Terres rares : Exploration et production miniére

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Re: Terres rares : Exploration et production miniére

par energy_isere » Hier, 12:04

Des terres rares en Indonésie :
Indonesia identifies eight blocks with large rare earth reserve potential
Reuters | February 10, 2026
https://www.mining.com/web/indonesia-id ... potential/

Re: Terres rares : Exploration et production miniére

par energy_isere » Hier, 12:02

suite de ce post du 14 dec 2025 : http://www.oleocene.org/phpBB3/viewtopi ... 1#p2419231
Critical Metals extends mineralization, confirms high-grade HREEs at Tanbreez project

Staff Writer | February 9, 2026

Critical Metals (Nasdaq: CRML) says last year’s drilling at its Tanbreez project in Greenland indicated the potential to further grow the resource of what is ranked as one of the world’s largest rare earth deposits.


On Monday, the US-listed miner published the final batch of assay results from its 2025 drill program, focusing mainly on the Area B and Fjord areas at the Tanbreez project, where it has to date delineated at least 45 million tonnes in resources from two deposits (Hill and Fjord).

At Area B, located next to the eastern part of the Hill deposit, drilling returned broad intervals of rare earth mineralization, with total rare earth oxide grades ranging from 0.35% to 0.77%. For the entire program, TREO grades from Area B ranged between approximately 0.35%–0.61%. The results to date, says Critical Metals, indicate strong geological and grade continuity across a 1,750-metre corridor at Area B.

Importantly, the company highlighted that the portion of so-called “heavy” rare earths (HREEs) was as high as 27%, in line with its estimate for the broader project. HREEs are used in high-performance applications such as clean energy and defense, and are less common than “light” rare earths.

‘Meaningful extensions’
At the Fjord deposit, results for the final two drill holes demonstrated consistent rare earth grades (over 0.4% TREO) and highlighted the presence of strategic metals, including gallium, hafnium, cerium and yttrium.

Based on these results, additional drilling across Area B and the Upper Fjord area is considered warranted to further define mineralized scale, continuity and potential resource growth, the company said in a statement.

In a press release, CEO Tony Sage said the results “continue to demonstrate meaningful extensions” to the known mineral resource and confirm consistent rare earth mineralization across the Fjord, Upper Fjord, Hill and now, Area B zone.

“These results enhance our confidence in the broader REE potential of the Tanbreez deposit,” Sage said, adding that the new assay data is expected to add further mineralized tonnage to the existing Hill and Fjord.

“This reinforces Tanbreez as a strategic, long‑life rare earth asset,” he said.

$3B project value
The current resource, divided nearly 50/50 between two deposits, covers just 1% of the entire host rock at Tanbreeze that covers approximately 5 km x 2.5 km in area, measuring several hundred metres thick and estimated at 4.7 billion tonnes.

Based on this resource, Critical Metals released last year a preliminary economic assessment, which gave the project a net present value (NPV) of approximately $3 billion (approximately $2.8 billion to $3.6 billion at discount rates of 15% and 12.5%, respectively, before tax), with an internal rate of return (IRR) of 180%.

The report outlines a phased growth strategy for the Tanbreez project, with initial production of around 85,000 tonnes of rare earth oxides per annum, beginning as early as 2026, then scaled to 425,000 tonnes after modular expansion. The proposed mine received its environmental approval last November.
https://www.mining.com/critical-metals- ... z-project/

Re: Terres rares : Exploration et production miniére

par energy_isere » Hier, 00:11

Un prospect de terres rares dans le Nevada :
Globex discovers rare earth minerals in Nevada
The Gem Hills site showed REO values ranging from 0.28% to 5.26% TREO, averaging around 1.7% TREO.

Shree Mishra February 12, 2026
.....................
https://www.mining-technology.com/news/ ... a/?cf-view

Re: Terres rares : Exploration et production miniére

par energy_isere » 02 févr. 2026, 09:11

suite de ce post du 9 janvier 2026 : http://www.oleocene.org/phpBB3/viewtopi ... 9#p2420639
Le Japon dit avoir trouvé des terres rares dans des sédiments extraits lors d'une mission en eaux profondes

AFP •02/02/2026

Le Japon a annoncé lundi que des sédiments contenant des terres rares avaient été extraits à 6.000 mètres de profondeur lors d'une mission d'essai nippone en mer, alors qu'il cherche à réduire sa dépendance vis-à-vis de Pékin pour ces minerais stratégiques.

Il s'agit selon Tokyo de la première tentative mondiale visant à exploiter des terres rares dans des eaux d'une telle profondeur.

"Les détails seront analysés, notamment la quantité exacte de terres rares contenue" dans l'échantillon, a déclaré Kei Sato, un porte-parole du gouvernement. Il a qualifié la découverte d'"accomplissement significatif, tant en termes de sécurité économique que de développement maritime".

L'échantillon a été extrait par le navire de recherche japonais Chikyu, qui avait mis le cap mi-janvier vers l'île japonaise isolée de Minami Torishima, dans le Pacifique. Les eaux environnantes sont considérées comme potentiellement riches en précieux minerais.

Cette annonce est faite dans un contexte où la Chine, premier fournisseur mondial de terres rares, accentue sa pression sur Tokyo, après que la Première ministre japonaise Sanae Takaichi a suggéré en novembre que Tokyo pourrait réagir militairement à une attaque contre Taïwan, île dont Pékin revendique la souveraineté.

Pékin a bloqué l'exportation vers le Japon de produits "à double usage" présentant de potentielles applications militaires, alimentant les inquiétudes au Japon sur une possible coupure des approvisionnements en terres rares, dont certaines figurent sur la liste chinoise des biens à double usage.

- "Atout stratégique majeur" -

Les "terres rares", 17 éléments métalliques pas particulièrement rares mais difficiles et coûteux à extraire, sont essentiels pour des pans entiers de l'économie (automobile, énergies renouvelables, numérique, défense...), servant à la fabrication d'aimants puissants, catalyseurs et composants électroniques.

La zone autour de Minami Torishima, située dans la zone économique exclusive (ZEE) du Japon, contiendrait plus de 16 millions de tonnes de terres rares selon certaines estimations, ce qui en ferait selon le quotidien économique Nikkei le troisième plus grand gisement au monde.

Ces riches dépôts contiendraient l'équivalent de 730 ans de la consommation mondiale actuelle de dysprosium, utilisé dans les aimants haute performance des téléphones et des voitures électriques, et 780 ans de celle d'yttrium, composant utilisé dans les lasers, a calculé le Nikkei.

Les défenseurs de l'environnement avertissent cependant que cette exploitation minière menace les écosystèmes et perturbera les fonds marins.

Cette question est devenue un sujet de tensions géopolitiques, alors que l'inquiétude grandit face à la volonté du président américain Donald Trump d'accélérer cette pratique dans les eaux internationales.

L'Autorité internationale des fonds marins (AIFM), qui régit les fonds océaniques situés hors des eaux nationales, veut faire adopter un code mondial pour encadrer l'exploitation minière dans les eaux profondes.

La mission d'essai japonaise, elle, a été menée dans les eaux territoriales de l'archipel.

"Si le Japon parvenait à extraire en continu des terres rares autour de Minami Torishima, il sécuriserait les chaînes d'approvisionnement nationales pour des secteurs-clés", a souligné auprès de l'AFP Takahiro Kamisuna, chercheur associé à l'International Institute for Strategic Studies (IISS).

"De même, ce serait un atout stratégique majeur pour le gouvernement Takaichi afin de réduire significativement la dépendance des approvisionnements vis-à-vis de la Chine", a-t-il ajouté.

Pékin se sert depuis longtemps de sa domination sur les terres rares comme levier géopolitique, y compris dans sa guerre commerciale avec l'administration du président américain Donald Trump.

La Chine représente près des deux tiers de la production minière de terres rares du monde et 92% de la production raffinée, selon l'Agence internationale de l'énergie (AIE).
https://www.boursorama.com/actualite-ec ... 66d02bfcaa

Re: Terres rares : Exploration et production miniére

par energy_isere » 01 févr. 2026, 12:20

France’s Carester teams up with Malaysian miner on rare earth project

Reuters | January 28, 2026

French rare earths specialist Carester and Malaysian miner Malaco Mining Group have teamed up to work on a rare earth separation plant, and will also collaborate on rare earth mining, an adviser to French President Emmanuel Macron said in Kuala Lumpur on Wednesday.


The cooperation agreement on the separation plant project, which is in its “pilot stage”, will include technology transfers to Malaco as well as expertise to ensure environmental compliance, said Benjamin Gallezot, an adviser on strategic minerals, after meeting with Malaysian government officials.

Western countries are trying to develop sources of rare earths, used in electric vehicles, smartphones and other high-tech products, to reduce reliance on China, the world’s largest rare earth producer.

Malaysia is looking to foreign partners to help develop its domestic rare earth industry. The country has an estimated 16.1 million tonnes of rare earth deposits but lacks the technological capacity to mine and process them.

Gallezot said the companies would seek to build a Malaysian plant focused on rare earth separation, a process needed before the elements can be used to make advanced magnets for the manufacture of electric vehicles and clean technologies.

Malaco was already in touch with several European magnet makers, Gallezot said, declining to identify the companies. The Japanese government has also expressed interest in the joint project, he said.

Malaco Mining did not respond to a request for comment made outside office hours. The Japanese embassy in Malaysia also did not immediately respond to a request for comment.

Separately, Gallezot said G7 countries would look to hold discussions with foreign partners outside the group on critical minerals during its meetings this year.

“We consider that to diversify the supply chain, international cooperation is key,” he said.
https://www.mining.com/web/frances-care ... h-project/

Re: Terres rares : Exploration et production miniére

par energy_isere » 31 janv. 2026, 15:12

En dépit des critiques, Madagascar monte en puissance dans les terres rares

Agence Ecofin 27 janvier 2026

A Madagascar, le secteur minier représente 4,6 % du PIB et près de la moitié des exportations. Alors que les autorités veulent augmenter cette contribution économique, l’exploitation des terres rares constitue l’un des leviers envisagés, malgré les critiques sur son impact environnemental.

Harena Rare Earths prévoit de lancer en 2027 la construction de sa mine de terres rares à Madagascar. L’annonce faite lundi 26 janvier par la compagnie britannique intervient quelques jours après la publication d’une étude de faisabilité actualisée pour un autre projet de terres rares sur la Grande Ile. Malgré la levée de boucliers suscitée localement par cette perspective, Madagascar prépare lentement, mais sûrement, l’exploitation de ses gisements de terres rares.

Harena Rare Earths est née de la fusion en 2023 entre l’australien Harena Resources, détenteur de 75 % d’intérêts dans le projet malgache de terres rares Ampasindava, et le britannique Citius Resources. En août 2025, cette nouvelle entité a acquis les 25 % d’intérêts restants. Selon l’étude de préfaisabilité qu’elle a publiée ce lundi, Harena Rare Earths veut construire une mine capable de livrer 71 000 tonnes d’oxyde de terres rares (TREO) sur 20 ans. L’investissement initial nécessaire est estimé à 142 millions de dollars, récupérable au bout de cinq ans.

Dans le scénario de base, Ampasindava affiche une valeur actuelle nette après impôts de 464,3 millions USD, avec un taux de rentabilité interne de 27 %. Il peut générer des flux de trésorerie après impôts de 2,6 milliards de dollars sur sa durée de vie de 20 ans. Alors qu’une optimisation de ces résultats est attendue dans le cadre d’une prochaine étude de faisabilité, l’autre projet phare pour l’exploitation des terres rares à Madagascar a déjà franchi cette étape.

Il s’agit du projet Vara Mada (anciennement dénommé Toliara), développé par la société américaine Energy Fuels. Une découverte de monazite, minerai contenant des terres rares, a été annoncée en 2023 sur ce projet, d’abord connue pour ses réserves de sables minéraux (ilménite, zircon et rutile). Selon une étude de faisabilité publiée début janvier 2026, la future mine Vara Mada peut livrer annuellement 24 000 tonnes de monazite sur 38 ans. 27 % des revenus attendus du projet proviendront de la vente de cette production de terres rares.

L’impact environnemental critiqué

Les terres rares sont un groupe de 17 métaux essentiels dans la transition énergétique et dont la demande est en hausse. La Chine domine l’approvisionnement mondial et n’hésite pas à utiliser cette position comme arme dans sa guerre commerciale avec les Etats-Unis ou l’Europe. Alors que les pays occidentaux sont à la recherche d’alternatives à Pékin, les projets annoncés à Madagascar peuvent positionner la Grande Ile comme l’une des nouvelles sources africaines d’approvisionnement. Cela peut aussi augmenter les revenus générés par le secteur minier malgache, qui représente 4,6 % du PIB et 49 % des exportations en 2023.

Les retombées économiques éventuelles des deux projets sont néanmoins contrebalancées par leur impact environnemental. L’extraction des terres rares, qui portent ce nom parce que les métaux contenus ne sont disponibles qu’en d’infimes quantités, est en effet très polluante, avec de potentiels rejets de solutions chimiques dans les nappes phréatiques. Dans la roche, les terres rares cohabitent aussi avec du thorium et de l’uranium, deux matières premières radioactives.

Sur la presqu’île d’Ampasindava, des habitants, des élus locaux et des organisations de la société civile dénoncent les traces laissées par les précédentes phases d’exploration et redoutent une reprise à plus grande échelle. Dans un reportage du journal français Le Monde en 2023, ils évoquent des terrains agricoles perturbés par des forages, des promesses sociales non tenues et la remise en question du modèle de développement reposant largement sur l’agriculture et les ressources marines. L’exploitation minière pourrait fragiliser durablement les moyens de subsistance et la biodiversité, sans bénéfices proportionnés pour les populations riveraines.

Harena Rare Earths a entamé le processus d’octroi d’un permis d’exploitation minière pour son projet de terres rares, alors qu’Energy Fuels discute des conditions fiscales entourant son projet avec les autorités malgaches. Les prochains mois permettront de situer la manière dont le gouvernement prend en compte les préoccupations des populations dans les négociations.
https://www.agenceecofin.com/actualites ... onnemental

Re: Terres rares : Exploration et production miniére

par mobar » 27 janv. 2026, 14:45

kercoz a écrit :
24 janv. 2026, 14:51


On remarquera que le "moyen Age" est cité ...alors que le 16e est la renaissance de la "Raison" et non le Moyen Age.
Le Moyen Age en Isère a duré un peu plus longtemps, certains disent même qu'il n'a cessé qu'après la Révolution Française! :lol:
Histoire de l'Isère. Une partie de l'ancienne province du Dauphiné viennois est devenue le département de l'Isère à la Révolution française, le 4 mars 1790 en application de la loi du 22 décembre 1789 .

Re: Terres rares : Exploration et production miniére

par kercoz » 24 janv. 2026, 14:51

Explorations en Isere ....les Gibets 38:

https://www.radiofrance.fr/francecultur ... es-2973465

"""""""Des squelettes et une partie des fondations d’un gibet du XVIe siècle ont été mis au jour à Grenoble. Que sait-on de cet édifice auquel étaient suspendus les corps de certains condamnés à mort ? Que nous apprend cette découverte sur le contexte précédant les Guerres de religions en France ?
Avec

Nicolas Minvielle-Larousse, historien, archéologue, chargé de recherche au CNRS

Les premiers résultats de la fouille : des fondations et des squelettes

À Grenoble, une équipe d’archéologues de l’INRAP a réalisé en 2024, sur prescription de l'État, une fouille préalable au réaménagement de la grande Esplanade. Cet espace, situé à l’entrée de Grenoble au nord de la Porte de France, a été gagné au fil des siècles sur les eaux de l’Isère et de la Drac. Jusqu’au début du XVIIe siècle, cet espace était marécageux et l’on y exploitait le bois ou le sable, selon les saisons et les crues.
Vue aérienne de la fouille Vue aérienne de la fouille - © Nordine Saadi, Inrap

Cette fouille a permis de découvrir non seulement une partie des fondations d’un édifice quadrangulaire et maçonné, mais également des squelettes inhumés en fosse et datés du XVIe siècle. Certaines fosses ne contiennent qu’un seul individu, mais la plupart regroupe de 2 à 8 individus pour un total de 32 personnes. Il s’agit majoritairement d’hommes (et de quelques femmes), plutôt jeunes, enterrés tête bêche, sur le dos ou sur le ventre et sans orientation particulière.
Vue du mur méridional du gibet Vue du mur méridional du gibet - © Nicolas Minvielle, Inrap

Dans un premier temps les archéologues se demandent à quoi correspondait ce lieu ? Ils parlent d'abord d’un "ensemble inhabituel et sans équivalent dans l’historiographie", autrement dit la fonction du bâtiment et la nature de ces sépultures pose question. Plusieurs hypothèses sont alors émises : s’agit-il d’un ermitage ? D’une maladrerie où l’on soigne et inhume les personnes frappées par les épidémies ? De sépultures accolées à une chapelle ? Ou bien encore d’un cimetière de soldats ?
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On remarquera que le "moyen Age" est cité ...alors que le 16e est la renaissance de la "Raison" et non le Moyen Age.

Re: Terres rares : Exploration et production miniére

par energy_isere » 24 janv. 2026, 14:47

Terres rares: nouvelle usine dans les Pyrénées-Atlantiques, vers une «vallée des aimants»

Par Le Figaro avec AFP 23 janvier 2026

Le groupe américain USA Rare Earth a confirmé l'implantation d'une usine de production de métaux et d'alliages de terres rares dans le bassin de Lacq, près de Pau, étape supplémentaire dans la création d'une «vallée des aimants» dans le Sud-Ouest. La préfecture des Pyrénées-Atlantiques a salué jeudi une «annonce majeure», représentant un investissement de plus de 110 millions d'euros et environ 80 créations d'emplois directs.

Cette implantation, déjà évoquée lors du sommet Choose France en mai, se fera via la filiale britannique Less Common Metals (LCM) Europe, rachetée en octobre par USA Rare Earth, précise l'entreprise dans un communiqué publié mardi. L'usine sera accolée à celle du projet Caremag, de la start-up lyonnaise Carester, qui devrait employer 92 personnes d'ici début 2027 pour recycler 2.000 tonnes par an d'aimants permanents afin de produire quelque 800 tonnes de terres rares légères (néodyme et praséodyme).

Caremag doit aussi raffiner 5.000 tonnes de concentrés miniers pour produire 600 tonnes de terres rares lourdes séparées (oxydes de dysprosium et terbium), soit environ 15% de la production mondiale actuelle. «Ensemble, cette plateforme va établir une chaîne d'approvisionnement complète pour le traitement et la production de métaux et d'alliages de terres rares en Europe», se félicite USA Rare Earth.

Réduire la dépendance à la Chine

USA Rare Earth est un «spécialiste de la métallisation des terres rares», un «savoir-faire unique en Europe», qui vient compléter le projet Caremag, explique Audrey Le Bars, présidente du Groupement d'intérêt public Chemparc dédié à l'installation de nouvelles industries dans cet ancien bassin gazier au pied des Pyrénées. «Carester produit des oxydes de terres rares qu'USA Rare Earth va métalliser, c'est-à-dire mettre sous forme de briques, pour la production d'aimants permanents», détaille-t-elle.

«C'est bien que ces deux métiers soient proches l'un de l'autre, pour essayer de monter quelque chose que l'on pourrait appeler la vallée des aimants, comme on parle de vallée de la batterie à Dunkerque», avait déclaré à l'AFP Frédéric Carencotte, PDG de Carester en juin, après le sommet Choose France. Les terres rares et les aimants permanents, qui résistent à la démagnétisation, jouent un rôle-clé dans la transition énergétique, mais aussi dans l'industrie électronique, pour les moteurs de véhicules électriques, les générateurs d'éoliennes, la robotique ou les pompes. Sur le marché européen, cette technologie est aujourd'hui fournie à 98% par la Chine, selon le ministère de la transition énergétique.
https://www.lefigaro.fr/flash-eco/terre ... s-20260122

Re: Terres rares : Exploration et production miniére

par energy_isere » 11 janv. 2026, 14:40

suite de ce post du 23 aout 2025 : http://www.oleocene.org/phpBB3/viewtopi ... 7#p2415557

Des premiers engins Komatsu arrivent pour le projet minier de Kangankunde au Malawi.
Lindian mobilises Komatsu fleet for Kangankunde rare earths project
Additional equipment deliveries are planned throughout Q1 2026.

Shree Mishra January 8, 2026
.......................
https://www.mining-technology.com/news/ ... t/?cf-view

Re: Terres rares : Exploration et production miniére

par energy_isere » 09 janv. 2026, 16:27

Terres rares et dépendance à la Chine : le Japon lance la première tentative de miner les fonds marins

Boursorama avec Media Services •09/01/2026

Pour réduire sa dépendance à la Chine, et alors que Pékin a resserré les conditions d'exportation, le Japon va lancer dimanche ce qu'il présente comme la première tentative au monde d'exploiter des terres rares en haute mer à 6.000 mètres de profondeur.

Un navire japonais de forage scientifique en grande profondeur, le Chikyu, s'apprête à mettre le cap sur la lointaine île de Minami Torishima, dans le Pacifique, dont les eaux environnantes seraient riches en précieux minerais.

Cette expédition d'essai intervient alors que la Chine, de loin le premier fournisseur mondial de terres rares , accentue la pression sur le Japon, après des propos de la Première ministre Sanae Takaichi. Celle-ci avait suggéré en novembre que Tokyo pourrait réagir militairement à une attaque contre Taïwan, île démocratique dont Pékin revendique la souveraineté. Signe de l'aggravation des tensions bilatérales, Pékin a annoncé mardi durcir ses contrôles sur l'exportation vers le Japon de biens chinois à double usage civil et militaire, ce qui pourrait inclure les terres rares -et de fait, le Wall Stret Journal fait d'ores et déjà état de restrictions chinoises sur les acheminements.

Les "terres rares", 17 éléments métalliques pas particulièrement rares mais difficiles et coûteux à extraire , sont essentiels pour des pans entiers de l'économie (automobile, énergies renouvelables, numérique, défense...), servant à la fabrication d'aimants puissants, catalyseurs et composants électroniques.

La mission du Chikyu constitue "une première étape vers l'industrialisation nationale des terres rares" par le Japon, a déclaré le mois dernier l'Agence japonaise pour la science et la technologie sur les fonds marins (JAMSTEC) dans un communiqué. L'organisation publique présente cet essai comme une première mondiale d'un forage des fonds marins à de telles profondeurs -dépassant une fois et demi la hauteur du mont Fuji.

La zone autour de Minami Torishima, île située dans les eaux économiques du Japon, est estimée contenir plus de 16 millions de tonnes de terres rares , ce qui en ferait selon le quotidien économique Nikkei le troisième plus grand gisement au monde. Ces riches dépôts contiendraient l'équivalent de 730 ans de la consommation mondiale actuelle de dysprosium, utilisé dans les aimants haute performance des téléphones et des voitures électriques, et 780 ans de celle d'yttrium, composant utilisé dans les lasers, a calculé le Nikkei.

Domination écrasante de la Chine

"Si le Japon parvenait à extraire en continu des terres rares autour de Minami Torishima, il sécuriserait la chaîne d'approvisionnement nationale pour des secteurs-clés", abonde auprès de l' AFP Takahiro Kamisuna, chercheur associé à l'International Institute for Strategic Studies (IISS). "De même, ce serait un atout stratégique majeur pour le gouvernement Takaichi afin de réduire significativement la dépendance des approvisionnements vis-à-vis de la Chine", insiste-t-il.

De fait, Pékin se sert depuis longtemps de sa domination sur les terres rares comme levier géopolitique, y compris dans sa guerre commerciale avec l'administration du président américain Donald Trump. La Chine représente près des deux-tiers de la production minière de terres rares du monde et 92% de la production raffinée, selon l'Agence internationale de l'énergie (AIE).

Or, le Japon est dépendant de la Chine pour 70% de ses importations de terres rares. Et ce bien qu'il se soit efforcé de diversifier ses sources d'approvisionnements depuis un précédent différend en 2010, durant lequel Pékin avait suspendu plusieurs mois durant ses exportations.

Au cours de sa mission, le Chikyu immergera un tuyau permettant à une "machine d'extraction" fixée à son extrémité de toucher le fond marin et de récupérer des boues riches en terres rares, a détaillé la JAMSTEC. L'expédition doit durer jusqu'au 14 février.

L'exploitation minière des grands fonds est devenue un point de tension géopolitique, l'inquiétude grandissant face à la volonté de Donald Trump d'accélérer les forages dans les eaux internationales .

Les défenseurs de l'environnement alertent, eux, sur les menaces que la pratique fait peser sur les écosystèmes marins et sur les perturbations du plancher océanique.

L'Autorité internationale des fonds marins (AIFM), qui a compétence sur les fonds marins situés hors des eaux nationales, pousse ainsi à l’adoption d'un code mondial visant à réglementer l'exploitation minière dans les abysses.
https://www.boursorama.com/actualite-ec ... e5e4b640d9

Re: Terres rares : Exploration et production miniére

par energy_isere » 28 déc. 2025, 14:49

suite de ce post du 30 juin 2024 : http://www.oleocene.org/phpBB3/viewtopi ... 8#p2393948
Japan to test rare-earth mining from deep seabed mud

Cecilia Jamasmie | December 23, 2025

Image
Minamitorishima Island. (Image courtesy of Chief Master Sergeant Don Sutherland, US Air Force | Wikimedia Commons .)

Japan will conduct a month-long test to extract rare-earth-rich mud from the deep seabed near the remote Minamitorishima Island, marking a first-of-its-kind effort to continuously lift material from about 6,000 metres below the surface.

The operation, led by the Japan Agency for Marine-Earth Science and Technology, will run from Jan. 11 to Feb. 14 about 1,900 kilometres southeast of Tokyo. It aims to connect a full deep-sea mining system and confirm it can raise 350 metric tonnes of mud a day while monitoring environmental impacts onboard and on the seabed.

The test comes as Japan and its Western allies seek more secure access to critical minerals amid tighter export controls by China, the dominant supplier of rare earths.

“One of our missions is to build a supply chain for domestically produced rare earths to ensure stable supply of minerals essential to industry,” Shoichi Ishii, a program director at the Strategic Innovation Promotion Program, told Nikkei Asia.

Strategic push
No production target has been set, but if the test succeeds, the agency plans a full-scale demonstration by February 2027 to recover the same daily volume. Because the mud cannot be processed at sea, it would be shipped to Minamitorishima, where seawater would be removed using equipment similar to a washing machine’s spin dryer, cutting volume by about 80%, before being transported to mainland Japan for separation and refining.

The government-funded project has spent about 40 billion yen ($256 million) since 2018, Ishii said, though estimated reserves have not been disclosed.

He also said a Chinese naval fleet entered waters near Minamitorishima in June this year, while a Japanese research vessel was conducting seabed surveys within Japan’s exclusive economic zone.

“We feel a strong sense of crisis that such intimidating actions were taken,” Ishii said.
https://www.mining.com/japan-to-test-ra ... eabed-mud/

Re: Terres rares : Exploration et production miniére

par energy_isere » 20 déc. 2025, 20:05

suite de ce post du 7 juin 2024 : http://www.oleocene.org/phpBB3/viewtopi ... 8#p2392318
En Norvège, le plus grand gisement de terres rares d'Europe suspendu au sort de coléoptères

AFP •20/12/2025

A l'heure où l'Europe cherche désespérément à accroître son autonomie stratégique, les plans de développement du plus grand gisement de terres rares du continent se heurtent aux craintes suscitées par l'impact sur des coléoptères, mousses, champignons et autres espèces menacées.

A deux heures de route au sud-ouest d'Oslo, Ulefoss, ancienne bourgade minière de quelque 2.000 habitants, repose sur un trésor, le Fensfeltet: 8,8 millions de tonnes de terres rares, des métaux indispensables à la transition énergétique et numérique, et définis comme critiques par l'Union européenne.

"Vous avez des terres rares dans la poche quand vous avez un smartphone sur vous. Vous roulez avec des terres rares quand vous êtes au volant d'un véhicule électrique, et vous avez besoin de terres rares pour fabriquer du matériel de défense comme les avions F-35", explique Tor Espen Simonsen, responsable local de Rare Earths Norway, l'entreprise qui dispose des droits d'extraction.

"Aujourd'hui, l'industrie européenne importe presque la totalité, 98%, des terres rares dont elle a besoin depuis un seul pays: la Chine. Nous sommes donc dans une situation où l'Europe doit se procurer davantage de ces matières premières par elle-même", ajoute-t-il.

Dans son règlement sur les matières premières critiques (CRMA), destiné à sécuriser ses approvisionnements, l'UE s'est fixé l'objectif de subvenir à au moins 10% de ses besoins à l'horizon 2030.

Or, aucun gisement de terres rares n'est aujourd'hui en exploitation sur le continent.

- "Se hâter lentement" -

Rare Earths Norway a déjà dû repousser son calendrier et envisage désormais d'entamer l'extraction dans la première moitié de la décennie 2030 en raison de préoccupations environnementales.

Si son projet dit de "mine invisible" limite son empreinte écologique en prévoyant une extraction et un concassage sous terre - par opposition à une mine à ciel ouvert - ainsi que la réinjection sous le sol d'une grande partie des résidus miniers, l'emplacement privilégié pour son parc minier pose problème.

L'entreprise souhaiterait faire remonter ses minerais derrière une colline, dans une zone à l'abri des regards et essentiellement recouverte de forêts naturelles anciennes, riches en biodiversité.

Des expertises y ont recensé 78 espèces animales et végétales placées sur la liste rouge, c'est-à-dire menacées - à des degrés divers - de disparition: différents coléoptères saproxyliques (liés au bois mort), des ormes de montagne, des frênes communs, une quarantaine de types de champignons, des mousses...

A tel point que le préfet, lors du cycle de consultations, s'est dit formellement opposé à cet emplacement. D'autant que la décharge de stériles (roches sans valeur commerciale) dans la zone aurait aussi des conséquences extrêmement négatives pour les systèmes aquatiques.

"Nous devons exploiter le plus rapidement possible pour pouvoir nous passer des chaînes de valeur polluantes en provenance de Chine", souligne Martin Molvaer, conseiller de Bellona, une ONG environnementale technophile norvégienne.

"Mais cela ne doit pas aller si vite que nous détruisions une grande partie de la nature au passage: il faut donc se hâter lentement", dit-il.

- "Peste et choléra" -

Face à ces objections, la municipalité a été contrainte de revoir sa copie et d'examiner plus attentivement des emplacements alternatifs pour les futures installations en surface de la mine.

Une autre zone, écologiquement moins sensible, existe bien, mais elle n'a les faveurs ni des promoteurs miniers ni de la population locale.

"Nous reconnaissons que nous devrons sacrifier une partie importante de notre nature", confie la maire Linda Thorstensen, "c'est un peu comme devoir choisir entre la peste et le choléra".

Mais dans une bourgade qui perd ses emplois et ses jeunes depuis des décennies, l'édile reste très favorable au projet, y voyant "une nouvelle aventure".

"Beaucoup de personnes vivent en marge du marché du travail, nombreuses sont celles qui perçoivent une aide sociale ou une pension d'invalidité. Nous avons donc besoin d'emplois et de perspectives", dit-elle.

Dans les rues clairsemées d'Ulefoss, la population est aussi prudemment positive.

"Nous voulons une dynamique qui nous permette de nous enrichir, que la commune en retire quelque chose. Nous avons besoin d'argent et de davantage d'habitants", témoigne Inger Norendal, enseignante à la retraite de 70 ans. "Mais l'exploitation minière a aussi évidemment le revers de sa médaille."
https://www.boursorama.com/actualite-ec ... 2296827597

Re: Terres rares : Exploration et production miniére

par energy_isere » 14 déc. 2025, 13:54

USA Rare Earth brings forward commercial production plans by two years

Staff Writer | December 10, 2025 |

USA Rare Earth (Nasdaq: USAR) will bring forward the planned commercialization of its Round Top project in Texas by two years, with first production targeted for late 2028, the company said on Wednesday.


Round Top is a deposit of heavy rare earth elements, which are crucial to high-performance permanent magnets used in high-tech applications such as electric vehicles, wind turbines and defense systems. It is the largest US source of gallium and beryllium, the company said.

The decision to accelerate the Round Top timeline, said USAR, follows promising results of solvent-extraction (SX) pilot work that has allowed its Hydromet demonstration facility in Colorado to begin operations in early 2026.

Parallel-process approach

According to the company, the Hydromet facility will operate five SX circuits continuously for 2,000 to 4,000 hours to generate the operational data required to proceed with commercial plant design. These circuits will target heavy rare earth elements, particularly dysprosium (Dy) and terbium (Tb), while also extracting additional critical minerals, including hafnium and zirconium.

This parallel-process approach is expected to save the company tens of millions of dollars, while enabling USAR to complete its definitive feasibility study (DFS) by early 2027, it said, adding that an earlier completion of DFS would allow it to move Round Top into commercial production in late 2028.

“Beginning commercial production at Round Top two years earlier than anticipated would be an exciting milestone made possible by the team’s technical capabilities, process knowledge and ingenuity,” USA Rare Earth CEO Barbara Humpton said in a press release.

“As global demand for rare earth magnets continues to rise and geopolitical risks escalate, accelerating domestic production is essential for securing the long-term competitiveness of US manufacturing.”

Shares of USAR, however, dropped on the news, falling as much as 4.3% to $16.56 in New York. Its market capitalization is just over $2.3 billion.

Mine-to-magnet chain
The Round Top project is majority owned and being developed by USAR as part of an integrated mine-to-magnet value chain to build a reliable domestic supply of critical minerals. Other key components of the chain include a 310,000-square-foot magnet manufacturing facility in Stillwater, Oklahoma, and a processing and separation laboratory in Wheat Ridge, Colorado.


The Oklahoma facility, set to enter commercial production in the first half of 2026, would be the largest facility outside China with metal-and-alloy-making and strip-casting capability. At full capacity, it is expected to produce nearly 5,000 tonnes of magnets annually, according to company estimates.

In January, USAR achieved a major production milestone at Round Top by producing the first sample of dysprosium oxide with a purity of 99.1%. The same month, the Oklahoma plant also produced its first batch of sintered magnets.
https://www.mining.com/usa-rare-earth-b ... two-years/

Re: Terres rares : Exploration et production miniére

par energy_isere » 14 déc. 2025, 13:15

suite de ce post du 12 octobre 2025 : http://www.oleocene.org/phpBB3/viewtopi ... 6#p2417536

Une société Roumaine intéressée par le minerai de Tanbreez :
Critical Metals inks another offtake deal for Tanbreez rare earth concentrate

Staff Writer | December 9, 2025

Critical Metals (Nasdaq: CRML) announced Tuesday it has executed a term sheet for creating a joint venture with Romanian state-owned Fabrica de Prelucrare a Concentratelor de Uraniu (FPCU), which specializes in the processing of uranium and other strategic mineral concentrates.


The term sheet provides CRML with long-term offtake rights for half of the entire concentrate production from its Tanbreez project in Greenland — host to one of the world’s largest heavy and medium rare earth deposits.

The joint venture, the company said, outlines the development, financing and commissioning to build and operate a rare earth processing plant in Romania. Under the agreement, CRML will supply 50% of the Tanbreez project’s premium rare earth concentrates to the Romanian JV through the life of mine.

The JV formation follows a letter of intent that CRML signed in October with US-based rare earth processor REalloys for a 10-year offtake agreement covering 15% of production from Tanbreez.

The envisaged JV in Romania would establish a highly resilient Europe-centric supply chain, reducing reliance on China — which currently controls more than 80% of global rare earth processing — and protecting the EU against geopolitical vulnerabilities, CRML said.

This ensures a secure, NATO-aligned feedstock for high-value downstream European industries, it added.

The company noted it will not be issuing either debt nor equity for the JV, and will hold a 50% stake on a carried interest basis. Also, it will have no capital expenditure requirements to build the processing facility.

Rare earth metals and advanced materials will be used for direct use within the European Union — strategically strengthening national security, advanced manufacturing, electrification and defense technologies, CRML said.
https://www.mining.com/critical-metals- ... ncentrate/

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