Passerons nous d'un extrème à l'autre ?
Du tout optimisme, du culte de la jeunesse et l'hédonisme sur amphé à un art beaucoup plus sombre digne des meilleures heures de la grande peste ?
Jérome Bosch , qui a peint entre autre la tentation de St Antoine: en serait d'ailleurs mort.
Dernière modification par Cholsu le 07 mai 2006, 21:24, modifié 2 fois.
Pénurie énergétique ! Le charbon paraît la seule alternative réaliste...
Elle est cependant inacceptable.
Surtout prenons garde au changement climatique !
Putain, on va avoir une invasion de punks et autres gothiques?
C'est quand tout semble perdu qu'il ne faut douter de rien
Dieu se rit des hommes déplorant les effets dont ils chérissent les causes
Défiez-vous des cosmopolites allant chercher loin dans leurs livres des devoirs qu'ils dédaignent remplir autour d'eux
salut,
Personnellement, je pense que l'art a tout à gagner de la décroissance.
C'en sera surement fini du monopole des milieux nantis et frelatés des grandes capitales. L'art sera plus local, tourné vers les préoccupations du quotidien. On verra réapparaître le troc. Les gens seront plus enclins à aquérir des oeuvres qu'ils affectionnent, plutôt que le truc à la mode, qu'il faut absolument avoir.
Je m'intéresse à l'art brut, et je ne peux que vous conseiller de lire Jean Dubuffet. Il pensait que l'art était pratiquable par tout un chacun, et que" le premier imbécile venu faisait mieux que le plus savant des diplômés des écoles d'art". Selon lui, la majorité des artistes de son époque (je ne peux m'empêcher de généraliser à la nôtre) était bien plus occupés à faire la promotion de leurs oeuvres qu'à s'engager réellement dans leur production artistique.
Il pensait également que les occidentaux avaient, au niveau de l'art, bien des leçons à prendre des "sauvages", qui ne tenaient aucun compte des idées élaborées occidentales sur l'art, sa fonction, les querelles de chapelles, la filiation artistique, etc... Sauvages, dont l'art était interloquant, produit lors d'états de "haut enfièvrement de l'esprit", créé parfois par des malades mentaux inspirés par leurs délires (!)
Donc j'espère que la relocalisation des activités apportera du bon à l'art. Celui-ci retournera peut-être à ses vocations premières: raconter la vie locale, divers évènements politiques, contester les injustices... Sans compter sur une nouvelle floraison de productions des malades mentaux (dont moi:( !!!, privés de médocs, qui délireront à nouveau, et seront à nouveau inspirés par le vent de leur folie furieuse. Mais ceci est une autre histoire.
Je m'inquiète: je serais presque enthousiasmé par le pic pétrolier et la pénurie de médocs... Ouf, je vois mon psy demain! à+