The Line est Morte, Place à NEOM ! Update 2026 vidéo 11 mn https://www.youtube.com/watch?v=u5aKMdgl37c
Looking 4
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36 908 vues 29 mai 2026 MEGAPROJETS
Ce devait être la vitrine du renouveau d’un pays, le symbole de sa puissance créatrice et du génie humain. Mais peut-être le projet était-il trop grand… Comme un camouflet, la ville du futur, The Line, a finalement été drastiquement réduite. D'abord envisagé pour atteindre 170 kilomètres de long, elle est passée à seulement 2,4 kilomètres ! Un revers de taille, pour son commanditaire, l'Arabie Saoudite.
Mais si le choc est rude, il ne marque pas la fin des ambitions du pays puisque le royaume saoudien continue à développer son projet global de région futuriste, NEOM.
Alors, le projet de l'Arabie saoudite a-t-il toujours du sens ? Tourisme, énergie, industrie, quels sont les points forts de cette région qui est toujours en construction, et quels en sont les points faibles ? Ce projet aussi controversé peut-il rester la vitrine de l'Arabie Saoudite et aller jusqu’à son terme ?
C'est ce que nous allons voir ensemble dans ce nouvel épisode de Looking 4.
L'Arabie Saoudite
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Re: L'Arabie Saoudite
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Re: L'Arabie Saoudite
suite de ce post du 19 mai 2015 : viewtopic.php?p=376529#p376529
La Kingdown Tower ou tour de Djeddah, suite aprés 7 ans d'arrêt des travaux :
lien vers la vidéo de 15 mn sur le sujet de la chaine youtube Looking4 ou bien https://www.youtube.com/watch?v=PHMKes_iCpA

La Kingdown Tower ou tour de Djeddah, suite aprés 7 ans d'arrêt des travaux :
https://www.journaldesfemmes.fr/infos/m ... ue-d-oeil/Elle culminera à plus de 1000 mètres de haut, dès 2028 : la tour la plus haute du monde grandit à vue d'oeil
6 juin 2026
Au bord de la mer Rouge, un chantier hors normes défie les lois de la physique. La future tour la plus haute du monde grimpe désormais d'un étage tous les quatre jours.
À Djeddah, en Arabie saoudite, la Jeddah Tower retrouve enfin son élan. Initiée en 2013 sous le nom de Kingdom Tower, rebaptisée depuis Jeddah Economic Company Tower, elle ambitionne de devenir le premier gratte-ciel à dépasser le kilomètre de hauteur. Avec ses 1 008 mètres annoncés, elle écrasera de près de 180 mètres le Burj Khalifa de Dubaï, actuel détenteur du record.
Le chantier avait pourtant été stoppé net en 2018, alors qu'un tiers seulement de l'édifice était sorti de terre. En cause : des tensions politiques internes, notamment l'arrestation du prince Al Waleed ben Talal, principal instigateur du projet, lors des purges menées par le prince héritier Mohammed ben Salmane. Puis la pandémie de Covid-19 a achevé de figer les grues. C'est par une vidéo accompagnée du message "We're back" qu'Al Waleed a confirmé la relance des travaux. Depuis 2025, le béton coule à flots.
Et ça avance vite. Début 2026, la structure a déjà dépassé le 95e étage, sur les 167 prévus. L'achèvement est désormais fixé à 2028. À cette date, la tour offrira 243 866 m² de surface, 57 ascenseurs dont certains à double cabine, un hôtel de luxe Four Seasons, des appartements haut de gamme, des bureaux et la plateforme d'observation la plus haute du monde, perchée à plus de 630 mètres au-dessus de la mer Rouge. De quoi loger une véritable ville verticale.
Pour tenir debout sur un sol mêlant calcaire poreux et sable instable, l'édifice repose sur des fondations dignes d'un film de science-fiction : 270 pieux en béton enfoncés à plus de 100 mètres de profondeur, surmontés d'une dalle de près de 5 mètres d'épaisseur. Le poids total de l'ensemble est estimé à plus de 900 000 tonnes. Imaginée par l'architecte américain Adrian Smith, déjà à l'origine du Burj Khalifa, la silhouette effilée en Y s'inspire des jeunes pousses des plantes du désert. Chaque "pétale" stabilise le bâtiment face aux vents violents. À plus de 800 mètres d'altitude, des amortisseurs de masse pesant jusqu'à 870 tonnes réduisent les oscillations d'environ 30 %.
Derrière cette démesure se cache un calcul très politique. La Jeddah Tower est le cœur d'un projet urbain géant, la Jeddah Economic City, étalée sur 5,2 km² et chiffrée à plus de 20 milliards de dollars. Le tout s'inscrit dans la fameuse Vision 2030 portée par Mohammed ben Salmane, censée préparer l'après-pétrole et diversifier l'économie du royaume vers le tourisme, la finance et l'immobilier de prestige.
Reste l'addition écologique, salée. Les associations environnementales pointent une empreinte carbone qui dépasse déjà les 200 000 tonnes de CO₂, avant même l'inauguration. Béton à profusion, acier en masse, climatisation à perte de vue dans un désert brûlant : difficile de vendre l'opération comme un modèle de sobriété. Pour ses détracteurs, la plus haute tour du monde restera surtout la plus haute "construction de vanité" jamais bâtie.
lien vers la vidéo de 15 mn sur le sujet de la chaine youtube Looking4 ou bien https://www.youtube.com/watch?v=PHMKes_iCpA

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Re: L'Arabie Saoudite
https://oilprice.com/Latest-Energy-News ... ormuz.htmlSaudi Arabia Eyes Major Red Sea Pipeline Expansion to Bypass Hormuz
By Julianne Geiger - Jul 07, 2026,
Saudi Arabia is looking beyond the Strait of Hormuz.
The kingdom is considering expanding the capacity of its East-West crude pipeline by as much as 2 million barrels per day, according to Reuters. It’s a move that would allow more Saudi—and potentially neighboring Gulf—oil to reach global markets without passing through the world's most strategically vulnerable chokepoint.
The discussions are still preliminary.
After five months of war, tanker disruptions, and Iranian threats to commercial shipping, Gulf producers are treating the Strait as a liability to be reduced.
The existing East-West pipeline, built in the early 1980s, can move up to 7 million bpd from the kingdom's eastern oil fields to the Red Sea export terminal at Yanbu. During the Hormuz crisis, it became Saudi Arabia's most valuable piece of energy infrastructure, allowing millions of barrels to bypass the Persian Gulf altogether.
Now Riyadh appears ready to double down.
According to Reuters, Saudi Arabia has already held preliminary discussions with neighboring producers, including Kuwait, about expanding the system. Kuwait has no alternative export route, while Iraq's pipeline to Turkey remains plagued by outages and political disputes. Qatar, meanwhile, is reportedly studying whether its LNG exports could also benefit from alternative routes through Saudi Arabia.
The project would take years and cost billions of dollars, but recent events have fundamentally changed the calculus.
Traffic through Hormuz has recovered since the U.S.-Iran framework agreement in June, but commercial shipping remains well below pre-war levels. Independent tanker operators continue to face elevated war-risk insurance costs, while Iran has repeatedly insisted it intends to regulate vessel movements and has floated the idea of charging ships for services in the waterway once negotiations conclude.
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Re: L'Arabie Saoudite
https://www.i24news.tv/fr/actu/internat ... ranium-cnnWashington prêt à autoriser l’Arabie saoudite à enrichir de l’uranium (CNN)
Un projet d’accord qui suscite déjà de vives inquiétudes aux États-Unis.
i24NEWS 19 juillet 2026
L’administration Trump a donné son accord de principe à un accord nucléaire inédit avec l’Arabie saoudite, autorisant le royaume à enrichir de l’uranium sur son propre territoire dans le cadre de son programme nucléaire civil, rapporte CNN. Le projet d’accord, dont les négociations se sont achevées en octobre 2025, attend toujours la signature du président américain.
Selon le média américain, le texte ne contraindrait pas Riyad à adopter les mécanismes de contrôle renforcés de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), considérés comme la norme internationale en matière de non-prolifération. Les modalités de supervision seraient définies uniquement entre Washington et Riyad, suscitant des inquiétudes au sein de plusieurs responsables américains.
Le projet prévoit également que l’Arabie saoudite puisse, à terme, enrichir de l’uranium et retraiter du plutonium, deux technologies pouvant être utilisées dans la fabrication d’armes nucléaires. Cette perspective alimente les craintes de voir le royaume se rapprocher des capacités nécessaires à la production d’une arme atomique.
La signature de l’accord a été retardée pendant près d’un an, notamment en raison des risques d’opposition bipartisane au Congrès américain, dont l’approbation est requise. La guerre contre l’Iran aurait également contribué à repousser sa finalisation.
L’Arabie saoudite cherche depuis plusieurs années à développer un programme nucléaire civil. Le prince héritier Mohammed ben Salmane avait déjà averti que si l’Iran obtenait l’arme nucléaire, son pays chercherait lui aussi à s’en doter.
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Re: L'Arabie Saoudite
https://www.franceinfo.fr/monde/iran/gu ... 19379.htmlLes Etats-Unis conditionnent l'accord sur le nucléaire civil avec l'Arabie saoudite à une reconnaissance d'Israël
Cet accord ouvre la voie à la construction de centrales nucléaires en Arabie saoudite, qui dépend pour l'heure de centrales au gaz et au pétrole pour son électricité. Mais des critiques s'élèvent sur le risque de lancer la région dans la course aux armements atomiques.
franceinfo avec AFP le 23/07/2026
La reprise des accords d'Abraham ? Donald Trump a conditionné, jeudi 23 juillet, l'accord sur un programme nucléaire civil avec Riyad à la normalisation des relations entre l'Arabie saoudite et Israël. L'accord a été annoncé dans la nuit de mercredi à jeudi, en pleine reprise du conflit entre les Etats-Unis et l'Iran.
S'il était finalement scellé, l'accord pourrait générer des milliards de dollars pour les entreprises américaines et constituerait une victoire pour l'Arabie saoudite face à son rival iranien de longue date. Mais il a soulevé une volée de critiques sur le risque de lancer la région dans la course aux armements atomiques. Comme Téhéran, qui réfute toute intention de se doter de l'arme atomique mais invoque son "droit" au nucléaire civil, Riyad revendique depuis longtemps de développer cette technologie à des fins civiles.
Les Etats-Unis avaient cherché ces dernières années à lier tout accord avec l'Arabie saoudite concernant le nucléaire et un pacte de défense à la normalisation des relations du royaume avec Israël. Cette condition a été réaffirmée par le président américain jeudi. L'accord "sera approuvé, mais il est entièrement conditionné à l'adhésion de l'Arabie saoudite aux (...) accords d'Abraham", a-t-il écrit sur son réseau Truth Social(Nouvelle fenêtre).
Le texte doit encore être approuvé par le Congrès américain
Israël, qui jusque-là n'avait pas réagi à l'annonce de l'accord, a jugé qu'une reconnaissance par Riyad constituerait un "bond historique" pour la paix régionale. Conclus en 2020 sous l'égide de Donald Trump, les accords d'Abraham ont conduit à la normalisation des relations entre Israël et trois pays arabes, les Emirats arabes unis, Bahreïn et le Maroc.
Le texte de l'accord annoncé dans la nuit et signé par le ministre de l'Energie américain, Chris Wright, et son homologue saoudien, le prince Abdelaziz ben Salmane, doit encore être soumis au Congrès américain, à majorité républicaine. Il ouvre la voie à la construction de centrales nucléaires en Arabie saoudite, qui dépend pour l'heure de centrales au gaz et pétrole pour son électricité.
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Re: L'Arabie Saoudite
suite de ce post du 11 juin 2026 : viewtopic.php?p=2424741#p2424741
le niveau 107 est atteint. (107 étages)
JEDDAH TOWER : OÙ EN EST LE CHANTIER DE LA TOUR D’1KM ? vidéo 4 mn https://www.youtube.com/watch?v=AZqbU9HXUhg
Eliott Magnien
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24 048 vues 29 juil. 2026 DJEDDAH
Commencée en avril 2013 puis interrompue pendant plusieurs années, la construction de la Jeddah Tower a officiellement repris en 2025. Nous allons découvrir, de manière chronologique, les principales étapes de l'avancement du chantier de la future plus haute tour du monde.

le niveau 107 est atteint. (107 étages)
JEDDAH TOWER : OÙ EN EST LE CHANTIER DE LA TOUR D’1KM ? vidéo 4 mn https://www.youtube.com/watch?v=AZqbU9HXUhg
Eliott Magnien
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Commencée en avril 2013 puis interrompue pendant plusieurs années, la construction de la Jeddah Tower a officiellement repris en 2025. Nous allons découvrir, de manière chronologique, les principales étapes de l'avancement du chantier de la future plus haute tour du monde.

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Re: L'Arabie Saoudite
https://www.connaissancedesenergies.org ... thi-260818Les Houthis revendiquent une nouvelle attaque contre la raffinerie saoudienne de Jazan
AFP avec Connaissance des Énergies le 18 août 2026
Aramco visé sur la côte saoudienne de la mer Rouge
L’agence de presse Saba, contrôlée par les rebelles, a rapporté qu’une source militaire houthie affirmait avoir ciblé la raffinerie d’Aramco à Jazan, dans le sud-ouest de l’Arabie saoudite. Selon cette même source, plusieurs drones auraient été employés contre le site, présenté par les Houthis comme une riposte à des « violations de l’espace aérien » au Yémen.
Jazan occupe une position sensible sur la façade saoudienne de la mer Rouge, à proximité du théâtre yéménite. Dans son rapport annuel 2025, Saudi Aramco attribue à cette raffinerie une capacité de raffinage brute de 400 000 barils par jour et une détention à 100 % par le groupe saoudien.
Les Houthis avaient déjà revendiqué la semaine précédente une frappe contre cette même installation. La nouvelle annonce n’est pas présentée comme une opération isolée, mais comme un volet supplémentaire de la pression exercée par les rebelles contre l’Arabie saoudite, soutien du gouvernement yéménite internationalement reconnu.
.........................
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Re: L'Arabie Saoudite
https://www.mining.com/web/aramco-and-m ... di-arabia/Aramco and Maaden to form mineral exploration venture in Saudi Arabia
Reuters | August 18, 2026
State oil giant Saudi Aramco 2222.SE and Saudi mining company Maaden 1211.SE plan to form a joint venture that will focus on mineral exploration and hard-rock mining in the kingdom, they said on Tuesday.
Exploration will mainly focus on copper, alongside other energy transition minerals such as zinc, lead and rare earth elements.
Activities will take place in an area of about 182,000 sq km, equivalent to nearly 10% of Saudi Arabia’s total land area.
The joint venture is expected to be 51% owned by Maaden and 49% by Aramco.
Saudi Arabia is working to secure critical minerals such as copper and lithium, essential for electric vehicles and renewable energy.
Mining is one of the sectors the kingdom is betting on to reduce its reliance on hydrocarbon revenue.
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Re: L'Arabie Saoudite
suite de ce post du 14 sept 2025 : viewtopic.php?p=2416547#p2416547
https://www.h2-mobile.fr/actus/neom-usi ... vice-2027/L'usine géante d'hydrogène vert de NEOM est prête à démarrer ses essais
15.08.2026 Michaël TORREGROSSA
Après trois ans de chantier, l’un des projets d’hydrogène vert les plus ambitieux au monde change de phase. ACWA Power annonce l’achèvement de la construction du complexe de NEOM, en Arabie saoudite. Avec 2,2 GW d’électrolyse alimentés par environ 4 GW de solaire et d’éolien, le site doit désormais passer l’épreuve des essais avant une mise en service commerciale attendue en 2027.
Sur le papier, les équipements sont là. Reste désormais à les faire fonctionner ensemble. Et c’est probablement à partir de maintenant que le projet d’Oxagon va livrer ses enseignements les plus précieux : jamais quatre briques industrielles de cette ampleur - production renouvelable, électrolyse, purification et synthèse d’ammoniac - n’ont été intégrées à une telle échelle.
2,2 GW d’électrolyse pour produire 600 tonnes d’hydrogène par jour
Les dimensions du projet donnent une idée du défi. NEOM Green Hydrogen Company, la coentreprise détenue à parts égales par NEOM, Air Products et ACWA Power, représente 8,4 milliards de dollars d’investissement, soit environ 7,3 milliards d’euros. Sur cette somme, 6,1 milliards de dollars, soit environ 5,3 milliards d’euros, proviennent d’un financement apporté par 23 banques et institutions financières.
À pleine capacité, l’installation doit produire 600 tonnes d’hydrogène vert par jour. Celui-ci sera transformé en ammoniac, avec un objectif de 1,2 million de tonnes par an destinées à l’export. Le dimensionnement du site permet de mieux comprendre son fonctionnement. Produire 600 tonnes d’hydrogène chaque jour représente environ 219 000 tonnes par an. En retenant une consommation système de 52 kWh par kilogramme, cela correspond à environ 11,4 TWh d’électricité.
Rapportée aux 2,2 GW d’électrolyse installés, cette production implique un facteur de charge proche de 59 %. Du côté des quelque 4 GW de capacités renouvelables dédiées au complexe, il serait de l’ordre de 33 %. Calculées par notre rédaction à partir des données publiées, ces estimations apparaissent cohérentes avec les ressources solaires et éoliennes de la région. Autre particularité : la capacité des électrolyseurs est volontairement supérieure d’environ 40 % à la puissance moyenne nécessaire pour atteindre l’objectif de production. Une façon d’absorber les pics de production solaire et éolienne plutôt que de perdre cette électricité.
Une mise en service prévue en 2027
Si la construction est achevée, le calendrier initial n’a en revanche pas été totalement tenu. En mai 2023, lorsque la coentreprise annonçait avoir bouclé le financement de l’installation, l’objectif était d’atteindre une capacité de 600 tonnes d’hydrogène par jour d'ici à fin 2026.
Cette échéance avait déjà été avancée au début de la décennie par Peter Terium, alors responsable énergie de NEOM. Le directeur général d’ACWA Power, Samir Serhan, évoque désormais une exploitation commerciale en 2027.
Ce décalage d’environ un an doit toutefois être replacé dans le contexte du marché. NEOM est un premier de série à une échelle encore jamais atteinte et, depuis son lancement, de nombreux projets d’hydrogène vert annoncés à travers le monde ont été abandonnés avant même d’atteindre leur décision finale d’investissement.
Le complexe saoudien, lui, a continué d’avancer. Il affichait déjà 80 % d’avancement au printemps 2025. La fin du chantier ne signifie cependant pas la fin des difficultés. La phase d’essais doit précisément vérifier que production renouvelable intermittente, électrolyse, purification de l’hydrogène et boucle de production d’ammoniac peuvent fonctionner ensemble de manière fiable.
Air Products cherche à limiter son exposition commerciale
En parallèle du chantier, un autre enjeu se joue autour de la commercialisation de la future production. Air Products s’est engagé en 2023 à acheter la totalité de l’ammoniac produit par NEOM pendant trente ans, à prix ferme. Cet engagement a largement contribué à rendre le projet finançable, mais il concentre aussi sur le groupe américain une part considérable du risque commercial. Car le marché capable d’absorber de tels volumes d’ammoniac vert reste encore à construire.
Le 30 juillet dernier, Air Products a ainsi annoncé la finalisation d’un accord de commercialisation et de distribution avec le norvégien Yara. Le fabricant d’engrais doit écouler via son réseau mondial les volumes d’ammoniac qu’Air Products ne convertira pas en hydrogène pour le marché européen, en échange d’une commission variable.
Le dispositif permet de réduire le risque lié aux volumes à commercialiser, mais pas celui portant sur leur prix. Le directeur général d’Air Products, Eduardo Menezes, a d’ailleurs indiqué que la prime accordée à l’ammoniac vert serait plus faible durant la première année. Le groupe prévoit pour l’heure un impact neutre de NEOM sur ses comptes au cours de l’exercice 2027.
Un démonstrateur à grande échelle qui doit valider toute une filière industrielle
C’est peut-être là que réside le principal intérêt du projet. NEOM doit fournir une donnée qui manque encore à toute l’industrie : le comportement réel, sur une longue période, d’une installation d’électrolyse de plusieurs gigawatts directement confrontée à l’intermittence de productions solaire et éolienne.
Disponibilité des équipements, vieillissement des stacks, rendement réel, capacité à suivre les variations de la production renouvelable ou encore stabilité de la boucle ammoniac : les premiers mois d’exploitation devraient fournir des données inédites à cette échelle.
Ces résultats seront particulièrement suivis par une industrie qui a jusqu’ici beaucoup travaillé à partir de modèles et d’hypothèses économiques. NEOM permettra de confronter une partie de ces hypothèses aux conditions d’exploitation réelles.
