Conf. Climatique 2026, COP31 Antalya
Aprés Dubaï en 2023, Bakou en 2024. Belem en 2025, ca sera le tour de Antalya (Turquie) en 2026.
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Re: Conf. Climatique 2026, COP31 Antalya
https://www.connaissancedesenergies.org ... ble-260921La Turquie veut placer l’IA responsable au cœur de la COP31
AFP avec Connaissance des Énergies le 21 septembre 2026
La présidence turque de la COP31 a indiqué lundi vouloir donner une place élevée à une IA climatiquement responsable au sommet d’Antalya.
L’IA entre dans les priorités politiques d’Antalya
La COP31 doit se tenir du 9 au 20 novembre à Antalya, sous présidence turque, dans le cadre des négociations climatiques de l’ONU. Selon la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques, la conférence aura lieu à l’Antalya Expo Center et rassemblera la COP31, la CMP21 et la CMA8.
Le président de la COP31 et ministre turc de l’Environnement, Murat Kurum, a lié lundi la montée des usages de l’IA aux tensions déjà visibles sur les systèmes énergétiques. « Un monde qui se réchauffe, un système énergétique mondial en plein désordre et les craintes croissantes suscitées par l'essor de l'IA: tout ceci exige des actions », a-t-il déclaré lors de la semaine du climat à New York.
Kurum a assuré que « la COP31 sera à la hauteur de ce moment », alors que la conférence annuelle de l’ONU doit ouvrir dans moins de deux mois. Il a appelé les États à traiter explicitement la question de la demande électrique liée aux modèles, infrastructures de calcul et centres de données.
Un engagement volontaire hors du cœur des négociations
La présidence turque compte proposer aux pays un engagement consacré au développement d’une IA compatible avec les objectifs climatiques et le développement durable. Une première version de ce texte doit être rendue publique avant l’ouverture de la conférence d’Antalya.
Cet engagement resterait volontaire et non contraignant. Il ne relèverait donc pas de l’agenda formel des négociations climatiques, où les décisions exigent le consensus de près de 200 États parties.
La Turquie prévoit aussi une initiative visant à « faire la démonstration d'une utilisation responsable de l'IA » dans des secteurs clés, notamment l’énergie et l’industrie. « Nous devons discuter ouvertement de la consommation d'énergie croissante de l'IA, et il est temps que les gouvernements commencent à fixer les règles. Nous attendons des entreprises qu'elles fassent preuve de transparence sur leur consommation d'énergie et qu'elles alimentent leurs activités avec de l'énergie propre », a dit Murat Kurum.
Selon l’Agence internationale de l’énergie, la consommation électrique mondiale des centres de données pourrait passer de 485 TWh en 2025 à 950 TWh en 2030, soit environ 3 % de la demande mondiale d’électricité à cette échéance. Cette projection replace le sujet IA et énergie dans les arbitrages de raccordement, de production bas-carbone et de flexibilité des réseaux.
L’électrification reste l’autre axe mis en avant
Parmi les objectifs volontaires présentés aux autres pays, la Turquie pousse en priorité une hausse de la part de la demande énergétique finale couverte par l’électricité. L’objectif avancé est de porter cette part à 35 % d’ici 2035, contre un peu plus de 20 % aujourd’hui, afin de réduire l’usage des combustibles fossiles responsables du changement climatique.
Selon l’Agence internationale pour les énergies renouvelables, une trajectoire compatible avec 1,5 °C ferait passer l’électricité d’environ 23 % de la consommation finale mondiale d’énergie aujourd’hui à 35 % en 2035, avec une part majoritaire de la demande supplémentaire couverte par les renouvelables. Cette cible renforce le rôle de l’électrification dans les débats d’Antalya.
La présidence turque a annoncé lundi plusieurs outils destinés à soutenir cette orientation. Elle propose notamment un mécanisme mondial de suivi des progrès en matière d’électrification et un dispositif destiné à aider les pays en développement à identifier leurs besoins d’investissements dans les réseaux électriques.
La lettre de la présidence turque aux Parties publiée le 13 avril prévoit aussi un Sommet mondial des dirigeants à Antalya les 11 et 12 novembre.
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Re: Conf. Climatique 2026, COP31 Antalya
https://www.connaissancedesenergies.org ... nts-261001COP31 : la France appelle à placer l’électrification « propre » dans les décisions contraignantes de la prochaine Conférence Climat
AFP avec Connaissance des Énergies le 2 octobre 2026
Paris veut inscrire l’essor des usages électriques dans les décisions contraignantes de la COP31, au-delà de simples engagements volontaires.
Un objectif pour l'instant inclus dans « l'agenda de l'action »
La prochaine conférence climat des Nations unies doit se tenir à Antalya, en Turquie, du 9 au 20 novembre (COP31). Sa présidence turque a placé l’électrification parmi ses priorités, avec une cible consistant à porter la part de l’électricité dans la demande énergétique mondiale à 35 % d’ici 2035. Cette cible relève pour l’instant de « l’agenda de l’action », c’est-à-dire d’un cadre d’engagements volontaires que les États peuvent choisir de rejoindre.
La France souhaite au contraire que ce sujet soit intégré à une décision de la COP, négociée entre les Parties et adoptée par consensus. « On pense que cet objectif, qui est intéressant en soi, doit s'inscrire dans le cadre d'une décision plutôt que simplement dans ce qu'on appelle l'agenda de l'action », a indiqué jeudi l’entourage de la ministre française de la Transition écologique Monique Barbut.
La France insiste sur la mention d'une électrification « propre »
Paris souhaite également que la formulation retenue mentionne explicitement une « électrification propre ». L’objectif est d’éviter qu’une hausse de la consommation d’électricité se traduise par une production supplémentaire fortement carbonée, notamment à partir de charbon.
Selon l’Agence internationale de l’énergie (AIE), l’électricité représentait environ 23 % de la consommation finale mondiale d’énergie en 2025. Dans le scénario de forte électrification de son rapport 2026 sur l’électrification, l’AIE estime que cette part pourrait être portée à 33 % en 2035, grâce notamment à la forte progression des usages électriques dans les transports, les bâtiments et certains procédés industriels.
Un sujet « moins clivant » que les énergies fossiles
La demande française s’inscrit dans le prolongement des tensions apparues lors de la COP30 au Brésil. Cette conférence n’avait pas permis d’adopter une décision sur les énergies fossiles, dont l’utilisation constitue la principale cause du réchauffement climatique, face à l’opposition de pays producteurs et consommateurs.
Le sujet de l’électricité pourrait offrir davantage de marges de négociation, selon une source française, car il apparaît « peut-être moins clivant ». Une décision adoptée à Antalya enverrait, selon l’entourage de Monique Barbut, un message plus lisible aux acteurs économiques et aux pouvoirs publics qu’une simple initiative volontaire. « Parce que l'agenda de l'action, c'est bien, mais une décision endossée par 194 pays, c'est mieux et ça envoie un signal beaucoup plus clair à tous les acteurs économiques et aux acteurs publics aussi », a fait valoir cette source.
Une pré-COP aux Fidji du 5 au 8 octobre
Monique Barbut doit se rendre à la pré-COP organisée aux Fidji du 5 au 8 octobre. Ce rendez-vous ministériel, organisé en amont de la conférence d’Antalya avec Fidji, Tuvalu et l’Australie, doit permettre de préparer les lignes de négociation avant la COP31.
La France veut y renouer avec les petits États insulaires en développement, régulièrement en première ligne dans les négociations climatiques sur l’adaptation, les pertes et préjudices et la sortie des énergies fossiles. « On y va pour essayer de reconstruire cette alliance avec les petits États insulaires en développement, qui sont des alliés naturels pour nous », a expliqué l’entourage de la ministre. La même source a estimé que « cette alliance avait un petit peu fait défaut lors de la dernière COP ».
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Re: Conf. Climatique 2026, COP31 Antalya
https://www.connaissancedesenergies.org ... ile-261008Les énergies fossiles résistent malgré l’engagement pris fin 2023 lors de la COP28
AFP avec Connaissance des Énergies le 8 octobre 2026
À la COP28 de Dubaï, fin 2023, près de 200 États avaient convenu d’engager l’abandon progressif des énergies fossiles. Mais la production mondiale de pétrole, de charbon et de gaz a depuis continué d'augmenter, en dépit du développement des énergies renouvelables.
Une offre mondiale toujours dominée par pétrole, gaz et charbon
L’approvisionnement énergétique mondial a encore crû de 1,7% en 2025, toutes les grandes sources d’énergie atteignant des niveaux records, selon l’Energy Institute, un organisme professionnel basé au Royaume-Uni. Et l'institut indique que les combustibles fossiles ont même compté pour 86% de cet approvisionnement énergétique mondial en 2025 . L’Agence internationale de l’énergie (AIE), qui retient un périmètre différent, estime à 81% la part des énergies fossiles dans le mix énergétique mondial en 2024 (30% pour le pétrole, 28% pour le charbon et 23% pour le gaz).
Les situations nationales restent très contrastées. Aux États-Unis, premier producteur mondial de pétrole et de gaz, ces deux ressources pesaient chacune 36% du mix énergétique en 2024, tandis que le charbon comptait pour environ 10%, selon l’AIE. En Chine, qui représente plus d’un quart de la consommation énergétique mondiale, le charbon constituait 60% du mix, devant le pétrole à 18% et le gaz à 8%. En Europe, la France se distingue par un mix dominé à 45% par le nucléaire en 2025, contre 26% pour le pétrole et 11% pour le gaz, tandis que l’Allemagne restait davantage dépendante du pétrole à 35%, du gaz à 28% et du charbon à 15%, d’après l’AIE.
Transition rime avec électrification bas carbone
La dynamique renouvelable est la plus visible dans le secteur électrique, où l’électrification des usages accroît les besoins. En 2025, la production mondiale d’électricité solaire a progressé de 28% et a représenté 8,5% de la production électrique, à un niveau proche de l’éolien et du nucléaire, selon un rapport de l’AIE publié en juillet. L’électricité ne représente toutefois que 23% de la consommation finale d’énergie mondiale selon les dernières données de l’AIE, et cette électricité demeure produite principalement à partir de charbon (34%, tout comme les différentes filières renouvelables cumulées) et de gaz (22%).
DAns son Statistical Review of World Energy 2026, l’Energy Institute estime que la production solaire mondiale a augmenté de 30% en 2025 et que la capacité de stockage par batteries a progressé de 66% sur l’année. Ces gains rapides n’effacent pas la progression de la demande énergétique totale, qui soutient encore les volumes fossiles.
Jean-Baptiste Fressoz, chercheur au CNRS et historien de l’énergie, souligne que le mot transition doit être rapporté en priorité à l’électricité. Selon lui, la perspective d’un pic de demande de charbon avant 2030 ne se retrouve pas dans le pétrole et le gaz, pour lesquels les usages non électriques restent massifs.
« C’est le marché qui dicte les comportements »
Dans son dernier rapport annuel, l’AIE estime, dans le scénario fondé sur les politiques actuelles, que la demande de charbon commencera à reculer avant la fin de la décennie. Dans le même scénario, les demandes de pétrole et de gaz continuent en revanche d’augmenter jusqu’en 2050, respectivement de 13% et de 30% par rapport à 2024. Cette divergence limite l’effet mécanique attendu de la croissance des renouvelables. « L’idée que l’envol d’une énergie va produire la diminution symétrique des autres énergies est une vue de l’esprit », estime Jean-Baptiste Fressoz.
Les usages industriels, la pétrochimie, les transports lourds et certains besoins de chaleur maintiennent la demande de pétrole et de gaz hors du seul champ électrique. La hausse des prix des combustibles, les tensions sur les chaînes d’approvisionnement et les préoccupations de souveraineté énergétique pèsent aussi sur les décisions nationales, selon les analyses citées par les acteurs interrogés.
Romain Ioualalen, représentant de l’ONG Oil Change International, estime que certains pays comme l’Inde ou la Chine restent discrets dans les enceintes diplomatiques tout en engageant des efforts nationaux importants. Jean-Baptiste Fressoz résume cette logique par une formule plus directe : « C’est le marché qui dicte les comportements ».
La COP31 se recentre sur l’électrification
À l’approche de la COP31 en Turquie, prévue en novembre, la sortie des combustibles fossiles ne figure pas à l’ordre du jour officiel. Le sujet avait occupé une place centrale et très clivante à la COP30 de Belém, au Brésil, en 2025, selon Romain Ioualalen, sans être repris dans les conclusions finales. La présidence turque de la COP31 a présenté en septembre 2026 un objectif mondial visant à porter la part de l’électricité dans la consommation finale d’énergie à 35% en 2035. Ce programme, associé à des initiatives sur les réseaux, les bâtiments, les transports et l’industrie, confirme que les discussions de novembre seront principalement orientées vers l’électrification.
Le compromis de Dubaï (COP28 en 2023) reste la référence diplomatique sur l’abandon progressif des fossiles, mais ses effets dépendent des politiques nationales, des investissements et des infrastructures. La présidence brésilienne de la COP30 a annoncé deux feuilles de route après Belém, dont une sur la transition hors des énergies fossiles, sans intégrer cette question dans le texte final adopté.