Taïwan future zone de clash entre Chine et USA ?

Impact de la déplétion sur la géopolitique présente, passée et à venir.

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Re: Taïwan future zone de clash entre Chine et USA ?

Message par energy_isere »

Taïwan projette de « noyer le ciel » avec une armada de plus de 210 000 drones en cas d’attaque chinoise en conformité avec sa doctrine de bouclier autonome

Publié le 27/06/2026 Guillaume Aigron

Taïwan veut créer un bouclier autonome pour prévenir toute attaque sur son sol.

Jeudi 18 juin 2026, à Taipei, le Cabinet taïwanais, dirigé par le Premier ministre Cho Jung-tai (卓榮泰), a présenté un projet de budget spécial d’une nature inédite : 210 milliards de dollars taïwanais (environ 5,61 milliards d’euros), étalés sur six ans d’août 2026 à fin 2031, pour acquérir plus de 210 000 systèmes sans pilote destinés à transformer le détroit de Taïwan en zone d’interdiction d’accès.

Le concept porte un nom officiel, lancé sur les réseaux sociaux le 21 juin par Joseph Wu (吳釗燮), secrétaire général du Conseil de Sécurité Nationale taïwanais : « unmanned shield », le bouclier autonome.

C’est probablement le document stratégique le plus important publié en Asie depuis deux ans puisqu’il consacre officiellement la généralisation en Asie du modèle ukrainien d’asymétrie navale qui a transformé la mer Noire en cauchemar pour la flotte russe. De Sébastopol au détroit de Taïwan, la leçon a été tirée. Décryptage d’un pivot doctrinal qui pourrait redessiner les rapports de force en mer de Chine.

Voici dans le détail ce que la commande prévoit, telle qu’annoncée par Huang Wen-chi (黃文啟), chef du département de planification stratégique du ministère de la Défense Nationale taïwanais, lors de la conférence de presse hebdomadaire du Cabinet :

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lire https://www.forum-militaire.fr/taiwan-p ... -autonome/
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Re: Taïwan future zone de clash entre Chine et USA ?

Message par energy_isere »

Taïwan a une stratégie visant à rendre toute attaque sur son sol trop coûteuse pour l’ennemi avec plus de 1000 missiles Hsiung Sheng accumulés

Publié le 03/09/2026 Guillaume Aigron

Le 3 septembre 2026, Taïwan a annoncé avoir achevé la production d’un premier lot de plus de cent missiles de croisière Hsiung Sheng. Tous ont été livrés à l’armée de l’air taïwanaise et déclarés opérationnels.

Derrière ce nom peu connu en France (forcément) se cache l’une des armes les plus stratégiques de l’arsenal insulaire : un missile de frappe longue portée conçu pour atteindre le territoire de la Chine continentale. Un pas de plus dans une doctrine qui mise tout sur la dissuasion par le nombre.

Pour comprendre le Hsiung Sheng, il faut saisir la logique qui l’anime : la stratégie dite du porc-épic. L’idée est simple et vieille comme l’histoire militaire des rapports de force déséquilibrés. Taïwan ne peut pas espérer vaincre la Chine dans une guerre conventionnelle classique : Pékin aligne la première marine du monde et une armée sans commune mesure. Alors, plutôt que de rivaliser à armes égales, l’île cherche à se rendre si douloureuse à avaler qu’aucun prédateur ne s’y risquera. Comme un porc-épic, elle mise sur ses piquants.

Ces piquants, ce sont précisément des missiles par centaines. L’institut national Chung-Shan, le grand centre de recherche militaire taïwanais, tourne à plein régime. En cinq ans, il a livré plus de mille missiles de la seule famille Hsiung Feng, à un rythme que les analystes jugent deux ans en avance sur le calendrier prévu, grâce à seize lignes de production largement automatisées.

Une cadence industrielle qui, soulignent certains experts, ferait pâlir bien des géants de l’armement américain. Le Hsiung Sheng est le fleuron de cet effort : l’arme qui permet de frapper loin, très loin.

Un missile qui vise le cœur de la Chine
Hsiung Sheng n’est pas un système entièrement nouveau mais une version à allonge étendue d’un missile plus ancien, le Hsiung Feng IIE. Taïwan cultive le secret sur ses caractéristiques exactes, mais les estimations concordantes situent sa portée jusqu’à 1 200 kilomètres. De quoi placer sous la menace non seulement toute la côte chinoise face à l’île, mais aussi des cibles en profondeur, jusqu’aux environs de Shanghai et à la province du Zhejiang.

Le missile a été étudié pour s’attaquer aux postes de commandement, pistes d’aéroport, infrastructures militaires… bref, les points névralgiques dont dépendrait une offensive chinoise. Volant à basse altitude et à vitesse subsonique pour se glisser sous les radars, guidé par une combinaison de navigation satellitaire, de comparaison du relief et de reconnaissance d’images en phase finale, il est régulièrement comparé au Tomahawk américain par la presse taïwanaise. Un système terrestre et mobile, aussi, ce qui lui permet de se disperser sur l’île et de compliquer sérieusement sa localisation avant un tir.

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https://www.forum-militaire.fr/taiwan-a ... accumules/
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Re: Taïwan future zone de clash entre Chine et USA ?

Message par energy_isere »

Taïwan a une stratégie visant à rendre toute attaque sur son sol trop coûteuse pour l’ennemi avec plus de 1000 missiles Hsiung Sheng accumulés

Publié le 03/09/2026 Guillaume Aigron

Le 3 septembre 2026, Taïwan a annoncé avoir achevé la production d’un premier lot de plus de cent missiles de croisière Hsiung Sheng. Tous ont été livrés à l’armée de l’air taïwanaise et déclarés opérationnels.

Derrière ce nom peu connu en France (forcément) se cache l’une des armes les plus stratégiques de l’arsenal insulaire : un missile de frappe longue portée conçu pour atteindre le territoire de la Chine continentale. Un pas de plus dans une doctrine qui mise tout sur la dissuasion par le nombre.

Pour comprendre le Hsiung Sheng, il faut saisir la logique qui l’anime : la stratégie dite du porc-épic. L’idée est simple et vieille comme l’histoire militaire des rapports de force déséquilibrés. Taïwan ne peut pas espérer vaincre la Chine dans une guerre conventionnelle classique : Pékin aligne la première marine du monde et une armée sans commune mesure. Alors, plutôt que de rivaliser à armes égales, l’île cherche à se rendre si douloureuse à avaler qu’aucun prédateur ne s’y risquera. Comme un porc-épic, elle mise sur ses piquants.

Ces piquants, ce sont précisément des missiles par centaines. L’institut national Chung-Shan, le grand centre de recherche militaire taïwanais, tourne à plein régime. En cinq ans, il a livré plus de mille missiles de la seule famille Hsiung Feng, à un rythme que les analystes jugent deux ans en avance sur le calendrier prévu, grâce à seize lignes de production largement automatisées.

Une cadence industrielle qui, soulignent certains experts, ferait pâlir bien des géants de l’armement américain. Le Hsiung Sheng est le fleuron de cet effort : l’arme qui permet de frapper loin, très loin.

Un missile qui vise le cœur de la Chine
Hsiung Sheng n’est pas un système entièrement nouveau mais une version à allonge étendue d’un missile plus ancien, le Hsiung Feng IIE. Taïwan cultive le secret sur ses caractéristiques exactes, mais les estimations concordantes situent sa portée jusqu’à 1 200 kilomètres. De quoi placer sous la menace non seulement toute la côte chinoise face à l’île, mais aussi des cibles en profondeur, jusqu’aux environs de Shanghai et à la province du Zhejiang.

Le missile a été étudié pour s’attaquer aux postes de commandement, pistes d’aéroport, infrastructures militaires… bref, les points névralgiques dont dépendrait une offensive chinoise. Volant à basse altitude et à vitesse subsonique pour se glisser sous les radars, guidé par une combinaison de navigation satellitaire, de comparaison du relief et de reconnaissance d’images en phase finale, il est régulièrement comparé au Tomahawk américain par la presse taïwanaise. Un système terrestre et mobile, aussi, ce qui lui permet de se disperser sur l’île et de compliquer sérieusement sa localisation avant un tir.

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