Le gouvernement veut mettre en place un mécanisme de compensation qui permettra de faire baisser le prix du gasoil pour les pêcheurs à 30 centimes le litre, contre 52 aujourd'hui.
Bruxelles remet en cause le plan d'aide à la pêche français
Jugé acceptable dans les grandes lignes la veille, le plan français d'aide à la pêche est finalement remis en cause par Bruxelles
La Commission européenne ne semble pas convaincue de la légalité du mécanisme envisagé par le gouvernement français pour compenser la hausse du prix du gazole. La veille, pourtant, l'exécutif européen ne remettait pas en cause la compatibilité de la loi avec les règles communautaires. Depuis, Bruxelles dispose "d'autres éléments" lui permettant de considérer le plan français comme étant "une aide au fonctionnement (qui) ne serait pas compatible avec les règles communautaires sur les aides d'Etat". D'après Mirielle Thom, en charge du dossier pêche au sein de la Commission européenne, l'aide proposée par le gouvernement français n'est valable "que dans certaines conditions, dans le cadre de plan de sauvetage et de restructuration des entreprises en difficulté". Au passage, Mme Thom préconise au gouvernement français de se pencher sur la "restructuration du secteur de la pêche" estimant que la solution "n'est pas de donner des subventions mais de s'attaquer aux problèmes de fond".
Hier, les pêcheurs avaient décidé de reprendre le travail après plusieurs jours de grève suite aux propositions du ministre de la Pêche, Michel Barnier. Ce dernier avait affirmé sa volonté de compenser la hausse du gazole par la mise en place d'un mécanisme "durable de compensation des surcoûts du gazole" censé assurer "un seuil de rentabilité satisfaisant". Cette masure doit être mise en place "avant la fin de l'année". Entre-temps et pour répondre aux attentes des professionnels de la pêche, Mr Barnier avait assuré que la mise en place des exonérations des charges patronales et salariales seraient applicables "jusqu'à ce que le mécanisme de compensation [...] soit mis en place".
Il n'y a aucune corrélation entre l'état de putréfaction d'une discussion et la réussite du vote.
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Anonyme
21 millions d'euros par trimestre pour les marins pécheurs , c'est que dalle a coté des dizaines de milliards qu'ont coûtées les lois Aubry a la SS. Ha , mais c'est vrais c'est des mesures socialistes donc c'est super il faut se prosterner devant . Tous ce qui vient de la gauche est bon tout se qui vient de la droite c'est du fascisme . Hein Lo , j'ai bon ?
Phyvette
Quand on a un javelin dans la main, tous les problèmes ressemblent à un T-72.
La gauche, c'est l'handicapé, l'ouvrier, le chômeur, l'immigré, le bon à rien...
La droite, c'est le patron, le cadre supérieur, le rentier, le pure souche, la star...
L'extrême gauche & l'extrême droite, eux, ce sont les fachistes. Bons à mettre dans un zoo où ils peuvent se taper dessus à volonté (en foutant la paix eu peuple).
Que les bateaux de pêches consomment moins de gazole, tel est l’objectif du projet Grand Largue porté par Avel Vor Technologie (lire par ailleurs). Un projet dont les premiers essais en mer devraient se concrétiser début 2008 sur un chalutier laboratoire. Quant aux premières applications, elles pourraient être effectives dès juin 2008.
Le plan d’aide aux pêcheurs présenté la semaine dernière prévoit, entre autres mesures, une modernisation de la flottille. Et notamment les possibilités de modernisation des moteurs, pour qu’ils consomment moins. Moins consommer, tel est le but de Grand Largue, qui visent à coupler des voiles aux moteurs des navires.
Un chalutier laboratoire
Labelisé en février dernier par le pôle Mer Bretagne, le projet soutenu à 50 % par la région Bretagne (*) a déjà débuté, « sans attendre les subventions », note Pierre-Yves Glorennec, gérant d’Avel Vor Technologie. « Il y avait urgence », poursuit le scientifique. La grogne des pêcheurs semblant lui donner raison. Une expérimentation qui passe par un chalutier « laboratoire », dont AVT s’est portée acquéreur. « Il s’agit d’un chalutier déclassé de 16 m en bois. Il est actuellement en remise en état à Saint-Brieuc. » Un navire qui devrait être motorisé avec un moteur Baudouin, entreprise marseillaise avec laquelle AVT travaille sur les hélices à pas variables, autre axe d’étude (lire encadré). L’expérimentation devrait se poursuivre en condition réelle d’exploitation sur un bolincheur (Wakan-Tanka, Lesconil), sur un coquillier (Laurenti, Saint-Malo) et sur un chalutier (Scapêche, Lorient).
Un, deux ou trois mâts
Quant aux voiles, elles devront « s’adapter au bateau et au type de métier », poursuit Pierre-Yves Glorennec. Ainsi, un coquillier (10 m) ne devrait être équipé que d’une seule voile alors que deux mats, type goélette, équiperont les chalutiers (16 m). « Pour le cabotage (30 m), il est possible d’imaginer trois mats », précise-t-il. Si les calculs de structures sont faits, il reste encore « à travailler sur les types de tissus », domaine de compétence de la voilerie morlaisienne Ulmo. Un système de voiles qui pour autant « ne sera pas transposable sur tous les navires ».
Des armateurs intéressés
Le projet mobilise de nombreuses compétences réunies autour d’un consortium et attire les professionnels. « Il existe déjà des armements demandeurs », note Pierre-Yves Glorennec. En Bretagne, en Méditerranée mais également « des armements étrangers, en Afrique ». 22.000 litres, c’est ce que consomme en gazole un navire de pêche pour une marée de 15 jours. Alors l’idée qu’il soit possible de réduire cette consommation de 15 à 30 % ne devrait pas laisser insensible les marins. * Coût du projet : 690.000 €.
Des voiles auxiliaires et automatisées Avel Vor Technologie, entreprise basée depuis février 2007 à la pépinière d’entreprises de Mellac (29), est spécialisée dans les domaines de l’optimisation de systèmes industriels et ceux des économies d’énergie. Son gérant, Pierre-Yves Glorennec professeur émérite à l’Institut national des sciences appliquées de Rennes, travaille avec un ingénieur sur un projet de réduction de la consommation de gazole pour les bateaux. Le projet Grand largue.
Quel est l’objectif du projet Grand Largue ?
C’est de mettre des voiles auxiliaires sur les bateaux de pêche ou au cabotage pendant le trajet. Il y a deux raisons à cela : réduire les émissions de CO2 et gaz à effet de serre et diminuer la consommation de gazole. D’après les calculs, les voiles permettraient de faire entre 15 et 30 % d’économie.
Des bateaux qui fonctionnent à la voile, l’idée n’est pourtant pas nouvelle ?
Non, des études ont déjà été réalisées dans les années 1980, avec les chocs pétroliers. Mais elles sont tombées à l’eau en raison de la baisse du prix du pétrole. L’expérience avait été réalisée avec des thoniers par Hervé Gloux. Le système fonctionnait bien mais le gros problème, c’était l’absence d’automatisation des voiles. Ce qui signifiait qu’un marin devait être spécialement affecté aux voiles. Or, aujourd’hui, les marins n’ont plus la culture voile et surtout, les équipages sont réduits.
L’innovation apportée, c’est donc l’automatisation des voiles ?
Oui, l’aspect innovant du projet c’est qu’une fois qu’ont été définis le cap et la vitesse, les marins ne s’occupent plus des voiles. Par un système de treuils, elles se déroulent toutes seules. La deuxième idée, c’est que la puissance du moteur est régulée en fonction de la force du vent. L’idée, ce n’est pas d’aller plus vite mais bien de consommer moins.
Diverses études en cours Outre le projet Grand Largue, AVT travaille sur différents projets afin de consommer moins ou de récupérer de l’énergie. Les hélices à pas variable permettent d’adapter la propulsion en fonction de l’état de la mer et du travail. Mais, selon Pierre-Yves Glorennec, il existe des variations de plus ou moins 15 % de la consommation. L’étude vise à tendre vers les -15 %. D’autre part, un stagiaire de l’INSA travaille actuellement sur la récupération de l’énergie du tangage.
Je suis personnellement favorable à subventionner l'adaptation des unités à l'après pétrole plutôt que d'aider à continuer à consommer du gasoil.
Pour autant, je ne mangerais pas davantage de poisson ou de poison (pour moi, c'est pareil, vu l'état des mers).
Je réfléchirais à 2 fois avant de consommer quelque chose venant de la mer Noire (qui porte bien son nom).