Démographie, naissances...

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alain2908
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Re: Démographie, naissances...

Message par alain2908 »

je pense que ça joue mais de manière plus complexe car, de mauvaises conditions économiques n'empéchaient pas la natalité jusqu'il y a peu.
Mais il y a une bascule.

Quelques chiffres dans le monde. (il manque toute l'Afrique)
Image
https://x.com/PlusLibQ/status/2085301967824228613
Jeuf
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Re: Démographie, naissances...

Message par Jeuf »

kercoz a écrit : 05 août 2026, 21:43
Jeuf a écrit : 05 août 2026, 21:29 C'est une adaptation appropriée aux conditions économiques nouvelles , c'est à dire dégradées par rapport au passé, notamment par la baisse d'accès aux ressources naturelles ....
C'est plutôt une adaptation aux contrainte d'un 2e , ..pire, un 3e enfant ....un F4 est inaccessible pour la plupart des familles ....
ça c'est un des traductions, au niveau micro, des problèmes macroscopiques.
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Re: Démographie, naissances...

Message par mobar »

la baisse de la natalité, c'est juste le premier indice de la baisse de la population qui ne se produira que si la baisse de la natalité globale se confirme

Il faudra quelques décennies avant que les baisses de la natalité locales ne se traduisent par une baisse de la population mondiale

La politique de l'enfant unique en Chine a été mise en place en 1979 et la population a diminuée a partir de 2022 soit plus de 40 ans après!
https://youtu.be/0pK01iKwb1U
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Re: Démographie, naissances...

Message par Jeuf »

Au niveau européen, avec baisse de natalité+ baisse de l'âge moyen de décès, la décroissance de la population pourrait aller plus vite que ça.
En Chine, il y avait hausse de l'âge moyen de décès en même temps que cette politique, pas appliquée sur tout le pays par ailleurs.
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Re: Démographie, naissances...

Message par energy_isere »

Pour l'Europe le peak population est pour 2029.

voir : https://www.boursorama.com/actualite-ec ... c20ece5768
AFP •14/07/2026
Selon un rapport mardi du Centre commun de recherche (CCR), un institut rattaché à la Commission européenne, le nombre d'Européens devrait encore légèrement augmenter jusqu'en 2029 pour atteindre quelque 453 millions d'habitants, avant d'entamer un déclin lent mais durable.
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Re: Démographie, naissances...

Message par alain2908 »

une analyse interessante de Joan Larroumec
https://x.com/larroumecj/status/2093765107750740057

Depuis récemment on décompose le TFR, nombre d’enfants par femme, en TMR (part de femmes devenant mères) × CPM (enfants par mère). C’est une nouveauté méthodologique importante pour identifier d’où vient la baisse des naissances.

Ainsi il y a des pays qui ont vu leur fécondité chuter principalement parce que peu de femmes deviennent mères. Mais quand les femmes ont des enfants, elles en ont environ deux. C’est le cas du Japon (1,14 = 0,546 × 2,08), de l’Espagne (1,10 = 0,566 × 1,94), de l’Italie (1,18 = 0,583 × 2,02) ou de Singapour (0,97 = 0,465 × 2,09).
En général cela est dû à deux grandes familles de raisons :
1.Des sociétés peu adaptées à concilier travail et maternité. Dans ce cas un certain nombre de femmes préfèrent avoir une carrière plutôt que d’être mères, ou refusent un contrat conjugal qui les enferme dans le rôle domestique. Il s’agit de pays comme le Japon et Singapour.
2.Des sociétés où une partie importante des jeunes, notamment les hommes, sont en grande difficulté économique : chômage, emploi précaire, logement inaccessible, vie prolongée chez les parents. Dans ce cas ils ne peuvent pas fonder un foyer, ou trop tardivement. Il s’agit de pays comme l’Espagne et l’Italie.
Ces pays ont des fécondités faibles, mais pas les plus faibles.
Deux grands pays présentent une version extrême de ce profil : peu de mères, mais des familles constituées nettement plus grandes qu’ailleurs. Les États-Unis (1,57 = 0,625 × 2,51) ont le CPM le plus élevé de l’Occident : une Américaine sur trois ne devient pas mère, mais celles qui le deviennent font deux enfants et demi, écart qui recouvre la polarisation entre une Amérique religieuse et conservative à trois enfants et des métropoles au profil quasi sud-européen. La Russie (1,40 = 0,589 × 2,38) a un TMR presque japonais pour une raison différente : quinze ans de politique nataliste ciblée sur les deuxième et troisième enfants ont soutenu l’agrandissement des familles existantes, pendant que la guerre et la perte de tout horizon poussaient les jeunes à reporter indéfiniment l’entrée en parentalité, contre laquelle aucun transfert ne peut rien.

Il y a à l’inverse des pays où presque toutes les femmes deviennent mères, mais s’arrêtent à un ou deux enfants, par héritage du modèle post-communiste de l’enfant unique précoce ou à cause du coût de l’agrandissement de la famille. Ce sont des pays comme la Bulgarie (1,60 = 0,808 × 1,98) et le Portugal (1,30 = 0,717 × 1,81). Ces pays ont en général une fécondité plus élevée.

Enfin il y a les pays qui souffrent à la fois d’un faible nombre de mères et d’un faible nombre d’enfants par mère. Ils cumulent les raisons précédentes. Mais l’enfant y coûte aussi très cher, matériellement et parce que l’investissement parental attendu y est démesuré (éducation, concours, activités extra scolaires, etc) Ce sont les pays au bord de l’extinction démographique : la Corée du Sud (0,80 = 0,499 × 1,60), Taïwan (0,70 = 0,388 × 1,79), la Chine (1,13 = 0,612 × 1,85), Macao (0,47 = 0,288 × 1,62).

La France de 2024 est touchée sur les deux critères à la fois, mais de façon encore peu dramatique : 1,61 = 0,716 × 2,24, au-dessus de la moyenne européenne sur les deux facteurs, au max d’aucun. L’Allemagne (1,32 = 0,628 × 2,10) a le même profil que la France, mixte, en un peu plus mauvais sur chaque critère. Mais chaque critère se multiplient, le différentiel est de 0,3 enfant par femme, ce qui équivaut à des millions de naissances en moins par génération.

Quelles sont les marges de progression pour la France ? Probablement environ 0,1 en TMR, guère plus (vers la Bulgarie à 0,808, Israël à 0,837). Plus de marge sur le CPM, où l’on pourrait chercher 0,2-0,3 (vers les États-Unis à 2,51, la Moldavie à 2,64).

Pour passer à 2 enfants par femme et donc au seuil de renouvellement, il faut donc viser à ce que 80% des Françaises deviennent mères et qu elles aient en moyenne 2,5 enfants.

Il faut donc deux salves de mesures pour sauver la démographie française :
Augmenter le nombre de mères, ce qui signifie faire advenir les couples et le premier enfant plus tôt :
•Un choc logement pour les moins de 30 ans. (Construction massive et accès privilégié).
•Sécuriser économiquement les 22-30 ans : c’est le prédicteur le plus robuste de la mise en couple dans toute la littérature (Japon, Espagne, pays nordiques). Cela passe par l’entrée plus précoce dans la vie active et la fin du sas de précarité entre diplôme et CDI.
•Droit opposable à la crèche dès le premier enfant, avec son universalité et sa gratuité.
Augmenter le nombre d’enfants par mère :
•Un transfert financier massif et ciblé par rang. De plus en plus élevé selon le rang, avec le paquet sur le troisième enfant. Ça doit se compter en dizaines de milliers d’euros au minimum.
•Un statut de la famille nombreuse qui ouvre de nombreux droits : exonération d’impôt sur le revenu à vie dès le troisième enfant et baisse des cotisations retraite substantielle par enfant, par exemple.
•Une société redéfinie pour les familles de 3 enfants : pour atteindre 2,5 enfants par femme, il faut que tout soit pensé pour des familles de 3 enfants et non pas deux comme aujourd’hui. Besoin en masse de logements avec 4 chambres en particulier.

Et une condition transversale, sans laquelle tout le reste est perdu : la stabilité. Les effets mesurés les plus forts apparaissent quand la politique est affichée comme nataliste et crue durable. Un dispositif garanti sur trente ans, hors des alternances.

La France est remarquablement bien positionnée pour échapper à l’effondrement démographique.
À condition de mettre le paquet tout de suite, avant que les conditions se dégradent trop.
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Re: Démographie, naissances...

Message par energy_isere »

4 millions d’habitants en moins d’ici 2050 : l’alerte démographique italienne

LT (avec Reuters) Publié le 01 septembre 2026

L’Italie pourrait perdre près de quatre millions d’habitants en vingt-cinq ans. Dans ses nouvelles projections à l’horizon 2080, l’Institut national italien de la statistique (Istat) alerte sur une trajectoire démographique susceptible de fragiliser durablement l’économie et le système de protection sociale du pays.

La population italienne, qui comptait 58,9 millions d’habitants début 2025, tomberait à 55 millions en 2050, puis à seulement 45,8 millions en 2080. En un peu plus d’un demi-siècle, le pays pourrait ainsi perdre plus de 13 millions d’habitants.
.......................
https://www.latribune.fr/article/econom ... -italienne
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Re: Démographie, naissances...

Message par energy_isere »

Pour sauver la planète, il faut réduire la population mondiale de moitié, affirment ces scientifiques
Et si la solution aux limites planétaires consistait à être moins nombreux? Des scientifiques estiment que réduire le nombre d'individus sur Terre de moitié d'ici 2200 permettrait de limiter la pression exercée sur les ressources.

Par Laura Perren 1er octobre 2026

La question de la surpopulation anime les scientifiques depuis près de 250 ans. En 1798, l'économiste anglais Thomas Robert Malthus s'interrogeait déjà, dans son Essai sur le principe de population, sur la tension entre la croissance démographique et les ressources alimentaires disponibles. Selon lui, l'augmentation de la population mondiale allait dépasser la production agricole, une idée depuis connue sous le nom de «catastrophe malthusienne».

Plus de deux siècles plus tard, la quantité de nourriture produite par habitant est à son plus haut niveau jamais enregistré. Le Programme alimentaire mondial affirme que les denrées actuelles suffiraient à nourrir chaque enfant, femme et homme sur Terre. La population mondiale, elle, continue de croître et pourrait atteindre 9,6 milliards de personnes en 2050, selon les Nations unies.

Dans une étude publiée en mars dans la revue Environmental Research Letters, des scientifiques ont croisé 200 ans de données démographiques avec des modèles de développement agricole. Objectif: déterminer si la planète peut subvenir aux besoins d'une population toujours plus nombreuse. Ils ont conclu que la production des ressources avait suivi la croissance démographique pendant des années, grâce à l'innovation et aux progrès technologiques. Mais au début des années 1960, cette dynamique s'est inversée: la population a continué à augmenter, tandis que les ressources se sont raréfiées. En d'autres termes, depuis soixante ans, l'humanité puise dans les réserves de la planète.

La croissance démographique implique une demande toujours plus importante en nourriture, en énergie et en matières premières. Dans un monde industrialisé qui prône la surconsommation et la croissance effrénée, la situation préoccupe les scientifiques: le Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC) considère même la croissance démographique comme l'un des principaux facteurs contribuant à l'augmentation des émissions de gaz à effet de serre.

Changement majeur nécessaire

«La Terre ne peut pas suivre le rythme actuel de notre consommation de ressources, souligne Corey Bradshaw, écologue à l'université Flinders, en Australie, et auteur principal de l'étude. Elle ne peut même pas satisfaire la demande actuelle sans changements majeurs. Nos résultats montrent que nous sollicitons la planète au-delà de ses capacités.»

Mais comment nos besoins ont-ils pu dépasser les capacités de la Terre? Une partie de la réponse se trouve dans notre dépendance aux énergies fossiles. Non renouvelables, celles-ci permettent de repousser temporairement les effets du dépassement des limites écologiques. «Les économies actuelles, fondées sur une croissance ininterrompue, semblent ignorer les contraintes de régénération liées à l'expansion démographique soutenue, car les énergies fossiles compensent artificiellement ces différences, écrivent les auteurs. Elles n'anticipent pas non plus la réduction imminente de leur capacité de régénération à mesure que les dérèglements climatiques s'intensifient.»

Les premiers signes d'une crise à venir ne se manifestent pas par des pénuries alimentaires, mais par une pression croissante exercée sur le système agricole. La hausse du coût des engrais chimiques pourrait, par exemple, se traduire par une baisse des rendements agricoles. Des études ont également montré que la surpopulation favorise la propagation des pandémies et contribue aux inégalités de revenus, ce qui pèse sur la qualité de vie.

En un siècle, la population mondiale a augmenté de près de 6 milliards d'individus pour atteindre environ 8,3 milliards d'habitants aujourd'hui. Certains experts estiment que le boom démographique atteindra 12,4 milliards d'humains en 2070, avant d'amorcer un déclin.

Pour résoudre les défis liés aux ressources limitées de la Terre, les scientifiques avancent une idée plutôt radicale: diminuer drastiquement la population mondiale. Une étude publiée en juillet dans la revue Sustainable Development préconise d'atteindre 4 milliards d'habitants d'ici à l'an 2200. Selon ses auteurs, une population plus importante accentuerait les émissions de CO2, la consommation d'énergie et d'eau douce, l'extraction minière, la production de plastique et la perte de faune sauvage. «La population mondiale a quadruplé au cours du siècle dernier, et ce bouleversement est bien plus radical que si elle diminuait de moitié au cours des 170 prochaines années», concluent les chercheurs.
https://www.slate.fr/sciences/ressource ... ment-terre
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Re: Démographie, naissances...

Message par Jeuf »

energy_isere a écrit : 01 oct. 2026, 10:14
Pour sauver la planète, il faut réduire la population mondiale de moitié, affirment ces scientifiques
Et si la solution aux limites planétaires consistait à être moins nombreux? Des scientifiques estiment que réduire le nombre d'individus sur Terre de moitié d'ici 2200
ok, dans la série des articles où on a rien compris aux limite planétaires et aux bascules tout en faisant semblant, c'est le dernier en date.


Sinon, enfin, changement de discours dans d'autres
https://vert.eco/serie/si-cest-pour-qui ... e-cet-ete/
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