la production de la Birmanie (Burma) s'effondre. L'Indonésie progresse pas mal.
chiffres en tonnes

Ma fiche de l' an dernier : http://www.oleocene.org/phpBB3/viewtopi ... 0#p2407720
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https://www.mining-technology.com/news/ ... t/?cf-viewCornish Metals advances underground works at South Crofty tin project
Dewatering activities are progressing as planned at the NCK shaft.
Shree Mishra June 11, 2026
Cornish Metals has released details of the latest phase of underground development at the South Crofty tin project in Cornwall, UK, as work continues on key mining infrastructure and dewatering efforts at the historic site.
According to the company, underground operations are advancing across several fronts, including refurbishment of shafts and ongoing engineering design work.
At the New Cook’s Kitchen (NCK) shaft, dewatering activities are progressing as planned.
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https://www.agenceecofin.com/actualites ... s-ailleursÉtain : la Namibie veut produire plus, mais la transformation se fait toujours ailleurs
Agence Ecofin 8 août 2026
La Namibie veut faire passer la part des exportations minières ayant subi une transformation locale de 46,6 % à 57 % d’ici 2030. L’étain n’est néanmoins pas une priorité de cette stratégie et la plus importante mine du pays continue d’expédier sa production vers un fondeur thaïlandais.
La Namibie mobilise de l’argent public pour augmenter sa production d’étain, sans pour autant transformer ce métal localement. Andrada Mining a annoncé, lundi 17 août, avoir finalisé l’obtention de 98 millions de dollars namibiens (NAD), soit environ 6 millions USD, de prêts pour sa mine d’Uis, dont la moitié auprès de la Development Bank of Namibia (DBN). Ce financement doit permettre d’augmenter de 50 à 70 % la production de concentré d’étain, dont les volumes supplémentaires continueront d’être exportés.
La banque publique et Bank Windhoek prêtent chacune 49 millions NAD sur dix ans à Uis Tin Mining Company, filiale d’Andrada. Ces fonds financeront un circuit dénommé ore sorting, ou tri du minerai. Concrètement, des capteurs séparent les morceaux contenant suffisamment d’étain des fragments sans valeur avant leur traitement en usine. Cette étape permet d’envoyer un minerai plus riche au concentrateur et donc d’améliorer son rendement. Andrada prévoit ainsi de porter sa production à 2 500 ou 3 000 tonnes de concentré par an, avec une part de 1 500 à 1 900 tonnes d’étain contre 1 036 tonnes d’étain contenu sur l’exercice clos fin février 2026.
Une transformation réalisée à l’étranger
La Namibie fait de la transformation locale des minerais un axe de sa politique minière et le gouvernement veut porter la part des exportations minières transformées de 46,6 % à 57 % d’ici 2030. Dans le cas de l’étain, cette ambition reste toutefois limitée par la taille de la filière. Les volumes offrent peu d’économies d’échelle pour développer localement certaines étapes de transformation. Malgré son caractère stratégique, notamment avec son utilisation dans l’électronique et plusieurs technologies de la transition énergétique, ce métal n’a ainsi pas été inclus dans l’interdiction d’exportation de minerais non transformés adoptée en 2023 pour plusieurs ressources, dont le lithium, le graphite et les terres rares.
La conséquence est visible à Uis. En février 2026, Andrada a prolongé son accord de vente avec Thailand Smelting and Refining, qui transforme en Thaïlande le concentré namibien. L’expansion, financée en partie par la DBN, augmentera donc les volumes produits en Namibie, mais pas la part de valeur ajoutée captée lors de la fusion du métal.
Ce prêt public soutient malgré tout la croissance d’une mine qui revendique une main d’œuvre de plus de 500 personnes, dont une majorité de Namibiens. La contribution d’Andrada aux finances publiques namibiennes progresse par ailleurs avec son activité. Sur l’exercice 2025, Andrada indique avoir versé 652 270 livres sterling (environ 882 420 USD) de redevances minières à l’État, en hausse de 35 %. Les taxes ont, quant à elles, atteint 1,81 million de livres sterling (environ 2,4 millions USD), contre 468 055 livres lors de l’exercice 2024.

https://www.lemonde.fr/economie/article ... _3234.htmlEn Birmanie, une mine d’étain géante reprend son activité
La plus grande mine d’étain birmane, dirigée par un groupe armé, était à l’arrêt depuis trois ans. Alors que la demande globale pour ce minerai est en forte hausse, le site augmente progressivement ses exportations vers la Chine, selon un rapport rendu par l’International Crisis Group.
Par Dario Cortellesi 21 sept 2026
Lentement mais sûrement. La mine de Man Maw, en Birmanie, l’un des principaux sites de production d’étain du monde, commence progressivement à rouvrir et augmente ses exportations de minerai vers la Chine, a constaté le cercle de réflexion International Crisis Group (ICG), dans un rapport publié jeudi 10 septembre.
Avant la suspension de ses activités en avril 2023, le site birman, ouvert au cours de la décennie 2010, représentait l’un des premiers exportateurs d’étain au niveau mondial, avoisinant même les 20 % de la production totale de ce matériau en 2016. Les revenus de la mine ont dépassé le milliard de dollars (870 millions d’euros) certaines années. « Elle représenterait la troisième plus grande source d’étain au monde », appuie Richard Horsey, conseiller principal pour l’Asie au sein de l’ICG. Seules la Chine et l’Indonésie dépassent la production birmane.
La mine a longtemps occupé un rôle stratégique pour la Chine, dont 90 % des importations d’étain provenaient de Birmanie. Aujourd’hui, le site est redevenu le premier fournisseur individuel chinois, avec 37 % du matériau provenant de Birmanie. Man Maw pourrait toutefois être encore confronté à des défis de rentabilité, notamment en raison de puits inondés et de l’épuisement des gisements d’étain de qualité supérieure – les teneurs exceptionnelles de 10 % s’étant raréfiées et chutant à environ 2 %.
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https://www.rfi.fr/fr/podcasts/chroniqu ... tificielleL'intérêt pour l'étain dopé par le secteur de l'intelligence artificielle
RFI le : 12/10/2026 par : Marie-Pierre Olphand
Le prix minimum pour une tonne d'étain est fixé à 50 000 dollars depuis le mois de juin 2026. Les prix de ce métal qui entre dans la fabrication des boites de conserves, des drones ou encore des serveurs informatiques, ont plus que doublé ces trois dernières années et n'ont pas l'air de vouloir redescendre. Des prix qui ne se justifient pas par d'importantes inquiétudes sur la production.
Du coté de l'offre, les nouvelles sont meilleures. La mine géante d'étain de Man Maw en Birmanie, qui avait brutalement interrompu ses opérations en 2023, sous l'impulsion de la faction armée qui contrôle la région de l'État Wa, a repris son activité en septembre 2026, selon un rapport de l'ONG International Crisis Group. Les niveaux exportés restent en-deçà de ceux en vigueur avant la suspension, mais la reprise effective est de nature à rassurer le marché.
Les exportations indonésiennes ont fortement rebondi au troisième trimestre, après la reprise de l'activité de plusieurs fonderies, qui avaient vu leur fonctionnement perturbé au second semestre, selon l'International Tin Association. L'étain reste donc produit par un nombre très limité de pays. L'offre reste fragile, mais elle s'améliore. La tension sur le marché est plutôt à chercher du coté de la demande, même si la croissance des besoins reste modérée, relève l'International Tin Association.
Nouveaux usages de l'étain
Cette demande est entretenue par les nouveaux usages de l'étain. Les usages traditionnels eux sont en chute : les boîtes de conserve, et plus largement tous les emballages en fer blanc, ne représentent qu'un peu plus de 10% du marché. Les soudures ont pris le dessus et constituent plus de la moitié de la demande mondiale. Le secteur dans lequel les besoins s'accélèrent, c'est celui de la construction de centres de données : plus leur puissance de calcul est grande, plus ils nécessitent des semi-conducteurs et donc de l'étain, le métal blanc argenté étant utilisé pour fixer les micro-processeurs aux circuits imprimés et relier entre eux les composants électroniques de l'infrastructure.
Un serveur dédié à l'intelligence artificielle, en nécessite jusqu'à quatre tonnes contre 500 kilos pour un serveur informatique traditionnel. La bourse aux métaux de Shanghai estime, dans une étude, que chaque gigawatt de capacité installé dans les centres de données pour l'IA nécessite environ 1 200 à 1 500 tonnes d'étain. Et il ne faut pas oublier les véhicules électriques qui contiennent plus de câblages que les modèles thermiques et donc plus d'étain également.
Les prix de l'étain « en zone inédite »
Tous ces facteurs mis bout à bout expliquent pourquoi les prix se sont installés dans une fourchette haute et sont entrés dans « une zone inédite, un territoire littéralement inexploré jusqu'à cette année », écrit Andy Home, analyste matières premières de l'agence Reuters.
Il ne faut pas s'étonner par ailleurs de voir de plus en plus les cours de l'étain évoluer au gré du développement de l'IA. En septembre, la crainte de voir ce secteur se développer moins vite que prévu a provoqué l'inquiétude d'investisseurs et la vente en masse d'actions de fabricants de semi-conducteurs. Par ricochet, les cours de l'étain ont baissé d'environ 3%, sans pour autant s'effondrer. Cette contraction des prix est aussi un résultat de la reprise des hostilités au Moyen-Orient qui pèsent sur le moral des marchés et qui ont entraîné un repli de la plupart des métaux de base, courant septembre.