https://www.agenceecofin.com/actualites ... de-kavangoNamibie : ReconAfrica lance un test décisif sur la viabilité du pétrole de Kavango
Agence Ecofin 11 juin 2026
En décembre 2025, ReconAfrica annonçait avoir confirmé la présence de pétrole dans plusieurs couches géologiques de son puits namibien onshore. La prochaine étape du projet consiste à déterminer si ces occurrences d’hydrocarbures peuvent être exploitées de manière rentable.
La Namibie entre dans une phase déterminante de son histoire pétrolière onshore. ReconAfrica, en partenariat avec la compagnie nationale NAMCOR et le norvégien BW Energy, a lancé lundi 8 juin les premiers essais de production sur le puits Kavango West 1X, dans le nord-est du pays. C’est le premier test de ce type réalisé en Namibie sur un gisement à terre, selon le communiqué officiel de la société publié le même jour.
Il ne s’agit pas de confirmer la présence de pétrole, des occurrences ayant été observées précédemment. Le test doit déterminer si les hydrocarbures identifiés peuvent être extraits en quantité et à un rythme suffisant pour justifier un développement commercial.
« Nous sommes très impatients de conduire le premier test de production sous tubage en Namibie. Ce test est un point pivot pour déterminer la commercialité du jeu de la ceinture de plis Damara », a déclaré Brian Reinsborough, PDG de ReconAfrica, dans ce même communiqué.
Pour mener ce test, ReconAfrica a fait venir des équipements depuis l’Asie, l’Amérique du Nord et l’Europe pour des opérations de terrain qui seront conduites notamment par SLB (ex-Schlumberger) et Halliburton, deux multinationales de services pétroliers.
Ensemble, ces prestataires vont tester six zones distinctes du puits, couvrant une épaisseur totale de 420 mètres de roche contenant des hydrocarbures. Les résultats sont attendus d’ici la fin du mois prochain.
Un projet qui avance pas à pas depuis fin 2025
Ce test fait suite à plusieurs mois de préparation intensive. En décembre 2025, Agence Ecofin a rapporté que la présence de pétrole avait été confirmée dans plusieurs couches géologiques du puits. Une avancée qui a ouvert la voie aux tests actuels.
Pour financer ces opérations, ReconAfrica avait levé en janvier 2026 environ 27 millions de dollars auprès d’investisseurs. Une partie de ces fonds servira à forer un deuxième puits dans la même zone d’ici la fin du troisième trimestre 2026, pour mieux évaluer l’étendue de la découverte.
En avril 2026, la société avait indiqué viser une mise en service du projet à l’horizon 2028, si les tests s’avèrent concluants. « Si ce test est concluant, c’est un véritable changement de la donne pour les sources d’énergie de la Namibie », a déclaré Reinsborough dans une interview diffusée sur YouTube.
Si le pays n’a encore aucun gisement pétrolier commercialement viable à terre, ses eaux territoriales recèlent des découvertes majeures, notamment le champ Graff de Shell, Venus de TotalEnergies et Mopane de Galp, dont la mise en production est attendue à partir de 2029.
Namibie
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Re: Namibie
https://www.agenceecofin.com/actualites ... sin-orangeNamibie : Shell réalise sa meilleure découverte pétrolière dans le bassin Orange
Agence Ecofin 12 juin 2026
Shell explore le bassin Orange namibien depuis plusieurs années, sans encore confirmer la viabilité commerciale de ses découvertes. Chaque nouveau puits rapproche la major d’une réponse décisive sur le potentiel de ce bloc.
La société anglo-néerlandaise Shell vient d’enregistrer ses meilleurs résultats d’exploration en Namibie. L’opérateur britannique et ses partenaires QatarEnergy et NAMCOR, la compagnie pétrolière namibienne, ont en effet annoncé mardi 9 juin, les résultats du puits Merlin-1X, foré en avril sur la licence d’exploration PEL 39, au large des côtes namibiennes. Il s’agit du dixième puits foré par la société sur ce périmètre.
Les résultats sont qualifiés par Shell de « plus prometteurs à ce jour » sur cette licence. Le puits a traversé une formation géologique ciblée et révélé une bonne qualité de réservoir, avec du pétrole léger et peu de gaz associé, des caractéristiques plus favorables que celles des neuf puits précédents sur ce même bloc.
« Ce sont des résultats encourageants qui ajoutent à notre compréhension du potentiel du bassin d’Orange. Nous progressons avec une approche disciplinée et axée sur les données pour établir la commercialité », a déclaré Eugene Okpere, vice-président exécutif de Shell pour l’Exploration, la Stratégie et le Portefeuille.
Saad Sherida Al-Kaabi, ministre d’État qatari aux Affaires énergétiques et PDG de QatarEnergy, a ajouté que les résultats du forage de Merlin-1X « renforcent encore davantage la confiance dans le bassin Orange en tant que province d’hydrocarbures de classe mondiale émergente ». Shell envisage de nouveaux forages sur ce permis d’ici la fin de l’année.
Une découverte qui s’inscrit dans une longue campagne d’exploration
Cette annonce couronne plusieurs années d’efforts sur ce bloc. En juillet 2023, Shell avait déjà annoncé une première découverte de brut sur PEL 39. Mais comme le rapporte Agence Ecofin, en août 2025, la multinationale a publiquement reconnu la complexité du bassin, en indiquant que les résultats obtenus jusqu’alors n’avaient pas encore permis de démontrer la viabilité commerciale des ressources identifiées.
En décembre 2025, Shell avait précisé son programme de forage en signant un contrat avec Northern Ocean pour l’utilisation de la plateforme Deepsea Mira, en vue du forage de nouveaux puits sur PEL 0039. Merlin-1X est le premier résultat de cette nouvelle campagne.
Cette découverte intervient alors que la Namibie se positionne progressivement comme une nouvelle frontière pétrolière africaine. Dans le bassin Orange, la multinationale française TotalEnergies évalue son projet pétrolier Venus, dont les réserves sont estimées à plus d’un milliard de barils.
Le groupe portugais Galp a pour sa part révisé à la hausse ses estimations pour le gisement Mopane, à 1,38 milliard de barils équivalents pétrole. Des mises en production sont attendues à partir de 2029.
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Re: Namibie
https://www.agenceecofin.com/actualites ... hore-pel96Namibie : un nouveau partenaire rejoint Tower Resources sur sa licence offshore PEL96
Agence Ecofin 26 juin 2026
Tower Resources cherche depuis plusieurs années à attirer des partenaires financiers pour développer ses licences offshores en Namibie et au Cameroun. Elle attendait notamment depuis des mois l’approbation des autorités namibiennes pour avancer dans cette stratégie.
Tower Resources a franchi une étape décisive dans le développement de sa licence pétrolière offshore en Namibie. La compagnie britannique cotée à Londres a reçu jeudi 25 juin l’approbation formelle du ministère namibien des Industries, des Mines et de l’Énergie (MIME) pour céder 25 % de la PEL96 au groupe pakistanais Prime Global Energies Limited.
Cette approbation lève la dernière condition suspensive du contrat d’amodiation, terme juridique désignant la cession partielle d’une licence pétrolière à un partenaire en échange d’un financement des travaux d’exploration, annoncé en janvier 2025. Il aura donc fallu dix-sept mois pour obtenir le feu vert des autorités namibiennes.
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Re: Namibie
https://www.agenceecofin.com/actualites ... n-d-orangeNamibie : Rhino Resources consolide sa découverte pétrolière dans le bassin d’Orange
Agence Ecofin 02 juillet 2026
En avril 2026, Rhino Resources avait annoncé une première découverte de pétrole au large de la Namibie. Depuis, elle cherche à préciser l’étendue des ressources en place.
Rhino Resources a franchi une nouvelle étape dans l’évaluation de son gisement pétrolier au large de la Namibie. La compagnie basée au Cap, en Afrique du Sud, a annoncé mardi 30 juin que son puits d’évaluation Capricornus-1A a confirmé la présence d’un réservoir pétrolier relié à sa découverte initiale Capricornus-1X.
Le puits a été foré sur la licence PEL 85, dans le bassin d’Orange avec des travaux qui ont débuté le 2 mai et se sont achevés le 11 juin, sans incident. Le puits a atteint une profondeur de près de 5 kilomètres sous le plancher océanique, dans des eaux d’environ 1 300 mètres de profondeur.
Les premières analyses des données collectées montrent que le pétrole identifié dans ce nouveau puits est relié à celui découvert par le puits initial Capricornus-1X. « Le puits Capricornus-1A a fourni des informations importantes qui font avancer notre compréhension de la morphologie du système réservoir de Capricornus. La confirmation d’une communication de pression avec Capricornus-1X apporte la preuve d’une continuité du réservoir à travers l’accumulation et renforce notre confiance dans les forages à venir », a déclaré Travis Smithard, directeur général de Rhino Resources.
La licence PEL 85 est opérée par Rhino Resources, qui en détient 42,5 %. Son partenaire Azule Energy, coentreprise formée à parts égales par le britannique BP et l’italienne Eni, en détient également 42,5 %. La compagnie nationale namibienne NAMCOR participe à hauteur de 10 % et Korres Investments à hauteur de 5 %.
Une progression méthodique depuis octobre 2025
Cette confirmation s’inscrit dans une série de résultats positifs accumulés par Rhino Resources sur PEL 85 depuis l’automne 2025. En octobre dernier en effet, la compagnie avait annoncé une première découverte de gaz-condensat sur le puits Volans-1X, selon des informations relayées par Agence Ecofin.
En février 2026, un test réalisé sur ce puits avait livré des résultats encourageants, confirmant d’excellentes performances du réservoir. Fort de ces résultats, Rhino avait alors lancé un nouveau forage sur la même licence. C’est ce puits, baptisé Capricornus-1X, qui en avril 2026, a livré une découverte de pétrole, ouvrant la voie à la phase d’évaluation actuelle.
Les données collectées, notamment les échantillons de roche prélevés lors du forage, les mesures de pression et analyses géophysiques, seront intégrés aux résultats des puits précédents. Ils serviront à décider des prochains forages à mener sur la licence et mieux cibler les zones à explorer.
Ce développement rapproche Rhino Resources d’une décision finale d’investissement (FID). En novembre 2025, Smithard a indiqué à Reuters, que le groupe envisage d’atteindre cette étape entre fin 2026 et début 2027. L’ambition est de développer conjointement les gisements Capricornus et Volans, en vue d’une production initiale envisagée en 2030.
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Re: Namibie
https://www.agenceecofin.com/actualites ... e-la-chineLa Namibie souhaite valoriser son uranium avec le soutien de la Chine
Agence Ecofin 09 juillet 2026
La Namibie produit environ 12 % de l’uranium mondial, mais n’en transforme aucune partie sur place. Le pays cherche depuis plusieurs années à changer cette réalité en attirant des partenaires industriels étrangers.
La Namibie veut transformer son uranium sur place plutôt que de continuer à l’exporter à l’état brut. C’est le message que la présidente Netumbo Nandi-Ndaitwah a porté lors d’une visite à la China General Nuclear Power Corporation (CGN) à Shenzhen, dans le cadre de sa visite d’État en Chine, selon des informations rapportées mardi 7 juillet par The Namibian.
CGN est l’une des plus grandes compagnies d’électricité chinoises, produisant de l’électricité via le nucléaire et d’autres technologies d’énergie renouvelable. L’ambition de la Namibie de ne plus se contenter d’exporter son uranium brut était au cœur des échanges. « La Namibie est bien positionnée pour approfondir la coopération avec des partenaires tels que CGN, en mettant l’accent sur la valorisation, le transfert de technologie, le développement des compétences et l’utilisation durable de nos ressources naturelles au bénéfice du peuple namibien », indique le communiqué de la présidence.
La Namibie est le troisième producteur mondial d’uranium, avec une production de 7 333 tonnes en 2024, représentant environ 12 % de l’offre mondiale, selon la World Nuclear Association. Elle s’appuie principalement sur trois mines à savoir Rössing, Husab et Langer Heinrich. Les deux premières sont détenues majoritairement par des intérêts chinois.
Des données du commerce international des Nations Unies citées par Energy Intelligence montrent qu’en 2024, la quasi-totalité de la production namibienne a été exportée vers la Chine. Cette position de premier plan dans la filière uranifère mondiale n’a pas encore débouché sur une industrie de transformation locale.
Une stratégie de valorisation menée sur plusieurs fronts
La visite à CGN s’inscrit dans une stratégie plus large que la Namibie poursuit depuis plusieurs mois. En janvier 2025, l’ancien président Nangolo Mbumba avait déjà évoqué la valorisation de l’uranium lors de sa rencontre avec le ministre chinois des Affaires étrangères Wang Yi, selon un communiqué de la présidence namibienne. Cinq mois plus tard, l’Agence de développement industriel de Namibie franchissait un pas supplémentaire en signant un protocole d’accord avec la société américaine NANO Nuclear Energy dans le même but, comme le rapporte Agence Ecofin en juin 2025.
Ce dernier accord révèle que la Namibie ne mise pas uniquement sur la Chine. En avril 2026, le département américain de l’Énergie avait d’ailleurs confirmé son intérêt pour contrebalancer la domination chinoise dans la filière uranium namibienne, selon un communiqué officiel du gouvernement américain.
Au-delà de la transformation de l’uranium, la Namibie nourrit une ambition plus vaste. Le pays veut construire sa première centrale nucléaire pour répondre à son déficit énergétique chronique. Dans cette perspective, CGN qui supervisait la construction de la moitié des 63 réacteurs nucléaires en chantier dans le monde fin 2024 selon l’Agence internationale de l’énergie, figure potentiellement parmi les partenaires les mieux placés pour accompagner cette vision.
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Re: Namibie
https://www.agenceecofin.com/actualites ... e-la-chineLa Namibie cherche à combler son retard dans les énergies propres avec l’aide de la Chine
Agence Ecofin 14 juillet 2026
La Namibie dispose de l’un des meilleurs potentiels solaires et éoliens au monde. Pourtant, le pays importe encore entre 60 et 70 % de son électricité et la moitié de ses ménages cuisinent au bois.
La présidente namibienne Netumbo Nandi-Ndaitwah a mis à profit sa visite d’État en Chine pour élargir l’agenda énergétique de son pays bien au-delà de l’uranium. Quelques heures après sa visite à la China General Nuclear Power Corporation (CGN) pour explorer la valorisation des réserves uranifères namibiennes, elle a été témoin de la signature d’un « agreement » entre la société namibienne Okaparwa Investment CC et le groupe chinois Sany Energy Equipment Co Ltd, rapporte The Namibian, vendredi 10 juillet.
Cette entente porte sur la création d’une coentreprise couvrant l’énergie propre d’un côté, le pétrole et le gaz de l’autre. Elle prévoit des engagements sur la valorisation des ressources naturelles, le transfert de technologie, le développement des compétences et la mise en place d’une capacité de fabrication locale en Namibie.
Sany Energy Equipment est la filiale spécialisée dans les équipements d’énergie renouvelable du groupe Sany, l’un des plus grands fabricants d’équipements industriels de Chine, actif dans l’éolien, le solaire et le stockage d’énergie. « Ce partenariat est une étape concrète vers l’industrialisation et la transformation économique de la Namibie », indique un communiqué de la présidence namibienne cité par The Namibian.
La moitié des foyers sans énergie propre
En 2023, seulement 59,5 % des Namibiens avaient accès à l’électricité, selon le National Energy Compact de Namibie soumis à la Banque mondiale. Plus de la moitié des ménages dépendent encore du bois et du charbon de bois pour cuisiner, selon le même document.
Dans ce contexte, le gouvernement ambitionne d’atteindre 70 % d’accès à l’électricité et 61 % d’accès à la cuisson propre d’ici 2030. Des objectifs qui se heurtent à des contraintes structurelles. D’après Climate Analytics, la Namibie ne dispose que d’une capacité de production électrique installée d’environ 500 mégawatts (MW) pour une demande de pointe estimée à 931 MW en 2025.
Par ailleurs, la Namibie importait entre 60 et 70 % de son électricité depuis les pays voisins, principalement l’Afrique du Sud, selon le rapport de l’Agence internationale de l’énergie (AIE) sur les opportunités en énergie renouvelable en Namibie, publié en 2024. Cette dépendance fait de la Namibie le pays aux tarifs d’électricité les plus élevés d’Afrique australe. Face à ces défis financiers et techniques, le gouvernement a déjà repoussé son objectif d’électrification universelle de 2030 à 2040, a indiqué TheBrief24 en janvier 2025.
En 2024, les investissements dans l’énergie propre ont atteint 125,59 millions de dollars en Namibie, selon Bloomberg. Un effort jugé encore insuffisant au regard des besoins. Des appels d’offres pour 300 MW de solaire et jusqu’à 500 MW d’éolien sont en préparation, selon le rapport sur les investissements en énergie renouvelable en Namibie publié par l’Agence internationale pour les énergies renouvelables (IRENA) en 2025.