[RC/CC] Gaz à effet de serre : le CH4 (méthane)

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Re: [RC/CC] Gaz à effet de serre : le CH4 (méthane)

par Rod » 04 mai 2026, 14:19

energy_isere a écrit : 04 mai 2026, 12:26
Climat: une réunion internationale à Paris pour "accélérer" l'action mondiale sur la réduction du méthane

AFP •04/05/2026

La France a appelé lundi lors d'une conférence internationale à une action globale concertée pour réduire les émissions de méthane, un gaz à effet de serre accélérateur du changement climatique, qui se maintiennent à des niveaux "très élevés" selon l'Agence internationale de l'énergie (AIE).

En présence de ministres, acteurs économiques et financiers, scientifiques, etc., cette conférence, dans le cadre de la présidence française du G7, doit permettre d'"accélérer la mise en œuvre de solutions efficaces pour réduire les émissions de méthane", a déclaré la ministre française de la Transition écologique Monique Barbut dans son discours d'ouverture.

"Bien sûr, l’action sur le méthane n’est pas le combat d’un seul acteur et personne ne peut le gagner seul", a ajouté la ministre en soulignant qu'il implique donc un "grand nombre d’acteurs publics et privés, des gouvernements, des entreprises, des investisseurs, des scientifiques", etc.

Inodore et invisible, le méthane est le principal composant du gaz naturel qui s’échappe notamment des gazoducs, des vaches et des décharges. Environ 580  millions de tonnes d'émissions sont rejetées chaque année dans le monde, dont 60% imputables à l’activité humaine, l'agriculture en tête, suivie de l'énergie, secteur qui concentre l'attention dans cette bataille climatique.

Doté d’un pouvoir de réchauffement bien supérieur à celui du CO2, le méthane est responsable d’environ 30% de la hausse de la température mondiale depuis la révolution industrielle, mais étant d'une durée de vie plus courte, sa réduction offre des " bénéfices climatiques significatifs à court terme ", souligne l'Agence internationale de l'énergie (AIE) dans son rapport annuel Global Methae tracker publié lundi.

Ces dernières années, les pays et les entreprises ont annoncé des engagements pour réduire le méthane couvrant "désormais plus de la moitié de la production mondiale de pétrole et de gaz". Cependant, les émissions liées aux énergies fossiles (pétrole, charbon, gaz) se sont encore maintenus à des "niveaux très élevés" en 2025, traduisant "un important fossé en matière de mise en œuvre", a averti l'AIE.

En 2025, la production record des énergies fossiles (pétrole, charbon, gaz) a été responsable de 35% des émissions de méthane d'origine humaine, un total estimé à 124 millions de tonnes, en légère hausse par rapport à 2024 (121 Mt), selon son rapport.

Dans l'industrie pétrogazière, le méthane s’échappe par des fuites au niveau de vannes, de gazoducs, ou lors d'opérations de dégazage direct dans l'air ou de torchage inefficace (combustion incomplète du gaz) sur des installations.

Mais "s’attaquer à ces problèmes est à notre portée", a souligné la ministre, alors que Paris entend obtenir plus d'engagements de l'industrie.

- Solution contre la crise énergétique -

Des solutions éprouvées, comme la détection et la réparation des fuites ou limiter le torchage , permettraient d'éviter 30% des émissions provenant des activités liées aux combustibles fossiles, "à coût nul", le gaz capturé pouvant être revendu.

Ainsi, dans le contexte des tensions sur les marchés de l'énergie liées à la guerre au Moyen-Orient, s'attaquer au méthane, "ce n’est pas seulement un problème climatique, c’est un enjeu évident de sécurité énergétique", a souligné Laurent Fabius, président de la COP21 en 2015 qui avait abouti à l'accord de Paris.

Selon l'AIE, la récupération de ce gaz gaspillé permettrait de fournir aux marchés 200 milliards de m3 de gaz annuellement. Soit le double des flux annuels qui transitent par le stratégique détroit d'Ormuz, verrouillé depuis le début de la guerre. Si cela prendra du temps pour déployer les équipements et infrastructures idoines, l'AIE estime que 15 milliards de m3 pourraient être libérables rapidement.

En attendant, l'AIE souligne que la plupart de la centaine de pays signataires de l'initiative internationale Global Methane Pledge lancée en 2021 n’a pas encore pris de mesures concrètes: les politiques actuelles diminueraient de 20% des émissions liées au pétrole et au gaz d’ici 2030, en deçà de l’objectif de –30% à l'échelle de l'économie par rapport à 2020.

Environ 70% des émissions de méthane du secteur fossile proviennent des 10 pays les plus émetteurs, la Chine en tête, suivie des États-Unis et de la Russie.


Il y a néanmoins des avancées, souligne l’AIE, qui salue l’amélioration continue de la surveillance satellitaire, permettant d’identifier plus finement les épisodes de "super-émissions " et d'introduire des mesures correctives.
https://www.boursorama.com/actualite-ec ... f78a98b3ae
Et d'un autre coté, les terminaux GNL et autres méthaniers fleurissent aux 4 coin du monde :-({|= :-({|= :-({|=

Re: [RC/CC] Gaz à effet de serre : le CH4 (méthane)

par energy_isere » 04 mai 2026, 12:26

Climat: une réunion internationale à Paris pour "accélérer" l'action mondiale sur la réduction du méthane

AFP •04/05/2026

La France a appelé lundi lors d'une conférence internationale à une action globale concertée pour réduire les émissions de méthane, un gaz à effet de serre accélérateur du changement climatique, qui se maintiennent à des niveaux "très élevés" selon l'Agence internationale de l'énergie (AIE).

En présence de ministres, acteurs économiques et financiers, scientifiques, etc., cette conférence, dans le cadre de la présidence française du G7, doit permettre d'"accélérer la mise en œuvre de solutions efficaces pour réduire les émissions de méthane", a déclaré la ministre française de la Transition écologique Monique Barbut dans son discours d'ouverture.

"Bien sûr, l’action sur le méthane n’est pas le combat d’un seul acteur et personne ne peut le gagner seul", a ajouté la ministre en soulignant qu'il implique donc un "grand nombre d’acteurs publics et privés, des gouvernements, des entreprises, des investisseurs, des scientifiques", etc.

Inodore et invisible, le méthane est le principal composant du gaz naturel qui s’échappe notamment des gazoducs, des vaches et des décharges. Environ 580  millions de tonnes d'émissions sont rejetées chaque année dans le monde, dont 60% imputables à l’activité humaine, l'agriculture en tête, suivie de l'énergie, secteur qui concentre l'attention dans cette bataille climatique.

Doté d’un pouvoir de réchauffement bien supérieur à celui du CO2, le méthane est responsable d’environ 30% de la hausse de la température mondiale depuis la révolution industrielle, mais étant d'une durée de vie plus courte, sa réduction offre des " bénéfices climatiques significatifs à court terme ", souligne l'Agence internationale de l'énergie (AIE) dans son rapport annuel Global Methae tracker publié lundi.

Ces dernières années, les pays et les entreprises ont annoncé des engagements pour réduire le méthane couvrant "désormais plus de la moitié de la production mondiale de pétrole et de gaz". Cependant, les émissions liées aux énergies fossiles (pétrole, charbon, gaz) se sont encore maintenus à des "niveaux très élevés" en 2025, traduisant "un important fossé en matière de mise en œuvre", a averti l'AIE.

En 2025, la production record des énergies fossiles (pétrole, charbon, gaz) a été responsable de 35% des émissions de méthane d'origine humaine, un total estimé à 124 millions de tonnes, en légère hausse par rapport à 2024 (121 Mt), selon son rapport.

Dans l'industrie pétrogazière, le méthane s’échappe par des fuites au niveau de vannes, de gazoducs, ou lors d'opérations de dégazage direct dans l'air ou de torchage inefficace (combustion incomplète du gaz) sur des installations.

Mais "s’attaquer à ces problèmes est à notre portée", a souligné la ministre, alors que Paris entend obtenir plus d'engagements de l'industrie.

- Solution contre la crise énergétique -

Des solutions éprouvées, comme la détection et la réparation des fuites ou limiter le torchage , permettraient d'éviter 30% des émissions provenant des activités liées aux combustibles fossiles, "à coût nul", le gaz capturé pouvant être revendu.

Ainsi, dans le contexte des tensions sur les marchés de l'énergie liées à la guerre au Moyen-Orient, s'attaquer au méthane, "ce n’est pas seulement un problème climatique, c’est un enjeu évident de sécurité énergétique", a souligné Laurent Fabius, président de la COP21 en 2015 qui avait abouti à l'accord de Paris.

Selon l'AIE, la récupération de ce gaz gaspillé permettrait de fournir aux marchés 200 milliards de m3 de gaz annuellement. Soit le double des flux annuels qui transitent par le stratégique détroit d'Ormuz, verrouillé depuis le début de la guerre. Si cela prendra du temps pour déployer les équipements et infrastructures idoines, l'AIE estime que 15 milliards de m3 pourraient être libérables rapidement.

En attendant, l'AIE souligne que la plupart de la centaine de pays signataires de l'initiative internationale Global Methane Pledge lancée en 2021 n’a pas encore pris de mesures concrètes: les politiques actuelles diminueraient de 20% des émissions liées au pétrole et au gaz d’ici 2030, en deçà de l’objectif de –30% à l'échelle de l'économie par rapport à 2020.

Environ 70% des émissions de méthane du secteur fossile proviennent des 10 pays les plus émetteurs, la Chine en tête, suivie des États-Unis et de la Russie.

Il y a néanmoins des avancées, souligne l’AIE, qui salue l’amélioration continue de la surveillance satellitaire, permettant d’identifier plus finement les épisodes de "super-émissions " et d'introduire des mesures correctives.
https://www.boursorama.com/actualite-ec ... f78a98b3ae

Re: [RC/CC] Gaz à effet de serre : le CH4 (méthane)

par energy_isere » 23 avr. 2026, 22:42

Climat : ce site au Chili arrive en tête de la liste onusienne des 50 sites les plus émetteurs de méthane

Connaissance des Énergies avec AFP le 23 avril 2026

L'ONU a publié jeudi la liste des 50 sites d'origine humaine les plus émetteurs de méthane, puissant gaz à effet de serre, à la tête de laquelle figure une décharge chilienne et plusieurs sites d'exploitation de pétrole ou de gaz au Turkménistan.

Un site à près de 60 km de la capitale du Chili

Ces 50 plus importantes sources d'émission de méthane en date d'avril 2026 ont été recensées à l'aide d'une trentaine de satellites, détaille le programme des Nations unies pour l'environnement (UNEP) dans sa publication.

Le site d'origine humaine qui émet le plus de ce gaz (CH4), au pouvoir réchauffant 80 fois plus puissant que le CO2 sur une période de 20 ans, est un site d'enfouissement de déchets situé à une soixantaine de kilomètres au nord de la capitale du Chili, Santiago.

À lui seul, il émet en un an plus de 100 000 tonnes de ce gaz responsable, selon les scientifiques, d'au moins un quart du réchauffement climatique actuel.

Le Chili compte une autre décharge, cette fois localisée à une cinquantaine de kilomètres au sud de la capitale, dans le top 10 des sites responsables des plus importantes émissions.

4 des 10 sites les plus émetteurs localisés au Turkménistan

Le Turkménistan compte lui quatre des 10 sites les plus émetteurs, des installations liées à l'exploitation d'hydrocarbures. Parmi les autres sites fortement émetteurs de ce gaz qui réchauffe l'atmosphère, identifiés sur la base d'une période glissante de six mois, se trouvent en outre des installations liées à la production de charbon, notamment en Chine.

Si ces sites dans leur ensemble "ne représentent qu'une faible part des émissions mondiales totales", ils constituent "des priorités en matière de réduction" des émissions, explique l'Observatoire international des émissions de méthane (IMEO), organisme de l'UNEP.

Il précise que les satellites "ne détectent que les émissions de méthane les plus importantes". L'ONU avait annoncé en novembre 2022 le lancement d'un programme d'alerte baptisé "Methane alert and response system" (MARS), permettant d'alerter rapidement gouvernements et entreprises après la détection par des satellites de grosses fuites de méthane.

À date, le dispositif a permis d'"atténuer" les émissions de 41 "sources majeures de méthane". Au total, l'ONU estime que ces derniers ont émis 1,2 million de tonnes de méthane, ce qui correspond à un impact climatique "comparable à celui de près de 24 millions de voitures à essence utilisées pendant un an". "L'élimination de ces émissions" a un "impact positif concret pour le climat", estime encore l'ONU jeudi.
https://www.connaissancedesenergies.org ... ane-260423

Re: [RC/CC] Gaz à effet de serre : le CH4 (méthane)

par energy_isere » 23 nov. 2025, 21:17

Le Turkménistan pointé du doigt pour ses émissions de méthane :
Turkmenistan Emerges as Global Methane Super-Emitter in 2025
By Eurasianet - Nov 21, 2025,

- A UCLA project using Carbon Mapper data identified more than 3,100 methane plumes worldwide, with Turkmenistan dominating the highest-emitting sites.
- The country hosts 17 of the top 25 methane leaks, including the world’s two largest, both located in the Esenguly District on the Caspian Sea.
- Researchers excluded single-observation sites to ensure accuracy, noting that even more massive leaks may exist but were detected only once.

...............................
https://oilprice.com/Energy/Energy-Gene ... -2025.html

Re: [RC/CC] Gaz à effet de serre : le CH4 (méthane)

par mobar » 07 mai 2025, 11:24

Les fuites de méthane, il y en a toujours eu naturellement des millions de tonnes par an
Toute matière organique qui séjourne sous l'eau émet du méthane qui se retrouve dans l’atmosphère et finit par être transformé en vapeur d'eau et en CO2

Et tout le méthane qui est formé est biogénique, même le méthane qui est issu des gisements de gaz naturel!

*** modéré ***

Re: [RC/CC] Gaz à effet de serre : le CH4 (méthane)

par Rod » 07 mai 2025, 09:54

en remplaçant le gaz russe par du GNL, çà ne va pas aller en s'arrangeant; hypocrisie quand tu nous tiens.....

Re: [RC/CC] Gaz à effet de serre : le CH4 (méthane)

par energy_isere » 07 mai 2025, 08:31

Très réchauffantes, les émissions de méthane liées à l'énergie se maintiennent à des niveaux records

Connaissance des Énergies avec AFP le 07 mai 2025

Les émissions de méthane liées au secteur des énergies fossiles sont restées en 2024 à des niveaux proches des records historiques, selon un rapport de l'Agence internationale de l'énergie (AIE) publié mercredi, qui alerte sur une hausse de rejets massifs issus d'installations pétrogazières pour ce gaz à effet de serre très puissant.

En 2024, la production record du secteur de l'industrie fossile (gaz, pétrole, charbon) a été responsable du rejet dans l'atmosphère de plus de 120 millions de tonnes de méthane, proche du record atteint en 2019, selon la nouvelle édition de ce "Global Methane Tracker".

Invisible dans l'air et inodore, le méthane, deuxième plus important gaz à effet de serre après le CO2, est la molécule du gaz naturel qui s'échappe des gazoducs, des mines de charbon, mais aussi des vaches ou des déchets.

Environ 580 millions de tonnes de méthane sont rejetées chaque année, dont 60% attribuables à l'activité humaine - avec l'agriculture en tête suivie de l'énergie - et près d'un tiers aux zones humides naturelles.

Le secteur de l'énergie est responsable d'environ un tiers des émissions de méthane anthropiques, en raison de fuites qui se produisent au moment de l'extraction et de la production (torchage, lâchers de méthane), et du transport (gazoducs, navires).

Au pouvoir bien plus réchauffant que le CO2, le méthane est responsable d'environ 30% du réchauffement planétaire depuis la révolution industrielle, mais il a une durée de vie plus courte. Il constitue de ce fait un levier prioritaire pour une réduction rapide des émissions.

Les mesures de lutte contre le méthane restent pourtant "en deçà des ambitions", a déclaré Fatih Birol, directeur exécutif de l'AIE. Et cela alors qu'environ 70% de ces émissions pourraient être facilement évitées à moindre coût - le gaz capturé pouvant être revendu, selon l'Agence de l'OCDE.

- Des sites "super-émetteurs" -

La Chine est le plus grand émetteur mondial de méthane lié à l'énergie, principalement issu de son secteur charbonnier. Suivent ensuite les Etats-Unis et la Russie.

Les chiffres de l'AIE sont basés sur des données mesurées, quand les observations sont possibles, par opposition aux émissions déclarées qui peuvent être obsolètes ou estimées à partir des informations du secteur énergétique. L'AIE souligne ainsi que son estimation est environ 80% plus élevée que le total déclaré par les pays aux Nations unies.

Mais "la transparence s'améliore" grâce à plus de 25 satellites qui traquent depuis l'espace les "plumes" de méthane s'échappant des installations pétrogazières, mais aussi des déchetteries, élevages intensifs, rizières...

L'un d'eux, l'Européen Sentinel 5P, qui ne détecte que les fuites les plus importantes, a observé que les "événements de super-émissions de méthane" dans les installations pétrogazières ont atteint un niveau record en 2024, malgré une couverture réduite. Des fuites massives repérées partout dans le monde, mais particulièrement aux Etats-Unis, au Turkménistan et en Russie.

Les puits de pétrole et de gaz abandonnés, et les mines de charbon, sont également des sources importantes de fuites de méthane, selon une nouvelle analyse de l'AIE pour le rapport. Ensemble, ils constitueraient le "quatrième plus grand émetteur mondial de méthane issu des combustibles fossiles", contribuant pour quelque 8 millions de tonnes en 2024.

Selon l'AIE, les engagements actuels des entreprises et des pays en matière de réduction des rejets de méthane couvrent 80% de la production mondiale de pétrole et de gaz. Mais aujourd'hui seuls environ 5% de cette production "respectent de manière vérifiable une norme d'émissions de méthane proches de zéro".

Pourtant s'attaquer à ces émissions de méthane d'origine énergétique ralentirait considérablement le réchauffement climatique, évitant ainsi une hausse d'environ 0,1°C des températures mondiales d'ici 2050. "Cela aurait un impact considérable, comparable à l'élimination d'un seul coup de toutes les émissions de CO2 de l'industrie lourde mondiale", indique le rapport.

Le groupe de réflexion Ember a estimé mercredi que l'industrie fossile doit réduire ses émissions de méthane de 75% d'ici 2030 si le monde veut se mettre sur la voie de la neutralité carbone en 2050.

Or, le méthane du charbon "est toujours ignoré", a déploré Sabina Assan, analyste chez Ember. "Il existe aujourd'hui des technologies rentables" et faciles "à mettre en oeuvre pour lutter contre le méthane", dit-elle. "Nous ne pouvons plus laisser les mines de charbon s'en tirer à bon compte".
https://www.connaissancedesenergies.org ... s-250507-0

Re: [RC/CC] Gaz à effet de serre : le CH4 (méthane)

par energy_isere » 27 mars 2025, 00:40

Australie : une mine de Glencore a considérablement sous-estimé ses émissions de méthane, selon une étude

Boursorama avec AFP •26/03/2025

La mine australienne de Hail Creek du groupe Glencore pourrait avoir considérablement sous-estimé ses émissions de méthane dans l'atmosphère, selon une étude parue mercredi dans la revue Environmental Science & Technology.

L'observatoire international du méthane des Nations unies a collaboré avec des scientifiques australiens pour survoler la vaste mine de Hail Creek, située dans le Queensland (nord-est) et exploitée par le géant anglo-suisse d'extraction de matières premières Glencore.

Les chercheurs ont pris des échantillons des panaches de méthane en aval de la mine, à environ 130 kilomètres à l'ouest de la ville portuaire de Mackay, en septembre 2023.

Si les émissions mesurées restaient constantes tout au long de l'année, elles seraient "trois à huit fois plus élevées" que les estimations publiées par Glencore, ont déclaré les chercheurs.

Leurs résultats ont été publiés dans la revue scientifique Environmental Science & Technology.

En 2023, un précédent rapport publié dans cette même revue avait souligné que la mine représentait 20% des émissions de méthane du secteur australien des mines de charbon, bien qu'elle ne produise que 1% de la production nationale de charbon.

Glencore a répondu que les résultats étaient basés sur un échantillon limité qui "manque de crédibilité".

"Ces données limitées ont ensuite été utilisées pour extrapoler un inventaire annuel des émissions de la mine", a réagi le groupe dans un communiqué.

La société a déclaré qu'elle avait depuis 2023 adopté une méthode plus précise pour comptabiliser les émissions de méthane et qu'elle avait des "doutes significatifs" sur les résultats.

Le méthane (CH4) est le deuxième gaz à effet de serre généré par les activités humaines après le CO2.

Avec un impact plus important que le CO2 mais à durée de vie plus courte (une dizaine d'années), ce gaz à effet de serre est responsable d'environ 30% du réchauffement planétaire mondial depuis la révolution industrielle.
https://www.boursorama.com/actualite-ec ... 6687f30a1f

Re: [RC/CC] Gaz à effet de serre : le CH4 (méthane)

par energy_isere » 25 févr. 2025, 22:17

Des fuites de méthane « massives » mesurées en Antarctique
Une expédition espagnole a étudié pour la première fois des émissions de méthane sans précédent en Antarctique. Connues depuis les années 1990, ces fuites sont notamment perturbées par la rapidité de la fonte de la calotte glaciaire, qui induit des variations de pression du continent et la fuite du méthane, jusqu’alors cristallisé dans les fonds marins.

Image
Le navire d’exploration « Sarmiento de Gamboa » appartient au conseil national de la recherche scientifique (CSIC). | CSIS


Morgane BERTHOMMIER. Publié le 25/02/2025 Le marin

Une équipe de chercheurs espagnols a rendu compte, au terme d’un mois de mission d’exploration dans l’océan Austral à bord du navire du conseil national de la recherche scientifique (CSIC) Sarmiento de Gamboa (70 mètres par 15), d’émissions massives de méthane.

Les géologues Ricardo León, de l’Institut géologique et minier d’Espagne, et Roger Urgeles, de l’Institut des sciences marines de Barcelone, tous deux chefs de l’expédition Iceflame impliquant 26 membres d’équipage, ont mesuré des colonnes de méthane s’étalant jusqu’à 700 mètres de long et 70 mètres de large. Ces dernières confirment des suspicions de fuites induites par le rebond post-glaciaire (ou ajustement isostatique).... abonnés
https://lemarin.ouest-france.fr/science ... 6d524afb72

Re: [RC/CC] Gaz à effet de serre : le CH4 (méthane)

par energy_isere » 18 janv. 2025, 14:30

Les fuites du Gazoduc Nord Stream réévaluées

Stéphanie Haerts Publié le 17 janvier 2025

En 2022, un événement sous-marin inquiétant a secoué la mer Baltique : les explosions ayant endommagé les gazoducs Nord Stream, essentiels pour le transport du gaz russe vers l’Europe, ont provoqué des fuites massives de méthane. Des études publiées dans les prestigieuses revues scientifiques Nature et Nature Communications révèlent que les quantités de méthane libérées étaient plus du double des premières estimations, posant un risque écologique grave.

Des chiffres sous-estimés

Les résultats de nouvelles recherches basées sur des analyses atmosphériques et des images satellitaires ont mené à une réévaluation stupéfiante de la quantité de méthane émise lors du sabotage des gazoducs Nord Stream. Initialement estimée à environ 230 000 tonnes, elle s’élève désormais à 465 000 tonnes, une quantité alarmante pour les climatologues.

Ces quantités élevées avaient été sous-estimées et ont été réévaluées dans trois études publiées hier dans les revues Nature et Nature communications. Pour mettre en perspective, ces émissions représentent environ 30 % des émissions annuelles de méthane anthropiques de l’Allemagne, faisant de cet incident l’un des plus importants rejets accidentels de méthane observés à ce jour.

De nouvelles méthodes de mesure

L’évaluation de l’émission de méthane s’est appuyée sur un ensemble complexe de méthodes incluant des mesures directes par avion, des observations satellitaires et des modélisations informatiques. Ces techniques ont permis d’obtenir une image plus claire et plus précise des émissions survenant immédiatement après les explosions.

Le défi technique de mesurer les fuites sous-marines a été relevé grâce à l’emploi de technologies avancées. Les scientifiques ont utilisé des gliders sous-marins équipés de capteurs spécifiques pour suivre la concentration de méthane, qui s’est avéré cruciale pour affiner les estimations initiales.

D’importantes tensions géopolitiques à l’origine du sabotage


Au-delà des implications écologiques, les fuites de Nord Stream sont survenues dans un contexte de tensions géopolitiques exacerbées par la guerre en Ukraine. Les enquêtes continuent sur l’origine des explosions, avec des implications directes pour les relations internationales et la sécurité énergétique en Europe.

La responsabilité de ces actes reste un sujet de controverse intense. Tandis que Kiev nie toute implication, qualifiant les accusations de « non-sens absolu », Moscou pointe du doigt les actes de sabotage. Cette situation souligne la fragilité des infrastructures critiques face aux crises politiques et leur impact potentiel sur l’environnement.
https://lenergeek.com/2025/01/17/fuites ... eevaluees/

Re: [RC/CC] Gaz à effet de serre : le CH4 (méthane)

par energy_isere » 16 nov. 2024, 00:34

Le méthane, bombe silencieuse du climat : enquête sur les fuites de gaz en Roumanie

France 24 •15/11/2024 à 11:39

À l’occasion de la COP29, qui se tient actuellement en Azerbaïdjan, France 24 a enquêté sur les fuites de méthane en Roumanie, pays qui abrite les plus grandes réserves de pétrole d’Europe. Le méthane est un puissant gaz à effet de serre, en partie responsable du réchauffement climatique.

Image
https://www.boursorama.com/videos/actua ... 9a50c674b0

Re: [RC/CC] Gaz à effet de serre : le CH4 (méthane)

par energy_isere » 14 nov. 2024, 09:08

Climat: les plans de l'industrie fossile pour limiter le méthane ont trop de "lacunes", selon un rapport

AFP le 14 nov. 2024

Les géants de l'énergie fossile affichent des ambitions pour réduire drastiquement les rejets de méthane, un puissant gaz à effet de serre, mais ces objectifs comportent d"importantes lacunes", au risque d'"exacerber la crise climatique", affirme jeudi un rapport du centre de réflexion Carbon Tracker.

"Les compagnies pétrolières et gazières exacerbent la crise climatique en échouant à fixer des objectifs stricts pour empêcher les fuites de méthane dans l'atmosphère", résume ce rapport "Absolute impact 2024".

Le sujet a fait irruption ces dernières années dans les conférences climatiques et à la COP28 de Dubaï, en 2023, 52 compagnies pétrogazières se sont engagées à atteindre "près de zéro méthane" dans leurs opérations d'ici 2030, sous l'oeil d'observateurs sceptiques faute de plans précis.

Un an plus tard, en pleine COP29 à Bakou en Azerbaïdjan, Carbon Tracker identifie d'"importantes lacunes" dans les promesses affichées par la plupart des géants des hydrocarbures, selon ce rapport basé sur l'étude des plans climatiques déclarés de 27 grandes entreprises pétro-gazières dont TotalEnergies, Shell, BP, SaudiAramco, Petrochina.

"Les sociétés pétrolières et gazières soutiennent l'action climatique du bout des lèvres, tandis que les émissions de leurs produits alimentent des tempêtes, des sécheresses, des inondations et des vagues de chaleur de plus en plus violentes" dans un monde échauffé, a déclaré l'analyste pétrole-gaz Olivia Bisel, auteure principale citée dans le rapport.

Le méthane, deuxième plus important gaz à effet de serre après le CO2, est la molécule du gaz "naturel", qui s'échappe des infrastructures pétro-gazières, mais aussi des vaches, des rizières ou des décharges - et est également présent naturellement dans les zones humides.

Depuis la révolution industrielle, il est à l'origine d'environ 30% du réchauffement mondial. Après l'agriculture, le secteur des combustibles fossiles est responsable d'environ 35% des émissions mondiales de méthane d'origine humaine, selon le Climate and Clean Air Coalition.

Largement évitables pour un coût abordable, les émissions mondiales de méthane ne cessent d'augmenter. Or son pouvoir de réchauffement est plus de 80 fois plus important sur 20 ans que celui du CO2. Mais sa durée de vie est plus courte, ce qui en fait un levier "à fort impact" pour tenter de limiter rapidement le réchauffement climatique.

Dans l'industrie des fossiles, le méthane est notoirement connu pour ses fuites: dans les puits, au moment de l'extraction et de la production (torchage, lâchers de méthane volontaires), et du transport (gazoducs, cargos méthaniers).

Or selon Carbon Tracker, "de nombreuses entreprises possèdent ou exploitent des infrastructures gazières intermédiaires, telles que des gazoducs et des méthaniers, qui peuvent émettre de grandes quantités de méthane", sans être couvertes par la plupart des objectifs. Ainsi seules 8 entreprises incluent des actifs gaziers intermédiaires dans leurs objectifs d'élimination (TotalEnergies, Shell, Equinor, Expand, Petronas, Adnoc, Exxonmobil, QatarEnergy).

Autre élément soulevé par le rapport: les co-entreprises que les compagnies étudiées n'exploitent pas directement peuvent représenter une part importante des émissions de méthane de l'entreprise, mais aucune hormis l'Américaine Chevron n'inclut ces co-entreprises dans leurs objectifs.

"Il s'agit là d'un angle mort pour les autres grandes entreprises, notamment Eni et TotalEnergies", qui détiennent des participations dans des actifs exploités par d'autres entreprises dans des pays fortement émetteurs de méthane tels que l'Algérie et l'Égypte, indique le rapport.

Comme l'an dernier, Carbon Tracker fait aussi le constat que les mesures globales du secteur pour réduire l'ensemble de leurs émissions "restent au mieux faibles, voire parfois inexistantes". "Aucune" des entreprises étudiées n'étant alignée sur l'objectif des accords de Paris de limiter le réchauffement bien en dessous de 2°C par rapport à l'ère pré-industrielle.
https://www.connaissancedesenergies.org ... t-241114-0

Re: [RC/CC] Gaz à effet de serre : le CH4 (méthane)

par GillesH38 » 10 sept. 2024, 11:36

ben à force de remplacer le charbon par le gaz pour diminuer les émissions de CO2, c'est pas vraiment étonnant ...

Re: [RC/CC] Gaz à effet de serre : le CH4 (méthane)

par energy_isere » 10 sept. 2024, 09:21

Climat: toujours plus de méthane dans l'atmosphère malgré les promesses

AFP •10/09/2024

Les concentrations de méthane dans l'atmosphère ne cessent d'augmenter, à un rythme qui s'est même accéléré ces dernières années, menaçant la trajectoire climatique de la planète malgré la promesse de nombreux pays de réduire drastiquement les émissions de ce puissant gaz à effet de serre, alertent des chercheurs mardi.

"Le méthane augmente plus vite en termes relatifs que n'importe quel autre gaz à effet de serre majeur et est désormais à des niveaux 2,6 fois plus élevés qu'à l'époque pré-industrielle", écrit une équipe internationale de scientifiques sous l'égide de l'organisation Global Carbon Project, dans une étude publiée dans la revue Environmental Research Letters.

Le méthane (CH4) est le deuxième gaz à effet de serre lié à l'activité humaine après le dioxyde de carbone (CO2).

Environ 40% du méthane provient de sources naturelles, dans les zones humides notamment, mais la majorité (autour de 60%) est liée aux activités humaines comme l'agriculture (élevage des ruminants et culture du riz), les énergies fossiles et les déchets.

Son pouvoir de réchauffement est plus de 80 fois plus important sur 20 ans que celui du CO2, mais sa durée de vie est plus courte, ce qui en fait un levier important pour tenter de limiter le réchauffement climatique à court terme.

Mais l'inventaire réalisé par les scientifiques montre que la trajectoire suivie n'est pas la bonne et que les concentrations de méthane dans l'atmosphère - le méthane émis moins une partie absorbée par les sols et par des réactions chimiques dans l'atmosphère - n'ont cessé d'augmenter.

- "Presque tous les pays" -

L'augmentation dans l'atmosphère était de 6,1 millions de tonnes par an en moyenne dans les années 2000, puis de 20,9 millions de tonnes dans les années 2010. La croissance s'est encore accélérée ces dernières années, à des rythmes jamais vus depuis le début des mesures continues dans les années 1980, et a par exemple atteint 41,8 millions de tonnes en 2020, soit le double de la moyenne des années de la décennie précédente.

"Les émissions anthropiques ont continué d'augmenter dans presque tous les pays du monde, à l'exception de l'Europe et de l'Australie, qui montrent une trajectoire de lent déclin", souligne pour l'AFP Pep Canadell, directeur exécutif du Global Carbon Project et coauteur de l'étude, basé à Canberra (Australie).

Les augmentations ont été tirées principalement par les émissions provenant de l'extraction du charbon, de la production et de l'utilisation du pétrole et du gaz, de l'élevage des bœufs et des moutons, ainsi que de la décomposition des aliments et des matières organiques dans les décharges.

Des causes naturelles jouent aussi. "La hausse de 2020, et particulièrement les deux années suivantes, a été causée par une période assez exceptionnelle du phénomène La Niña, qui amène des conditions plus humides que la moyenne dans de nombreuses parties du monde, notamment les tropiques", explique Pep Canadell.

Ces conditions favorisent la production naturelle de méthane dans les zones humides, en particulier tropicales, qui représentent la première source naturelle d'émission du gaz. Et il est d'ailleurs prévu que le phénomène La Niña revienne au cours de cette année.

L'année 2020 avait aussi connu un effet paradoxal de la lutte contre le Covid-19, déjà mis en avant dans une étude: la baisse de polluants liés aux transports (NOx) a indirectement freiné l'élimination du méthane dans l'atmosphère.

- "Mirage" -

Quoi qu'il en soit, la trajectoire du méthane apparaît en décalage avec ce que préconisent les experts du climat mandatés par l'ONU (Giec) pour conserver le réchauffement sous 2°C, mais aussi avec les promesses prises par les Etats.

Un "engagement mondial" a été lancé en 2021 par l'Union européenne et les Etats-Unis, pour réduire les émissions mondiales de méthane de 30% d'ici à 2030 par rapport à 2020.

Il regroupe aujourd'hui plus de 150 pays mais pas la Chine, l'Inde ou la Russie.

Ces objectifs "semblent aussi lointains qu'une oasis dans le désert", juge Rob Jackson, de l'université de Stanford, auteur principal de l'étude. "Nous espérons tous qu'ils ne sont pas un mirage".

La Chine et les Etats-Unis préparent ensemble un sommet sur les gaz polluants hors CO2, incluant notamment le méthane, ouvrant peut-être la voie à de nouveaux engagements.
https://www.boursorama.com/actualite-ec ... a0ae4b12f1

Re: [RC/CC] Gaz à effet de serre : le CH4 (méthane)

par energy_isere » 04 sept. 2024, 20:08

Des émanations naturelles de méthane records identifiées dans les eaux norvégiennes
Le centre de recherche norvégien iC3 a découvert, en mer de Barents, les plus importants suintements de méthane à partir des fonds marins jamais identifiés dans le monde. « Une vraie surprise » pour ses chercheurs, qui s’interrogent sur l’impact potentiel de ces fuites sur le changement climatique.

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L’iC3 a recueilli ses données entre 2018 et 2022 via six expéditions menées avec les navires de recherche Helmer Hansson et G.O. Sars. | UNIVERSITÉ ARCTIQUE DE NORVÈGE (UIT)

Carole LANZI. Le marin le 04/09/2024

Le centre de recherche norvégien sur la glace, la cryosphère, le carbone et le climat (iC3) a annoncé fin août avoir mis au jour, en mer de Barents, la plus grande zone de suintements de méthane depuis les fonds marins jamais identifiée au monde.


Menée sur 5 000 km2, soit trois fois la superficie de l’agglomération londonienne, son étude a révélé 21 700 émanations de méthane à partir de structures géologiques telles que des failles ou des crêtes, reliées à des...
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