Libye

Impact de la déplétion sur la géopolitique présente, passée et à venir.

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Libye : la NOC renforce sa coopération dans l’exploration d’hydrocarbures avec Chevron

Agence Ecofin 27 aout 2026

La Libye dépend presque exclusivement de ses exportations pétrolières pour financer son budget national. Ces derniers mois, le pays a multiplié les accords avec les grandes compagnies internationales pour relancer l’amont pétrolier.

En Libye, la compagnie publique du pétrole (NOC) a officialisé un accord de partage de production (PSC) avec le groupe américain Chevron, a rapporté lundi 24 août Libyan Express. L’accord concerne la Zone 106, un périmètre à terre de 7437 km², situé dans le bassin de Syrte, la région la plus productive du pays.

Pour la NOC, ce contrat marque le passage d’une série de déclarations d’intention à un cadre juridique opérationnel. Cette progression s’est construite depuis le 24 janvier, date à laquelle Chevron avait signé un premier protocole d’accord à Tripoli pour évaluer les opportunités d’exploration pétrolière à terre.

Le 11 février, la Libye désignait Chevron comme lauréat de la Zone 106, également référencée S4, à l’issue du premier appel d’offres lancé par le pays en 17 ans. Sur 20 blocs proposés, seuls cinq ont trouvé preneur parmi les 37 entreprises préqualifiées, dont Shell, Eni, TotalEnergies, ExxonMobil et QatarEnergy.

En mars, les deux parties ont convenu d’examiner le bloc offshore NC 146. En avril, elles ont lancé une étude commune sur les ressources non conventionnelles, c’est-à-dire pétrole et gaz de schiste, dans trois bassins sédimentaires. L’accord du 24 août traduit l’ensemble de ce parcours en contrat.

Pour Masoud Suleiman, président de la NOC, ce développement constitue « une étape importante vers l’exploration et le développement des ressources libyennes en hydrocarbures ». Une avancée qui renforcera selon lui, la coopération avec les grandes compagnies énergétiques internationales.

L’accord adopte le modèle EPSA-V, la cinquième génération de contrat de partage de production utilisée par la Libye pour encadrer ses relations avec les compagnies internationales. Un mécanisme qui, selon les autorités libyennes, est prévu pour offrir aux multinationales un taux de recouvrement des coûts fixes et un partage de profits plus rapide que le modèle précédent, tout en leur faisant toujours porter la charge de l’intégralité des dépenses d’exploration.

Un contrat sous contrainte politique

La Libye produit actuellement environ 1,5 million de barils par jour et vise deux millions d’ici 2030, contre 1,7 million avant la guerre civile de 2011. Comme l’a rapporté Agence Ecofin, atteindre cet objectif exige des investissements que la NOC estime à 40 milliards de dollars sur plusieurs années. L’accord avec Chevron s’inscrit dans ce plan, aux côtés d’un contrat de 20 milliards de dollars signé avec ConocoPhillips et TotalEnergies pour l’amélioration de la production existante, indique un rapport du Congressional Research Service publié en juillet.

Mais la division institutionnelle du pays marquée par deux gouvernements, l’un basé à Tripoli et l’autre à Benghazi, fait peser un risque sur l’ensemble de ces engagements. En mars 2025, Salama al-Ghweil, président du Conseil de la Concurrence basé à Benghazi, avait adressé une lettre au président de la NOC pour mettre en garde contre la conclusion de contrats pendant cette période de division politique. Il a notamment évoqué de potentielles poursuites juridiques, d’après une analyse de risque publiée par le cabinet Max Security.
https://www.agenceecofin.com/actualites ... ec-chevron
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OMV Confirms Viability of Libyan Oil Discovery

by Jov Onsat|Rigzone Staff | Thursday, September 17, 2026

OMV AG on Wednesday declared the "Essar" discovery in Libya's Sirte Basin commercially viable, with total recoverable oil of up to 45 million barrels.

The Austrian majority state-owned company, which operates the field through its 12 percent stake in concession area C103, expects gross production of 6,000 barrels per day.

"Due to its proximity to existing production and processing facilities, the field can be developed quickly and brought onstream in a cost-efficient manner", OMV said in a press release.
...............................
https://www.rigzone.com/news/omv_confir ... 7-article/
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Libye : la contrebande de carburant coûte plus de 4 milliards de dollars à l’État

Agence Ecofin 16 oct 2026

La Libye reste confrontée à une pression croissante sur ses finances publiques, entre dépendance aux revenus pétroliers, perturbations de la production, dépréciation du dinar et difficultés à financer les services essentiels.

Entre janvier et septembre 2026, les détournements de carburants importés en Libye auraient représenté entre 2,4 et 4,4 milliards de dollars, selon Hanna Tetteh (photo), représentante spéciale du secrétaire général des Nations unies dans le pays. Présentant la situation libyenne au Conseil de sécurité le mercredi 14 octobre, elle a indiqué que 30 à 50 % des importations de carburants sur la période étaient estimées perdues. Ces détournements privent l’État de ressources et contribuent aux pénuries, limitant sa capacité à honorer ses obligations financières envers la population.

Sur la période, la Libye a importé 8,15 millions de tonnes de carburants pour 8,9 milliards de dollars. Une partie de ces approvisionnements échappe ainsi au circuit officiel, tandis que l’État supporte leur coût et que des pénuries persistent. Les réseaux de contrebande tirent profit de ces détournements, selon l’émissaire de l’ONU.

Cette situation pèse sur un système d’approvisionnement déjà coûteux. La Compagnie publique du pétrole (NOC) importe environ 80 % des produits pétroliers raffinés aux prix internationaux. Le coût de ces achats et celui des subventions fragilisent ses finances, alors que la compagnie doit aussi financer le développement des ressources nationales. En août, son président, Masoud Suleiman, avait évalué entre 30 et 40 milliards de dollars les investissements nécessaires pour développer plus de 60 gisements pétroliers et gaziers découverts, mais inexploités.

Les pertes pétrolières aggravent la pression sur les finances publiques

Les détournements s’ajoutent aux interruptions de la production nationale. En septembre, des blocages de pipelines dans l’ouest et le sud-ouest du pays ont entraîné la perte d’environ un million de barils, évaluée à près de 100 millions de dollars. La ligne pipelinière Hamada-Zawiya a été bloquée du 15 au 20 septembre, puis celle de Sharara-Zawiya du 21 au 26 septembre, dans le cadre de différends liés à des nominations régionales. Ces perturbations affectent les recettes pétrolières, principale source de revenus publics.

La pression sur les finances de l’État intervient alors que le pouvoir d’achat des ménages se dégrade. Le dinar a perdu environ 14 % de sa valeur, les prix des biens ont augmenté de 3,8 % en août et l’inflation dépassait 14 %. Des grèves dans l’éducation et la santé ont également perturbé les services publics, retardant la rentrée scolaire d’environ 1,6 million d’élèves des établissements publics.

Pour Hanna Tetteh, la fragmentation politique et institutionnelle complique la gestion des ressources nationales. Elle a appelé à une meilleure coordination des dépenses publiques et averti que les attaques contre les infrastructures pétrolières pourraient justifier des mesures du Conseil de sécurité. La capacité des institutions à contrôler les flux de carburants constitue ainsi un enjeu pour limiter les pertes publiques et préserver les ressources nécessaires au financement des services essentiels.
https://www.agenceecofin.com/actualites ... s-a-l-etat
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La Libye prépare le lancement d’une nouvelle unité de production d’essence

Agence Ecofin 15 oct 2026

La dépendance de la Libye aux carburants importés pèse sur son approvisionnement intérieur. La compagnie pétrolière publique multiplie les initiatives pour renforcer les capacités nationales de production, dans un secteur confronté à des difficultés logistiques.

La National Oil Corporation (NOC), la compagnie pétrolière publique libyenne, prépare la mise en service d’une unité de production d’essence chez Sirte Oil Company. Dans un communiqué du lundi 12 octobre, elle évoque les derniers préparatifs avant un lancement envisagé cette semaine.

Le projet s’inscrit dans les efforts de la NOC pour accroître la production nationale. L’entreprise n’a pas fourni, à ce stade, de détails concernant la quantité de pétrole brut que cette installation est en mesure de traiter et ses caractéristiques techniques.

D’après des données du cabinet d’analyse Kpler, la demande libyenne de carburants routiers en 2026, atteint jusqu’à 250 000 barils par jour (b/j), dont 90 000 à 100 000 b/j d’essence. Le pays importerait plus de 150 000 b/j de carburants produits à l’étranger.

Ce développement intervient alors que les difficultés d’approvisionnement persistent. Des files d’attente sont encore signalées à Tripoli, Misrata et surtout dans le Sud, où la municipalité de Sebha a annoncé, le 9 octobre dernier, la réintroduction d’un système de codes-barres pour rationner l’accès aux stations après plusieurs jours sans livraisons, selon plusieurs médias locaux.

La consommation quotidienne d’essence reste estimée entre 6 et 8 millions de litres, avec des pointes pouvant atteindre 11 millions, d’après les chiffres présentés lors d’une réunion entre l’Autorité de contrôle administratif et la NOC début octobre, rapportée par The Libya Observer. Les autorités continuent de pointer les problèmes logistiques et la contrebande comme principales causes de ces tensions sur l’approvisionnement.

La Libye veut réduire sa dépendance aux importations de carburants

En janvier, la NOC a annoncé vouloir porter la capacité de raffinage, de 380 000 à 660 000 b/j. La production réelle plafonne à 180 000 b/j. La NOC espère atteindre l’autosuffisance en essence en 2037 et en diesel en 2034.

Alors que le pays cherche à limiter sa dépendance aux importations, la NOC a repris, en mai dernier, la pleine propriété de la raffinerie de Ras Lanuf, d’une capacité de 220 000 b/j, à l’arrêt depuis 2013. Masoud Suleiman, le patron de la société d’État, a évoqué un redémarrage sous 6 à 12 mois, pour environ 60 millions de dollars de maintenance.

L’augmentation de la production locale ne constitue toutefois qu’un volet des difficultés du secteur, confronté également à la contrebande de carburants. The Sentry estimait en novembre 2025 que plus de la moitié des achats de carburant était détournée. Les pertes auraient atteint près de 20 milliards de dollars entre 2022 et 2024.
https://www.agenceecofin.com/actualites ... -d-essence
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