Terres rares : Exploration et production miniére

Discussions traitant de l'impact du pic pétrolier sur l'économie.

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Re: Terres rares : Exploration et production miniére

Message par energy_isere » 11 janv. 2026, 14:40

suite de ce post du 23 aout 2025 : http://www.oleocene.org/phpBB3/viewtopi ... 7#p2415557

Des premiers engins Komatsu arrivent pour le projet minier de Kangankunde au Malawi.
Lindian mobilises Komatsu fleet for Kangankunde rare earths project
Additional equipment deliveries are planned throughout Q1 2026.

Shree Mishra January 8, 2026
.......................
https://www.mining-technology.com/news/ ... t/?cf-view

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Re: Terres rares : Exploration et production miniére

Message par energy_isere » 24 janv. 2026, 14:47

Terres rares: nouvelle usine dans les Pyrénées-Atlantiques, vers une «vallée des aimants»

Par Le Figaro avec AFP 23 janvier 2026

Le groupe américain USA Rare Earth a confirmé l'implantation d'une usine de production de métaux et d'alliages de terres rares dans le bassin de Lacq, près de Pau, étape supplémentaire dans la création d'une «vallée des aimants» dans le Sud-Ouest. La préfecture des Pyrénées-Atlantiques a salué jeudi une «annonce majeure», représentant un investissement de plus de 110 millions d'euros et environ 80 créations d'emplois directs.

Cette implantation, déjà évoquée lors du sommet Choose France en mai, se fera via la filiale britannique Less Common Metals (LCM) Europe, rachetée en octobre par USA Rare Earth, précise l'entreprise dans un communiqué publié mardi. L'usine sera accolée à celle du projet Caremag, de la start-up lyonnaise Carester, qui devrait employer 92 personnes d'ici début 2027 pour recycler 2.000 tonnes par an d'aimants permanents afin de produire quelque 800 tonnes de terres rares légères (néodyme et praséodyme).

Caremag doit aussi raffiner 5.000 tonnes de concentrés miniers pour produire 600 tonnes de terres rares lourdes séparées (oxydes de dysprosium et terbium), soit environ 15% de la production mondiale actuelle. «Ensemble, cette plateforme va établir une chaîne d'approvisionnement complète pour le traitement et la production de métaux et d'alliages de terres rares en Europe», se félicite USA Rare Earth.

Réduire la dépendance à la Chine

USA Rare Earth est un «spécialiste de la métallisation des terres rares», un «savoir-faire unique en Europe», qui vient compléter le projet Caremag, explique Audrey Le Bars, présidente du Groupement d'intérêt public Chemparc dédié à l'installation de nouvelles industries dans cet ancien bassin gazier au pied des Pyrénées. «Carester produit des oxydes de terres rares qu'USA Rare Earth va métalliser, c'est-à-dire mettre sous forme de briques, pour la production d'aimants permanents», détaille-t-elle.

«C'est bien que ces deux métiers soient proches l'un de l'autre, pour essayer de monter quelque chose que l'on pourrait appeler la vallée des aimants, comme on parle de vallée de la batterie à Dunkerque», avait déclaré à l'AFP Frédéric Carencotte, PDG de Carester en juin, après le sommet Choose France. Les terres rares et les aimants permanents, qui résistent à la démagnétisation, jouent un rôle-clé dans la transition énergétique, mais aussi dans l'industrie électronique, pour les moteurs de véhicules électriques, les générateurs d'éoliennes, la robotique ou les pompes. Sur le marché européen, cette technologie est aujourd'hui fournie à 98% par la Chine, selon le ministère de la transition énergétique.
https://www.lefigaro.fr/flash-eco/terre ... s-20260122

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Re: Terres rares : Exploration et production miniére

Message par kercoz » 24 janv. 2026, 14:51

Explorations en Isere ....les Gibets 38:

https://www.radiofrance.fr/francecultur ... es-2973465

"""""""Des squelettes et une partie des fondations d’un gibet du XVIe siècle ont été mis au jour à Grenoble. Que sait-on de cet édifice auquel étaient suspendus les corps de certains condamnés à mort ? Que nous apprend cette découverte sur le contexte précédant les Guerres de religions en France ?
Avec

Nicolas Minvielle-Larousse, historien, archéologue, chargé de recherche au CNRS

Les premiers résultats de la fouille : des fondations et des squelettes

À Grenoble, une équipe d’archéologues de l’INRAP a réalisé en 2024, sur prescription de l'État, une fouille préalable au réaménagement de la grande Esplanade. Cet espace, situé à l’entrée de Grenoble au nord de la Porte de France, a été gagné au fil des siècles sur les eaux de l’Isère et de la Drac. Jusqu’au début du XVIIe siècle, cet espace était marécageux et l’on y exploitait le bois ou le sable, selon les saisons et les crues.
Vue aérienne de la fouille Vue aérienne de la fouille - © Nordine Saadi, Inrap

Cette fouille a permis de découvrir non seulement une partie des fondations d’un édifice quadrangulaire et maçonné, mais également des squelettes inhumés en fosse et datés du XVIe siècle. Certaines fosses ne contiennent qu’un seul individu, mais la plupart regroupe de 2 à 8 individus pour un total de 32 personnes. Il s’agit majoritairement d’hommes (et de quelques femmes), plutôt jeunes, enterrés tête bêche, sur le dos ou sur le ventre et sans orientation particulière.
Vue du mur méridional du gibet Vue du mur méridional du gibet - © Nicolas Minvielle, Inrap

Dans un premier temps les archéologues se demandent à quoi correspondait ce lieu ? Ils parlent d'abord d’un "ensemble inhabituel et sans équivalent dans l’historiographie", autrement dit la fonction du bâtiment et la nature de ces sépultures pose question. Plusieurs hypothèses sont alors émises : s’agit-il d’un ermitage ? D’une maladrerie où l’on soigne et inhume les personnes frappées par les épidémies ? De sépultures accolées à une chapelle ? Ou bien encore d’un cimetière de soldats ?
///////////////

On remarquera que le "moyen Age" est cité ...alors que le 16e est la renaissance de la "Raison" et non le Moyen Age.
L'Homme succombera tué par l'excès de ce qu'il appelle la civilisation. ( Jean Henri Fabre / Souvenirs Entomologiques)

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Re: Terres rares : Exploration et production miniére

Message par mobar » 27 janv. 2026, 14:45

kercoz a écrit :
24 janv. 2026, 14:51


On remarquera que le "moyen Age" est cité ...alors que le 16e est la renaissance de la "Raison" et non le Moyen Age.
Le Moyen Age en Isère a duré un peu plus longtemps, certains disent même qu'il n'a cessé qu'après la Révolution Française! :lol:
Histoire de l'Isère. Une partie de l'ancienne province du Dauphiné viennois est devenue le département de l'Isère à la Révolution française, le 4 mars 1790 en application de la loi du 22 décembre 1789 .
https://youtu.be/0pK01iKwb1U
« Ne doutez jamais qu'un petit groupe de personnes bien informées et impliquées puisse changer le monde, en fait, ce n'est jamais que comme cela que le monde a changé »

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Re: Terres rares : Exploration et production miniére

Message par energy_isere » 31 janv. 2026, 15:12

En dépit des critiques, Madagascar monte en puissance dans les terres rares

Agence Ecofin 27 janvier 2026

A Madagascar, le secteur minier représente 4,6 % du PIB et près de la moitié des exportations. Alors que les autorités veulent augmenter cette contribution économique, l’exploitation des terres rares constitue l’un des leviers envisagés, malgré les critiques sur son impact environnemental.

Harena Rare Earths prévoit de lancer en 2027 la construction de sa mine de terres rares à Madagascar. L’annonce faite lundi 26 janvier par la compagnie britannique intervient quelques jours après la publication d’une étude de faisabilité actualisée pour un autre projet de terres rares sur la Grande Ile. Malgré la levée de boucliers suscitée localement par cette perspective, Madagascar prépare lentement, mais sûrement, l’exploitation de ses gisements de terres rares.

Harena Rare Earths est née de la fusion en 2023 entre l’australien Harena Resources, détenteur de 75 % d’intérêts dans le projet malgache de terres rares Ampasindava, et le britannique Citius Resources. En août 2025, cette nouvelle entité a acquis les 25 % d’intérêts restants. Selon l’étude de préfaisabilité qu’elle a publiée ce lundi, Harena Rare Earths veut construire une mine capable de livrer 71 000 tonnes d’oxyde de terres rares (TREO) sur 20 ans. L’investissement initial nécessaire est estimé à 142 millions de dollars, récupérable au bout de cinq ans.

Dans le scénario de base, Ampasindava affiche une valeur actuelle nette après impôts de 464,3 millions USD, avec un taux de rentabilité interne de 27 %. Il peut générer des flux de trésorerie après impôts de 2,6 milliards de dollars sur sa durée de vie de 20 ans. Alors qu’une optimisation de ces résultats est attendue dans le cadre d’une prochaine étude de faisabilité, l’autre projet phare pour l’exploitation des terres rares à Madagascar a déjà franchi cette étape.

Il s’agit du projet Vara Mada (anciennement dénommé Toliara), développé par la société américaine Energy Fuels. Une découverte de monazite, minerai contenant des terres rares, a été annoncée en 2023 sur ce projet, d’abord connue pour ses réserves de sables minéraux (ilménite, zircon et rutile). Selon une étude de faisabilité publiée début janvier 2026, la future mine Vara Mada peut livrer annuellement 24 000 tonnes de monazite sur 38 ans. 27 % des revenus attendus du projet proviendront de la vente de cette production de terres rares.

L’impact environnemental critiqué

Les terres rares sont un groupe de 17 métaux essentiels dans la transition énergétique et dont la demande est en hausse. La Chine domine l’approvisionnement mondial et n’hésite pas à utiliser cette position comme arme dans sa guerre commerciale avec les Etats-Unis ou l’Europe. Alors que les pays occidentaux sont à la recherche d’alternatives à Pékin, les projets annoncés à Madagascar peuvent positionner la Grande Ile comme l’une des nouvelles sources africaines d’approvisionnement. Cela peut aussi augmenter les revenus générés par le secteur minier malgache, qui représente 4,6 % du PIB et 49 % des exportations en 2023.

Les retombées économiques éventuelles des deux projets sont néanmoins contrebalancées par leur impact environnemental. L’extraction des terres rares, qui portent ce nom parce que les métaux contenus ne sont disponibles qu’en d’infimes quantités, est en effet très polluante, avec de potentiels rejets de solutions chimiques dans les nappes phréatiques. Dans la roche, les terres rares cohabitent aussi avec du thorium et de l’uranium, deux matières premières radioactives.

Sur la presqu’île d’Ampasindava, des habitants, des élus locaux et des organisations de la société civile dénoncent les traces laissées par les précédentes phases d’exploration et redoutent une reprise à plus grande échelle. Dans un reportage du journal français Le Monde en 2023, ils évoquent des terrains agricoles perturbés par des forages, des promesses sociales non tenues et la remise en question du modèle de développement reposant largement sur l’agriculture et les ressources marines. L’exploitation minière pourrait fragiliser durablement les moyens de subsistance et la biodiversité, sans bénéfices proportionnés pour les populations riveraines.

Harena Rare Earths a entamé le processus d’octroi d’un permis d’exploitation minière pour son projet de terres rares, alors qu’Energy Fuels discute des conditions fiscales entourant son projet avec les autorités malgaches. Les prochains mois permettront de situer la manière dont le gouvernement prend en compte les préoccupations des populations dans les négociations.
https://www.agenceecofin.com/actualites ... onnemental

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Re: Terres rares : Exploration et production miniére

Message par energy_isere » 01 févr. 2026, 12:20

France’s Carester teams up with Malaysian miner on rare earth project

Reuters | January 28, 2026

French rare earths specialist Carester and Malaysian miner Malaco Mining Group have teamed up to work on a rare earth separation plant, and will also collaborate on rare earth mining, an adviser to French President Emmanuel Macron said in Kuala Lumpur on Wednesday.


The cooperation agreement on the separation plant project, which is in its “pilot stage”, will include technology transfers to Malaco as well as expertise to ensure environmental compliance, said Benjamin Gallezot, an adviser on strategic minerals, after meeting with Malaysian government officials.

Western countries are trying to develop sources of rare earths, used in electric vehicles, smartphones and other high-tech products, to reduce reliance on China, the world’s largest rare earth producer.

Malaysia is looking to foreign partners to help develop its domestic rare earth industry. The country has an estimated 16.1 million tonnes of rare earth deposits but lacks the technological capacity to mine and process them.

Gallezot said the companies would seek to build a Malaysian plant focused on rare earth separation, a process needed before the elements can be used to make advanced magnets for the manufacture of electric vehicles and clean technologies.

Malaco was already in touch with several European magnet makers, Gallezot said, declining to identify the companies. The Japanese government has also expressed interest in the joint project, he said.

Malaco Mining did not respond to a request for comment made outside office hours. The Japanese embassy in Malaysia also did not immediately respond to a request for comment.

Separately, Gallezot said G7 countries would look to hold discussions with foreign partners outside the group on critical minerals during its meetings this year.

“We consider that to diversify the supply chain, international cooperation is key,” he said.
https://www.mining.com/web/frances-care ... h-project/

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Re: Terres rares : Exploration et production miniére

Message par energy_isere » Hier, 09:11

suite de ce post du 9 janvier 2026 : http://www.oleocene.org/phpBB3/viewtopi ... 9#p2420639
Le Japon dit avoir trouvé des terres rares dans des sédiments extraits lors d'une mission en eaux profondes

AFP •02/02/2026

Le Japon a annoncé lundi que des sédiments contenant des terres rares avaient été extraits à 6.000 mètres de profondeur lors d'une mission d'essai nippone en mer, alors qu'il cherche à réduire sa dépendance vis-à-vis de Pékin pour ces minerais stratégiques.

Il s'agit selon Tokyo de la première tentative mondiale visant à exploiter des terres rares dans des eaux d'une telle profondeur.

"Les détails seront analysés, notamment la quantité exacte de terres rares contenue" dans l'échantillon, a déclaré Kei Sato, un porte-parole du gouvernement. Il a qualifié la découverte d'"accomplissement significatif, tant en termes de sécurité économique que de développement maritime".

L'échantillon a été extrait par le navire de recherche japonais Chikyu, qui avait mis le cap mi-janvier vers l'île japonaise isolée de Minami Torishima, dans le Pacifique. Les eaux environnantes sont considérées comme potentiellement riches en précieux minerais.

Cette annonce est faite dans un contexte où la Chine, premier fournisseur mondial de terres rares, accentue sa pression sur Tokyo, après que la Première ministre japonaise Sanae Takaichi a suggéré en novembre que Tokyo pourrait réagir militairement à une attaque contre Taïwan, île dont Pékin revendique la souveraineté.

Pékin a bloqué l'exportation vers le Japon de produits "à double usage" présentant de potentielles applications militaires, alimentant les inquiétudes au Japon sur une possible coupure des approvisionnements en terres rares, dont certaines figurent sur la liste chinoise des biens à double usage.

- "Atout stratégique majeur" -

Les "terres rares", 17 éléments métalliques pas particulièrement rares mais difficiles et coûteux à extraire, sont essentiels pour des pans entiers de l'économie (automobile, énergies renouvelables, numérique, défense...), servant à la fabrication d'aimants puissants, catalyseurs et composants électroniques.

La zone autour de Minami Torishima, située dans la zone économique exclusive (ZEE) du Japon, contiendrait plus de 16 millions de tonnes de terres rares selon certaines estimations, ce qui en ferait selon le quotidien économique Nikkei le troisième plus grand gisement au monde.

Ces riches dépôts contiendraient l'équivalent de 730 ans de la consommation mondiale actuelle de dysprosium, utilisé dans les aimants haute performance des téléphones et des voitures électriques, et 780 ans de celle d'yttrium, composant utilisé dans les lasers, a calculé le Nikkei.

Les défenseurs de l'environnement avertissent cependant que cette exploitation minière menace les écosystèmes et perturbera les fonds marins.

Cette question est devenue un sujet de tensions géopolitiques, alors que l'inquiétude grandit face à la volonté du président américain Donald Trump d'accélérer cette pratique dans les eaux internationales.

L'Autorité internationale des fonds marins (AIFM), qui régit les fonds océaniques situés hors des eaux nationales, veut faire adopter un code mondial pour encadrer l'exploitation minière dans les eaux profondes.

La mission d'essai japonaise, elle, a été menée dans les eaux territoriales de l'archipel.

"Si le Japon parvenait à extraire en continu des terres rares autour de Minami Torishima, il sécuriserait les chaînes d'approvisionnement nationales pour des secteurs-clés", a souligné auprès de l'AFP Takahiro Kamisuna, chercheur associé à l'International Institute for Strategic Studies (IISS).

"De même, ce serait un atout stratégique majeur pour le gouvernement Takaichi afin de réduire significativement la dépendance des approvisionnements vis-à-vis de la Chine", a-t-il ajouté.

Pékin se sert depuis longtemps de sa domination sur les terres rares comme levier géopolitique, y compris dans sa guerre commerciale avec l'administration du président américain Donald Trump.

La Chine représente près des deux tiers de la production minière de terres rares du monde et 92% de la production raffinée, selon l'Agence internationale de l'énergie (AIE).
https://www.boursorama.com/actualite-ec ... 66d02bfcaa

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