Le gouvernement a annoncé le 9 mai 2012 qu'il prendrait le contrôle de Bankia en transformant en participation la dette de 4,465 milliards d'euros contractée en décembre 2010 envers l'Etat à travers un prêt public.
Bankia : 22.05.2012 : la quatrième banque cotée espagnole, qui vient d'être nationalisée, va demander cette semaine une aide de plus de 10 milliards d'euros au fonds d'aide public au secteur financier (Frob)
Madrid (awp/afp 25.05.2012) - Le titre de Bankia, banque qui vient d'être partiellement nationalisée et que l'Etat espagnol s'est engagé à renflouer pour un montant qui pourrait atteindre 20 milliards d'euros, a été suspendu vendredi à la Bourse de Madrid, a annoncé l'autorité de marché espagnole CNMV.
Après Bankia 23.5 milliards d'Euros ; 30 milliards d’Euros de plus pour 3 autres banques Espagnoles.
[...Selon le quotidien El Mundo, trois autres banques placées elles aussi sous tutelle - Catalunya Caixa, Novacaixa Galicia et Banco de Valencia - réclament elles aussi une aide d'un montant cumulé de l'ordre de 30 milliards d'euros. Cette information a contribué à augmenter la méfiance des investisseurs sur les marchés.
----------------------------------- Le grand tournant
Pauvre, joyeux et indépendant! Tout cela est possible simultanément ; pauvre, joyeux et esclave! C'est aussi possible! Nietzsche
Matthieu36 a écrit :MEGA-ALERTE SYSTEMIQUE ET COMPTE A REBOURS AVANT IMPACT d'après Pierre Jovanovic. Même si ce bonhomme ne m'inspire pas du tout confiance, il fait une bonne recension des évènements. D'après lui, le crash est imminent.
mouai, son blog ne fait pas très sérieux de même que sa façon d'écrire (avec des insultes)... Les blogs de Paul Jorion ou d'Olivier Berruyer sont plus crédibles et lisibles.
Maintenant il ne faut pas être un économiste que pour constater que depuis le vote grec il y a eu un coup d'accélérateur dans la crise. Est-ce pour compenser le long hiver pendant lequel il ne s'est quasiment rien passé ou est-ce un coup létal et définitif à l'économie?
Les forêts précèdent les hommes, les déserts les suivent.
Pour la France je verrais bien en premier CASA et SocGen, et pourquoi pas BNP.
Dans les non dégragées les mutualistes : Caisse d'Epargne, Crédit Mutuel, Crédit coopératif ... Pour leur gestion un peu plus de "Père de famille".
-La vague de dégradation des banques européennes par l'agence d'évaluation financière Moody's devrait s'attaquer aux grandes économies en Europe dans les semaines à venir. Cela renforcerait encore davantage la pression sur un système financier de l'eurozone déjà très tendu. En France, en Allemagne, en Autriche et aux Pays-Bas, les banques vont probablement voir leurs notations de crédit abaissées d'ici à la fin juin. Alors que les dégradations ont été bien anticipées par les investisseurs, toute la question est de savoir jusqu'où Moody's va descendre.
Le système bancaire européen continue de plier sous la pression conjuguée de la crise de la dette de la zone euro et du ralentissement économique. Pour l'instant, les dégradations de note des entreprises se sont cantonnées à la périphérie de la zone euro, principalement aux pays d'Europe du sud qui, au mieux, ont eu accès de manière intermittente aux marchés depuis le début de la crise de la dette. Les dégradations ont aussi concerné les pays scandinaves en dehors de la zone euro, même si ces derniers conservent de meilleures possiblités de financement...]
Quand on a un javelin dans la main, tous les problèmes ressemblent à un T-72.
Fitch dégrade les banques espagnoles après la note souveraine
Fitch Ratings a dégradé mardi la note de 18 banques espagnoles, moins d'une semaine après avoir dégradé la note souveraine de l'Espagne et a mis en garde contre une nouvelle dégradation des actifs des banques.
Fitch vient d'abaisser la note du Crédit immobilier de France à C, ultime étape avant le F pour défaut de paiement imminent ou inévitable en dehors de tout soutien extraordinaire et extérieur dont pourrait bénéficier la banque. Raisons invoquées selon l'agence, le modèle d'activité de l'établissement n'est plus viable.
Moody's dégrade BNP Paribas, Crédit Agricole et Société Générale
L'agence Moody's a dégradé 15 grandes banques occidentales actives sur les marchés mondiaux, dont les américaines Bank of America et Citigroup, reléguées à deux crans de la catégorie spéculative, et les françaises BNP Paribas, Crédit agricole et Société Ggnérale. Le groupe ajoute que les investisseurs "sophistiqués" ne dépendent plus étroitement des notes d'agence pour évaluer les risques de crédit...
Moody's est désormais la plus sévère des trois grandes agences de notation à l'égard des banques françaises.
La troisième banque italienne supprime 4 600 emplois
Le Monde.fr avec Reuters | 27.06.2012
Banca Monte dei Paschi di Siena (MPS) a annoncé mercredi un plan de restructuration prévoyant notamment une augmentation de capital d'un milliard d'euros et la suppression de 4 600 postes alors que la banque a dû faire appel au soutien de l'Etat pour renforcer ses fonds propres.
MPS a été durement affecté par la crise de la dette en raison de son exposition aux obligations souveraines italiennes qui atteint 25 milliards d'euros, un niveau proportionnellement plus élevé que celui des autres banques italiennes.
MPS prévoit de fermer 400 agences, soit plus de 10 % de son réseau, et de réduire considérablement son portefeuille de prêt. La troisième banque d'Italie, et la plus vieille du monde, a par ailleurs estimé qu'elle allait vendre 1,5 milliard d'euros d'obligations spéciales au Trésor italien, à comparer avec un maximum de 2 milliards d'euros approuvé mardi par le gouvernement.
Pour Jorion, ce n' est que le début d'un grosse affaire.
en effet :
Banques : JPMorgan pourrait perdre 9 milliards de dollars, selon le New York Times
La première banque américaine JPMorgan Chase pourrait au final enregistrer des pertes allant jusqu'à 9 milliards de dollars sur des transactions ayant mal tourné sur les produits dérivés, selon une projection interne du groupe obtenue par le quotidien New York Times.
JPMorgan avait révélé en mai avoir perdu 2 milliards de dollars sur des transactions complexes effectuées depuis son bureau de Londres et avait alors admis que ces pertes pourraient gonfler à l'avenir.
Les ennuis de la banque britannique ne sont pas prêts de s'atténuer. Certains politiques réclament même la démission de Bob Diamond, le patron de la banque.
Le gouvernement britannique a annoncé samedi que le fonctionnement du taux interbancaire Libor allait être passé au crible par une instance indépendante, à la suite du scandale qui secoue la Barclays dont le patron va devoir en outre s'expliquer devant des députés.
Barclays, une des quatre grandes banques du pays, a écopé cette semaine d'amendes record des deux côtés de l'Atlantique pour avoir tenté de manipuler le Libor, taux interbancaire de référence sur le marché londonien, et l'Euribor, taux de référence du marché monétaire en zone euro.
Barclays: le directeur général démissionne après le scandale du Libor
La banque britannique Barclays a annoncé mardi la démission avec effet immédiat de son directeur général Bob Diamond à la suite du scandale sur les manipulations des taux interbancaires Libor et Euribor par l'établissement.
Barclays avait annoncé mercredi dernier qu'elle allait payer au total l'équivalent de 290 millions de livres --soit environ 360 millions d'euros-- pour mettre fin à des enquêtes des régulateurs britannique et américain dans cette affaire.
"Je suis très déçu parce que les événements de la semaine dernière donnent une image de Barclays et de ses employés qui ne pourrait pas être plus éloignée de la réalité", a commenté M. Diamond dans un communiqué.
Le dirigeant américain, très impopulaire au Royaume-Uni car devenu le symbole des excès de la finance, était sous pression depuis la révélation du scandale.
Le président du conseil d'administration de Barclays, Marcus Agius, avait déjà annoncé sa démission lundi pour tenter d'apaiser le scandale.
Mais M. Agius est pour l'instant confirmé dans ses fonctions de président, avec pour mission de trouver un nouveau directeur général et d'assurer l'intérim, a précisé Barclays mardi dans son communiqué.
Les taux interbancaires définissent le prix auquel les banques se prêtent de l'argent mais aussi indirectement ceux des crédits aux ménages et aux entreprises.
Le Premier ministre britannique David Cameron avait annoncé lundi le lancement d'une commission d'enquête parlementaire chargée de faire la lumière sur cette affaire.