[Chiffres] Ça monte ! (en dollar)
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Re: [Chiffres] Ça monte ! (en dollar)
WTI à 101.1 $ le baril
Brent à 110.2 $ le baril
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Re: [Chiffres] Ça monte ! (en dollar)
Bientôt le jeu du baril à 250$ ?
L'Iran a déclaré aujourd'hui que toute mesure visant à bloquer ses exportations de pétrole entraînerait une multiplication par plus de deux des cours du brut, évolution qui aurait des conséquences dévastatrices pour une économie mondiale déjà fragilisée.
"Dès lors qu'une telle mesure sera sérieusement envisagée, le prix du pétrole bondirait à plus de 250 dollars le baril", declare le porte-parole du ministère des Affaires étrangères Ramin Mehmanparast dans un entretien publié par le quotidien Sharq. Le Brent a terminé vendredi sur un dernier cours de 109,94 dollars le baril et le brut léger américain (WTI) a clôturé à 100,96 dollars
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Re: [Chiffres] Ça monte ! (en dollar)
Effectivement, mais alors l'effondrement économique mondial, sans commune mesure avec les désagréments actuels, seraient tels que la consommation s'écroulerait vite avec une dégringolade des cours tout aussi rapide.navidad a écrit :Bientôt le jeu du baril à 250$ ?
Au final, une économie mondiale sinistrée, une demande de pétrole atone, et plus grand chose qui fonctionne.
Et les pays ne pouvant subsister en relative autarcie auraient du souci à se faire.
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Seiya
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Re: [Chiffres] Ça monte ! (en dollar)
On a un participant au jeu des 250 $ :
Perspectives de l'or noir (04/12/2011)Dr Thomas Chaize a écrit :Il est difficile de prévoir ce que va faire le prix du baril de pétrole à 7 jours, mais il est facile de savoir ce qu'il va faire à horizon de 7 ans. Rendez-vous dans 7 ans pour discuter du prix du baril de pétrole à plus de 200 dollars et de son vieux support à 147 dollars...
"C’est ainsi que ce qui peut l’aider et l’aiderait, devient sa perte, comme toute énergie mal employée."
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Re: [Chiffres] Ça monte ! (en dollar)
http://www.lefigaro.fr/marches/2011/12/ ... ssible.phpUne nouvelle flambée du pétrole est possible
L'or noir n'a jamais aussi bien porté son nom. Entre les tensions avec l'Iran et la situation politique en Egypte, les arguments militant pour une hausse ne manquent pas.
Le pétrole va-t-il de nouveau s'envoler ? Cette question, incongrue il y a encore quelques semaines, mérite aujourd'hui d'être posée. L'or noir a flambé de plus de 6% sur un mois, à près de 102 dollars à New York. Les opérateurs prennent de plus en plus en compte les multiples risques géopolitiques qui s'exacerbent. Les iraniens continuent à multiplier les provocations vis-à-vis des américains. Selon le porte-parole iranien du ministère des affaires étrangères, toute mesure visant à bloquer les exportations du pétrole conduirait à une hausse du baril à plus de 250 dollars. Cette déclaration intervient alors qu'un drone américain aurait été abattu d'après une source militaire iranienne. La tension avec les pays occidentaux était déjà montée d'un cran après le saccage de l'ambassade du Royaume-Uni à Téhéran.
Bien entendu ce genre de déclaration est exagérée. Mais nul ne peut ignorer le poids de l'Iran dans la production mondiale de pétrole. Le pays occupe le quatrième rang, après la Russie, l'Arabie Saoudite et les Etats-Unis. Le principal acheteur de pétrole iranien demeure la Chine.
Vers des problèmes entre Egypte et Israël
Outre les tensions avec l'Iran, les opérateurs tiennent compte des dernières élections en Egypte. La montée en puissance des salafistes dans ce pays est une mauvaise nouvelle pour la stabilité de la région. La situation avec Israël risque de se durcir dans les prochains mois. Une montée des risques entre les deux pays frontaliers ne manquerait pas de provoquer une flambée de l'or noir.
Le Qatar tente de rassurer
Dans ce contexte délétère, le Qatar veut jouer l'apaisement. Le pays accueille le Congrès Mondial du Pétrole réunissant ministres du pétrole et présidents des grandes compagnies mondiales. « L'offre va surmonter les crises d'instabilité au Moyen-Orient » a souligné l'émir régnant du Qatar. Le pays confirme son rôle grandissant dans la diplomatie internationale, véritable courroie de transmission entre les pays arabes et occidentaux.
Le 20ème Congrès Mondial du Pétrole se tient jusqu'à jeudi à Doha, la capitale du Qatar. Cette réunion qui a lieu tous les trois ans revient dans une ville du Moyen-Orient pour la première fois depuis 1993.
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Théotrace2
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Re: [Chiffres] Ça monte ! (en dollar)
La fin du pétrole? Pas tout de suite, répondent les industriels
faut juste augmenter la cadence de l'impression alors...
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DOHA - Un jour, il n'y aura plus de pétrole. Oui, mais pas tout de suite: les réserves mondiales d'or noir ont gonflé ces dernières années et la tendance devrait se poursuivre, selon les industriels, même si la production, elle, risque d'avoir du mal à suivre.
Dire à quelqu'un qu'il va mourir n'est pas une prédiction, c'est une tautologie. Ce qu'il veut savoir, c'est quand, et comment, résume Nasser Al Jaidah, le PDG de la compagnie Qatar Petroleum International, lors du Congrès pétrolier mondial de Doha qui s'est penché sur la question.
Sur un coin de table, le calcul est très simple: les réserves mondiales de pétrole --prouvées-- étaient de 1.383 milliards de barils fin 2010, selon la BP Statistical Review. L'an dernier, il s'en est brûlé 31,9 milliards. Une division, et le verdict tombe: en 2053, le monde sera à court de pétrole.
Trop simple, évidemment. D'autant qu'en 2000, le même calcul donnait pour résultat... 2040. Autrement dit, en dix ans, le monde s'est offert 13 années de plus à pomper sa dose d'huile préférée.
Si des gisements anciens s'épuisent, le monde pétrolier a désormais les yeux braqués sur l'Arctique, les eaux profondes du Brésil, du Golfe du Mexique, du Golfe de Guinée mais aussi sur l'Afrique de l'Est ou sur les sables bitumineux du Canada. Charge à lui de convaincre que ces nouveaux horizons sont aussi ceux de l'humanité...
Il faut bien se rappeler que de grandes parties du globe n'ont jamais été explorées, même dans de grands pays pétroliers comme l'Iran ou l'Arabie saoudite, souligne Noé Van Hulst, secrétaire général du Forum énergétique international (IEF).
En outre, on ne sait pour l'heure extraire que 35% du pétrole d'un gisement, ce qui pourrait changer en cas de percée technologique, souligne-t-il. Et chaque pourcent de plus, c'est deux années de consommation supplémentaires.
Avant de se risquer à calculer une date de déplétion -- l'épuisement des réserves en anglicisme pétrolier-- les experts de l'or noir, des industriels aux environnementalistes, se penchent sur celle du peak oil, le pic pétrolier où la production atteindra son niveau maximal.
A Doha, le PDG de Total Christophe de Margerie a expliqué que le groupe prévoyait que la production de pétrole brut plafonne à 95 millions de barils par jour (contre 82 millions l'an dernier) au cours de la décennie 2020-2030.
La suite, c'est un point d'interrogation, concède-t-il, tout en se disant optimiste. Il y a beaucoup de ressources, le problème c'est d'extraire les ressources, a résumé le patron français.
A chercher toujours plus profond, dans des zones toujours plus inhospitalières, avec des technologies toujours plus complexes, les coûts explosent. C'est la fin du pétrole bon marché, reconnaît M. de Margerie.
Est-ce qu'à la place du +peak oil+, il ne faut pas parler plutôt de +peak money+ (pic d'argent), s'interroge à Paris Claude Mandil, ancien directeur de l'Agence internationale de l'énergie (AIE).
On a du pétrole, on a du gaz, mais on n'a plus l'argent pour aller le chercher, souligne l'expert.
L'AIE, le bras énergétique des pays développés, estime en effet à la somme inconcevable de 38.000 milliards de dollars (27.700 milliards d'euros) d'ici 2035 les investissements nécessaires dans le domaine de l'énergie -- soit chaque année 1.500 milliards ou encore 2,5% de la richesse mondiale.
Car l'offre n'est pas le seul problème. Tirée par les géants en développement --Chine, Inde, Brésil...--, la demande devrait dépasser 99 millions de barils par jour en 2035, selon l'AIE. Biocarburants ou gaz transformés en carburants devraient aider à suivre, mais la pression sur le brut sera forte.
Les grands scénarios internationaux prévoient tous que le pétrole et le gaz restent les sources de la majorité de l'énergie mondiale dans les 20 à 30 ans à venir, proches de leurs 54% actuels.
(©AFP / 07 décembre 2011 16h41)
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Re: [Chiffres] Ça monte ! (en dollar)
aaaah ... on dirait qu'ils commencent lentement à réaliser que des ressources pas chères et des ressources chères... ben c'est pas tout à fait la même chose !!!!Est-ce qu'à la place du +peak oil+, il ne faut pas parler plutôt de +peak money+ (pic d'argent), s'interroge à Paris Claude Mandil, ancien directeur de l'Agence internationale de l'énergie (AIE).
On a du pétrole, on a du gaz, mais on n'a plus l'argent pour aller le chercher, souligne l'expert.
ça me rappelle la définition d'un expert : c'est celui qui saura demain pourquoi ce qu'il prévoyait hier ne s'est pas réalisé aujourd'hui ...
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Re: [Chiffres] Ça monte ! (en dollar)
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Re: [Chiffres] Ça monte ! (en dollar)
Brent: 108.34$
WTI: 100.04$
WTI: 100.04$
<< La décennie 2010-2020, c'est la décennie de tous les dangers. >>
Yves Cochet
http://www.youtube.com/watch?v=Ulxe1ie-vEY
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Re: [Chiffres] Ça monte ! (en dollar)
Si l'euro tient le baril va tout péter l'année prochaine. et la suite risque d'être très très sombreAngelus68 a écrit :Brent: 108.34$
WTI: 100.04$
petit rappel le wti franchissait les 100$ en janvier 2008
Le monde ne sera pas détruit par ceux qui font le mal mais par ceux spectateurs qui discutent sur les forums. Adios.
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Re: [Chiffres] Ça monte ! (en dollar)
cela fait 1 an que le petrole tient autour de 100 dollars, et l a meme depasse cet ete, au pire de la crise lybienne.Si l'euro tient le baril va tout péter l'année prochaine. et la suite risque d'être très très sombre
petit rappel le wti franchissait les 100$ en janvier 2008
quand a l euro je le vois mal tenir sauf a se mettre en parite avec le dollar, et la les americains et australiens et canadiens souffriront alors autant que nous et leur AAA se cassera la gueule aussi. Au lieu de concentrer les problemes financiers a un continent, on les exportera....
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Re: [Chiffres] Ça monte ! (en dollar)
La correlation qui jusqu' à present liait le prix du baril de pétrole à la parité Euro / Dollar semble se rompre .
Jusqu' il y a encore quelques moi , la hausse du prix du baril s' accompagnait quasi systematiquement d' une hausse de l' euro par rapport au dollar . Cela semble ne plus fonctionner .
Jusqu' il y a encore quelques moi , la hausse du prix du baril s' accompagnait quasi systematiquement d' une hausse de l' euro par rapport au dollar . Cela semble ne plus fonctionner .
Dernière modification par CP3 le 24 déc. 2011, 11:54, modifié 1 fois.
- Angelus68
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Re: [Chiffres] Ça monte ! (en dollar)
Qu'elle en sont les raisons ?CP3 a écrit :La correlation qui jusqu' à present liait le prix du baril de pétrole à la parité Euro et le Dollar semble se rompre .
Jusqu' il y a encore quelques moi , la hausse du prix du baril s' accompagnait quasi systematiquement d' une hausse de l' euro par rapport au dollar . Cela semble ne plus fonctionner .
<< La décennie 2010-2020, c'est la décennie de tous les dangers. >>
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No sabe .Angelus68 a écrit :Qu'elle en sont les raisons ?CP3 a écrit :La correlation qui jusqu' à present liait le prix du baril de pétrole à la parité Euro et le Dollar semble se rompre .
Jusqu' il y a encore quelques moi , la hausse du prix du baril s' accompagnait quasi systematiquement d' une hausse de l' euro par rapport au dollar . Cela semble ne plus fonctionner .
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Re: [Chiffres] Ça monte ! (en dollar)
Analyse de Cercle finance pour le prix du pétrole en 2012 avec de multiples entrées pour leur compilation.
http://www.boursorama.com/actualites/pe ... e9ffd63b98Pétrole : vers le maintien du baril vers 100 dollars en 2012.
(CercleFinance.com) 29 Dec 2011
Guère de hausse, mais pas de baisse non plus : c'est de l'opinion de nombre de spécialistes ce qui attend les prix du baril de pétrole en 2012. Vers 108 dollars pour le Brent européen et 100 dollars pour le WTI américain, les deux principaux barils de référence sont bien partis pour terminer 2011 sur des hausses respectives de 16% et 11% environ. Contraints à la hausse par la conjoncture et à la baisse par les risques géopolitiques, ils pourraient bien rester proches de ces niveaux l'année prochaine.
Le 13 décembre dernier, l'Agence internationale de l'Energie (AIE) a de nouveau revu en légère baisse ses prévisions de demande d'or noir en raison du ralentissement de l'économie mondiale. Toutefois, la demande globale de brut de 2012, attendue à 90,3 millions de barils/jour, était toujours supérieure à la prévision pour 2011 (89 millions de barils/jour, b/j). L'organisme international basé à Paris avait, à cette occasion, fourni des prévisions plus long terme, avec une demande de 95 millions de barils/jour pour 2016.
Ralentissement ou pas, la demande devrait donc continuer de se tendre grâce à la croissance dont les pays émergents devraient continuer de faire preuve à long terme.
Récemment, les analystes de Crédit Suisse se sont penchés sur les perspectives du baril. Ils partagent en grande partie l'idée selon laquelle la hausse de la consommation pétrolière des émergents soutiendra structurellement le brut, au-delà du faible dynamisme des grands pays industrialisés .
En outre, “l'offre des pays de l'OPEP comme des producteurs qui ne font pas partie du cartel devrait continuer de décevoir”, prévoient les analystes. Selon Crédit Suisse, le prix du baril à partir duquel le budget de l'Etat d'Arabie saoudite atteint l'équilibre a augmenté et se situe maintenant entre 85 et 90 dollars. Il s'agit d'un facteur déterminant pour la “paix sociale” et la stabilité politique du 1er producteur de brut au monde, avec 10 millions de b/j ou 12% du total global en 2010, selon le dernier BP Statistical Yearbook. Ce prix d'équilibre politique devrait en outre continuer de monter et se comporter comme un “prix plancher”.
Au final, Crédit Suisse table sur un prix moyen du baril de Brent de 105 dollars en 2012 (110 dollars au 3ème et 4ème trimestres), puis 115 dollars en 2013 et 120 dollars en 2014. Moins probable, un scénario alternatif est prévu : en cas de crise grave résultant d'un “credit cruch”, le baril reviendrait sous les 80 dollars.
Libye, Irak, Iran : les facteurs d'instabilité et de tensions géopolitiques ne manquent pas au Moyen-Orient, région qui concentrait en 2010 environ 25,2 millions de b/j de production de brut, soit 30,3% du total mondial. Sans oublier le cas de la Russie (10,2 millions de b/j, 12,9% de l'ensemble), elle aussi secouée par une récente contestation du pouvoir en place, relève la société de gestion parisienne Prim'Finance.
'Les experts en géostratégie n'excluent d'ailleurs plus un conflit avec l'Iran', écrivent ces spécialistes. 'La marge de manoeuvre est donc limitée et les prix devraient rester tendus en 2012. D'autant que nombre de pays producteurs ont besoin de conserver des prix élevés pour maintenir un équilibre financier indispensable à une paix sociale, sans laquelle les investissements nécessaires pour répondre à la demande mondiale ne pourront être effectués, préparant les crises pétrolières de demain', confirment-ils.
En charge des matières premières chez Bank of America-Merrill Lynch, Francisco Blanch souligne lui aussi cette combinaison de fondamentaux économiques globalement favorables et de tensions géopolitiques. Ces facteurs devraient prévenir toute baisse sensible du cours du brut par rapport à ses niveaux actuels.
“Cela dit”, ajoute-t-il aussitôt, “le potentiel de hausse du cours du brut pour 2012 nous semble limité”. En l'absence d'un choc macroéconomique global, BofA-Merrill Lynch table donc l'an prochain sur un cours du Brent d'au plus 108 dollars, le WTI ne devant pas dépasser les 101 dollars.
Une autre banque d'affaires parisienne abonde en ce sens : en dépit d'une demande peu dynamique, les stocks pétroliers des pays de l'OCDE se situent à un plancher de cinq ans, comme l'indique l'AIE. La demande de brut de la Chine a atteint un record de 9,2 millions de barils/jour en novembre. C'est d'ailleurs des émergents situés à l'Est du canal de Suez que provient la croissance de la demande.
S'ajoute à cela, depuis novembre, la montée en puissance du risque géopolitique que représentent les menées de l'Iran. Selon le BP Statistical Yearbook, ce pays produisait en 2010 quelque 4,2 millions de b/j, soit 5,2% du total mondial. Selon Société Générale, la république islamique chiite en exporte 2,4 millions de b/j, dont 1,5 million de b/j vers l'Asie (Chine, Japon, Inde principalement) et 0,8 million de b/j vers l'Europe.
Téhéran poursuit un programme nucléaire dont l'Agence internationale de l'Energie atomique (AIEA) doute de moins en moins de la nature militaire. Les grands pays occidentaux, Etats-Unis et Europe en tête, ont encore fait monter la pression contre le régime des mollahs. Les sanctions contre le pays, qui n'ont jamais été levées, se durcissent au point de toucher maintenant ses exportations de brut. Le pays a réagi vivement et organise actuellement des manoeuvres de sa marine de guerre autour du détroit d'Ormuz, par lequel des pétroliers font transiter quelque 15 à 16 millions de b/j. Certains officiels iraniens ont évoqué à mots à peine couverts la fermeture de ce détroit, critique pour l'approvisionnement mondial en brut.
Dans ce cas, un spécialiste prévoit sans hésiter un bond du baril entre 150 et 200 dollars. Il devrait s'agir d'un “pic” de courte durée, la présence militaire américaine dans la région étant massive. Mais son effet sur l'économie mondiale serait cependant dommageable.
Les experts de Société Générale Private Banking n'attendent pas non plus de baisse du brut, au contraire : “la répétition du scénario de 2008 (avec chute brutale des cours, NDLR) avec un effondrement des prix du pétrole nous semble très improbable, car il impliquerait une forte contraction de l'’activité”. Ces experts estiment que le cartel pétrolier OPEP pourrait être tenté “de réduire sa production afin de maintenir des prix aux environs de 90/100 dollars le baril”.
Bref, l'année prochaine selon la branche de gestion de fortune de la banque rouge et noire, le prix du brut devrait se maintenir entre 100 et 120 dollars. Seule exception envisagée : un cas de “choc récessif affectant l’économie mondiale qui précipiterait le prix de l’or noir à des niveaux sensiblement inférieurs.”
Qui des perspectives au-delà de 2012 ? L'AIE en donnait un avant-goût dans une publication datant de de novembre dernier. L'organisme international avait alors mis en garde contre l'insuffisance des investissements de capacité avec une certaine vigueur. Dans un exercice de prédiction à très long terme, l'AIE tablait alors sur une hausse de la demande mondiale d'énergie primaire d'un tiers entre 2010 et 2035. Sur cette période, la demande d'or noir augmenterait de 15%, tirée par les transports. Ce qui supposerait des investissements capacitaires dans le pétrole et le gaz de près de 20.000 milliards (20 trillions) de dollars pendant l'intervalle !
Gare : l'AIE estimait si les investissements dans l'“amont” du Moyen-Orient et de l'Afrique du Nord s'avéraient inférieurs d'un simple tiers à ses prévisions sur la période 2011/2015, la production pétrolière de la région baisserait alors de 6 millions de barils/jour d'ici 2020. Il s'ensuivrait alors une envolée jusqu'à 150 dollars le baril, le temps de “développer” de nouveaux gisements.