L'Irak

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Re: L'Irak

par energy_isere » 19 juil. 2026, 10:55

L'Irak signe 48 accords américains pour sécuriser ses débouchés pétroliers

AFP avec Connaissance des Énergies le 18 juillet 2026

Bagdad a annoncé samedi 48 accords et partenariats conclus avec des entreprises américaines, surtout pétrolières, pendant la visite d’Ali al-Zaidi aux États-Unis.

Des contrats centrés sur l’énergie et les infrastructures

Le bureau du Premier ministre irakien Ali al-Zaidi a fait état de 48 accords, protocoles d'accord, accords de coopération et déclarations de partenariat signés avec des entreprises publiques et privées du secteur. Cette séquence s’est déroulée pendant la visite du chef du gouvernement irakien aux États-Unis, son premier déplacement à l’étranger depuis son entrée en fonction en avril.

Bagdad cite notamment des partenariats associant les ministères irakiens de l’Énergie et du Pétrole à ExxonMobil, KBR, GE Vernova, Shell et Halliburton. Le périmètre détaillé de chaque accord n’a pas été rendu public par le bureau du Premier ministre, qui présente l’ensemble comme un levier de relance pour une économie très dépendante des recettes pétrolières.

Un oléoduc vers la Syrie pour contourner Ormuz

L’un des volets les plus stratégiques concerne la remise en état d’un oléoduc entre l’Irak et la Syrie, déjà évoquée par Washington. L’objectif affiché est d’ouvrir une route supplémentaire pour le transport du brut irakien, alors que le verrouillage par l’Iran du détroit d'Ormuz a privé Bagdad de l’itinéraire par lequel transitait auparavant l’essentiel de ses exportations.

Le département d’État américain a salué le projet irako-syrien comme une infrastructure de portée bilatérale et régionale. Selon l’administration américaine, la conduite pourrait disposer, après réhabilitation, d’une capacité initiale de transport de 2 millions de barils par jour de brut.

La vulnérabilité irakienne reste élevée. Selon l’Agence internationale de l’énergie, la production de brut de l’Irak a atteint 1,96 million de barils par jour en juin 2026, contre un objectif implicite de 4,35 millions de barils par jour pour le pays au sein de l’OPEP+.

Starlink et les grands groupes américains dans le paquet d’accords

Le bureau d’Ali al-Zaidi a aussi annoncé un accord avec Starlink, afin de permettre à l’opérateur de développer son réseau internet par satellite en Irak. Ce volet technologique s’ajoute aux partenariats énergétiques, dans un pays où les infrastructures et les services publics restent fragilisés par plusieurs décennies de conflits et par une corruption endémique.

La visite à Washington a été marquée par l’appui politique de Donald Trump. Le président américain a salué une « formidable alchimie » avec Ali al-Zaidi, qu’il a qualifié de « champion », dans un contexte de reprise des hostilités entre Téhéran et Washington.

Bagdad cherche un équilibre entre Washington et Téhéran

Ali al-Zaidi, ancien homme d’affaires arrivé au pouvoir avec le soutien du président américain, s’est engagé à redynamiser une économie irakienne dont environ 90% des recettes dépendent des exportations de pétrole. La fermeture d’Ormuz et la guerre au Moyen-Orient ont fortement réduit la capacité de Bagdad à monétiser son brut sur les marchés internationaux.

Le Premier ministre est aussi soumis à des pressions pour désarmer les groupes armés irakiens proches de l’Iran. Ces formations sont accusées d’avoir conduit des centaines d’attaques contre des infrastructures américaines en Irak pendant la guerre déclenchée fin février par les frappes israélo-américaines contre l’Iran.

L’Irak demeure un espace de rivalité indirecte entre les États-Unis et l’Iran. Les gouvernements irakiens successifs ont dû préserver une relation fonctionnelle avec ces deux partenaires ennemis, alors que la nouvelle série d’accords renforce la présence économique américaine dans les secteurs irakiens de l’énergie, des infrastructures et des télécommunications.
https://www.connaissancedesenergies.org ... dad-260718

Re: L'Irak

par energy_isere » 17 juil. 2026, 23:13

Gros projet de développement de champs pétroliers dans la région de Kirkourk pour ~25 milliards de dollars :
BP, ConocoPhillips Partner In Iraq’s Giant Oilfield

By Alex Kimani - Jul 17, 2026,

ConocoPhillips agreed to acquire a 42% stake in BP Plc’s development subsidiary covering four major oilfields in the Kirkuk region of northern Iraq, with the partnership aiming to rehabilitate and optimize production at a cost of ~$25 billion. The deal brings ConocoPhillips back to Iraq for the first time in over a decade, and aligns with Baghdad’s goal to expand U.S. energy investments. The Development and Production Contract (DPC) targets an initial phase aiming to extract more than 3 billion barrels of oil equivalent. Both firms expect the joint venture to function as an equity affiliate, requiring no significant upfront capital contributions from the companies while returns will link proportionally to incremental production volumes and costs. Current state operators Northern Oil Company and Northern Gas Company will retain their active roles.

Iraqi Prime Minister Ali Al-Zaidi recently pitched major energy deals to Western majors like ConocoPhillips and Chevron Corp.(NYSE:CVX) to counter the dominant presence of Chinese firms in Iraq's energy landscape. The century-old Kirkuk fields have suffered long-term output declines exacerbated by regional conflict.The super-giant Kirkuk oil field in northern Iraq is undergoing a major $25 billion redevelopment led by BP and ConocoPhillips to boost recoverable resources and production.
https://oilprice.com/Latest-Energy-News ... field.html

Re: L'Irak

par energy_isere » 05 juil. 2026, 19:29

90% de ses recettes sont tirées des exportations pétrolières: l'Irak signe un accord avec le géant américain Halliburton pour produire plus d'hydrocarbures

BFM Business CR avec AFP 05 juillet 2026

Le gouvernement irakien et l'entreprise américaine Halliburton, géante des services pour l'industrie pétrolière, ont signé un accord, ce dimanche 5 juillet, pour la gestion de deux champs pétroliers dans le sud du pays, qui cherche à augmenter sa production d'hydrocarbures.

L'Irak veut augmenter sa production de pétrole et de gaz. Pour y parvenir, le gouvernement a signé un accord avec l'entreprise américaine Halliburton, géante des services pour l'industrie pétrolière, ce dimanche 5 juillet, pour la gestion de deux champs pétroliers dans le sud du pays.

La compagnie d'État "Basra Oil Company a signé un accord d'exploitation conjoint avec la société américaine Halliburton pour les champs Bin Omar et Sinbad", situés dans la province de Bassorah, a précisé le ministère du Pétrole dans un communiqué.

Cet accord s'inscrit dans le cadre des ambitions de Bagdad "d'augmenter la production de pétrole et de gaz", a souligné le ministre du Pétrole, Bassem Khodeir, cité dans le texte.
Le but est d'extraire 150.000 barils par jour (bpj) de plus qu'actuellement du champ Bin Omar et de 80.000 à 100.000 de plus du champ Sinbad d'ici cinq ans, selon lui.

Les quotas de production relevés par l'Opep+

Cette annonce intervient au moment où l'Irak, aux côtés de l'Arabie saoudite, de la Russie et de quatre autres membres de l'Opep+, a décidé de relever à nouveau ses quotas de production de pétrole dimanche, sur fond de signaux encourageants concernant la navigation dans le détroit d'Ormuz après la guerre au Moyen-Orient.

Cette décision était soutenue par le nouveau gouvernement dirigé par Ali al-Zaïdi, alors que l'Irak tire 90% de ses recettes budgétaires des exportations de pétrole.

Convié mi-juillet à la Maison Blanche, Ali al-Zaïdi cherche à attirer les investisseurs après des années de conflits qui ont dévasté les infrastructures du pays, dont l'invasion américano-britannique de 2003 qui a renversé le pouvoir de Saddam Hussein.

Avant le début de la guerre au Moyen-Orient fin février, l'Irak produisait environ quatre millions de barils par jour, et exportait en moyenne 3,5 millions de barils quotidiennement, principalement via le détroit d'Ormuz, par lequel transite habituellement un cinquième du pétrole mondial.
https://www.bfmtv.com/economie/internat ... 50272.html

Re: L'Irak

par energy_isere » 26 juin 2026, 10:42

L'Irak envisage toutes les options pour obtenir un quota plus élevé, y compris une sortie de l’Opep

Publié le 26/06/2026

L'Irak envisagera "toutes les options disponibles" si son quota de production au sein de l'Opep n'est pas augmenté de manière significative, y compris celle de quitter le cartel, ont dit Reuters des sources au fait de la politique pétrolière irakienne.

La perspective d'un départ de l'Irak, deuxième producteur de brut au sein de l'Opep derrière l'Arabie saoudite, constituerait un nouveau revers pour l'organisation, déjà fragilisée cette année par le retrait des Émirats arabes unis en mai.

L'Irak figure parmi les cinq membres fondateurs de l'Opep, créée en 1960 à Bagdad.

"L'Irak traverse une crise financière en raison de la guerre avec l'Iran et une hausse significative de son quota au sein de l(Opep doit être prise au sérieux", a dit à Reuters un haut responsable du ministère irakien du Pétrole.

L'option de quitter l'Opep a été étudiée, même si l'Irak entend bien rester membre de l'organisation avec un quota plus élevé, a-t-il ajouté.

"L'Arabie saoudite et les autres alliés de l'Opep doivent traiter cette question avec le plus grand sérieux. À défaut, l'Irak sera contraint d'envisager toutes les options disponibles", a-t-il déclaré.

Interrogé sur d'éventuelles discussions concernant une sortie de l'Opep, le responsable a répondu: "Il est encore prématuré de franchir cette étape".

L'Opep n'a pas immédiatement répondu à une demande de commentaire.

Le ministère irakien du Pétrole a déclaré que les informations selon lesquelles Bagdad envisagerait de mettre fin à son adhésion à l'Opep ne reflétaient pas la position officielle du gouvernement irakien.

Le ministère a ajouté que l'Irak continuait de souligner l'importance de revoir les quotas de production pétrolière afin de s'assurer qu'ils correspondent aux capacités de production durables des États membres.

"L'Irak travaille à rétablir sa pleine capacité d'exportation de pétrole et vise à porter sa production à sept millions de barils par jour (bpj) au cours des prochaines années", avait dit pour sa part le porte-parole du gouvernement irakien Haider al Aboudi.

Depuis sa prise de fonctions en mai, le Premier ministre irakien Ali al-Zaidi a déclaré que la reconstruction de l'économie irakienne, l'attraction des investissements étrangers et la lutte contre la corruption seraient au cœur des priorités de son gouvernement.

Mercredi, il a déclaré que l'Irak souhaitait que l'Opep relève sa production pétrolière en fonction de sa capacité de production et de sa population, a rapporté l'agence de presse d'État INA.

Sept membres clés de l'Opep+ ont relevé leurs quotas de production d'avril à juin de près de 600.000 bpj.

L'Opep+ regroupe l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) et des producteurs alliés, dont la Russie.
https://www.boursier.com/actualites/reu ... 20997.html

Re: L'Irak

par energy_isere » 21 juin 2026, 22:45

Bagdad annonce rétablir sa production pétrolière d'ici un à deux mois

AFP avec Connaissance des Énergies le 20 juin 2026

Selon l'agence officielle INA, Bagdad estime pouvoir rétablir, en un à deux mois, la production de pétrole au niveau d'avant-guerre.

Calendrier et relance des champs

« Nous pouvons revenir aux niveaux de production antérieurs d'ici un à deux mois », a déclaré vendredi 19 juin le porte‑parole du ministère du Pétrole, Salim Farhoud, cité par l'INA. Il a indiqué que la capacité de certains gisements, réduite depuis le début du conflit, commence à être relevée.

Avant les hostilités déclenchées fin février, l'Irak exportait environ 3,5 millions de barils par jour, une grande partie via le détroit d'Ormuz. Les réservoirs s'étant rapidement saturés, les autorités affirment avoir dû interrompre la production dans la plupart des champs et rediriger les volumes résiduels vers des itinéraires passant par la Turquie et la Syrie.

Flux d'exportation et dépendance budgétaire

Le ministère du Pétrole, par la voix de Bassem Khodeir, annonce une reprise des exportations « progressivement en fonction de la fluidité du trafic dans le détroit d'Ormuz ». Selon Bagdad, la voie maritime a commencé à rouvrir cette semaine à la suite d'un protocole d'accord signé entre Téhéran et Washington, dont les pourparlers de paix restent reportés.

En avril, les expéditions irakiennes via Ormuz sont tombées à 10 millions de barils, contre une moyenne mensuelle de 93 millions avant-guerre, d'après les autorités. Les recettes pétrolières représentent en temps normal près de 90 % des revenus de l'État irakien, un niveau de dépendance qui renforce l'enjeu budgétaire du redémarrage.

Contexte régional et contraintes de marché

Le blocage d'Ormuz et l'extension régionale des combats ont perturbé la production et les exportations de plusieurs grands producteurs, dont l'Irak, membre fondateur de l'Opep. En 2025, en moyenne 20 millions de barils par jour de brut et de produits pétroliers ont transité par Ormuz, selon l'Agence internationale de l'énergie, confirmant le rôle critique de ce goulet d'étranglement pour les flux mondiaux.

Parallèlement, sept pays de l'OPEP+ ont décidé un ajustement collectif de 188 kb/j à compter de juillet 2026, « afin de soutenir la stabilité du marché », d'après l'Opep le 16 juin 2026. Cette trajectoire de quotas servira de cadre au redressement irakien, qui devra rester compatible avec les engagements du groupe.

Avant la guerre, la production totale de pétrole de l'Irak, y compris les liquides associés, s'établissait autour de 4,5 mb/j en 2025, selon l'Energy Information Administration américaine en juillet 2025. Le ministère irakien vise à porter la capacité à 7 mb/j à l'horizon 2029, objectif conditionné à la disponibilité des débouchés d'exportation et à la stabilité régionale.

Selon les autorités, les volumes expédiés par Ormuz ont chuté à 10 millions de barils en avril, contre 93 millions en moyenne avant-guerre, un écart appelé à se résorber à mesure de la normalisation du trafic maritime.
https://www.connaissancedesenergies.org ... rre-260620

Re: L'Irak

par energy_isere » 18 mai 2026, 10:14

L'Irak a exporté en avril 10 millions de barils de pétrole par Ormuz

Publié le 18/05/2026

L'Irak a exporté 10 millions de barils de pétrole le mois dernier via le détroit d'Ormuz, contre 93 millions de barils environ par mois avant la guerre des Etats-Unis et d'Israël contre l'Iran, a déclaré le ministre irakien du Pétrole.

Téhéran a en grande partie fermé le détroit d'Ormuz au trafic depuis les premières frappes israélo-américaines contre la République islamique le 28 février. Environ un cinquième du pétrole et gaz naturel liquéfié (GNL) mondial transite par ce bras de mer.

L'Irak a rouvert en mars une route d'exportation de son pétrole par l'oléoduc Kirkouk-Ceyhan grâce à un accord passé avec le gouvernement autonome régional du Kurdistan.

Selon le ministre irakien du Pétrole Bassim Mohamed, 200.000 barils ont transité par le port turc de Ceyhan. "Nous prévoyons de porter le total à 500.000 barils", a-t-il dit.

L'Irak souhaite augmenter sa capacité de production pour la porter à 5 millions de barils par jour, a-t-il ajouté.
https://www.boursier.com/actualites/reu ... 18296.html

Re: L'Irak

par energy_isere » 25 avr. 2026, 10:37

Un pétrolier arrive en Irak, le 2e depuis le blocage du détroit d'Ormuz

Connaissance des Énergies avec AFP le 24 avril 2026

Un pétrolier est arrivé vendredi sur les terminaux pétroliers irakiens dans la province de Bassora, a-t-on appris auprès d'un responsable des autorités portuaires.

Il s'agit du 2e pétrolier à arriver depuis l'arrêt du trafic dans le détroit stratégique d'Ormuz consécutif à la guerre au Moyen-Orient, déclenchée fin février.

L'Irak "n'a reçu qu'un seul pétrolier" vendredi, a déclaré ce responsable à l'AFP. Une vidéo diffusée par les autorités portuaires montrait un navire portant le nom d'HELGA.

Bagdad avait annoncé être parvenu à un accord avec les Etats-Unis et l'Iran afin de réduire l'impact du blocus du détroit d'Ormuz sur les exportations pétrolières irakiennes.

Le 17 avril, l'Irak avait reçu un pétrolier pour charger deux millions de barils de pétrole irakien, le premier à arriver après la fermeture de cette voie maritime vitale par où transitait avant le conflit 20% du pétrole et du gaz naturel liquéfié (GNL) mondiaux.

L'Irak, qui tire plus de 90% de ses revenus de l'or noir, ne peut actuellement maintenir qu'une fraction de ses exportations du fait des perturbations liées à la guerre.

Membre fondateur de l'alliance des pays exportateurs de pétrole, Opep, l'Irak dépend fortement de ses exportations d'or noir, qui représentent environ 90% de ses recettes budgétaires.

Avant le début de la guerre régionale le 28 février, la majeure partie de sa production - environ 3,5 millions de barils par jour en temps normal - était exportée par le Golfe, et donc par Ormuz.

Désormais, l'Irak a commencé à exporter par camions-citernes via la Syrie et a repris les exportations de 250.000 barils par jour via l'oléoduc de la région du Kurdistan qui mène au port turc de Ceyhan.
https://www.connaissancedesenergies.org ... muz-260424

Re: L'Irak

par energy_isere » 15 avr. 2026, 23:42

suite du post au dessus.
La Syrie commence à embarquer des cargaisons de pétrole irakien pour les réexporter

Connaissance des Énergies avec AFP le 15 avril 2026

La Syrie a entamé mercredi le chargement d'un premier pétrolier pour exporter du pétrole irakien, selon les médias d'État et un correspondant de l'AFP, suite à un accord visant à relancer les exportations pétrolières de l'Irak, entravées par la guerre au Moyen-Orient.

Avec la perturbation du trafic maritime dans le détroit d'Ormuz, verrouillé par Téhéran, les exportations irakiennes se sont arrêtées et les réservoirs de stockage de pétrole ont commencé à se remplir rapidement, contraignant les autorités à suspendre largement la production.

Début avril, l'Irak avait annoncé avoir commencé à transporter du pétrole par camion à travers la Syrie en vue de sa réexportation.

"Le chargement du premier pétrolier est en cours aujourd'hui en Syrie, dans le cadre de l'accord conclu avec la partie irakienne pour transporter le pétrole irakien vers la raffinerie de Baniyas, puis vers le terminal pétrolier pour son expédition par voie maritime", a déclaré le directeur général adjoint de la Syrian Petroleum Company, Ahmed Qubbaji, à des journalistes, dont un correspondant de l'AFP.

"La quantité qui sera chargée sur le pétrolier est estimée à environ 500.000 tonnes" et l'opération prendra au moins trois jours, a-t-il indiqué.

Selon M. Qubbaji, l'accord permet aux Syriens de prendre "le pétrole dont nous avons besoin pour les centrales électriques afin de produire de l'électricité, tandis que l'excédent est exporté".

Un correspondant de l'AFP a vu des dizaines de camions-citernes portant des plaques d'immatriculation irakiennes à l'entrée de la ville de Tartous, se dirigeant vers la raffinerie de Baniyas et les réservoirs de stockage qui l'entourent.

Dans un communiqué publié début avril, le ministère irakien du Pétrole avait annoncé avoir "commencé à exporter du pétrole par camions-citernes via la Syrie voisine".

Membre fondateur de l'alliance des pays exportateurs de pétrole, Opep, l'Irak dépend fortement de ses exportations d'or noir, qui représentent environ 90% de ses recettes budgétaires.

Avant le début de la guerre régionale le 28 février, la majeure partie de sa production - environ 3,5 millions de barils par jour en temps normal - était exportée via le Golfe.

Le mois dernier, l'Irak a annoncé avoir repris une partie de ses exportations, à hauteur de 250.000 barils par jour, via l'oléoduc de la région du Kurdistan qui mène au port turc de Ceyhan.
https://www.connaissancedesenergies.org ... ter-260415

500 000 tonnes de pétole, il faut avec des camions de 38 tonnes de chargement faire un peu plus de 13 000 rotations de camion pour le faire !

Re: L'Irak

par energy_isere » 02 avr. 2026, 15:11

L'Irak démarre ses exportations de pétrole par camions via la Syrie

Connaissance des Énergies avec AFP le 02 avril 2026

Le ministère du Pétrole irakien a annoncé débuter ses exportations de pétrole par camions-citernes via la Syrie, plus d'un mois après le début de la guerre au Moyen-Orient et la fermeture de facto du détroit d'Ormuz.

L'Irak a "commencé à exporter du pétrole par camions-citernes via la Syrie voisine", a révélé le ministère dans un communiqué publié mercredi soir.

Il a précisé que la Syrie garantirait "le passage en toute sécurité" du pétrole et que les exportations augmenteraient "progressivement".

Une source du secteur pétrolier irakien a indiqué à l'AFP que sur les 299 camions prévus, "178 camions-citernes chargés de fioul" étaient arrivés à la raffinerie du port de Banias, sur la côte méditerranéenne de la Syrie, dans le cadre de la "phase initiale des exportations".

"Ce chargement, le premier du genre, est entré par le poste frontière d'al-Tanf en provenance de l'Irak voisin", a déclaré à l'AFP Safwan Sheikh Ahmad, porte-parole de la Compagnie pétrolière d'État syrienne.

Il a précisé que les véhicules seraient déchargés au terminal de Banias, et que la marchandise serait transvasée dans des pétroliers pour être exportée. "Le premier chargement, composé de 299 camions, entre en Syrie par lots, le second étant attendu prochainement", a-t-il ajouté.

Le mois dernier, l'Irak a annoncé la reprise de ses exportations de pétrole, à hauteur de 250.000 barils par jour, via le port turc de Ceyhan.

L'Irak dépend très fortement de ses exportations de pétrole, qui représentent environ 90 % de ses recettes budgétaires.

Membre fondateur de l'Opep (Organisation des pays exportateurs de pétrole), l'Irak subit, depuis le 28 février et le début de la guerre au Moyen-Orient, les restrictions de circulation imposées aux navires dans le Golfe et dans le détroit d'Ormuz, par où passait jusque-là la majeure partie de ses exportations.
https://www.connaissancedesenergies.org ... rie-260402

Re: L'Irak

par energy_isere » 22 mars 2026, 11:25

Pétrole-L'Irak déclare la force majeure sur les sites exploités par des sociétés étrangères-sources

Publié le 20/03/202

L'Irak a déclaré un cas de force majeure sur tous les gisements pétroliers exploités par des compagnies pétrolières étrangères après que des opérations militaires dans la région perturbent la navigation dans le détroit d'Ormuz, ont rapporté à Reuters trois responsables du secteur de l'énergie directement informées de cette décision.

La navigation dans le détroit d'Ormuz, une voie de passage stratégique par laquelle transitent 20% du pétrole et du gaz naturel liquéfié dans le monde, a été gravement affectée par une activité militaire sans précédent, a déclaré le ministère irakien du Pétrole dans une lettre datée du 17 mars et consultée par Reuters.


La plupart des exportations de brut irakien transitent par ce détroit, et ces perturbations ont conduit à pousser les capacités de stockage à leur seuil limite, peut-on lire dans la lettre.

Les cours internationaux du pétrole ont atteint vendredi leur plus haut niveau en près de quatre ans, alors que la guerre entre les Etats-Unis, Israël et l'Iran, qui dure depuis trois semaines, s'intensifiait.

"Les partenaires internationaux n'ont pas été en mesure d'indiquer les tankers capables de recevoir du brut, empêchant ainsi les exportations alors même que la compagnie pétrolière nationale SOMO était prête à charger les cargaisons", poursuit la lettre.

"Compte tenu de la situation, le ministère a ordonné l'arrêt complet de la production dans les zones sous concession concernées, sans qu'aucune indemnisation ne soit due au titre des clauses contractuelles", ajoute également la lettre.

Selon le ministère irakien du Pétrole, cette baisse des capacités sera réexaminée périodiquement en fonction de l'évolution de la situation régionale. Il a invité les entreprises à des discussions urgentes afin de s'accorder sur les opérations essentielles, les coûts et les effectifs dans le cadre des conditions de force majeure.

Le ministre irakien du Pétrole, Hayan Abdel Ghani, a déclaré que la production de brut de la Basra Oil Company avait été réduite à 900.000 barils par jour (bpj) contre 3,3 millions de bpj après l'arrêt des exportations depuis les ports du sud du pays, selon un communiqué publié vendredi. Les volumes produits ont été acheminés vers les raffineries en activité, précise le communiqué du ministère.

La baisse de la production et des exportations devrait peser sur les finances déjà fragiles de l'Irak, l'Etat dépendant des ventes de brut pour la quasi-totalité de ses dépenses publiques et plus de 90% de ses revenus.

La guerre américano-israélienne contre l'Iran, déclenchée le 28 février, menace d'embraser tout le Moyen-Orient. Téhéran a riposté aux frappes d'Israël et des Etats-Unis en visant les Etats du Golfe qui abritent des bases militaires américaines, tandis qu'Israël a lancé des attaques au Liban en réponse aux tirs du Hezbollah, soutien de l'Iran.
https://www.boursier.com/actualites/reu ... 14550.html

Re: L'Irak

par energy_isere » 18 mars 2026, 17:26

Pétrole: l'Irak reprend une fraction de ses exportations via la Turquie

Connaissance des Énergies avec AFP le 18 mars 2026

L'Irak a annoncé mercredi la reprise d'une fraction de ses exportations pétrolières, soit 250.000 barils de pétrole par jour (bpj) acheminés par oléoduc jusqu'à un port turc, après un accord avec les autorités du Kurdistan autonome irakien.

Avec la guerre au Moyen-Orient déclenchée le 28 février par l'offensive israélo-américaine contre l'Iran, l'Irak membre fondateur de l'Opep avait totalement cessé ses exportations - totalisant d'ordinaire quelque 3,5 millions bpj - et les autorités cherchaient des alternatives au détroit d'Ormuz rendu quasiment impraticable par l'Iran.

Dans un communiqué, la compagnie pétrolière étatique qui gère les champs pétroliers du nord de l'Irak a annoncé mercredi "le début des opérations à la station de pompage de Sarlo, pour une reprise des opérations de pompage et d'exportation du pétrole de Kirkouk vers le port turc de Ceyhan, avec une capacité d'exportation initiale de 250.000 bpj."

La relance "après une période d'interruption qui a représenté un grand défi pour le secteur pétrolier" s'est faite grâce à un "accord entre le gouvernement fédéral et le gouvernement de la région du Kurdistan", précise ce communiqué.

Le ministère des Ressources naturelles du Kurdistan a confirmé dans un communiqué le début des opérations dès 06H30 (03H30 GMT) pour que le pétrole soit exporté "via l'oléoduc du Kurdistan jusqu'au port turc de Ceyhan."

Ces derniers jours, Bagdad et le Kurdistan autonome se déchiraient sur une reprise de ces exportations, Bagdad demandant d'utiliser un oléoduc qui relie les territoires kurdes au port de Ceyhan.

Les autorités kurdes avaient initialement posé plusieurs conditions préliminaires, avant de finalement accepter.
https://www.connaissancedesenergies.org ... uie-260318

Re: L'Irak

par energy_isere » 17 mars 2026, 11:25

L'Irak en contact avec l'Iran pour faire passer ses pétroliers via le détroit d'Ormuz (ministre)

Connaissance des Énergies avec AFP le 17 mars 2026

L'Irak ultra-dépendant de sa manne pétrolière est en contact avec l'Iran pour faire passer ses pétroliers via le détroit d'Ormuz, a annoncé le ministre du pétrole irakien qui veut relancer les exportations de son pays malgré la guerre au Moyen-Orient.

Avant le conflit, l'Irak expédiait son pétrole - quelque 3,5 millions de barils par jour- essentiellement depuis ses infrastructures portuaires de Bassorah dans l'extrême sud du pays, unique accès sur la mer du Golfe et le reste du monde via le stratégique détroit d'Ormuz.

Mais l'Iran a quasiment paralysé la circulation dans cette voie maritime, en représailles à l'attaque israélo-américaine lancée le 28 février.

Interrogé par la chaîne de télévision irakienne Al-Sharqiya, le ministre Hayan Abdel Ghani a reconnu lundi soir des contacts avec "les autorités compétentes" à Téhéran "afin d'autoriser le passage de quelques pétroliers par le détroit d'Ormuz, pour que nous puissions reprendre nos exportations."

"Il faut leur communiquer l'identité de ces navires, leur nom, qui en est le propriétaire", a-t-il encore dit.

Seule une fraction des navires qui franchissaient auparavant le détroit d'Ormuz arrivent aujourd'hui à traverser cette voie, par laquelle transite en temps normal près de 20% du brut mondial et près de 20% du gaz naturel liquéfié (GNL).

Même si les responsables à Téhéran enchaînent les déclarations contradictoires, mi-mars le chef de la diplomatie iranienne a assuré que son pays était prêt à autoriser les navires de certains pays à emprunter le détroit d'Ormuz.

Téhéran cible le détroit pour le rendre impraticable et gêner l'économie mondiale pour faire pression sur Washington.

Avec la guerre, l'Irak a totalement cessé ses exportations. Les revenus tirés de l'or noir représentent plus de 90% de ses rentrées d'argent. Plusieurs champs pétroliers sont à l'arrêt et la production actuelle a été drastiquement réduite, servant pour l'heure à couvrir les besoins nationaux.

Ces derniers jours, plusieurs champs pétroliers ont été la cible d'attaques et de tirs de drones, des factions armées irakiennes pro-iraniennes ayant menacé dans toute la région les intérêts américains.
https://www.connaissancedesenergies.org ... tre-260317

Re: L'Irak

par energy_isere » 16 mars 2026, 19:30

Pétrole : l'Irak veut relancer une fraction de ses exportations via la Turquie

Connaissance des Énergies avec AFP le 16 mars 2026

L'Irak, ultra-dépendant de sa manne pétrolière, cherche à relancer via la Turquie une fraction de ses exportations pétrolières, actuellement à l'arrêt à cause de la guerre au Moyen-Orient.

Alternatives limitées

L'objectif est d'acheminer jusqu'à 250 000 barils de pétrole par jour (b/j) via la Turquie. Il s'agit d'une fraction des quelque 3,5 millions b/j qu'exportait avant le conflit ce membre fondateur de l'Opep.

Avant la guerre, l'Irak expédiait son pétrole depuis ses infrastructures portuaires de Bassora dans l'extrême sud du pays, unique accès sur la mer du Golfe et le reste du monde via le stratégique détroit d'Ormuz. Mais l'Iran a quasiment paralysé la circulation dans cette voie maritime, en représailles à l'attaque israélo-américaine lancée le 28 février.

Les exportations pétrolières "ont été stoppées deux ou trois jours après le début de la guerre", a précisé le ministre du Pétrole, Hayan Abdel Ghani, dans une vidéo postée tard dimanche sur les réseaux sociaux.

Les alternatives sont limitées. Les autorités irakiennes réhabilitent un vieil oléoduc à l'arrêt depuis de longues années, reliant les champs pétroliers de Kirkouk (nord) au port turc de Ceyhan. Sur cet oléoduc, "tous les travaux de réhabilitation sont terminés, mais il y a une portion, sur 100 kilomètres, qui a besoin d'être examinée", a indiqué le ministre.

Il a dit espérer que tous les tests nécessaires seront menés "d'ici une semaine", pour que puissent démarrer les exportations des 250 000 b/j.

Des camions-citernes via la Jordanie et la Syrie

L'oléoduc avait été endommagé par les jihadistes du groupe État islamique (EI) en 2014. Son usage nécessite toutefois "des contacts avec la partie turque et un accord sur des questions logistiques et techniques", nuance l'expert pétrolier Assem Jihad.

Initialement, Bagdad souhaitait effectuer ces exportations jusqu'à Ceyhan via un autre oléoduc passant par le Kurdistan autonome d'Irak. Mais "jusqu'à maintenant aucun accord n'a été trouvé", a admis le ministre, les relations entre Bagdad et les autorités kurdes s'étant dégradées ces derniers jours.

L'Irak étudie aussi un possible acheminement de 200 000 b/j par jour par camions-citernes via la Jordanie et la Syrie notamment.

Des experts mettent en garde contre les difficultés financières pesant sur le pays de plus de 46 millions d'habitants, qui tire plus de 90% de ses revenus du pétrole. Sans cet argent, l'État, premier employeur du pays, ne pourra pas payer les salaires des fonctionnaires, et risque une pénurie de devises étrangères.
https://www.connaissancedesenergies.org ... uie-260316

Re: L'Irak

par energy_isere » 13 mars 2026, 10:45

Irak: attaque de drones sur un champ pétrolier, pas de victimes (responsables)

Connaissance des Énergies avec AFPparue le 13 mars 2026

Deux drones se sont écrasés près d'un important champ d'hydrocarbures du sud de l'Irak déjà à l'arrêt, a annoncé vendredi un responsable du secteur pétrolier, en pleine guerre au Moyen-Orient.

Le champ de Majnoon, visé par l'attaque nocturne dans la province de Bassora, est l'un des principaux gisements pétroliers du sud de l'Irak, grand producteur de l'Opep qui tire plus de 90% de ses revenus de l'or noir.

La guerre au Moyen-Orient a provoqué un bouleversement sans précédent du secteur des hydrocarbures à l'international. L'Iran a bloqué le détroit d'Ormuz, par lequel transite habituellement 20% de la production mondiale de pétrole, et en Irak, des factions armées proiraniennes sont accusées de cibler les infrastructures pétrolières.

Dans la nuit de jeudi à vendredi, deux drones sont venus s'écraser sur des pylônes de télécommunications près des installations pétrolières de Majnoon, a indiqué à l'AFP un responsable du secteur pétrolier irakien.

"Il n'y a ni dommages matériels, ni victimes", a-t-il précisé. "La production était déjà à l'arrêt" avant l'attaque a-t-il dit.

Le porte-parole du ministère du Pétrole Saheb Bazoun a confirmé l'attaque, précisant "qu'un drone avait chuté et explosé, mais le second n'a pas détoné".

Le champ a été "impacté", a-t-il dit, sans plus de détails, et sans être en mesure de dire si les drones avaient été abattus où s'ils avaient chuté.

La guerre a contraint plusieurs entreprises occidentales d'hydrocarbures à suspendre leurs activités en Irak, mais les autorités tentent de maintenir la production à 1,4 millions de barils par jour (bpj) - contre plus de 3,5 millions auparavant.

Ces derniers jours, plusieurs champs pétroliers ont été la cible d'attaques de drone, particulièrement dans la région de Bassora riche en pétrole mais aussi au Kurdistan autonome dans le nord de l'Irak, où les activités sont quasi à l'arrêt - à l'exception d'une petite production pour couvrir les besoins locaux de la région autonome.
https://www.connaissancedesenergies.org ... les-260313

Re: L'Irak

par energy_isere » 09 mars 2026, 12:46

Iraq’s Oil Output Plunges 70% as Gulf Shipping Crisis Deepens

By Irina Slav - Mar 09, 2026, 1:12 AM CDT

Crude oil production from Iraq’s southern fields has dropped by 70% since the start of the U.S. and Israeli war on Iran, with the average daily production at 1.3 million barrels, compared with 4.3 million barrels daily before the war began.

“Crude storage has reached maximum capacity, and the remaining output after the major cut will be used to supply the country's refineries,” an official from Basra Oil Company told Reuters. The company is the state-owned entity that markets Iraq’s southern oil, which accounts for most of its production.

Iraq was the first major producer to resort to production cuts because of tanker traffic disruption in the Strait of Hormuz. The cuts began last week, with warnings from analysts that other producers would follow suit when their storage reaches its limits as well. Indeed, Kuwait and the UAE were the next to announce oil production cuts in response to the paralysis of traffic in the Strait.

Iraq is still loading crude for export, but nowhere near previous rates, the Reuters report noted. On Sunday, only two vessels were loaded at Iraq’s terminals in the south, each with about 2 million barrels. One of the vessels is Hong Kong-flagged Cospearl Lake, and the other is a China-flagged VLCC named Yuan Hua Hu. According to Marine Traffic, both vessels are still in the Persian Gulf.

Reuters reports that Iraq’s average daily oil exports have plummeted from over 3.33 million barrels daily to just 800,000 barrels daily as of Sunday. “This is the most serious operational threat Iraq has faced in more than 20 years,” the publication cited an Iraqi oil ministry official.

The oil and gas supply disruption in the Gulf resulting from the U.S. and Israeli war with Iran has pushed Brent crude over $116 per barrel earlier today, with WTI also reaching that price level, before both retreated to below $110 a barrel. Meanwhile, Middle Eastern Murban has soared to over $120 per barrel.
https://oilprice.com/Latest-Energy-News ... epens.html

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