas carbone à 42 %, un niveau record. Quant au secteur des transports, le plus polluant, ses émissions sont restées relativement stables.

Les États-Unis sont le deuxième plus grand émetteur mondial de gaz réchauffant l’atmosphère (CO2, méthane…), après la Chine, et restent le plus grand pollueur historique. Les rejets américains ont baissé en moyenne de 1 % par an depuis leur pic en 2007, une tendance liée au remplacement du charbon par le gaz naturel, à la part croissante des énergies renouvelables et à l’amélioration de l’efficacité énergétique.

Depuis le retour au pouvoir de Donald Trump il y a un an, Washington tente de bloquer ou d’annuler des projets solaires et éoliens, et a révoqué des incitations fiscales à l’achat de véhicules électriques, tout en aidant les groupes pétroliers.

La tendance à moyen et long terme reste incertaine, et les États-Unis semblent loin de pouvoir atteindre l’objectif de réduction de 50 à 52 % de leurs émissions d’ici 2035 par rapport à 2005, fixé sous l’ancien président démocrate Joe Biden.

Le Rhodium Group réalise ces estimations annuelles en combinant des données officielles préliminaires et en les complétant par une modélisation fondée sur des données économiques et de production d’électricité. Mais avec l’arrêt attendu de la collecte de certaines de ces données par l’administration Trump, les prévisions futures devraient devenir de plus en plus difficiles à établir.
https://www.la-croix.com/planete/etats- ... 5-20260113

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