serveurs informatiques 77 milliards de kilowattsheures/an

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Message par energy_isere » 18 nov. 2025, 13:53

Choose France : OpCore et Eclairion vont construire des data centers sur d'anciens sites EDF

Lors du sommet Choose France qui entend célébrer les investissements en France des entreprises françaises, le principal investissement est celui d'OpCore pour construire un data center sur l'ancien emplacement d'une centrale thermique d’EDF en Seine-et-Marne. Eclairion compte aussi construire deux nouveaux data centers en Moselle sur d’anciennes friches industrielles d’EDF.

Marine Protais le 17/11/25

La reconversion du foncier d’EDF en terre de data centers s’amorce. OpCore, co-entreprise du Groupe iliad et des fonds gérés par InfraVia Capital Partners, annoncent l’ouverture de négociations exclusives pour la construction d’un centre de données de plusieurs centaines de mégawatts sur l’ancienne centrale thermique de Montereau-Vallée-de-la-Seine en Seine-et-Marne, arrêtée depuis 2004. Cela fait suite à un appel à manifestation d’intérêt (AMI) lancé par EDF en mars 2025. L’énergéticien, qui entend faire des data centers un relais de croissance, a proposé ses anciennes centrales comme terrain d’accueil pour ces infrastructures. Ce projet est donc le premier d’une série. Il prévoit 4 milliards d’euros d’investissement, soit le montant le plus important du sommet Choose France de ce 17 novembre, qui devrait totaliser 9,2 milliards d’euros d’investissements nouveaux.
https://www.latribune.fr/article/tech/i ... -sites-edf

Choose France : Opcore et Eclairion investissent massivement pour construire des data centers IA dans l'Hexagone
La première édition 100% tricolore du sommet Choose France, mettant en avant les investissements d'entreprises françaises sur le territoire, se tenait aujourd'hui à Paris. 30 milliards d'euros d'investissements ont été annoncés, dont 9,2 milliards dédiés à de nouveaux projets. Parmi ces derniers, la construction par la filiale d'Iliad Opcore d'un data center de “plusieurs centaines de mégawatts” sur un ancien site EDF et la construction et l'agrandissement de plusieurs data centers par Eclairion.

Yoann Bourgin 17 novembre 2025


Choose France : Opcore et Eclairion investissent massivement pour construire des data centers IA dans l'Hexagone© Alexis Anice Iliad

4 milliards d'euros : c'est le montant qu'a prévu d'investir Opcore, filiale d'Iliad détenue pour moitié par le fonds InfraVia, dans la création d'un data center de “plusieurs centaines de mégawatts” en Île-de-France. Il s'agit de l'investissement le plus important annoncé lors de cette première édition “France” du sommet Choose France ce 17 novembre, visant en l'occurrence à promouvoir l'engagement d'entreprises tricolores sur le territoire.

Opcore mise sur une mise en service pour 2027
Plus précisément, le data center sera implanté sur le site de l'ancienne centrale thermique EDF de Montereau-Vallée-de-la-Seine (Seine-et-Marne), dont la production a cessé en 2004. Un choix qui fait suite au lancement en mars par le fournisseur d'électricité d'un appel à manifestation d'intérêt (AMI). “Le site accueillera l'un des centres de calcul les plus importants d'Europe, assurent Opcore et EDF dans un communiqué conjoint. Il constituera un atout majeur pour soutenir l'émergence d'une filière française et européenne d'excellence dans l'intelligence artificielle”.

L'infrastructure bénéficiera du programme “fast-track” initié par l'État, permettant un raccordement rapide pour les centres de calcul. Le projet devrait générer d'après Opcore “plusieurs centaines d'emplois locaux directs et indirects”. Une première mise en service est prévue pour 2027, sans détails techniques supplémentaires à ce stade.

Eclairion va porter son data center modulaire francilien à 100 mégawatts
De son côté, Eclairion, société spécialisée dans l'hébergement de supercalculateurs, a annoncé à l'occasion du sommet investir 2,5 milliards pour ses différents sites entre fin 2025 et 2027. 80% de cet investissement sera consacré à la construction de deux data centers en Moselle, également sur deux sites EDF après avoir remporté des appels à projets. 200 millions d'euros seront dédiés à l'agrandissement de son data center modulaire à ultra haute densité à Bruyères-le-Châtel (Essonne) – qui doit héberger le premier cluster de calcul de Mistral AI – pour le faire passer de 40 à 100 mégawatts. Les 300 millions d'euros restants serviront à renforcer le site de Bessé-sur-Braye (Sarthe), qui a déjà bénéficié d'un investissement de 600 millions d'euros et dont l'inauguration est prévue en 2028.

La start-up française Sesterce, qui avait annoncé en début d'année vouloir déployer plus d'un million de GPU pour l'IA, a promis une extension de son premier data center à Valence (Drôme) afin de porter sa puissance à 80 mégawatts, ce qui représente un investissement de 1,5 milliard d'euros. Enfin, dans un tout autre domaine, le géant pharmaceutique Sanofi a rendu public un investissement d'un milliard d'euros, dont 300 millions seront consacrés au développement de nouveaux équipements dédiés à l'IA.

Le sommet Choose France, un simple coup de com' ?
Avec cette première édition “100% française”, le gouvernement a sans nul doute voulu rassurer les entrepreneurs et investisseurs. Or sur les 30 milliards d'euros annoncés, seulement 9,2 millions d'euros sont dédiés à la construction de nouveaux projets. Un montant qui fait pâle figure à côté des sommes engagées par les fournisseurs et investisseurs étrangers, les États-Unis en tête, dont le total se chiffre en centaines de milliards d'euros.
https://www.usine-digitale.fr/editorial ... e.N2241509

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Message par energy_isere » 19 nov. 2025, 17:46

Dans les Yvelines, Thésée Datacenter renforce son site d’Aubergenville avec 60 millions d'euros d'investissements

L’hébergeur informatique Thésée Datacenter annonce le lancement de la deuxième tranche de son campus d’Aubergenville (Yvelines) pour un investissement de 60 millions d'euros. Si le chantier doit commencer en 2027, la globalité du site ne sera pas opérationnelle avant 10 ans.

PATRICK DÉSAVIE 18 novembre 2025

Acteur français et indépendant de l’hébergement informatique, Thésée Datacenter poursuit le développement de son campus d’Aubergenville (Yvelines). L'entreprise a annoncé, lundi 17 novembre, lors du sommet Choose France, le lancement d’une deuxième tranche dotée d’une puissance installée de 10 mégawatts.
https://www.usinenouvelle.com/article/d ... s.N2241564

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Message par energy_isere » 07 janv. 2026, 19:47

IA : la consommation électrique des datacenters en France pourrait quadrupler d'ici 2035

Par Estelle Nguyen Publié le 07/01/2026 Boursier.com

L'essor de l'intelligence artificielle et la multiplication des usages numériques des Français menacent de faire exploser la consommation énergétique des centres de données, alerte l'Ademe.

La facture énergétique du numérique français s'annonce salée... Selon un rapport publié mardi par l'Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie (Ademe), la consommation électrique des datacenters pourrait être multipliée par 3,7 sur le territoire français d'ici 2035, et par 4,4 si l'on intègre les infrastructures étrangères sollicitées pour répondre aux besoins des utilisateurs hexagonaux. Cette projection intervient dans un contexte où "l'accroissement de l'offre de services numériques, combiné à une adoption massive des usages et un encadrement faible des services numériques concernant les enjeux environnementaux conduit à une montée en puissance inéluctable et rapide de la consommation des centres de données", souligne l'étude.

Basé sur des données collectées et des projections jusqu'en 2060, le rapport de l'Ademe dresse un bilan préoccupant. En 2024, la France compte 352 centres de données actifs, consommant 8,16 TWh d'électricité. En y ajoutant les salles informatiques des bâtiments tertiaires, la consommation atteint environ 10 TWh. Dans un scénario dit "tendanciel" où rien n'est fait pour endiguer cette croissance, la consommation pourrait atteindre 36,73 TWh sur le territoire national en 2035, soit près de quatre fois plus qu'aujourd'hui.

L'Ademe évoque plusieurs raisons à cette hausse. En premier, l'intelligence artificielle (IA) générative et agentielle, dont le développement rapide exige de fortes puissances de calcul. Ensuite, la blockchain, encore peu développée en France, pourrait aussi croître fortement. Enfin, le dialogue machine à machine (M2M) et l'Internet des objets (IoT) participent à cette progression, le numérique continuant "de capter, générer et analyser des données en s'affranchissant de la barrière de l'individu", précise le rapport.

Cinq scénarios d'évolution

Face à ce constat, l'Ademe a modélisé cinq scénarios d'évolution, du plus sobre au plus énergivore. Le scénario "Génération Frugale" mise sur une sobriété forte, avec une réduction de certains usages numériques et un moratoire sur la construction de nouveaux centres. A l'inverse, le scénario "Pari Réparateur" table sur des compensations technologiques, avec une consommation pouvant atteindre 33 TWh en France et près de 110 TWh en intégrant l'étranger. Entre les deux, les scénarios "Coopérations Territoriales" et "Technologies Vertes" proposent des approches intermédiaires, basées sur la concertation locale ou l'innovation.

Les conséquences en termes d'émissions de gaz à effet de serre sont également inquiétantes. Dans le scénario tendanciel, les émissions liées aux centres de données en France pourraient tripler d'ici 2035. En intégrant les infrastructures étrangères, elles passeraient de 7,3 millions à 23,4 millions de tonnes de CO2 équivalent. A l'horizon 2050, elles pourraient atteindre 55,6 millions de tonnes, compromettant gravement les engagements climatiques.

Appel à "une politique de sobriété très volontariste"

Le rapport souligne aussi le potentiel de récupération de la chaleur fatale émise par ces centres. En 2035, selon le scénario "Coopérations Territoriales", jusqu'à 6,2 TWh de chaleur pourraient être récupérés, soit près d'un quart de la consommation électrique des datacenters. Mais l'Ademe rappelle que cette récupération reste aujourd'hui marginale en France, et que ces chiffres sont théoriques, sans garantie de faisabilité économique ou technique.

"Seule une politique de sobriété très volontariste, modifiant en profondeur nos modes de vie, permettrait une inflexion permettant de réduire les consommations futures des centres de données", estime l'Ademe. L'agence insiste sur le fait que les gains technologiques, comme l'efficacité accrue ou la récupération de chaleur, ne suffiront pas sans une forte politique de sobriété numérique.
https://www.boursier.com/actualites/eco ... 53976.html

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