Et le Pic pollution ?

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Une proposition de loi pour limiter l'exposition des Français au cadmium

France 24 vidéo •02/06/2026

Les Français sont surexposés au cadmium, responsable notamment de l'augmentation des cancers du pancréas. Ce métal lourd est répandu dans les champs par le biais des engrais phosphatés. La concentration maximale autorisée en France est de 90mg de cadmium par kilo d'engrais. L'ANSES préconise un plafond à 20mg seulement. Une proposition de loi a été adoptée en commission à l'Assemblée Nationale. Elle vise à réduire drastiquement les concentrations autorisées.

Image
https://www.boursorama.com/videos/actua ... 8dcf99feeb

L'Europe recommande pas plus de 60mg de cadmium par kilo d'engrais.
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L'Assemblée nationale adopte un texte pour limiter l'exposition au cadmium, un métal lourd toxique

AFP •04/06/2026

Une première étape, pour mettre fin à une exception française: l'Assemblée nationale a largement adopté mercredi une proposition de loi écologiste visant à limiter l'exposition de la population au cadmium, un métal lourd toxique.

Le texte, adopté en première lecture par 144 voix contre 22, prévoit une trajectoire ambitieuse de réduction des taux autorisés de cadmium dans les engrais phosphatés, qui sont source d'accumulation de ce métal dans les sols agricoles, contaminant ensuite les aliments.

La proposition de loi a été adoptée contre l'avis du gouvernement, qui défendait une trajectoire de baisse moins rapide, en mettant en avant un risque pour la compétitivité de l'agriculture française.

Mais le texte a été soutenu par l'ensemble de la gauche, ainsi que les groupes MoDem, Horizons, et Renaissance. Le Rassemblement national a lui voté contre.

"Merci à tous les scientifiques qui nous ont éclairés (...). Merci aux militants des ONG qui nous ont aidés à alerter l'opinion publique", a déclaré dans l'hémicycle le député écologiste Benoît Biteau, auteur de ce texte très médiatisé, qui devra encore être inscrit au Sénat.

"C'est une très belle victoire (...) on était tous un peu émus", a réagi auprès de l'AFP la militante écologiste Camille Etienne, présente en tribune durant les débats. Elle s'est félicitée: "la mobilisation citoyenne a marché".

Le ministre délégué à la Transition écologique, Mathieu Lefèvre, a reconnu devant les députés une "sur-imprégnation de la population française au cadmium par rapport à nos voisins européens", et assuré partager l'objectif de réduction de l'exposition.

Mais "le rythme de la baisse, tel que voté aujourd'hui par la représentation nationale, n'est pas réaliste", a-t-il déclaré, et risque de mettre "à mal notre souveraineté alimentaire" et "fragiliser nos filières."

- Cancérogène -

En France, l'alimentation est la première source d'exposition au cadmium, selon l'agence nationale de sécurité sanitaire (Anses), par exemple via les céréales (blé, riz), très consommées.

Or en cas d'exposition prolongée, le cadmium est reconnu cancérogène, toxique pour la reproduction, peut entraîner "des atteintes rénales" ou encore une fragilité osseuse.

En 2025, près de la moitié de la population française présentait des expositions au cadmium dépassant les valeurs sanitaires de référence, selon l'Anses.

L'agence recommande d'abaisser les limites maximales autorisées de cadmium dans les engrais phosphatés à 20 milligrammes par kilo -- contre 60 mg/kg en Europe, et 90 mg/kg actuellement pour la France, qui bénéficie d'une dérogation.

Un décret du gouvernement, attendu depuis des années, fait actuellement l'objet d'une consultation publique. L'exécutif envisage une baisse très progressive: à 60 mg/kg en 2027, 40 mg/kg en 2030, et 20 mg/kg d'ici 2038.

La proposition de loi, également portée par Clémentine Autain (l'Après), prévoit elle une baisse plus rapide: à 40 mg/kg dès 2027, puis à 20 mg/kg à partir de 2030.

Cette trajectoire correspond à l'"urgence sanitaire", a martelé mercredi Mme Autain.

Se disant toutefois "inquiète" que le texte n'aboutisse pas, elle a appelé le gouvernement à prendre "dès demain" les décrets permettant "d'appliquer la décision de la représentation nationale."

- "Décadmiation" -

Dans un esprit de compromis, le texte avait été réécrit par rapport à une première version, qui prônait une interdiction totale.

Les débats mercredi ont tourné autour de la question du rythme à imposer pour la baisse.

Le MoDem a tenté en vain de la limiter à 60 mg/kg, pour s'aligner sur la norme européenne.

Un amendement présenté par Horizons, qui tentait d'adoucir la trajectoire proposée par le texte, en atteignant les mêmes cibles mais plus tard, a lui aussi été rejeté.

Plus surprenant: le député Renaissance Jean-Luc Fugit, qui portait un amendement identique à Horizons, l'a finalement retiré, disant faire "le choix de l'apaisement".

Un retournement de situation de la part du groupe de Gabriel Attal, alors que M. Fugit avait plus tôt alerté sur les risques de "tensions d'approvisionnement" en engrais.

"Les phosphates naturellement pauvres en cadmium" sont "concentrés dans un nombre limité de pays", et les procédés de "décadmiation" existants pourraient entraîner "des surcoûts importants" sur le prix des engrais, avait-il averti.

Le député Eddy Casterman (groupe RN) a accusé Renaissance d'avoir "cédé aux exigences de la gauche écologiste".

Durant les débats, Benoît Biteau, a lui martelé que le surcoût pour les agriculteurs d'une "décadmiation" menée par les producteurs d'engrais serait minime.

Ce qui "permettrait de continuer de s'approvisionner sur le principal gisement mondial" au Maroc, riche en cadmium, a-t-il soutenu.

Le géant marocain du secteur, l'OCP, assure que déjà, tous ses engrais phosphatés commercialisés dans l'UE contiennent du cadmium à "moins de 20 mg/kg".
https://www.boursorama.com/actualite-ec ... c94c901aef

Bizarre la dernière phrase , l'OCP ment ?
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Message par energy_isere »

suite du post au dessus.
Cadmium dans les engrais : le seuil autorisé divisé par plus de quatre d'ici 2030
Le taux de ce métal lourd toxique dans les engrais sera abaissé à 20 mg/kg en 2030, contre 90 aujourd'hui. Le gouvernement envisageait au départ d'attendre 2038.

La rédaction avec AFP 02 oct 2026

Le gouvernement a décidé de réduire plus rapidement le taux de cadmium dans les engrais phosphatés, avec un seuil abaissé à 20 milligrammes par kilogramme de phosphore contenu dans les engrais dès 2030, contre 90 mg/kg actuellement. Le cadmium « constitue un enjeu sanitaire particulier en raison de sa toxicité et de sa capacité à s'accumuler durablement dans les sols », ont indiqué vendredi les ministères de l'Agriculture, de la Transition écologique et de la Santé dans un communiqué conjoint.

Ce seuil de 20 mg/kg rejoint les recommandations de l'Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses), afin de limiter l'accumulation de ce métal lourd toxique dans les sols et, à terme, l'exposition de la population. Mais ce n'était pas à l'origine ce que le gouvernement envisageait. Un projet soumis à consultation au printemps prévoyait d'atteindre cette cible plus tard : 60 mg/kg en 2027, 40 en 2030, puis 20 d'ici 2038. Le nouveau calendrier prévoit une première baisse à 60 mg/kg au 1er janvier 2027, soit le niveau actuellement fixé au niveau européen, avant le passage à 20 mg/kg en 2030. Un arrêté publié vendredi fixe par ailleurs à trois grammes par hectare l'apport annuel de référence de cadmium pour plusieurs catégories de fertilisants à partir de 2027.

En 2025, près de la moitié de la population française présentait des niveaux d'exposition au cadmium supérieurs aux valeurs sanitaires de référence, selon l'Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses). L'organisme avait qualifié la substance de « cancérogène, mutagène et toxique pour la reproduction ». Une « exposition répétée à de faibles doses peut être à l'origine de multiples effets sanitaires : rénaux, osseux, respiratoires, neurologiques, cardiovasculaires, sur la reproduction et cancérogènes », détaillait la Haute autorité de santé en 2024.

Une promesse faite à Monique Barbut
La ministre de la Transition écologique Monique Barbut avait indiqué en juillet avoir obtenu d'Emmanuel Macron des « garanties » sur plusieurs dossiers environnementaux, dont la trajectoire de baisse du cadmium, après avoir présenté sa démission. Cette séquence était intervenue après que la ministre avait menacé de claquer la porte à la suite de l'adoption du projet de loi d'urgence agricole, qui ouvrait notamment la voie à la réintroduction de certains pesticides, dont l'acétamipride. « Je souhaite que nous fixions une norme maximale de 20 milligrammes par kilogramme à horizon 2030, contre 90 mg/kg actuellement », avait déclaré Mme Barbut au Monde, après avoir décidé de rester au gouvernement.

En juin, les députés avaient largement adopté une proposition de loi écologiste visant elle aussi à limiter l'exposition au cadmium. Le texte avait été voté contre l'avis du gouvernement, qui défendait alors une trajectoire moins rapide, en mettant notamment en avant les conséquences possibles pour la compétitivité et l'approvisionnement de l'agriculture française. La Coordination rurale, deuxième syndicat agricole, avait réagi en dénonçant « une surtransposition », réclamant de réviser le texte pour s'aligner sur la réglementation européenne. Lors d'une audition au Sénat en juin, le président de la FNSEA Arnaud Rousseau, lui aussi favorable à un alignement sur les normes européennes, a plaidé pour que le coût soit « abordable », « sans ajouter une contrainte supplémentaire à l'agriculture française ».

Vendredi, Benoît Biteau, l'un des députés à l'origine de la proposition de loi adoptée en juin, s'est réjoui de l'annonce du gouvernement, jugeant qu'elle « augure une victoire majeure pour notre santé » tout en appelant à rester mobilisés. « Le gouvernement est revenu à la raison », a aussi salué l'ONG Foodwatch, jugeant ce « changement de cap (...) indispensable ».

L'alimentation, première source d'exposition

Le cadmium est un élément chimique présent naturellement dans le sol. Mais « aujourd'hui, la quantité de cadmium qui entre dans les sols provient pour 50 à 70% des engrais phosphatés », avait expliqué en mai à l'AFP Thibault Sterckeman, ingénieur agronome à l'Inrae. Selon une analyse publiée par le centre de recherche européen sur les sols (étude Ballabio), la moyenne européenne est de 0,20 mg de cadmium par kg de terre, tous sols confondus, sur une profondeur de 0 à 20 cm. Selon cette étude, la France se situe à 0,25 mg.

L'alimentation est la première source d'exposition de la population au cadmium, selon l'Anses. On en retrouve notamment dans des aliments très consommés, comme les céréales (blé, riz…), les biscuits sucrés, les pâtes, les pommes de terre.
https://www.ledauphine.com/sante/2026/1 ... d-ici-2030
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Message par energy_isere »

Trois associations mettent en demeure le groupe Seb pour l'utilisation de PFAS notamment dans ses poêles Tefal

BFM Business Claire Frentz avec AFP 09 oct 2026

Générations Futures, Notre Affaire à Tous et ClientEarth mettent en demeure Seb, fabriquant de poêles et casseroles de la marque Tefal. Ils réclament "l'arrêt de l'utilisation des PFAS dans ses activités".

Le groupe d'électroménager Seb est de nouveau pointé du doigt pour l'utilisation de "polluants éternels": trois associations ont annoncé l'avoir mis en demeure de cesser son utilisation pour produire le revêtement antiadhésif de ses poêles Tefal.

Les trois associations demandent à Seb de mettre en conformité avec la loi son plan de vigilance en ce qui concerne l'utilisation de PTFE, un PFAS employé dans certaines poêles de sa marque Tefal, selon le courrier de mise en demeure qu'ont pu consulter l'AFP et France Inter. S'il ne s'exécute pas dans les trois mois, elles envisagent de saisir la justice.

"On reproche à Seb de ne pas respecter ses obligations légales" sur la prise en compte des "risques liés aux PFAS dans son activité et de ne pas planifier un arrêt de l'utilisation de ces substances", a déclaré à l'AFP Emma Feyeux, juriste chargée des sujets de santé environnementale pour Notre affaire à tous. "On n'a pas de cartographie précise des risques en ce qui concerne les molécules PFAS utilisées par le groupe", déplore la juriste. "Et donc on n'a aucune mesure de prévention ou d'atténuation", dénonce-t-elle dans des propos relayés par Franceinfo.

Un devoir de vigilance
Depuis 2017, la loi impose en effet un devoir de vigilance aux grandes entreprises: elles doivent désormais identifier et prévenir, tout au long de la production, y compris chez leurs fournisseurs et à l'étranger, les risques liés aux droits humains, à la santé ou à la sécurité des travailleurs, ainsi qu'à l'environnement.

Contactée par l'AFP, la direction du groupe indique son intention d'examiner le contenu de cette mise en demeure "avec attention" et d'y répondre "le cas échéant dans le cadre prévu par la loi".

Au-delà des implications sanitaires et environnementales, la mise en demeure enjoint de planifier la reconversion des usines et des emplois qui seraient affectés par une sortie des PFAS. "Pour nous, c'est central", déclare Emma Feyeux, qui souhaite que le groupe mène une "transition juste" socialement et préserve l'emploi. L'emploi, c'est l'argument massue qu'avait brandi Seb la dernière fois que le PTFE des poêles Tefal avait été mis sur la sellette: en 2025, une loi a restreint l'usage de PFAS dans de nombreux produits de la vie courante (cosmétique, textile d'habillement...).

Les ustensiles de cuisine figuraient initialement dans le champ du texte, mais Seb, mettant en garde les parlementaires contre les conséquences pour la pérennité de ses usines, avait obtenu une dérogation.

"Les réglementations arrivent"
"On sait que ces transitions arrivent, les réglementations arrivent", déclare Emma Feyeux, rappelant que "le secteur des ustensiles de cuisine devrait être inclus au projet de restriction européenne sur les PFAS" actuellement en discussion.
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https://www.bfmtv.com/economie/entrepri ... 90409.html
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