Crise du Gaz en Europe

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European Natural Gas Plummets to 18-Month Low

By Michael Kern - Nov 21, 2025,

Forecasts of milder weather in the weeks ahead and the proposed U.S. peace plan for Ukraine pushed down on Friday European benchmark natural gas prices to their lowest level since May 2024.

Dutch TTF Natural Gas Futures, the benchmark for Europe’s gas trading, traded down by 2.5% at $35 (30.38 euros) per megawatt-hour (MWh) at 11 a.m. in Amsterdam. This was the lowest the benchmark price has been since May 2024, as the latest weather models predict milder temperatures in the weeks ahead after the current cold snap in northwest Europe.

European gas futures have traded for months at about $36.90 (32 euros) per MWh. Now geopolitics and weather have pushed prices lower.

Gas traders are eyeing the talks on the U.S. peace plan for Ukraine, which could lead to easing of some of the sanctions on Russian energy exports. That’s of course if the plan goes through, which is far from certain.
....................
https://oilprice.com/Latest-Energy-News ... h-Low.html
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Accord au sein de l'UE pour interdire le gaz russe à l'automne 2027

AFP •03/12/2025

Un accord a été trouvé mercredi entre eurodéputés et Etats européens pour interdire toutes les importations de gaz russe dans l'UE à l'automne 2027, afin de priver Moscou d'une manne qui finance sa guerre en Ukraine.

"C'est l'aube d'une nouvelle ère, celle de l'indépendance énergétique totale de l'Europe vis-à-vis de la Russie", a salué la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, devant la presse.

La fin des importations à l'automne 2027 est un compromis entre le Parlement européen, qui souhaitait une interdiction plus rapide, et les Etats membres qui voulaient prendre un peu plus de temps.

"Nous y sommes parvenus", s'est réjoui le commissaire européen à l'énergie Dan Jorgensen. "Fini les tentatives de chantage. Fini les manipulations de marché par Poutine. Nous sommes solidaires de l'Ukraine", a-t-il souligné.

La Russie a aussitôt fustigé la décision de l'Union européenne qui se "condamne" à "accélérer" sa perte de puissance avec de l'énergie "plus coûteuse", a réagi le Kremlin.

Pour le gaz importé via des gazoducs, l'interdiction des contrats d'achat de long terme - les plus sensibles car ils courent parfois sur des dizaines d'années - entrera en vigueur le 30 septembre 2027 sous réserve que les stocks soient suffisants, et s'appliquera au plus tard le 1er novembre 2027.

Pour le gaz naturel liquéfié, le GNL, l'interdiction des contrats longs s'appliquera dès le 1er janvier 2027, conformément à de précédentes annonces d'Ursula von der Leyen pour sanctionner la Russie.

Du côté des contrats de courte durée, l'interdiction entrera en vigueur le 25 avril 2026 pour le GNL et le 17 juin 2026 pour le gaz acheminé par gazoduc.

Ce calendrier devra être approuvé une dernière fois par les Etats membres et le Parlement, mais l'accord scellé dans la nuit de mardi à mercredi ouvre la voie à un vote sans suspense.

Les entreprises européennes pourront invoquer un cas de "force majeure" afin de justifier légalement ces ruptures contractuelles, en mentionnant l'interdiction d'importation décidée par l'UE.

- Orban défie l'UE -

La Commission européenne a opté pour une proposition législative plutôt que des sanctions, car elle peut être adoptée à la majorité qualifiée des Etats membres.

Le but est d'éviter un veto de la Hongrie et de la Slovaquie, deux pays considérés comme proches de Moscou et fermement opposés à ces mesures.

Le Premier ministre hongrois Viktor Orban a encore défié l'UE fin novembre en promettant de poursuivre les importations d'hydrocarbures russes lors d'une rencontre avec le président Vladimir Poutine au Kremlin.

Le compromis scellé par les Européens prévoit d'ailleurs que la Commission présente dans les mois qui viennent une proposition pour mettre fin aux importations de pétrole russe en Hongrie et en Slovaquie d'ici fin 2027.

L'Union européenne avait décidé de se sevrer du pétrole russe dès 2022 mais avait accordé une exemption à ces deux pays enclavés.

Près de quatre ans après l'invasion de l'Ukraine, Bruxelles veut priver la Russie de la manne financière tirée de ses hydrocarbures.

La part du gaz russe dans les importations de gaz naturel de l'UE est passée de 45% en 2021 à 19% en 2024.

Mais si l'Europe s'est efforcée de réduire ses approvisionnements par gazoducs, elle s'est en partie tournée vers le gaz naturel liquéfié (GNL), transporté par navire, déchargé dans des ports, regazéifié puis injecté dans le réseau européen.

Derrière les Etats-Unis (45%), la Russie occupe une place centrale avec 20% des importations de GNL de l'UE en 2024, soit 20 milliards de mètres cubes sur la centaine de milliards importés.

En tout, les importations de gaz naturel russe de l'UE devraient représenter encore 15 milliards d'euros cette année.
https://www.boursorama.com/actualite-ec ... 49e8e482e1
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Message par kercoz »

automne 2030 serait plus judicieux ...je trouve.
L'Homme succombera tué par l'excès de ce qu'il appelle la civilisation. ( Jean Henri Fabre / Souvenirs Entomologiques)
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Message par energy_isere »

suite de 2 posts au dessus.
L'UE approuve définitivement le projet d'interdiction des importations de gaz russe

Publié le 26/01/2026

Les Etats membres de l'Union européenne ont majoritairement donné lundi leur accord définitif pour interdire les importations de gaz russe d'ici fin 2027, rendant juridiquement contraignante leur promesse de rompre les liens avec Moscou près de quatre ans après l'invasion par la Russie de l'Ukraine.

Cet accord, désapprouvé par Slovaquie et la Hongrie, tandis que la Bulgarie a choisi de s'abstenir, va permettre au projet de devenir un texte de loi, même si Budapest a fait savoir qu'il porterait le dossier devant la Cour européenne de justice.

La Hongrie et la Slovaquie sont fortement tributaires des importations d'énergie russe et souhaitent maintenir des liens étroits avec Moscou.

En vertu du nouvel accord, l'UE cessera d'importer du gaz naturel liquéfié russe d'ici la fin de 2026 et du gaz par gazoduc d'ici le 30 septembre 2027.

Le texte autorise un report au 1er novembre 2027 au plus tard si un pays rencontre des difficultés pour constituer ses stocks avec du gaz non russe avant la saison hivernale.

Plus de 40% des importations de gaz de l'UE étaient en provenance de la Russie avant le déclenchement de la guerre en Ukraine en février 2022. Cette proportion est tombée à environ 13% en 2025, selon les dernières données disponibles pour l'Union.

Certains pays de l'UE continuent cependant d'acheter du pétrole auprès de Moscou, du gaz acheminé par gazoduc et du gaz naturel liquéfié, ce qui sape les initiatives du bloc pour tarir les sources de financement de l'économie russe.

Le mois dernier, les cinq principaux importateurs de l'UE ont dépensé 1,4 milliard d'euros en énergie russe, principalement en gaz et en GNL, selon les données de l'ONG Centre for Research on Energy and Clean Air (CREA). La Hongrie était le premier acheteur des hydrocarbures, devant la France et la Belgique.

L'UE a imposé des sanctions sur le pétrole russe transporté par voie maritime en 2022, mais n'a jamais proposé de sanctions sur les importations de gaz.

Le nouveau texte interdit aux entreprises de signer de nouveaux contrats d'approvisionnement en gaz russe et obligera les groupes disposant déjà de contrats de les résilier.

Les entreprises qui ne respectent pas ces règles pourraient se voir infliger des sanctions financières pouvant atteindre 3,5% de leur chiffre d'affaires annuel global.

La Commission européenne prévoit également de proposer dans les prochains mois un texte visant à supprimer progressivement le pétrole russe acheminé par oléoduc.
https://www.boursier.com/actualites/reu ... 10327.html
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GNL américain : l'UE s'inquiète du « risque de remplacer une dépendance par une autre »

Connaissance des Énergies avec AFP le 28 janvier 2026

L'UE, qui a remplacé en grande partie ses achats de gaz russe par du gaz naturel liquéfié (GNL) américain, commence à s'inquiéter de cette nouvelle dépendance aux États-Unis et doit songer à diversifier ses approvisionnements, a affirmé mercredi un responsable européen.

Des discussions avec d'autres fournisseurs

"Il y a une inquiétude grandissante, que je partage, liée au risque de remplacer une dépendance par une autre", a déclaré à des journalistes le commissaire à l'Énergie Dan Jorgensen. "Les bouleversements géopolitiques consécutifs à la crise au Groenland ont (...) servi de signal d'alarme", a-t-il ajouté.

Selon lui, les répercussions de cette crise poussent l'UE à trouver d'autres pays dans le monde capables de lui fournir du GNL, pour qu'elle puisse diversifier ses approvisionnements. Elle discute notamment avec le Canada, le Qatar et l'Afrique du Nord, a-t-il détaillé.

60% des importations européennes de GNL au 3e trimestre 2025

Ces déclarations pourraient susciter l'ire de Washington, alors que l'Union européenne s'est explicitement engagée à muscler ses achats de gaz et de pétrole américain, dans le cadre de l'accord sur les droits de douane conclu l'an dernier avec Donald Trump. Cet accord inclut un engagement de l'UE à importer 750 milliards de dollars de gaz, pétrole et combustibles nucléaires d'ici 2028.

Au 3e trimestre, les Etats-Unis représentaient 60% des importations européennes de GNL, contre 24% début 2021. L'UE s'est en effet tournée fortement ces dernières années vers les fournisseurs américains pour combler ses besoins en gaz naturel, alors qu'elle a décidé de se sevrer progressivement du gaz russe pour ne plus contribuer à financer la guerre en Ukraine.
https://www.connaissancedesenergies.org ... tre-260128
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L'UE en Algérie pour accélérer son approvisionnement en gaz

AFP •12/02/2026

Le commissaire européen à l'énergie, Dan Jorgensen, s'est rendu à Alger jeudi pour accélérer l'approvisionnement en gaz algérien de l'Union européenne, qui s'efforce de diversifier ses partenariats pour pallier l'interdiction progressive du gaz russe.

"Cette réunion arrive à point nommé, à l'heure où nous nous affranchissons de notre dépendance au gaz russe", a souligné le responsable européen lors d'un point presse aux côtés des autorités algériennes.

"L'Algérie est déjà un partenaire très important en matière de gaz, mais elle va le devenir encore plus", a-t-il assuré.

Pour priver Moscou d'une manne financière qui finance sa guerre en Ukraine, l'Union européenne a acté une interdiction des importations de gaz russe à l'automne 2027, au plus tard.

L'Europe entend donc trouver de nouvelles sources d'approvisionnements et redoute de devenir désormais trop dépendante du gaz naturel liquéfié (GNL) importé des Etats-Unis, vers lequel elle s'est largement tournée pour compenser l'arrêt des achats à la Russie.

"Il y a une inquiétude grandissante, que je partage, liée au risque de remplacer une dépendance par une autre", avait récemment mis en garde Dan Jorgensen.

Le commissaire européen avait mentionné la crise avec les Etats-Unis sur le Groenland, qui pousse l'UE à se tourner vers d'autres partenaires, y compris pour l'énergie.

En matière de GNL, transporté par navire, déchargé dans des ports, regazéifié puis injecté dans le réseau européen, Bruxelles discute avec le Canada, le Qatar et l'Afrique du Nord, expliquait-il.

Au troisième trimestre 2025, les Etats-Unis représentaient 60% des importations européennes de GNL, contre 24% début 2021.

Après la Russie (12,7%), l'Algérie arrivait en troisième position (7,7%), suivie du Qatar (6%).

L'Algérie est déjà le deuxième pays fournisseur de gaz acheminé par gazoduc dans l'UE, représentant 14,6% des importations européennes, derrière la Norvège (51,8%), au troisième trimestre.
https://www.boursorama.com/actualite-ec ... 0aa20446c4
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Les réserves de gaz chutent en Europe et annoncent un record d'importation

RFI le : 10/02/2026

Les niveaux des stocks européens de gaz sont tombés à environ 37%, soit en-dessous de la moyenne de ces cinq dernières années, et ont provoqué une forte hausse des prix au mois de janvier 2026. Une hausse qui s'est depuis atténuée.


Les stocks sont tombés si bas car les Européens sont entrés dans l'hiver avec des réserves inférieures à celles des années précédentes, explique Greg Molnar, analyste gaz de l'Agence internationale de l'énergie (AIE), c'est-à-dire avec des infrastructures remplies à peine au-dessus de 80% de leur capacité. À ce « mauvais départ » est venue s'ajouter une vague de froid début janvier qui a fait augmenter la demande et fait baisser les stocks.

Si la consommation continue au rythme habituel, l'Union européenne pourrait terminer l'hiver avec seulement 25% de ses capacités remplies, soit le niveau le plus bas depuis la saison hivernale 2017-2018.

Des importations record en 2026 ?

La diminution des stocks annonce des importations plus importantes cette année. L'AIE s'attend même à une hausse record des achats en 2026. Il n'y a pas d'inquiétude à avoir du côté de l'offre, car la production de gaz naturel liquéfié (GNL) devrait être en augmentation cette année – estimée à 472 millions de tonnes sur l'ensemble de l'année par le cabinet d'étude ICIS. Plusieurs pays vont voir en effet croître leurs capacités d'exportation grâce à l'agrandissement de leurs infrastructures ou la mise en service de nouveaux projets. On peut citer le Canada, les États-Unis, le Mexique, le Congo-Brazzaville – le fournisseur italien ENI a chargé, le 7 février, la première cargaison de son unité flottante Nguya – ou encore l'Australie.

D'autres projets sont annoncés d'ici 2027, au Qatar notamment, et devraient continuer à faire grimper les quantités de GNL disponibles dans le monde. Cette montée en puissance de la production évitera peut-être la hausse des prix que certains craignent, au vu de la forte demande européenne qui se profile cet été.

L'Europe, partenaire privilégié des États-Unis

L'Europe a un partenaire privilégié : les États-Unis. En janvier, le pays a fourni 60% des importations européennes, contre 53% en janvier 2025, et 24% début 2021 selon l'agence Reuters. Ce chiffre augmente depuis plusieurs années et a été consolidé par un accord commercial entre l'Europe et Donald Trump. Mais le poids grandissant pris par les États-Unis fait courir un risque à l'Europe, a fait récemment remarquer le commissaire européen à l'Énergie, Dan Jorgensen, après les menaces du président états-unien sur le Groenland : celui de remplacer la dépendance au gaz russe par une dépendance au gaz américain.

Des discussions sont donc en cours, selon le commissaire européen, avec le Canada, le Qatar et l'Afrique du Nord pour sécuriser d'autres canaux d'approvisionnement. C'est dans cet objectif de diversification que l'énergéticien allemand RWE a signé, le 6 février, un accord commercial avec les Émirats arabes unis.
https://www.rfi.fr/fr/podcasts/chroniqu ... mportation
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Guerre en Iran : les prix du gaz naturel dépassent les 60 euros le MWh en Europe, au plus haut depuis trois ans
La guerre en Iran et la suspension de production de gaz naturel liquéfié au Qatar bouleversent le marché européen du gaz. Le prix du contrat à terme de référence au hub néerlandais s'envole, alors que les stocks sont au plus bas. Les analystes revoient à la hausse leurs prévisions de prix.

Par Laetitia Volga Publié le 3 mars 2026

Le gaz européen a replongé dans une nervosité qu'on ne lui avait pas connue depuis la crise énergétique de 2022 et l'invasion russe de l'Ukraine. A Amsterdam, le contrat de référence TTF (Title Transfer Facility) a bondi de plus de 40 % à près de 62 euros le mégawattheure, au plus depuis février 2023. Depuis vendredi soir, la hausse avoisine les 90 %. La volatilité implicite sur les options s'est hissée à son niveau le plus élevé depuis l'été 2023.

L'origine de cette secousse est évidemment la guerre en Iran et, plus particulièrement, l'arrêt soudain des exportations de la plus grande usine de liquéfaction de gaz naturel, celle de Ras Laffan. Son propriétaire, la compagnie publique qatarie QatarEnergy, n'a eu d'autre choix que de suspendre les opérations après des attaques de drones attribuées à l'Iran. Le complexe expédie habituellement 77 millions de tonnes de GNL par an. Avec les Emirats arabes unis, le Qatar représentait un cinquième de l'approvisionnement mondial l'an dernier.

Faibles stocks

Le choc est d'autant plus important que toutes les exportations transitent par le détroit d'Ormuz. Un détroit reliant les pays du Golfe à l'océan Indien, actuellement paralysé. Or le marché du gaz, utilisé pour le chauffage ou encore dans les centrales électriques, est plus tendu que celui du pétrole : les niveaux de stockage en Europe sont relativement faibles pour cette période de l'année. Même si l'hiver touche à sa fin, de nouvelles vagues de froid ne sont pas à exclure. Début février, les réservoirs n'étaient remplis qu'à 39 % de leur capacité, bien en dessous des niveaux observés ces deux dernières années.

Et bien que la plupart des cargaisons de GNL de la région soient destinées à l'Asie, « une flambée des prix sur les marchés asiatiques intensifierait la concurrence pour des sources d'approvisionnement alternatives, entraînant une hausse des prix en Europe », peut-on lire dans une note de WisdowTree. La campagne de remplissage doit commencer au printemps, au moment même où la concurrence pour les cargaisons pourrait s'intensifier.

Les analystes de Goldman Sachs ont relevé leur perspective de prix du gaz européen pour avril 2026 à 55 euros/MWh, contre 36 euros auparavant, tout en anticipant un rebond plus marqué des prix spot asiatiques. Chez Capital Economics, on parle d'une fourchette de 80 à 100 euros en cas de blocage durable des exportations de GNL du Qatar. Les cours, et cette prévision, restent très loin des sommets d'il y a quelques années, quand ils avaient dépassé les 300 euros.

.........................
https://investir.lesechos.fr/marches-in ... ns-2218896
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Message par energy_isere »

18 mars 2026
Le contrat à terme du TTF néerlandais, considéré comme la référence européenne pour le gaz, a avancé mercredi de 6,02% à 54,66 euros le mégawattheure.
extrait de https://www.connaissancedesenergies.org ... ent-260318
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Message par energy_isere »

Les prix du gaz européen s'envolent après de nouvelles attaques iraniennes au Qatar

Par Jean-Baptiste André Publié le 19/03/2026 à 09h10
Boursier.com

Les prix du gaz naturel en Europe s'envolent à nouveau à la suite de l'intensification des attaques iraniennes contre les infrastructures énergétiques du Golfe. Le contrat à terme du TTF néerlandais, considéré comme la référence européenne, bondit de plus de 25% à 67,9 euros le mégawattheure après avoir pris jusqu'à 35% un peu plus tôt.

QatarEnergy a déclaré que plusieurs installations de GNL situées dans sa zone industrielle de Ras Laffan avaient été la cible de tirs de missiles, " provoquant d'importants incendies et des dégâts considérables ". Ce complexe abrite la plus grande usine d'exportation de gaz naturel liquéfié au monde. Bien que les livraisons aient déjà été interrompues au début du mois en raison du conflit, une première en trente ans d'exploitation, ces dernières frappes risquent de maintenir les prix du gaz à un niveau élevé en Europe et en Asie pendant une période prolongée.

Les installations gazières d'Habshan, à Abou Dhabi, ont également été mises à l'arrêt après avoir été touchées par des débris provenant d'une frappe interceptée. Le président Donald Trump a déclaré sur les réseaux sociaux que les États-Unis riposteraient si les installations de GNL du Qatar étaient de nouveau attaquées.

Pour l'Europe, cette escalade survient à un moment délicat, car la région sort de l'hiver avec des réservoirs de stockage vides. Cela signifie qu'elle devra acheter davantage de cargaisons de GNL cet été pour les remplir, en concurrence avec les acheteurs asiatiques pour des approvisionnements disponibles de plus en plus rares, souligne 'Bloomberg'. "L'approvisionnement en GNL du Qatar pourrait en principe être interrompu pendant des mois, voire des années dans le pire des cas", affirme à l'agence Arne Lohmann Rasmussen, analyste en chef chez Global Risk Management. "Pour le marché du gaz, la crise ne prendra pas fin simplement avec la fin de la guerre et la réouverture du détroit d'Ormuz".
https://www.boursier.com/actualites/mac ... 81223.html
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EU Natural Gas TTF price

Ca s'est encore détérioré aprés ce weekend.

Image

source : https://tradingeconomics.com/commodity/eu-natural-gas
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Message par energy_isere »

GNL : la nouvelle dépendance européenne s'accroît

parue le 13 mai 2026

Les importations de gaz naturel liquéfié (GNL) de l'UE proviennent de plus en plus des États-Unis D'ici 2028, les États membres pourraient dépendre à 80 % de leur fournisseur américain, selon les dernières données de l'IEEFA (Institute for Energy Economics and Financial Analysis) présentées ce 13 mai.

« Le GNL est devenu le talon d'Achille »

En 2026, les deux tiers des importations de GNL de l'UE pourraient provenir des États-Unis, selon les dernières prévisions de l'IEEFA. Entre 2021 et 2025, les importations européennes de GNL américain ont triplé (+ 59 % en 2025), alors que l'UE s'efforçait de réduire sa dépendance au gaz russe. Quitte à se créer une nouvelle dépendance, soulignent de nombreux observateurs.

« Le passage du gazoduc au GNL en Europe était censé garantir la sécurité d'approvisionnement et diversifier les sources d'énergie. Or, les perturbations causées par la guerre au Moyen-Orient et une dépendance excessive au GNL américain démontrent que le plan européen a échoué sur les deux plans », estime ainsi Ana Maria Jaller-Makarewicz, analyste à l'IEEFA.

Entre 2022 et 2025, l'UE a dépensé 281 milliards d'euros pour ses importations de GNL, dont 131,5 milliards d'euros pour celles en provenance des États-Unis. En prenant en compte l'ensemble des importations gazières (gaz liquéfié transporté par des navires méthaniers ou gaz acheminé par gazoduc), les États-Unis devraient devenir en 2026 le premier fournisseur de gaz de l'UE, dépassant la Norvège.

« Le GNL est devenu le talon d'Achille de la stratégie européenne de sécurité énergétique, exposant le continent à des prix du gaz élevés et à de nouvelles formes de rupture d'approvisionnement », selon Ana Maria Jaller-Makarewicz.

Un record d'importation de GNL russe

Malgré ces alertes d'une dépendance accrue au GNL américain, les pays européens continuent de construire des terminaux méthaniers qui risquent d'être sous-utilisés dans le futur (le taux d'utilisation moyen des terminaux installés était de 51% en 2025), souligne l'IEEFA. En effet, la consommation gazière de l'Europe devrait baisser encore cette année et pourrait au total chuter de 14 % d'ici à 2030 (par rapport à 2025), voire de 23 % sur la même période en ce qui concerne le GNL, selon l'institut.

In fine, la capacité d'importation de GNL de l'UE pourrait, en 2030, être « trois fois plus importante que sa demande » réelle de gaz naturel liquéfié, avertit l'IEEFA.

Autre alerte et non des moindres de l'IEEFA : derrière les États-Unis, le second fournisseur européen de GNL n'est autre que la Russie. Alors même que l'UE souhaite se détourner du gaz russe, les importations européennes de GNL russe - arrivant via les terminaux en France, en Belgique et en Espagne - ont atteint un niveau record au cours du 1er trimestre 2026 : elles ont coûté 6,7 milliards d'euros aux États membres au cours des trois premiers mois de l'année (5,9 milliards d'euros ont par ailleurs été dépensés par l'UE pour importer du gaz russe via gazoduc).

En définitive, « la crise énergétique de 2026 montre que tant que les pays européens choisiront de dépendre du gaz, ils devront accepter les risques géopolitiques qui en découlent », constate Jaller-Makarewicz.
https://www.connaissancedesenergies.org ... e-saccroit
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Re: Crise du Gaz en Europe

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L'Allemagne veut « poursuivre la diversification de son approvisionnement énergétique » avec l'Azerbaïdjan

AFP avec Connaissance des Énergies Mis à jour le 22 juillet 2026

L’Allemagne et l’Azerbaïdjan ont officialisé mardi un rapprochement énergétique, tandis que le le président azerbaïdjanais Ilham Aliev a appelé la BEI à revenir vers les gazoducs.

3,9% des importations européennes de gaz en 2025

Le chancelier allemand Friedrich Merz a reçu ce 21 juillet à Berlin le président azerbaïdjanais Ilham Aliev, dans le cadre d’un accord politique présenté comme un « agenda stratégique » entre les deux pays. Le texte signé par les deux gouvernements vise une coopération accrue dans les échanges économiques, les infrastructures, les flux énergétiques, y compris le gaz, ainsi que l’hydrogène bas-carbone et l’efficacité énergétique.

« Nous voulons poursuivre la diversification de notre approvisionnement énergétique avec l’Azerbaïdjan », a déclaré Friedrich Merz lors d’une conférence de presse commune. L’Allemagne cherche depuis 2022 à réduire son exposition aux hydrocarbures russes, tandis que l’Azerbaïdjan a accru son rôle dans les marchés gaziers européens via le corridor gazier sud.

Selon le Conseil de l’Union européenne, l’Azerbaïdjan a fourni 11,3 milliards de m3 de gaz à l’UE en 2025, soit 3,9% des importations européennes de gaz par gazoduc et GNL. La Commission européenne indiquait encore en juillet 2022 que l’objectif politique était de porter les livraisons azerbaïdjanaises vers l’UE à au moins 20 milliards de m3 par an d’ici 2027, sous réserve d'une capacité commerciale et d'infrastructures disponibles.

Bakou réclame de nouveaux financements pour les gazoducs

Ilham Aliev a estimé à Berlin que l’augmentation des volumes livrés à l’Europe nécessitait « de nouvelles liaisons et de nouveaux gazoducs », ainsi que des moyens financiers pour les investissements correspondants. Les livraisons à l’Allemagne ont commencé début 2026, selon les indications données par Bakou.

Le président azerbaïdjanais a affirmé que les gazoducs trans-adriatique TAP et trans-anatolien TANAP, qui relient la Caspienne aux marchés européens via la Géorgie et la Turquie, « fonctionnent à pleine capacité ». Le TAP transporte le gaz jusqu’en Italie après la traversée de la Grèce, de l’Albanie et de l’Adriatique, tandis que le TANAP assure le transit à travers la Turquie.

Le TAP dispose d’une capacité initiale d’environ 10 milliards de m3 par an et peut, selon l’opérateur du gazoduc, être porté à 20 milliards de m3 par an. En mars 2026, TAP AG a indiqué que 1,2 milliard de m3 par an de capacités additionnelles de long terme avaient été réservés dans le cadre d’un premier palier d’expansion.

Le TANAP affiche une capacité initiale de 16,2 milliards de m3 par an, extensible à 31 milliards de m3 par an, selon la société Southern Gas Corridor. Ces extensions impliquent notamment des investissements dans la compression, les raccordements et les capacités aval, ce qui explique l’appel de Bakou à des financements européens.

La politique de prêt de la BEI exclut les projets gaziers

La Banque européenne d’investissement a adopté en 2019 une politique de prêt excluant, à partir de fin 2021, les nouveaux financements destinés aux projets d’énergies fossiles non dotés de dispositifs d’abattement, y compris les projets gaziers. Ilham Aliev a demandé que les banques européennes « reconsidèrent leurs décisions à cet égard », en invoquant l’aggravation de la crise au Moyen-Orient et les difficultés touchant les infrastructures pétrolières russes.

La présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen avait annoncé à Bakou, le 1er juillet, jusqu’à 200 millions d’euros de subventions européennes pour des liaisons de transport, d’énergie et de connectivité numérique à travers le Caucase du Sud. Cette annonce s’inscrit dans le programme Global Gateway, sans mention explicite d’un financement de nouveaux gazoducs.

La guerre au Moyen-Orient a perturbé les exportations de producteurs majeurs, dont le Qatar, et contribué à une hausse marquée des prix du gaz. Selon une prévision de l’institut allemand Ifo publiée à la mi-juin, avant la reprise des frappes entre les États-Unis et l’Iran début juillet, la flambée des prix du carburant liée à la fermeture du détroit d’Ormuz retrancherait 0,4 point de pourcentage au PIB allemand en 2026 comme en 2027.
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Re: Crise du Gaz en Europe

Message par energy_isere »

Les réserves de gaz européennes au plus bas
La guerre au Proche-Orient et le blocage du détroit d'Ormuz continuent à peser lourdement sur l'économie mondiale : le pétrole fait le yoyo depuis fin février, les cours du Brent montent à chaque regain de tension, redescendent au moindre signe d'apaisement… Si le cours du gaz s'est montré, lui aussi, très volatil, il est en revanche resté bien plus haut qu'avant-guerre. À tel point que les Européens ne sont pas sûrs de pouvoir reconstituer leurs réserves avant l'hiver.

RFI le : 03/08/2026

Début juillet, le pétrole avait retrouvé ses niveaux d'avant-guerre, et malgré un pic à 100 dollars trois semaines plus tard, le baril se négocie aujourd'hui environ 20% au-dessus du prix de février dernier.

Le gaz, lui, n'est jamais redescendu : au plus bas, le kilowattheure se négociait encore 50% plus cher qu'avant-guerre, aujourd'hui les prix ont même quasiment doublé par rapport à février.

Une situation embarrassante pour les Européens alors que l'été est traditionnellement la période où sont reconstituées les réserves avant l'hiver.

Fin mars, la Commission avait pourtant pris les devants, conseillant aux gouvernements de temporiser et de ne reconstituer les stocks qu'à hauteur de 80%. Le Qatar reste largement empêché d'exporter son gaz alors que le pays représente à lui seul un cinquième de l'offre mondiale.

Résultat : les Européens se sont assis sur leurs principes et se sont tournés vers le gaz russe, la France et la Belgique en ont acheté pour 6 milliards d'euros. Malgré cela, il paraît de plus en plus probable que les réserves ne seront pas reconstituées avant la fin de l'automne.
https://www.rfi.fr/fr/%C3%A9conomie/202 ... u-plus-bas
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