Canada

Impact de la déplétion sur la géopolitique présente, passée et à venir.

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Message par energy_isere »

Canada: le Premier ministre Carney lance un fonds souverain

Connaissance des Énergies avec AFPle 27 avril 2026

Le Premier ministre Mark Carney a annoncé lundi la création du tout premier fonds souverain du Canada, d'une dotation de 25 milliards de dollars canadiens (18,3 milliards de dollars), dernière initiative en date visant à renforcer la souveraineté économique du Canada contre les chocs économiques mondiaux.

Lors du lancement du fonds, M. Carney a évoqué l'exemple de la Norvège --qui, tout comme le Canada, dispose de vastes ressources naturelles-- mais qui, depuis plusieurs décennies, consacre une partie de ses recettes énergétiques à la constitution d'une richesse nationale à long terme et à la protection du pays contre les chocs économiques mondiaux.

Baptisé "Canada Strong Fund", ce fonds, qui réunira des investissements publics et privés orientés vers des projets liés à l'énergie, aux matières premières critiques et aux infrastructures, aura pour objectif de soutenir les grands projets que M. Carney juge essentiels pour réduire également la dépendance économique du Canada vis-à-vis des États-Unis au cours des prochaines décennies.

"Les États-Unis ont changé. C'est leur droit, et nous nous adaptons. C'est notre devoir", a déclaré le Premier ministre à Ottawa, alors que son gouvernement s'apprête à mener des négociations commerciales tendues avec l'administration du président américain Donald Trump.

Si plus de 85% des échanges commerciaux entre les Etats-Unis et le Canada restent exempts de droits de douane, les surtaxes imposées par le président américain à des secteurs clés ont toutefois mené au ralentissement de la croissance du pays et à des licenciements. L'accord de libre-échange nord-américain actuel doit être révisé cet été.

Les États-Unis ont fait savoir qu'ils souhaitaient des changements majeurs et l'administration Trump a intensifié les attaques à l'encontre de M. Carney, qui s'est imposé comme une figure de proue dans la critique du président américain.

Le représentant adjoint au Commerce des États-Unis, Rick Switzer, a déclaré la semaine dernière devant le Conseil des relations étrangères que M. Carney se comportait de manière "condescendante" et laissait son "ego" l'empêcher d'agir dans l'intérêt supérieur du Canada.

"Je dirais qu'il n'y a pas un seul adulte aux commandes au Canada. On ne fait pas exprès de s'aliéner le dirigeant du pays auquel on est intimement lié. C'est tout simplement une faute professionnelle en matière de politique", a déclaré M. Switzer.

En remportant mi-avril trois élections législatives partielles en Ontario et au Québec, le Parti libéral de Mark Carney est devenu le premier gouvernement canadien de l'histoire à passer d'une minorité à une majorité parlementaire en cours de mandat. Il a promis des réformes rapides pour transformer l'économie du pays.
https://www.connaissancedesenergies.org ... ain-260427
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Message par energy_isere »

Il a besoin de nous": le pétrole canadien comme argument de poids face à Donald Trump

Connaissance des Énergies avec AFP le 22 mai 2026
lire https://www.connaissancedesenergies.org ... ump-260522
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Message par energy_isere »

Le Canada annonce un projet de plusieurs dizaines de milliards de dollars dans l'hydroélectricité et l'éolien

AFP avec Connaissance des Énergies le 17 août 2026

Une augmentation de la capacité de Churchill Falls

Le projet annoncé ce 17 août porte d’abord sur la centrale hydroélectrique de Churchill Falls, située au Labrador, dans la province de Terre-Neuve-et-Labrador. Il prévoit d’augmenter la capacité de cet aménagement, de développer une nouvelle centrale hydroélectrique et d’examiner un projet éolien terrestre dans la même province.

Le Premier ministre canadien Mark Carney a évalué l’accord-cadre à environ 70 milliards de dollars canadiens, soit près de 43 milliards d’euros. Ottawa apporterait 10 milliards de dollars canadiens au financement, le solde relevant du montage entre les provinces et leurs sociétés électriques. Selon les éléments communiqués par Ottawa, l’ensemble des projets atteindrait 14 000 MW de puissance, en intégrant les volets hydroélectriques, éoliens et les infrastructures associées. Mark Carney a affirmé que ce volume permettrait d’« éclairer, chauffer et rafraîchir tous les foyers à Toronto, Montréal et Vancouver ».

Opposition du Parti Québécois

L’accord a été conclu entre Terre-Neuve-et-Labrador et le Québec, qui doit acheter une grande partie de l’électricité supplémentaire issue du Labrador. Hydro-Québec sera ainsi un acteur central de l’équilibre économique du projet, avec un accès à une large fraction de la production future. La réalisation reste toutefois dépendante du contexte politique québécois. Les prochaines élections générales provinciales sont prévues le 5 octobre 2026 et le Parti Québécois, formation indépendantiste donnée en tête dans les intentions de vote, a fait connaître son opposition aux termes de l’accord.

Le dossier s’inscrit dans une relation énergétique ancienne entre les deux provinces autour de Churchill Falls, dont les conditions contractuelles historiques ont longtemps été contestées à Terre-Neuve-et-Labrador. Un protocole d’entente signé en décembre 2024 prévoyait déjà de remplacer l’ancien cadre d’achat d’électricité et de développer de nouveaux ouvrages sur le fleuve Churchill.

Pour rappel, le Québec a publié le 30 juin dernier son Plan de gestion intégrée des ressources énergétiques 2026-2050, qui fixe les grandes orientations de la province jusqu’au milieu du siècle.

Un virage vers une « superpuissance énergétique »

Le gouvernement fédéral présente ces investissements comme une réponse à la fragilisation des échanges avec les États-Unis, après la guerre commerciale engagée par Washington. Depuis 2025, Ottawa multiplie les annonces de grands projets pour réduire la dépendance économique envers son voisin et renforcer sa marge de manœuvre industrielle. Cette stratégie ne se limite pas aux énergies bas carbone. Le gouvernement Carney a aussi prévu un oléoduc entre les gisements de sables bitumineux de l’Alberta et la côte Pacifique, afin d’augmenter les débouchés vers l’Asie pour les hydrocarbures canadiens.

Le virage vers une « superpuissance énergétique » modifie l’équilibre climatique hérité du gouvernement de Justin Trudeau, issu du même parti libéral que Mark Carney. Depuis son arrivée au pouvoir en mars 2025, le Premier ministre a supprimé plusieurs mesures environnementales et reconnu que la trajectoire précédente ne permettrait pas d’atteindre la baisse de 40 à 45 % des émissions canadiennes de gaz à effet de serre en 2030 par rapport à 2005.

Ottawa indiquait en mai 2026 qu’environ 80 % de la production électrique canadienne provenait déjà de sources non émettrices et associait sa stratégie nationale de l’électricité à un doublement de la capacité du réseau. L’Institut climatique du Canada a salué lundi les investissements annoncés, estimant qu’ils traduisent « le niveau d’ambition nécessaire pour atteindre l’objectif du Canada de doubler la quantité d’énergie propre » produite.
https://www.connaissancedesenergies.org ... les-260817
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Message par energy_isere »

Défense : au Canada, les F-35 américains rattrapés par la guerre commerciale avec Trump

Martin Lagrave 28/08/2026

Alors que Donald Trump vient de taxer à 50 % des centaines de produits canadiens, le chef du gouvernement de Colombie-Britannique demande à Ottawa d'abandonner l'achat de 88 avions de combat américains.
.......................
https://www.parismatch.com/actu/interna ... aign=Yahoo
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Message par energy_isere »

Mark Carney veut libérer le potentiel de « superpuissance énergétique » du Canada, face aux investisseurs

AFP avec Connaissance des Énergies le 15 septembre 2026

Mark Carney a présenté mardi le Canada comme une destination d’investissement, tout en rassurant les financiers internationaux sur Washington.

Un sommet pour capter 1 000 milliards de dollars canadiens

À Toronto, le Premier ministre canadien a défendu une stratégie de réorientation économique devant des banques, des sociétés d’investissement et des fonds souverains venus de plusieurs régions du monde. Le gouvernement veut mobiliser 1 000 milliards de dollars canadiens, soit 622 milliards d’euros, sur cinq ans.

Ottawa promet des incitations fiscales et un allègement des procédures administratives afin de rendre le pays plus accessible aux capitaux étrangers. Lors de l’annonce officielle du sommet, en avril 2026, le gouvernement canadien avait indiqué que 280 milliards de dollars canadiens d’investissements publics et de mesures d’incitation devaient contribuer à déclencher plus de 1 000 milliards de dollars d’investissements totaux.

Mark Carney a placé les ressources minières canadiennes au cœur de son discours, en les présentant comme un levier d’« autonomie stratégique ». Il a aussi défendu un projet de nouvel oléoduc vers la côte Pacifique, destiné à acheminer au moins 1 million de barils par jour vers les marchés asiatiques. Le projet de corridor pétrolier vers l’ouest avait été transmis en juillet 2026 au Bureau des grands projets, dans le cadre d’une démarche menée avec l’Alberta. Ottawa avait alors décrit cette infrastructure comme un outil de diversification des débouchés pour le pétrole canadien, au-delà du marché américain.

Des investisseurs du Golfe, de Chine et de Wall Street

Devant les investisseurs, le Premier ministre a résumé cette orientation par une formule politique : le Canada entend libérer son potentiel de « superpuissance énergétique ». Le portefeuille mis en avant par Ottawa associe ressources naturelles, grands projets industriels, infrastructures de transport et minerais critiques.

La liste des participants illustre la cible internationale du sommet. Elle comprend des représentants de groupes du Golfe comme Mubadala, ADNOC et DP World, de la China Investment Corporation, ainsi que de grandes institutions financières telles que Bank of America, KKR, Macquarie et Carlyle. Le milliardaire nigérian Aliko Dangote figure également parmi les invités.

Le discours de Mark Carney intervient dans un climat de tensions commerciales avec les États-Unis. Washington a imposé en août 2026 des droits de 50 % sur environ 27,6 milliards de dollars canadiens de produits canadiens, auxquels Ottawa a répondu par des contre-tarifs entrés en vigueur le 8 septembre.

Un accord avec Washington demeure « possible »

La Maison Blanche a aussi prévu des ajustements tarifaires applicables le 15 septembre 2026 et des interdictions d’importation visant certains produits canadiens à partir du 29 septembre. Dans ce contexte, Mark Carney a affirmé devant les investisseurs américains que le Canada resterait le partenaire le plus important des États-Unis dans plusieurs secteurs clés. Le chef du gouvernement canadien a répété devant la presse qu’un accord avec Washington demeurait « possible ». Les négociations ont été rompues le 21 août, après que Mark Carney a accusé la Maison Blanche d’avoir voulu imposer à Ottawa un accord « injuste ».

Après le sommet de Toronto, Mark Carney doit se rendre mardi à Strasbourg pour assister au discours sur l’état de l’Union de la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen. Il doit aussi s’exprimer devant les eurodéputés. Le rapprochement avec l’Union européenne occupe une place centrale dans la stratégie économique canadienne. Mark Carney a dit vouloir conclure une « alliance unique » avec les Vingt-Sept, en insistant sur la nécessité pour le Canada d’être relié à des partenaires jugés fiables.
https://www.connaissancedesenergies.org ... ton-260915
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Message par energy_isere »

suite de ce post du 10 dec 2025 : viewtopic.php?p=2419112#p2419112
LNG Canada to Double Export Capacity After Shell Approves Phase 2

By Michael Kern - Sep 29, 2026

Canada’s first liquefied natural gas export facility, LNG Canada, will double its capacity in the early 2030s after the Shell-led project announced on Tuesday the final investment decision to proceed with Phase 2 of the plant in Kitimat, British Columbia.

LNG Canada in Kitimat, B.C., launched exports in the summer of 2025, after years of development by its shareholders Shell, Petronas, PetroChina, Mitsubishi, and Korea Gas Corporation (Kogas).

Phase 2 of the first Canadian LNG export facility is planned to add two LNG processing units, or trains, increasing LNG Canada’s total production capacity from 14 million tonnes per annum (mtpa) to 28 mtpa.

Shell, the world’s biggest LNG trader, holds a 40% interest in LNG Canada and will receive nearly 6 mtpa of additional LNG from the expansion.

The partners in the project have agreed that LNG Canada will continue to operate under an equity lifting structure, whereby each joint venture participant is responsible for the offtake of its proportionate share of LNG production and for bringing its share of gas supply.

Commercial operations of LNG Canada Phase 2 are expected to begin in the early 2030s.

The project in Kitimat is positioned to supply cost-competitive gas to Asian markets, where demand for LNG is expected to increase significantly, Shell said.

According to Shell’s LNG Outlook 2026, global LNG demand is expected to rise by around 65% by 2050, driven by growing energy demand and the need for secure, flexible, and reliable energy supplies.

“LNG Canada is a core part of our Integrated Gas portfolio, helping to supply LNG to customers in Asia at a time when diversity of energy supplies and energy security are increasingly important,” Shell’s Integrated Gas President, Cederic Cremers, said on Tuesday.

LNG Canada Phase 2 is actually the first on the list of five major projects of national importance, which Canadian Prime Minister Mark Carney proposed in the autumn of 2025 to diversify Canada’s energy exports from the United States and make it an energy superpower.
https://oilprice.com/Latest-Energy-News ... ase-2.html

L'usine phase 1 :

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Re: Canada

Message par energy_isere »

suite du post au dessus, la news par connaissancedesenergies.org
Gaz naturel liquéfié : « un nouvel investissement structurant » pour le Canada qui vise l'Asie

AFP avec Connaissance des Énergies le 29 septembre 2026 à 13h20

Shell et ses partenaires ont officialisé mardi l’agrandissement de LNG Canada, afin de doubler sa production et d’accroître les flux vers l’Asie.

Deux trains supplémentaires à Kitimat

La deuxième phase de LNG Canada, approuvée par les cinq actionnaires de la coentreprise, portera la capacité du site de Kitimat, en Colombie-Britannique, de 14 à 28 millions de tonnes de gaz naturel liquéfié par an, selon Shell. Le démarrage commercial est attendu au début des années 2030.

L’extension doit ajouter deux unités de liquéfaction au complexe déjà exploité sur la côte pacifique canadienne. La première phase repose sur deux trains de production, dont la première cargaison a quitté l’installation fin juin 2025, rappelle Shell.

Le positionnement de Kitimat offre aux partenaires un accès maritime direct aux marchés asiatiques. Les cargaisons évitent le passage par le canal de Panama, nécessaire pour des volumes expédiés depuis le golfe du Mexique aux États-Unis.

« Plus grand projet d’investissement privé de l’histoire canadienne »

Shell détient 40 % de LNG Canada, devant le groupe malaisien Petronas avec 25 %. PetroChina possède 15 %, Mitsubishi 15 % également, et Korea Gas Corp complète l’actionnariat avec 5 %. Les mêmes partenaires avaient validé en 2018 la première phase du projet, alors estimée à 40 milliards de dollars canadiens, soit environ 27 milliards d’euros à l’époque. Justin Trudeau, alors Premier ministre canadien, avait qualifié LNG Canada de « plus grand projet d’investissement privé de l’histoire canadienne ». Shell indique viser des rendements « à deux chiffres » avec cette deuxième phase, sans détailler le montant de l’investissement associé à l’extension approuvée mardi.

La décision intervient alors que le Canada du Premier ministre libéral Mark Carney cherche à réduire sa dépendance économique aux États-Unis, dans un contexte de tensions commerciales avec Washington. Le gouvernement fédéral a présenté LNG Canada Phase 2 comme un projet d’intérêt stratégique national dans le cadre de son bureau chargé des grands projets. Ottawa affirme vouloir faire du pays une « superpuissance énergétique » en développant simultanément les énergies renouvelables et les hydrocarbures. Depuis 2025, les autorités canadiennes ont multiplié les annonces autour de projets d’infrastructures énergétiques et d’exportation.

LNG Canada a salué « un nouvel investissement structurant pour le pays », en estimant qu’il doit contribuer « à faire du Canada l’une des cinq principales nations exportatrices de GNL ». Mitsubishi juge de son côté qu’« après l’extension, le projet devrait devenir l’un des plus grands projets de GNL au monde ».

Shell anticipe une demande mondiale en hausse

Le groupe britannique fonde cette décision sur ses perspectives de long terme pour le marché du GNL. Selon les prévisions de Shell, la demande mondiale devrait augmenter d’environ 60 % d’ici 2040 et d’environ 65 % d’ici 2050, sous l’effet de la croissance de la demande énergétique. Dans son LNG Outlook 2026, Shell estime que la demande mondiale de GNL pourrait atteindre près de 700 millions de tonnes par an en 2050.

Le groupe anticipe aussi un besoin d’environ 200 millions de tonnes par an de nouvelles capacités de liquéfaction dans les années 2030 et 2040, en plus des projets déjà en construction. L’Asie reste au centre de cette stratégie commerciale, car les cinq actionnaires de LNG Canada disposent de positions industrielles ou de marchés d’écoulement dans la région.
https://www.connaissancedesenergies.org ... ada-260929
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