Silenius a écrit : 02 janv. 2020, 20:29
Jeuf a écrit : 02 janv. 2020, 10:16
Peut-être qu'il n'y aura pas de grand crash, mais un effritement étalé sur plusieurs décennies, avec quelques à coups. Enfin, ça dépend aussi comment on voit les choses, et à quelle échelle. Localement, ça a déjà commencé et ça pousse des gens de certains pays à risquer la noyade pour le quitter.
Pourtant, les pays d'afrique sub-saharienne ont une croissance de 4 a 6% par an, c'est nous qui devrions emigrer la-bas...
Avec une croissance de la population qui se mesure aussi en plusieurs %, la croissance économique est "mangée" par la croissance démographique. 5% de croissance économique et 4% de croissance de la population, c'est que 1% par habitant.
La France vantant sa croissance démographique, avec très peu de croissance économique, a vu pour sa part une baisse de PIB par personne.
Enfin, ce n'est pas moi qui vante ces croissances...
GillesH38 a écrit : 02 janv. 2020, 17:57
qu'est ce que tu entends par % par an ?
Tu parles de x5 pour le PIB grace aux énergie fossile, ça c'est sur une période de plusieurs décennies. Si le réchauffement climatique fait -3% de PIB par an, là aussi on se retrouve avec rien.
Dans l'étude dont je mets le lien, il y a effectivement des pays qui se trouve avec -100%, ou pas loin, de PIB. (Certains (la Russie, le Canada sont avantagés, mais il ne pèsent pas lourd à la base ; la France est sur le milieu.). Si par exemple le Mali, qui est déjà chaud, finit de devenir un désert brulant comme le coeur de l'Arabie, on comprend qu'on peut avoir -100%.
De toute façon, d'accord avec Nemo et Jancovici (pour en revenir à lui). Je me souviens, en 2005 déjà, du temps où je voyait du monde et des conférences...à une table de débat, il avait critiqué l'interlocuteur précédant qui faisait ce genre de calcul : non, , ces points de PIB ne veulent rien dire, on bascule dans un autre monde, les euros n'ont pas franchement de signification, on parle de millions de morts. Jancovici n'est pas critique envers le GIEC en général, mais sur ces considérations économiques oui.
Pour rappel, des morts, il y en a déjà des milliers par an dans la Méditérannée. Alors certes l'affaire est multifactorielle et on grossit peut-être le facteur climat, en laissant de coté d'autres que sont le quasi-plafonnement de débit d'extraction de pétrole qui bride l'économie, la démographie, les autres dégradations de l'environnement.
Il est vrai que prédominance du problème de climat ou pas climat , une croissance démographique et/ou économique se heurte à des limites si on ne s'en donne pas de nous-mêmes qui seraient en-dessous, et donc le problème est d'abord psychologique, et sur ce point fondamental on est d'accord.