Filiére bois - energie

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Re: Filiére bois - energie

Message par energy_isere » 02 avr. 2018, 12:50

Tiens ? On a exporté des plaquettes de bois vers le ..... Danemark !
Transport fluvial en péniche jusqu' à Anvers, puis par mer vers le Danemark


Export de plaquettes forestières par voie d’eau vers le Danemark par ONF Energie

FranceFrédéric DOUARD 1 mars 2018

En ce début d’année 2018, une opportunité d’export de bois-énergie s’est présentée pour l’Office National des Forêts et sa filiale ONF Energie dans le Grand Est. En effet, une importante centrale Biomasse danoise recherchait activement du bois-énergie pour pallier au déficit d’approvisionnement des fournisseurs scandinaves en cette période hivernale. D’autre part, le marché régional du bois-énergie n’offrant pas de débouchés suffisants, un important stock de bois bord de route s’était accumulé en forêt publique depuis 2016. Ce sont ainsi près de 18 000 tonnes de bois-énergie qui ont été mobilisées vers ce débouché durant les mois de janvier et février sur la région Grand-Est.

Image

.....................
https://www.bioenergie-promotion.fr/550 ... f-energie/

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Re: Filiére bois - energie

Message par energy_isere » 03 avr. 2018, 23:23

Les chiffres-clés de la filière bois énergie

Par Article partenaire Enedis 15/03/2018, La Tribune

Première source d’énergie renouvelable en France, le bois énergie connaît un fort développement, notamment dans le secteur industriel. Voici quelques chiffres pour mieux comprendre ce phénomène.

Le bois énergie désigne l'utilisation du potentiel énergétique du bois afin de produire de la chaleur (chauffage, eau chaude sanitaire), de l'électricité voire des biocarburants de seconde génération. Cette bioénergie, disponible sous différentes formes (granulés, bûches, etc.), présente un avantage essentiel en terme écologique : son bilan carbone est totalement neutre, puisqu'un arbre consomme autant de CO² durant sa croissance qu'il en produit lors de sa combustion.


15,5
Les forêts françaises couvrent 15,5 millions d'hectares, ce qui équivaut à près du tiers de la surface du territoire. Le prélèvement annuel de bois (environ 50 millions de mètres cube) représente à peine plus de la moitié de l'accroissement naturel de la forêt. De quoi offrir à la filière bois énergie un important gisement énergétique potentiel.

Source : Office National des Forêts (ONF).


40
En 2015, la production primaire d'énergies renouvelables en France s'élevait à 23 MTep*. Le bois énergie représente près de 40% de ce total, loin devant l'hydraulique (20,5 %) ou l'éolien (8%). Si cette part a légèrement diminué en 20 ans, la filière reste le leader incontestable du secteur.

Source : Ministère Environnement de l'Énergie et de la Mer (2016)


6,9
En un an, les bioénergies ont produit 6,9 TWh** d'électricité. Ce chiffre monte à 9 TWh si l'on prend en compte la part non renouvelable de la production. Si le segment reste minoritaire sur le marché de l'électrique (seulement 1,4% de la consommation couverte), il enregistre une progression constante (+7,6% au 3e trimestre 2017).


Source : Panorama électricité renouvelable (2017).


110
La Programmation Pluriannuelle de l'Énergie (PPE) est un document stratégique qui fixe, depuis 2016, les objectifs en termes de mix énergétique. Avec près de 600 MW de puissance installée fin 2017, le bois énergie a d'ores et déjà atteint plus de 110% des objectifs nationaux de la filière pour 2018 et 76% (dans un scénario bas) pour 2023.

Source : Panorama électricité renouvelable (2017).


5 972
En dehors du chauffage domestique, le bois énergie s'étend progressivement au chauffage collectif et industriel depuis les années 2010. Ainsi, en 2017, 5 972 installations de bois énergie d'une puissance supérieure à 50 KW ont été répertoriées en France. Leur puissance cumulée représente 8,1 GW, soit une hausse de 12% par rapport à 2016.

Source : Comité Interprofessionnel du Bois Énergie (CIBE).


3,5
En 2014, le marché du bois énergie représentait 3,5 milliards d'euros. De la collecte, au conditionnement en passant par le transport ou l'exploitation, la filière regroupe pas moins de 10 000 emplois directs ou indirects et pourrait bien en générer 15 000 à 20 000 de plus d'ici 2020.

Source : Ademe et Direction Générale Énergie et Climat.


* Millions de tonnes équivalent pétrole.
** Terawattheure
https://www.latribune.fr/entreprises-fi ... 71950.html

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Re: Filiére bois - energie

Message par energy_isere » 27 mars 2019, 22:18

Bois énergie : comment réduire l'impact de la plaquette forestière

La demande croissante pour les plaquettes forestières modifie la gestion des forêts et du bois. Plusieurs acteurs de la filière se sont associés à l'Ademe pour préconiser de bonnes pratiques et réduire l'impact de l'exploitation de cette ressource.

25 mars 2019 Sophie Fabrégat

Image

La loi sur la transition énergétique prévoit un doublement de la part des énergies renouvelables dans la consommation finale de chaleur d'ici 2030. La biomasse devrait être fortement sollicitée pour répondre à cet objectif, avec des risques d'une gestion non durable des ressources forestières et des impacts plus larges sur l'environnement. "La récolte de bois pour la production des plaquettes forestières a d'ores et déjà plus que triplé au cours des dix dernières années (...). En parallèle, la récolte du bois bûche s'est réduite", note une étude publiée par l'Ademe, en partenariat avec l'Inra, le FCBA, l'Irstea, l'ONF, Ecofor et le GCF.

La production des plaquettes mobilise des ressources nouvelles : arbres entiers qui ont un petit diamètre et houppiers entiers, branches d'un diamètre inférieur à 7 cm, communément appelés les "menus bois", ou des souches… Or, ces ressources sont importantes pour la biodiversité forestière et la bonne santé des sols (apports en minéraux, …). L'étude est donc accompagnée de recommandations précises pour mener une exploitation durable des forêts. "La rédaction de ces recommandations a nécessité une expertise collective approfondie, qui a associé pendant près de trois ans une vingtaine d'experts issus de la recherche académique, de la recherche & développement et d'acteurs de terrain", souligne l'Ademe.

Des impacts multiples

"Le risque de perte de fertilité des sols forestiers associé à la récolte de menus bois et souches est lié, d'une part à l'exportation parfois forte d'éléments minéraux et, d'autre part à la sensibilité des sols vis-à-vis de l'exportation des éléments minéraux", indique l'étude. Ces éléments, autrefois laissés sur place, "constituent une biomasse riche en éléments nutritifs : calcium (Ca), magnésium (Mg), potassium (K), phosphore (P) et azote (N)". Priver une parcelle de ces apports peut avoir "des effets marqués et prolongés – pendant plus de 15 ans – sur la fertilité du sol et la production du peuplement".

L'exploitation forestière peut également avoir un impact sur tout un écosystème (mousses, champignons, bactéries…). Par exemple, "certaines pratiques actuelles de la récolte de bois à des fins énergétiques modifient la quantité et la diversité des bois morts", essentiels pourtant au fonctionnement de l'écosystème.

Enfin, les gros engins d'exploitation peuvent tasser les sols et engendrer des dégâts irréversibles. L'érosion des sols constitue un risque, alors que les forêts jouent un rôle important dans l'infiltration de l'eau.

Zoom sur !es bonnes pratiques

L'étude recommande de réaliser un diagnostic pour évaluer les enjeux liés à la biodiversité et à la qualité des sols, avant toute exploitation.

Par ailleurs, le fait de laisser le feuillage sur place lors des récoltes permettrait de limiter les risques de l'appauvrissement des sols, cet élément étant particulièrement riche en nutriments. L'idéal serait d'espacer les récoltes des menus bois de 15 ans, voire de 30 ans pour les sols particulièrement appauvris. A défaut, laisser 10 à 30 % de cette ressource sur place permettrait d'apporter les éléments essentiels au sol. L'étude dresse également des recommandations pour le prélèvement des souches.

Pour limiter les impacts sur la biodiversité, l'étude préconise de préserver les refuges : pièces des bois morts (chandelles, chablis isolés, gros bois morts au sol…), arbres vivants constituant des supports de biodiversité (arbres isolés à cavités, îlots de gros et vieux arbres vivants), fruitiers et autres essences secondaires.

Éviter la circulation des engins sur toute la parcelle et protéger les voies de passage avec du menu bois permet d'amortir le poids et de limiter le phénomène du tassement des sols. Enfin, ne pas laisser un sol nu, protéger les bords des cours d'eau et les zones humides permettra de limiter l'érosion et de faciliter l'infiltration des eaux.
https://www.actu-environnement.com/ae/n ... 33147.php4

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Re: Filiére bois - energie

Message par kercoz » 27 mars 2019, 22:47

Ces photos me font penser à celles ci :
https://www.delcampe.net/fr/collections ... 0%5D=30002

Cliquer pour zoomer.
Quand à la ponction des rémanents pour la pédogenèse des sols, c'est un mauvais argument: 80¨% de la pédogenèse s'effectue par les radicelles larguées chaque années par l' arbre et une ponction de rémanents tous les 20/30 ans ça fait 1/20 de 20% , soit pas beaucoup!
Seuls les sols tres faibles seraient intéressés par ce retour. L' ONF interdisait la récolte des rémanents pour les BRF et l'autorise pour les plaquettes ? c'est mesquin !
Entre 2 certitudes , il faut toujours choisir la moindre .

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Re: Filiére bois - energie

Message par energy_isere » 17 janv. 2020, 22:36

La filière bois énergie entre soutien, dynamisme et controverse

le 2 janvier 2020 par Joël Spaes dans Énergie

La filière bois énergie reste au milieu du gué. D’une part, Élisabeth Borne, ministre de la Transition écologique et solidaire, vient de désigner 14 projets lauréats du troisième appel d’offres en faveur de la cogénération biomasse, représentant un volume de 74,1 MW, qui bénéficieront du soutien de l’Etat. D’autre part, cette troisième période d’appel d’offres avec soutien pourrait bien être la dernière ; la version connue de la programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE) ne prévoit plus en effet d’aider cette filière à l’avenir.

La troisième période de l’appel d’offres lancé en février 2016 portant sur 180 MW au total et acté mi-décembre porte, en détail, sur un volume annuel de 50 MW de nouvelles installations «bois énergies» de plus de 300 kW et de 10 MW pour de nouvelles installations de méthanisation de plus de 500 kW. Les installations lauréates produiront de l’électricité renouvelable pour un volume total de 600 GWh par an et de la chaleur renouvelable à hauteur de 2 800 GWh par an.

Les 14 projets lauréats de cette troisième période disposeront d’un contrat de complément de rémunération de l’électricité garanti pendant 20 ans avec un tarif de 113 €/MWh en moyenne. Pour les installations «bois énergie» de plus de 3 MW, le prix moyen atteint 109 €/MWh.

Besoin de soutien

Les professionnels de la filière bois énergie, de l’amont à l’aval, représentés au sein du CIBE (Comité Interprofessionnel du Bois- Energie), de FBF (France bois forêt), de la Fedene (Fédération des services énergie environnement, spécialiste des réseaux de chaleur notamment), de la FNB (Fédération nationale du bois) et du SER (Syndicat des énergies renouvelables) se sont réjouis des bons résultats de cet appel d’offres qui traduit le dynamisme du secteur et qui confirme la pertinence de cette énergie pour accompagner la transition énergétique et l’objectif de neutralité carbone que s’est fixé notre pays. Cependant, à l’aune de la Programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE), ils rappellent que cette troisième période de l’appel d’offres pourrait marquer la fin du soutien public à la production combinée de chaleur et d’électricité à partir de bois énergie.

Pourtant, les cogénérations bois énergie présentent de nombreux atouts, insistent les professionnels. Tout d’abord, avec un niveau d’efficacité énergétique supérieur ou égal à 75%, ces cogénérations à haut rendement produisent plus de 2,5 MWh de chaleur renouvelable pour 1 MWh d’électricité. Elles sont, en effet, en mesure de fournir de l’électricité en période de forte demande tout en maintenant leur capacité à produire majoritairement de la chaleur tout au long de l’année.

«Le soutien public à la production d’électricité renouvelable constitue donc également une aide à la production de chaleur renouvelable», martèlent les syndicats professionnels, «en complément du Fonds chaleur, et contribue à l’atteinte des objectifs de chaleur renouvelable que la France s’est fixés.»

La PPE se donne comme objectif de porter la part d’origine renouvelable (biomasse, pompes à chaleur, géothermie, biogaz, solaire thermique) de 22% en 2017 à 33% en 2023 et à 38% en 2028. La production de chaleur renouvelable devrait ainsi passer de 154 TWh en 2016 à 196 TWh en 2023, pour la première période de la PPE 2019-2023 puis entre 157 TWh et 169 TWh en 2028. Mais sur ces chiffres, la biomasse solide pèse lourd, avec 123 TWh produits en 2016 et 145 TWh prévus en 2023, puis de 157 TWh à 169 TWh en 2028. Certes, la PPE veut porter à 9,5 millions le nombre de foyers équipés d’un chauffage au bois labellisé, et raccorder 3,4 millions de logement à un réseau de chaleur… Mais les professionnels estiment que la place de la cogénération bois doit exister dans la PPE. Ils soulignent en effet que : «Cette production d’énergie tout au long de l’année, qui nécessite des approvisionnements constants et pas seulement en période hivernale, permet à la filière amont de production de bois énergie de se structurer et d’investir dans des outils d’exploitation, de production et de transformation grâce à des contrats de fourniture qui s’inscrivent dans la durée. Elle permet à l’industrie française du bois de gagner en compétitivité et d’améliorer la création de valeur du fait d’un investissement qui autorise à la fois la production d’une énergie décarbonée et la valorisation de la chaleur dans un dispositif de séchage des bois, préalable indispensable au développement d’unités de deuxième et troisième transformation.»

Et les particules ?

Enfin, chaque année au moment des pics de pollution hivernaux, revient sur la table la question des émissions de particules des chaudières au bois des particuliers, accusées de tous les maux. Côté grosses chaudières, elles sont en effet plus récentes et souvent avec des flux largement maîtrisés.

Une fois encore les professionnels du secteur, SER en tête, montent au créneau, rappelant que 82% de ces particules proviennent de chauffage au bois avec «foyers ouverts» (l’âtre par lequel le Père Noël passe…) installés depuis des années chez les particuliers. Des aides financières existent pour renouveler le parc de la prime à l’achat de chaudières performantes – notamment grâce au travail des industriels du secteur et de la R&D menées avec l’Ademe (Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie) – au Fonds Air Bois mis en œuvre par les collectivités territoriales.

La profession du bois énergie rappelle que les émissions de particules seront divisées par deux en huit ans grâce au remplacement des foyers ouverts et des appareils anciens, dès 2020. En poursuivant cette tendance, une nouvelle réduction par deux, voire plus (avec du combustible de qualité), est accessible dès 2030.

Ainsi, comparé aux autres énergies non renouvelables, le bois rejette très peu de gaz à effet de serre (26g/kWh contre autour de 220 g/kWh pour le gaz) grâce à la gestion durable des forêts, le CO2 rejeté lors de la combustion étant absorbé par la croissance des arbres.
https://www.techniques-ingenieur.fr/act ... rse-74270/

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Re: Filiére bois - energie

Message par mobar » 03 mars 2020, 17:30

La filière bois-énergie pour produire de l'électricité, c'est du gaspillage de matière, d'énergie, de main d'oeuvre et d'espace foncier!

1 ha de forêt produit en accroissement biologique naturel, 10 tonnes de matière sèche de bois par hectare et par an, soit 50 MWh de PCI qui après combustion génèrera péniblement 20 MWh d'électricité avec un cycle combiné de grande capacité à 40% de rendement

1 ha de panneaux photovoltaïque (1 MWc) produira 2 000 MWh d'électricité par an soit 100 fois plus que la centrale biomasse ce qui laisse de la marge pour du stockage batterie ou Power to Gas

La centrale PV sera encore capable de produire 80% de la puissance initiale après 30ans de fonctionnement alors que la centrale thermique à bois sera bonne à ferrailler

Je ne comprends pas pourquoi on persiste dans cette voie! :-k
"C'est quand il n'y a plus d'espoir qu'il ne faut désespérer de rien" Sénèque
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Re: Filiére bois - energie

Message par GillesH38 » 03 mars 2020, 17:50

parce que la centrale à bois permet de produire de l'électricité quand on en a besoin et pas quand les nuages le décident...
"Ce ne sont plus les faits contrôlés, les choses examinées avec soin qui forment la conviction ; c'est la conviction souveraine, irrésistible, qui déforme les faits et les choses." Joseph Reinach, à propos de l'affaire Dreyfus.

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Re: Filiére bois - energie

Message par mobar » 03 mars 2020, 18:00

Le potentiel électrique d'une surface de PV est 100 fois celui de la même surface de forêt, c'est amplement suffisant pour produire a la demande via des solutions de stockage

Si tu considères une baisse de rendement de 50% due au stockage d'élec PV, la centrale PV produira au moins 50 fois plus d'énergie que la centrale biomasse et cerise sur le gâteau cette énergie pourra être ajustée en temps réel à la consommation

Ce que ne sait faire la centrale biomasse qu'avec des pertes de rendement élevées dès lors que l'on s'éloigne du nominal

Et je ne te parle pas des cout amont de la filière biomasse (plantation, abattage, transport, broyage, séchage stockage …) ni des couts d'exploitation, de maintenance, d'évacuation des cendres, d'appro de réactifs ... qui dans le cas du PV sont tout simplement inexistants!
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Re: Filiére bois - energie

Message par mobar » 03 mars 2020, 18:41

Calcul de coin de table
En 2018, d'après la CRE la puissance électrique installée des centrales biomasse est de 634 MWe et la production d'électricité de 2.8 TWh soit une durée d'exploitation à la puissance nominale de 4 416 heures dans l'année
https://bilan-electrique-2018.rte-franc ... on-totale/#

En considérant un rendement moyen de 30% (électricité produite/PCI bois) et un PCI sur bois entrant de 4 MWh/tonne, ces centrales ont consommé un peu plus de 2.3 millions de tonnes de bois, soit la production annuelle de 230 000 hectares de forêt durablement gérée

Cette surface équipée en PV aurait produit (0.9 MWc/ha et 2000 h/an) avec un stockage de rendement 70% sur batteries de l'ordre de 120 TWh d'électricité disponible à la demande

Soit 40 fois plus à la grosse!

Comment dépenser l'argent du contribuable et de l'espace foncier pour développer une filière qui gaspille la ressource et produit une électricité que l'on n'a pas besoin!
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Re: Filiére bois - energie

Message par energy_isere » 03 mars 2020, 20:17

C'est bien ce qui a été fait à la centrale de Cestas en Gironde.

superficie de 260 hectares pour une puissance globale de 300 MWc, production annuelle estimée à 350 GWh.
https://fr.wikipedia.org/wiki/Centrale_ ... _de_Cestas

( c'est à dire 350/260 = 1346 MWh par ha, pas 2000 comme le dit Mobar, on a pas l'ensoleillement comme en Algérie ou au Maroc)

Si ma mémoire est juste il y a eu pas mal d'ha de foret abattue pour l' implanter, genre ce que fait Tesla prés de Berlin.

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Re: Filiére bois - energie

Message par energy_isere » 03 mars 2020, 20:34

GillesH38 a écrit :
03 mars 2020, 17:50
parce que la centrale à bois permet de produire de l'électricité quand on en a besoin et pas quand les nuages le décident...
et aussi parce que les centrales à bois font en général de la cogénération. C'est à dire électricité, et la chaleur thermique va dans les réseaux de chauffage urbain.

A 3 km de chez moi se construit la centrale à biomasse BioMax, sur le site du CEA. (j'en ai déjà parlé par ailleurs)

Image

Ca c'est une vue de synthése, et les travaux se terminant ça y ressemble sacrément. Sauf qu'entre temps les peupliers à coté de la route ont étés abattus pour les travaux routier d’élargissement en cours.
Je passe la très exactement tous les jours.
Biomax est une centrale de cogénération qui produira de la chaleur et de l’électricité à partir d’un générateur de vapeur de 40 MW.

La chaleur produite sera, à la fois, diffusée dans le réseau de chauffage urbain et utilisée pour produire de l’électricité via un groupe turbo-alternateur.

À terme, Biomax produira 220 GWh d’énergie par an, soit 183 GWh de chaleur et 37 GWh d’électricité.

Concrètement, Biomax permettra d’alimenter entre 15 000 et 20 000 logements en chauffage urbain, et 10 000 logements en électricité.

Biomax, qui palliera la fermeture prochaine de la chaufferie au fioul lourd du CEA, sera raccordé au réseau de chaleur métropolitain qui compte déjà trois chaudières principales (Athanor, La Poterne et Villeneuve).
https://www.lametro.fr/125-biomax.htm

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Re: Filiére bois - energie

Message par Jeuf » 03 mars 2020, 22:23

mobar a écrit :
03 mars 2020, 18:41
e 230 000 hectares de forêt durablement gérée

Cette surface équipée en PV aurait produit (0.9 MWc/ha et 2000 h/an) avec un stockage de rendement 70% sur batteries de l'ordre de 120 TWh d'électricité disponible à la demande

Soit 40 fois plus à la grosse!
Content qu'on retrouve des ordre de grandeurs similaire.
Comment dépenser l'argent du contribuable et de l'espace foncier pour développer une filière qui gaspille la ressource et produit une électricité que l'on n'a pas besoin!
Chaque énergie a ses avantages, l'un des plus importants pour le bois est d'être stockable.
La place occupée est un critère mais pas le seul.
Le PV c'est bien d'en faire, et plus massivement encore , mais il s'agira bien à un moment de stocker de l'été à l'hiver. Même sans chauffage électrique, il est clair qu'on consomme plus en hiver, et on produit moins.

On n'est pas obligé de voir un gaspillage d'argent public dans chaque décision.

Sur le fait qu'il n'y aurait pas besoin d'électricité, il se trouve qu'il semble bien qu'on en consomme pourtant.

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Re: Filiére bois - energie

Message par mobar » 04 mars 2020, 07:41

L'électricité, qu'elle provienne du bois, du nuke ou du soleil, elle n'est stockable qu'avec un équipement additionnel

Ce qui est important, c'est l'adéquation de la production avec la demande. Quand tu produit 40 fois plus d'énergie sur la même surface foncière avec du PV, tu peux te payer du stockage, faire du Power to Gas, de l'hydrogène ... et générer bien plus de valeur ajoutée qu'avec une centrale de cogé qui n'est opérationnelle en moyenne que 4 000 heures par an. La puissance électrique d'une cogé n'est pas ajustable à la demande, elle est fonction de la chaleur qui est appelée par le réseau, c'est la même chose qu'un équipement hydraulique qui produit au fil de l'eau … avec la différence que tu ne peux même pas intervenir sur le débit turbiné!

Ce que je veux dire, c'est qu'il y a 20 ans, quand ont été lancés les premiers appel d'offres biomasse de la CRE, le PV coutait beaucoup plus cher qu'aujourd'hui, que le bois était sous exploité, que les centrales de cogé étaient dans l'air du temps … mais qu'aujourd'hui les conditions de marché, les technologies, les couts, les disponibilités des la ressource bois ont considérablement changées et que, ce qui était envisageable et compétitif hier, ne l'est plus du tout en 2020!

Dans un cas, tu payes une ressource bois qui devient de plus en plus chére et tu dois gérer des rejets qui te coutent un bras (analyses fumées, gestion des cendres, personnel de conduite en 3x8, maintenance …), de l'autre tu disposes d'une ressource gratuite qui t'est délivrée à cout zéro chaque jour, sans qu'un escroc ou un commerçant puisse venir t'en priver

YAPAFOTO, et de beaucoup!
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Re: Filiére bois - energie

Message par GillesH38 » 04 mars 2020, 08:08

mobar a écrit :
04 mars 2020, 07:41
L'électricité, qu'elle provienne du bois, du nuke ou du soleil, elle n'est stockable qu'avec un équipement additionnel
évidemment, mais dans les centrales thermiques, tu ne stockes pas l'électricité, tu stockes le combustible !!!
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Re: Filiére bois - energie

Message par mobar » 04 mars 2020, 08:17

En cogénération, ta production d'électricité, elle est déterminée par le design de ton équipement ET par la demande de chaleur du réseau, tu ne peux pas l'ajuster à une demande d'électricité variable, c'est exactement pareil qu'une énergie intermittente avec la différence que la production (d'élec) est dépendante d'une demande (de chaleur) imprévisible. Le débit de bois qui est appelé par la chaudière, il est déterminé par la demande de chaleur. L'électricité produite c'est une conséquence de ce débit d'alimentation.

L'électricité produite par une cogénération biomasse est une électricité fatale, non modulable, imprévisible et non ajustable!
"C'est quand il n'y a plus d'espoir qu'il ne faut désespérer de rien" Sénèque
https://youtu.be/0pK01iKwb1U

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