https://www.journaldugeek.com/2026/06/2 ... rnier-mot/L’énergie des marées n’a pas dit son dernier mot
Par Olivier le 21 juin 2026
Pendant que le solaire et l’éolien accumulaient les succès, l’énergie marémotrice est restée coincée dans la catégorie des technologies prometteuses. Au large de l’Écosse, la plus puissante turbine marémotrice en activité au monde montre pourtant que les courants marins pourraient encore avoir leur carte à jouer.
Il y a vingt ans, toutes les énergies bas carbone semblaient encore pouvoir prétendre au même avenir. Solaire, éolien, géothermie, nucléaire, hydraulique ou énergie des marées : personne ne savait vraiment lesquelles allaient s’imposer.
Une turbine géante qui travaille sous l’eau
Depuis, le paysage s’est considérablement éclairci. Le solaire est devenu extrêmement compétitif, l’éolien s’est largement déployé, tandis que d’autres technologies ont progressé plus lentement. Parmi elles figure l’énergie marémotrice, souvent présentée comme la prochaine grande avancée… depuis plusieurs décennies.
Pourtant, cette source d’énergie possède un argument que ni le solaire ni l’éolien ne peuvent revendiquer : elle est prévisible. Les marées suivent les lois de la gravité, pas les caprices de la météo. On peut donc connaître avec précision la production électrique d’une installation des mois, voire des années à l’avance. C’est précisément sur cette promesse que mise Orbital Marine Power avec sa turbine O2, installée depuis 2021 au large des îles Orcades, dans le nord de l’Écosse.
Avec une puissance de 2 mégawatts, l’O2 est actuellement la plus puissante turbine marémotrice en exploitation dans le monde. Installée sur le site d’essais de l’European Marine Energy Centre (EMEC), elle produit suffisamment d’électricité pour alimenter environ 2.000 foyers et éviter l’émission de quelque 2.200 tonnes de CO₂ par an.
Contrairement aux éoliennes offshore qui dominent l’horizon, cette centrale est beaucoup plus discrète. Elle repose sur une structure flottante en acier de 74 mètres de long, solidement ancrée au fond marin. Sous la surface se trouvent deux turbines de 1 MW chacune. Lorsque les courants traversent les passages étroits autour des Orcades, l’eau fait tourner les rotors qui alimentent les générateurs électriques.
L’installation possède également un avantage très pragmatique : elle a été conçue pour faciliter la maintenance. Les nacelles et les rotors peuvent être relevés au-dessus de l’eau afin d’être inspectés ou réparés sans mobiliser d’importants moyens sous-marins. Un détail qui peut sembler anodin mais qui compte beaucoup dans une industrie où chaque opération en mer coûte cher.
Si l’énergie des marées reste marginale aujourd’hui, ce n’est pas parce qu’elle manque d’atouts. Son principal problème est ailleurs : les bons emplacements sont rares. Pour produire suffisamment d’électricité, il faut des passages où les marées sont concentrées entre des terres. Ces sites existent, mais ils se comptent en dizaines à l’échelle mondiale, pas en milliers comme pour le solaire ou l’éolien.
Mais l’énergie des marées tente un retour discret. Rien ne garantit qu’elle deviendra un acteur majeur de la transition énergétique, mais pour une technologie que beaucoup avaient déjà condamné, ces résultats sont déjà un progrès notable.
les hydroliennes
Modérateurs : Rod, Modérateurs
- energy_isere
- Modérateur

- Messages : 107757
- Inscription : 24 avr. 2005, 21:26
- Localisation : Les JO de 68, c'était la
- Contact :
Re: les hydroliennes
- energy_isere
- Modérateur

- Messages : 107757
- Inscription : 24 avr. 2005, 21:26
- Localisation : Les JO de 68, c'était la
- Contact :
Re: les hydroliennes
https://lemarin.ouest-france.fr/energie ... e926908e5fLa ministre de l’énergie donne le feu vert aux deux fermes pilotes hydroliennes dans le raz Blanchard
Le 16e colloque national de France renouvelables, qui se tient ces 7 et 8 octobre, à Paris, a été l’occasion pour Maud Bregeon, la ministre déléguée en charge de l’énergie, de donner enfin le coup d’envoi aux deux fermes pilotes hydroliennes dans le raz Blanchard. L’arrêté tarifaire qu’il manquait pour leur lancement devrait être publié d’ici le début de l’année prochaine.
Le marin Loïc Fabrègues Publié le 07/10/2026
Le gouvernement valide enfin le lancement de la filière hydrolienne en France. Maud Bregeon est venue l’annoncer lors du 16e colloque national de France renouvelables, ce mercredi 7 octobre, à Paris. Nous enverrons dans les prochains jours les notifications (NDLR : à la Commission européenne) pour le soutien aux fermes pilotes hydroliennes. Les arrêtés tarifaires pourront être publiés début 2027 après l’adoption du projet de loi de finances. C’est important pour certains territoires qui nous ont beaucoup sollicités... abonnés
