https://www.ouest-france.fr/high-tech/p ... ea3020cab7Près de Caen, 200 emplois annoncés avec la création d’un data center et d’un campus industriel high-tech dédié à l’IA
La société française Sepia Infrastructure indique dans un communiqué de presse, ce mercredi 30 septembre 2026, que la création d’un data center et d’un campus industriel high-tech dédié à l’IA, « devrait créer plus de 200 emplois directs ou indirects », à Cagny, près de Caen (Calvados).
Ouest-France Claude Maine Publié le 30/09/2026
La société française Sepia Infrastructure a annoncé, en février 2026, reconvertir l’usine Saint-Louis Sucre fermée depuis 2020 à Cagny, près de Caen (Calvados), en un campus technologique hybride, associant infrastructures numériques et réindustrialisation locale. En septembre 2026, une promesse de vente a été signée entre le groupe Südzucker, propriétaire du site à Cagny, et Sepia infrastructure.
Les choses avancent et Sepia Infrastructure indique, dans un communiqué de presse, que ce projet devrait créer plus de 200 emplois directs et indirects,
« Réutiliser la chaleur fatale »
Sepia Infrastructure développe des campus industriels à faible émission de carbone. Elle indique vouloir implanter à Cagny un centre de données (data center), une plateforme d’innovation, servant de laboratoire grandeur nature pour les scale-up industrielles (start-up devenues entreprises matures), et de développer notamment la réutilisation de la chaleur fatale (chaleur souvent rejetée sans être utilisée) pour alimenter des serres et les systèmes de chauffage environnants.
Projets culturels et sociaux
Des activités culturelles et sociales, renforçant le lien entre le campus et la population, et des projets en collaboration avec des acteurs de l’éducation dans la région de Caen sont aussi annoncés.
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https://www.lesnumeriques.com/societe-n ... 63002.htmlLes centres de données ont perdu leur légitimité sociale” : après l’Irlande, au tour de l’Écosse de bannir les datacenters. Bientôt la France ?
Corentin Bechade Publié le 09/10/26
En Écosse, le projet de construire le deuxième plus gros centre de données au monde a mis le feu aux poudres et vient d’encourager l’adoption d’un moratoire d’un an sur l’installation de nouveau hangar à données dans le pays.
Devenue une terre d’accueil privilégié par les géants du Net, l’Écosse vient de mettre un sérieux frein au développement de l’IA dans le pays. Le gouvernement local vient de faire passer une loi suspendant pendant au moins 12 mois l’installation de nouveau centre de données dans le pays, autant pour des raisons pratiques, qu’écologiques et politiques note Euronews. Le but de cette suspension temporaire est d’établir de nouvelles règles d’urbanisme, mais aussi de laisser au public le loisir de débattre et d’interroger les priorités du pays en termes d’électrification propre et de dépense d’énergie. En parallèle, les centres de données dont la demande en électricité dépasse les 50 mégawatts, soit la plupart des "hyperscalers" modernes pensés pour l’IA, feront également l’objet d’évaluation d’impact environnemental obligatoire.
Une question d'énergie
Plus de 20 nouveaux projets de centres de données ont en effet été soumis à l’approbation des autorités écossaises, dont un dans la région côtière du Fife, qui est présenté comme "le second plus gros data center au monde". De quoi brusquer la population locale et la représentation nationale. "Les 24 premiers projets à eux seuls consommeraient une fois et demie plus d’électricité que la consommation électrique maximale de l’Écosse", souligne Patrick Harvie du parti écologiste "Un projet d’une telle ampleur est simplement irréaliste". Selon l’élu, l’électricité disponible devrait plutôt aller décarboner le secteur des transports et du chauffage.
Confronté à une possible utilisation de la fusion nucléaire pour alimenter ces superstructures, le rapporteur du texte a balayé cette possibilité de la main en expliquant que cela ne deviendrait pas une réalité "avant quelques décennies". Si le débat s’articule assez nettement autour des besoins en électricité de ces installations, plusieurs interventions parlementaires ont également souligné l’importance de "préserver les terres agricoles et la beauté des espaces naturels" du pays, tout comme les craintes concernant le bruit et la pollution de l’air se sont aussi fait entendre.
Selon Patrick Harvie, l’idée n’est pas d’interdire purement et simplement le centre de données du pays, mais de penser intelligemment un système qui permettra de répondre à leurs besoins en électricité sans sacrifier la transition écologique. Il n’est pas question "d’être contre la technologie, mais contre un vide juridique" sur l’implémentation des centres de données. "Les habitants veulent savoir ce que ces projets impliqueront pour eux, leur environnement, leurs routes, leur consommation d’eau, leur électricité et leurs communautés", appuie une députée de l'autre bord de l'hémicycle. .
Et en France ?
Derrière la question de l’énergie, c’est pourtant bien des questions politiques plus matérielles qui s’imposent dans le débat outre-Manche. Les interrogations sur les retombées économiques de ces projets sont notamment prégnantes. "L’Écosse va-t-elle simplement céder ses terres, son eau et son énergie aux plus riches entreprises de la planète, ou allons-nous mettre en place un modèle écossais dans lequel les communautés qui fournissent ces ressources en bénéficieront directement", interroge une parlementaire. Un autre résume plus abruptement le débat en affirmant que "les centres de données dédiés à l’IA ont perdu leur légitimité sociale".L’Écosse suit là l’exemple de l’Irlande, qui a également signalé son intention de réduire la voilure sur l’installation de centre de données sur son territoire. La France, elle, est dans une position inverse. Riche de son électricité nucléaire décarbonée, le pays souhaite faire des centres de données des "projets d’intérêt national majeurs" (PINM) leur épargnant justement les évaluations environnementales habituellement obligatoires pour ce genre de projets.Le député de la Somme François Ruffin a tout de même déposé ce 8 octobre 2026 une proposition de moratoire de cinq ans sur les centres de données "non souverains" appelant à "un temps de réflexion et de démocratie" pour éviter la "colonisation numérique" par le GAFAM. "On est en train de laisser notre énergie se faire capter par les géants de la tech, qui ne travaillent pas dans notre intérêt" expliquait Cyrielle Chatelain, présidente du groupe Écologiste à l'Assemblée nationale et soutien du projet, à Libération.
À l’heure où la contestation gronde en Indre, en Seine-et-Marne et dans d’autres coins de l’Hexagone, le débat se concentre autour de la question de l’énergie, de la répartition des ressources et de la souveraineté en oubliant souvent celles autour de l’acceptabilité sociale, de la consultation citoyenne et de la démocratie. Dans la Drôme et en Saine-Saint-Denis, pourtant, des mobilisations ont permis d’amener ces affaires devant les tribunaux qui ont déjà suspendu des permis de construire pour des centres de données.
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https://dcmag.fr/un-data-centrer-dia-a- ... illaroche/Plus d’infos sur le projet de data centrer d’IA à 5 milliards € sur la future Zac de Paris-Villaroche
8 octobre 2026 Yves Grandmontagne
On en sait un peu plus sur le projet de data center dédié à l’IA et au calcul haute performance de Verne Data Centers. Il va s’installer sur la future ZAC Paris‑Villaroche à Réau (Seine‑et‑Marne), sur 38 hectares réservés au sein d’une zone d’aménagement de 150 hectares, avec une mise en service visée à l’horizon 2031.
Porté par la société Verne, le site devrait comprendre quatre bâtiments et employer près de 300 personnes, dans un projet annoncé comme « d’ampleur nationale » et adossé à des fonds français et européens pour renforcer la souveraineté numérique.
L’annonce, faite lors de la première réunion de concertation fin septembre 2026, a immédiatement cristallisé les tensions : élus et habitants pointent l’artificialisation de terres agricoles, les risques de nuisances (trafic, chaleur) et s’interrogent sur la pertinence d’ajouter un nouveau site alors que d’autres data centers sont déjà en développement à quelques kilomètres, notamment à Fouju.
Pour rassurer, Grand Paris Sud met en avant une doctrine stricte (pas de prélèvement d’eau dans la nappe ou la Seine pour le refroidissement, énergie excédentaire mise à disposition des autres industriels, critères de sobriété) et assure que le projet, adossé à un investisseur européen, s’inscrit dans une logique de réindustrialisation et de souveraineté.
Reste que la concertation, qui court jusqu’au 3 novembre, devra trancher un arbitrage sensible entre développement économique, contraintes environnementales et acceptabilité locale, dans un contexte national où les demandes de raccordement de data centers explosent (près de 16 GW identifiés par RTE, contre 5 GW fin 2024).