Terres rares : Exploration et production miniére

Discussions traitant de l'impact du pic pétrolier sur l'économie.

Modérateurs : Rod, Modérateurs

Avatar de l’utilisateur
energy_isere
Modérateur
Modérateur
Messages : 107011
Inscription : 24 avr. 2005, 21:26
Localisation : Les JO de 68, c'était la
Contact :

Re: Terres rares : Exploration et production miniére

Message par energy_isere »

Lynas Rare Earths posts sharp rise in annual profit

Reuters | August 25, 2026 |

Australia’s Lynas Rare Earths (ASX: LYC) reported a sharp rise in annual profit on Wednesday, supported by record average selling prices of rare-earths oxide and robust demand.

The largest rare-earths producer outside China logged a net profit after tax of A$222.4 million ($159.31 million) for the year ended June 30, compared with A$8 million a year earlier.

That missed a Visible Alpha consensus estimate of A$242.5 million.

($1 = 1.3961 Australian dollars)
https://www.mining.com/web/lynas-rare-e ... al-profit/
Avatar de l’utilisateur
energy_isere
Modérateur
Modérateur
Messages : 107011
Inscription : 24 avr. 2005, 21:26
Localisation : Les JO de 68, c'était la
Contact :

Re: Terres rares : Exploration et production miniére

Message par energy_isere »

suite de ce post du 10 avril 2026 : viewtopic.php?p=2423377#p2423377
Terres rares : comment la France s’implique dans la chaîne de valeur d’un projet au Malawi

Agence Ecofin Emiliano Tossou 03 sept 2026

La domination chinoise sur le raffinage des terres rares pousse l’Europe à diversifier ses sources et à reconstruire des capacités industrielles. Le projet Kangankunde qui doit entrer en production au Malawi fin 2026, peut s’insérer dans cette recomposition.

La France se rapproche de la chaîne de valeur construite autour de Kangankunde par l’intermédiaire du groupe Carester. La compagnie australienne Lindian Resources, propriétaire de cette future mine malawite de terres rares, a en effet annoncé jeudi 3 septembre, un accord avec le groupe français qui doit apporter sa technologie à son dispositif de transformation et dispose, en France, d’une usine appelée à recevoir certains des produits issus de cette chaîne.

Les terres rares regroupent 17 métaux devenus stratégiques pour de nombreuses technologies, notamment parce que certains d’entre eux entrent dans la fabrication d’aimants permanents utilisés dans les véhicules électriques, les éoliennes, l’électronique ou encore certaines applications de défense. C’est le cas du néodyme, du praséodyme, du dysprosium et du terbium.

Pour valoriser ces éléments, Lindian construit une chaîne passant par le Kazakhstan. Le concentré de monazite produit à Kangankunde pourra alimenter son complexe de Stepnogorsk où Carester participe à l’étude d’une unité capable de séparer 8 000 tonnes d’oxydes de terres rares par an.

Le groupe français doit y apporter sa technologie et son expertise jusqu’à la mise en service. Surtout, Carester n’intervient pas seulement comme fournisseur de technologie : un accord d’approvisionnement de dix ans prévoit que des produits de terres rares lourdes fabriqués à Stepnogorsk soient achetés par le groupe français pour alimenter Caremag, sa future usine de séparation et de recyclage située à Lacq, dans le sud-ouest de l’hexagone.

106 millions d’euros de l’État français

L’usine française donne au partenariat une dimension stratégique pour Paris. L’État a engagé 106 millions d’euros (123,2 millions $) pour soutenir Caremag, à travers des subventions, des avances remboursables et le crédit d’impôt Industrie verte. À ces fonds s’ajoutent 110 millions d’euros apportés par les japonais JOGMEC et Iwatani, portant à 216 millions d’euros les financements annoncés pour le projet. Caremag doit commencer à fonctionner à partir de 2027 et vise notamment une production annuelle d’environ 600 tonnes d’oxydes de dysprosium et de terbium, soit, selon Lindian, environ 15 % de la production mondiale.

L’investissement répond à une dépendance industrielle devenue stratégique. Paris veut reconstruire sur son territoire des capacités de séparation de terres rares, une étape de la chaîne largement dominée par la Chine, et vise d’ici 2030 une production française équivalente à 10 % de la demande mondiale de terres rares lourdes et à 25 % des besoins européens en terres rares légères. L’Union européenne poursuit la même logique : son règlement sur les matières premières critiques fixe notamment un objectif de 40 % de transformation dans l’UE et veut limiter à 65 % la dépendance envers un seul pays tiers.

Reste à déterminer jusqu’où Kangankunde alimentera effectivement cette stratégie française. L’accord d’achat signé avec Carester concerne pour l’instant des terres rares lourdes issues de matières kazakhes, tandis qu’une partie de la production malawite est déjà destinée à l’australien Iluka. Le démarrage de Kangankunde, les conclusions de l’étude de l’usine kazakhe et la mise en service de Caremag à partir de 2027 permettront de déterminer la place que le Malawi prendra dans l’approvisionnement français.
https://www.agenceecofin.com/actualites ... -au-malawi
Répondre