https://www.agenceecofin.com/actualites ... que-du-sudDécarbonation industrielle : Sasol et Air Liquide lancent une centrale solaire de 97,5 MW en Afrique du Sud
Agence Ecofin 29 oct 2025
L’Afrique du Sud poursuit la décarbonisation de son industrie, historiquement dépendante du charbon. L’inauguration de la centrale solaire de Damlaagte, dédiée au fleuron industriel du pays, illustre cette transition vers un modèle énergétique plus propre et plus résilient.
La centrale solaire de Damlaagte d’une capacité de 97,5 MW, a été officiellement inaugurée le lundi 27 octobre dans la province du Free State en Afrique du Sud. Développée par Mainstream Renewable Power et Thembelihle Trust, l’infrastructure alimentera en électricité renouvelable les installations de Sasol et d’Air Liquide à Secunda, où se trouve l’un des plus grands sites de production d’oxygène au monde.
Le projet marque la mise en service du premier site issu du programme conjoint de 900 MW lancé par les deux entités pour réduire leurs émissions de gaz à effet de serre. Il doit produire environ 270 millions kWh d’électricité propre par an, directement injectée dans le réseau public d’Eskom. Cette capacité soutient leur trajectoire de décarbonisation, avec Air Liquide qui vise une réduction de 30 à 40 % des émissions de ses opérations à Secunda d’ici 2031, tandis que Sasol prévoit de sécuriser jusqu’à 2 GW d’énergies renouvelables d’ici 2030.
« Nous nous sentons privilégiés de fournir à Sasol et Air Liquide une solution qui soutient directement leurs objectifs de décarbonisation », a déclaré Titania Stefanus Zincke, directrice des opérations de Mainstream Renewable Power en Afrique du Sud, ajoutant que le projet « établit une nouvelle référence en matière de collaboration et de qualité ».
Construit entre novembre 2023 et août 2025, Damlaagte a mobilisé environ 2000 travailleurs, dont la majorité issus des communautés voisines du site. Plus de 150 personnes ont également bénéficié de formations techniques dans le cadre d’un programme de développement de compétences, conçu pour favoriser leur insertion sur d’autres chantiers d'énergie solaire de la région.
Ce projet entre dans le cadre de la stratégie nationale visant à renforcer la sécurité énergétique tout en soutenant la durabilité du secteur industriel. L’Afrique du Sud cherche en effet à diversifier son mix électrique encore dominé à plus de 80 % par le charbon, et à attirer davantage d’investissements privés dans les énergies propres.
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Re: Afrique du Sud
https://www.agenceecofin.com/actualites ... de-koebergAfrique du Sud : Eskom obtient 20 ans de plus pour l’unité 2 de la centrale nucléaire de Koeberg
Agence Ecofin 07 nov 2025
L’Afrique du Sud consolide sa position de pionnière du nucléaire sur le continent africain avec la prolongation d’exploitation de Koeberg. Une décision stratégique à l’heure où le pays mise sur la diversification de son mix énergétique et la relance de la filière.
La compagnie sud-africaine d’électricité, Eskom, a annoncé, jeudi 6 novembre, que le régulateur national de l’énergie nucléaire (NNR) avait approuvé une prolongation de 20 ans de la licence d’exploitation de l’unité 2 de la centrale de Koeberg, située à 27 kilomètres au nord du Cap.
L’unité, d’une capacité de 946 MW, devrait rester opérationnelle jusqu’au 9 novembre 2045. Cette décision fait suite au prolongement en 2024 de 20 ans de la licence d’exploitation de l’unité 1, et à une demande détaillée d’Eskom incluant des études de sûreté, des inspections techniques et un programme complet de modernisation dans le cadre du plan d’exploitation à long terme de la centrale.
L’unité 2 a en effet atteint cette année un facteur de disponibilité énergétique de 100 % pendant 241 jours consécutifs. Les travaux de sa rénovation ont porté sur le remplacement des trois générateurs de vapeur, des contrôles de sécurité approfondis et des opérations de rechargement du combustible. « L’octroi de la prolongation de la durée de vie de 20 ans de l’unité 2 de Koeberg, qui fait suite à la prolongation similaire de l’année dernière pour l’unité 1, est le résultat du travail acharné, de la concentration et du dévouement de nos employés hautement qualifiés et compétents chez Koeberg […], a déclaré Velaphi Ntuli, directeur nucléaire d’Eskom.
Koeberg est la seule centrale nucléaire opérationnelle du continent africain et la plus méridionale au monde. Mise en service en 1985, elle alimente la Western Cape Province et abrite les plus grandes turbines de l’hémisphère sud. Réputée pour sa fiabilité, la centrale a reçu plus de quatorze fois la distinction NOSCAR de la National Occupational Safety Association pour ses performances en matière de sécurité.
L’Afrique du Sud reste ainsi le seul pays africain à exploiter une centrale nucléaire, alors que l’Égypte devrait la rejoindre avec la centrale de El-Dabaa développée avec le concours de Rosatom. Cette avance technologique illustre la maturité de la filière sud-africaine et son rôle dans la transition vers un mix énergétique bas carbone.
La prolongation intervient dans un contexte où le gouvernement prévoit un nouveau programme nucléaire de 5000 MW en partenariat avec la South African Nuclear Energy Corporation. Un objectif ambitieux qui s’inscrit dans la mise en œuvre du plan énergétique national IRP 2025, qui prévoit aussi l’ajout de 11 270 MW de solaire et 7340 MW d’éolien d’ici 2030 afin d’assurer la stabilité du réseau et de réduire la dépendance au charbon.
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Re: Afrique du Sud
https://www.agenceecofin.com/actualites ... rcice-2026Afrique du Sud : Eskom anticipe un bénéfice annuel de 930 millions $ sur son exercice 2026
Agence Ecofin) - En Afrique du Sud, Eskom est le principal fournisseur d'électricité. La compagnie qui autrefois plombait l’économie avec des problèmes récurrents connait depuis peu un redressement progressif de ses activités.
En Afrique du Sud, le fournisseur public d'électricité Eskom pourrait enchaîner un second exercice financier consécutif dans le vert.
Dans un communiqué publié le 28 novembre 2025, l’entreprise étatique dit anticiper un bénéfice après impôt autour de 16 milliards de rands (937 millions $) d’ici la fin de son année financière en mars 2026, soit un niveau similaire à celui enregistré un an plus tôt.
Cet optimisme de la compagnie s’explique notamment par des résultats positifs affichés au terme de la première moitié de son exercice achevé en septembre dernier. Sur cette période, la compagnie a dégagé un bénéfice net de 24,3 milliards de rands (1,4 milliard $).
Avec la baisse des taux d'intérêt et du niveau d'endettement, les coûts financiers ont baissé de 14 % à 15,3 milliards de rands (896 millions $) alors que la hausse moyenne des tarifs de l’électricité de 12,7 % à partir d’avril a permis de booster le chiffre d’affaires de 4 % à 191,3 milliards de rands (11,2 milliards $).
Dans la nation arc-en-ciel, Eskom souligne que les coupures d’électricité n’ont été appliquées que durant 4 jours entre mars et septembre. Un véritable redressement après une triste année 2023 marquée par plus de 300 jours de délestages qui a plombé l’économie la plus industrialisée du continent.
L’amélioration des performances récentes de l’entreprise a été notamment citée comme l’un des facteurs ayant permis à S&P Global Ratings de relever la note souveraine à long terme en devises étrangères de l'Afrique du Sud, de BB- à BB, une première en deux décennies.
« Ces résultats intermédiaires non audités montrent que nos performances annuelles pour l’exercice 2025 n’étaient pas une réussite isolée. Ils confirment que nos avancées dans l’amélioration opérationnelle et financière, soutenues par le gouvernement et nos partenaires, placent Eskom sur la voie d’un avenir durable », s’est réjoui Mteto Nyati président du Conseil d’administration d'Eskom.
Si l'entreprise publique d'électricité doit encore faire face à des défis structurels comme les dettes impayées par les municipalités qui ont atteint 105 milliards de rands (6,1 milliards $) au 30 septembre dernier, elle indique que le ministère des Finances a présenté des mesures pour s’attaquer à cette question épineuse.
Pour le reste, l’entreprise indique qu’elle travaille de son côté à renforcer sa trésorerie tout en empruntant à des taux acceptables afin de couvrir ses besoins en investissements estimés à 320 milliards de rands (18,7 milliards $) sur les cinq prochaines années.
« Ces investissements seront utilisés pour entretenir les infrastructures critiques de production et de réseau nécessaires à la sécurité énergétique, et pour étendre le réseau de transport afin d’accompagner la croissance attendue de la capacité électrique de 66 GW en 2024 à 107 GW d’ici 2034, permettant ainsi l’intégration des énergies renouvelables dans le réseau », explique-t-elle.
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Re: Afrique du Sud
https://www.pv-magazine.com/2025/12/08/ ... th-africa/Scatec switches on 273 MW of solar in South Africa
Norway’s Scatec has reached commercial operations of a 273 MW solar project in South Africa, the first to be completed from the country’s fifth bid window of its renewable energy procurement programme and the company’s first in the Western Cape province.
December 8, 2025 Patrick Jowett
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Re: Afrique du Sud
https://www.agenceecofin.com/actualites ... electriqueLe gouvernement sud-africain veut casser le monopole d’Eskom pour réformer le secteur électrique
Agence Ecofin 14 février 2026
En confirmant la création d’une entité publique indépendante chargée du transport de l’électricité, le gouvernement veut répondre aux exigences des bailleurs de fonds internationaux et restaurer leur confiance, tout en tentant de lever l’un des principaux obstacles à la croissance économique.
Dans une allocution nationale, le président sud-africain Cyril Ramaphosa a confirmé le jeudi 12 février que l’État irait au bout du démantèlement fonctionnel du producteur et distributeur national d’électricité Eskom, avec la création d’une entité publique distincte chargée d’exploiter le réseau de desserte et d’organiser le marché de l’électricité. Une équipe spéciale, placée sous l’autorité du Comité national de gestion de la crise énergétique, doit remettre sous trois mois un rapport assorti d’un calendrier précis pour cette mesure.
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Re: Afrique du Sud
https://www.agenceecofin.com/actualites ... ir-liquideAfrique du Sud : un projet solaire de 300 MW avec stockage pour Sasol et Air Liquide
Agence Ecofin 11 février 2026
En Afrique du Sud, des groupes industriels comme Sasol jouent désormais un rôle central dans l’accélération du déploiement des énergies renouvelables, en soutenant directement le développement de nouvelles capacités solaires à grande échelle.
Le producteur indépendant d’énergie sud‑africain SOLA Group a annoncé, lundi 9 février, avoir atteint le bouclage financier du projet Naos‑1, une centrale hybride combinant solaire photovoltaïque et stockage par batteries, destinée à fournir de l’électricité renouvelable aux groupes Sasol et Air Liquide via le mécanisme de wheeling sur le réseau national.
Implanté près de Viljoenskroon, dans la province du Free State, Naos‑1 aura une capacité de 300 MW (435 MWc) en solaire, associée à 660 MWh de stockage par batteries. Le projet repose sur des contrats d’achat d’électricité de long terme conclus avec Sasol et Air Liquide. Sa conception hybride doit permettre de stocker l’électricité solaire produite en journée afin de la restituer lors des pics de demande, notamment en soirée, renforçant ainsi la fourniture d’énergie pilotable pour les sites industriels. La mise en service commerciale est ciblée pour le premier semestre 2028.
« Naos‑1 représente une avancée majeure pour les énergies renouvelables pilotables sur le marché privé de l’électricité en Afrique du Sud, et est le fruit de notre collaboration intensive et innovante avec Sasol et Air Liquide sur plusieurs mois », a déclaré Jonathan Skeen, directeur général commercial de SOLA Group. « Le projet s’inscrit dans les objectifs de SOLA visant à transformer l’énergie solaire en une électricité abordable et disponible à la demande pour nos clients. »
Présenté comme le plus grand projet solaire avec stockage financé par des contrats privés à avoir atteint le bouclage financier en Afrique du Sud, Naos‑1 est soutenu par des institutions financières locales, dont la Development Bank of Southern Africa, et sa construction sera assurée par une coentreprise entre SOLA Build et WBHO.
Ce projet s’inscrit dans une dynamique plus large de décarbonation industrielle. En octobre 2025, Sasol et Air Liquide avaient inauguré la centrale solaire Damlaagte (97,5 MW), première installation mise en service dans le cadre de leur programme commun de 900 MW d’énergies renouvelables.
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Re: Afrique du Sud
https://www.agenceecofin.com/actualites ... que-du-sudUn consortium international vise une centrale GNL de 3 milliards $ en Afrique du Sud
Agence Ecofin 18 fev 2026
L’Afrique du Sud dépend principalement du gaz mozambicain. Mais l’arrêt prévu des livraisons vers 2028 révèle les faiblesses de son réseau gazier, avec un manque d’alternatives pour importer du GNL et un besoin urgent d’investissements dans de nouveaux pipelines et terminaux.
Un consortium international prépare un projet de centrale électrique au gaz naturel liquéfié (GNL) estimé à 3 milliards de dollars au port de Durban, en Afrique du Sud, selon Reuters lundi 16 février. D’après l’agence, le groupe de négoce énergétique Vitol soutient l’initiative aux côtés de la société saoudienne ACWA Power, de l’opérateur de terminaux VTTI et de Vivo Energy, propriétaire d’Engen depuis 2024.
Le projet prévoit la construction d’une centrale à cycle combiné, alimentée au GNL, avec une capacité envisagée comprise entre 1000 et 1800 mégawatts (MW), d’après un document transmis à des parlementaires sud-africains. Il sera associé à un terminal d’importation de GNL au port de Durban, le tout sur une superficie d’environ 20 hectares.
En septembre 2025, le gouvernement sud-africain a accordé au projet le statut de « Strategic Integrated Project », comme l’indique la notice officielle publiée dans le Government Gazette. Autrement dit, l’État a officiellement classé ce projet parmi les projets d’infrastructure jugés prioritaires au niveau national.
Aucun calendrier de construction n’a été confirmé à ce stade. Concernant l’approvisionnement de la future installation en GNL, un porte-parole du consortium a précisé qu’il était trop tôt pour déterminer la provenance du combustible destiné à alimenter la future centrale.
Un contexte gazier sud-africain en mutation
Ce développement intervient alors que le secteur gazier sud-africain est sous pression, dans un contexte marqué par des risques d’approvisionnement à court et moyen terme. D’après le Gas Roadmap 2025-2042 publié en novembre 2025 par l’Industrial Gas Users Association - Southern Africa (IGUA-SA), les livraisons de gaz naturel en provenance des champs mozambicains de Pande-Temane pourraient cesser d’ici deux ans.
Cette situation pourrait affecter l’approvisionnement de l’industrie et de certaines centrales électriques. Le document évoque un potentiel « Gas Cliff », c’est-à-dire un risque de rupture brutale des flux actuels. Le pays devra donc sécuriser d’autres sources d’approvisionnement, notamment par l’importation de GNL.
Parallèlement, la compétition internationale autour du marché sud-africain s’intensifie. En octobre 2025, Agence Ecofin rapportait que les États-Unis et le Qatar figurent parmi les fournisseurs susceptibles de se positionner sur ce marché du GNL. Cette dynamique s’inscrit dans un contexte mondial d’expansion rapide de l’offre. Selon le Global LNG Outlook 2024-2028 publié par l’Institute for Energy Economics and Financial Analysis (IEEFA), la capacité mondiale de liquéfaction devrait atteindre environ 666,5 millions de tonnes par an d’ici la fin de 2028, soit une hausse d’environ 40 % par rapport à 2023.
Selon un article publié par OilPrice en janvier 2026, l’Afrique subsaharienne est décrite comme un corridor émergent du GNL. Des pays comme le Nigeria, le Sénégal, la Mauritanie, le Mozambique et la Tanzanie développent des infrastructures et des projets d’exportation.
Par ailleurs, un projet distinct d’importation de GNL progresse à Richards Bay. En février 2025, Energy Intelligence rapportait la signature d’un bail pour le site. Une décision finale d’investissement est envisagée en 2026 pour une capacité initiale de 3 millions de tonnes par an.
