par energy_isere » 21 juin 2026, 22:45
Bagdad annonce rétablir sa production pétrolière d'ici un à deux mois
AFP avec Connaissance des Énergies le 20 juin 2026
Selon l'agence officielle INA, Bagdad estime pouvoir rétablir, en un à deux mois, la production de pétrole au niveau d'avant-guerre.
Calendrier et relance des champs
« Nous pouvons revenir aux niveaux de production antérieurs d'ici un à deux mois », a déclaré vendredi 19 juin le porte‑parole du ministère du Pétrole, Salim Farhoud, cité par l'INA. Il a indiqué que la capacité de certains gisements, réduite depuis le début du conflit, commence à être relevée.
Avant les hostilités déclenchées fin février, l'Irak exportait environ 3,5 millions de barils par jour, une grande partie via le détroit d'Ormuz. Les réservoirs s'étant rapidement saturés, les autorités affirment avoir dû interrompre la production dans la plupart des champs et rediriger les volumes résiduels vers des itinéraires passant par la Turquie et la Syrie.
Flux d'exportation et dépendance budgétaire
Le ministère du Pétrole, par la voix de Bassem Khodeir, annonce une reprise des exportations « progressivement en fonction de la fluidité du trafic dans le détroit d'Ormuz ». Selon Bagdad, la voie maritime a commencé à rouvrir cette semaine à la suite d'un protocole d'accord signé entre Téhéran et Washington, dont les pourparlers de paix restent reportés.
En avril, les expéditions irakiennes via Ormuz sont tombées à 10 millions de barils, contre une moyenne mensuelle de 93 millions avant-guerre, d'après les autorités. Les recettes pétrolières représentent en temps normal près de 90 % des revenus de l'État irakien, un niveau de dépendance qui renforce l'enjeu budgétaire du redémarrage.
Contexte régional et contraintes de marché
Le blocage d'Ormuz et l'extension régionale des combats ont perturbé la production et les exportations de plusieurs grands producteurs, dont l'Irak, membre fondateur de l'Opep. En 2025, en moyenne 20 millions de barils par jour de brut et de produits pétroliers ont transité par Ormuz, selon l'Agence internationale de l'énergie, confirmant le rôle critique de ce goulet d'étranglement pour les flux mondiaux.
Parallèlement, sept pays de l'OPEP+ ont décidé un ajustement collectif de 188 kb/j à compter de juillet 2026, « afin de soutenir la stabilité du marché », d'après l'Opep le 16 juin 2026. Cette trajectoire de quotas servira de cadre au redressement irakien, qui devra rester compatible avec les engagements du groupe.
Avant la guerre, la production totale de pétrole de l'Irak, y compris les liquides associés, s'établissait autour de 4,5 mb/j en 2025, selon l'Energy Information Administration américaine en juillet 2025. Le ministère irakien vise à porter la capacité à 7 mb/j à l'horizon 2029, objectif conditionné à la disponibilité des débouchés d'exportation et à la stabilité régionale.
Selon les autorités, les volumes expédiés par Ormuz ont chuté à 10 millions de barils en avril, contre 93 millions en moyenne avant-guerre, un écart appelé à se résorber à mesure de la normalisation du trafic maritime.
https://www.connaissancedesenergies.org ... rre-260620
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AFP avec Connaissance des Énergies le 20 juin 2026
Selon l'agence officielle INA, Bagdad estime pouvoir rétablir, en un à deux mois, la production de pétrole au niveau d'avant-guerre.
[b]Calendrier et relance des champs[/b]
« Nous pouvons revenir aux niveaux de production antérieurs d'ici un à deux mois », a déclaré vendredi 19 juin le porte‑parole du ministère du Pétrole, Salim Farhoud, cité par l'INA. Il a indiqué que la capacité de certains gisements, réduite depuis le début du conflit, commence à être relevée.
Avant les hostilités déclenchées fin février, l'Irak exportait environ 3,5 millions de barils par jour, une grande partie via le détroit d'Ormuz. Les réservoirs s'étant rapidement saturés, les autorités affirment avoir dû interrompre la production dans la plupart des champs et rediriger les volumes résiduels vers des itinéraires passant par la Turquie et la Syrie.
[b]Flux d'exportation et dépendance budgétaire[/b]
Le ministère du Pétrole, par la voix de Bassem Khodeir, annonce une reprise des exportations « progressivement en fonction de la fluidité du trafic dans le détroit d'Ormuz ». Selon Bagdad, la voie maritime a commencé à rouvrir cette semaine à la suite d'un protocole d'accord signé entre Téhéran et Washington, dont les pourparlers de paix restent reportés.
En avril, les expéditions irakiennes via Ormuz sont tombées à 10 millions de barils, contre une moyenne mensuelle de 93 millions avant-guerre, d'après les autorités. Les recettes pétrolières représentent en temps normal près de 90 % des revenus de l'État irakien, un niveau de dépendance qui renforce l'enjeu budgétaire du redémarrage.
[b]Contexte régional et contraintes de marché[/b]
Le blocage d'Ormuz et l'extension régionale des combats ont perturbé la production et les exportations de plusieurs grands producteurs, dont l'Irak, membre fondateur de l'Opep. En 2025, en moyenne 20 millions de barils par jour de brut et de produits pétroliers ont transité par Ormuz, selon l'Agence internationale de l'énergie, confirmant le rôle critique de ce goulet d'étranglement pour les flux mondiaux.
Parallèlement, sept pays de l'OPEP+ ont décidé un ajustement collectif de 188 kb/j à compter de juillet 2026, « afin de soutenir la stabilité du marché », d'après l'Opep le 16 juin 2026. Cette trajectoire de quotas servira de cadre au redressement irakien, qui devra rester compatible avec les engagements du groupe.
Avant la guerre, la production totale de pétrole de l'Irak, y compris les liquides associés, s'établissait autour de 4,5 mb/j en 2025, selon l'Energy Information Administration américaine en juillet 2025. Le ministère irakien vise à porter la capacité à 7 mb/j à l'horizon 2029, objectif conditionné à la disponibilité des débouchés d'exportation et à la stabilité régionale.
Selon les autorités, les volumes expédiés par Ormuz ont chuté à 10 millions de barils en avril, contre 93 millions en moyenne avant-guerre, un écart appelé à se résorber à mesure de la normalisation du trafic maritime.
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https://www.connaissancedesenergies.org/afp/lirak-prevoit-un-retour-sous-deux-mois-au-niveau-de-production-petroliere-davant-guerre-260620