Politique energétique mandat de E.Macron

Ce forum ne traite pas du «grand jeu» mais des réactions plus locales au pic pétrolier, à l'échelle du pays, des régions, ou des villes.

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energy_isere
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Un des secteurs les plus exposés » : le gouvernement reconduit pour trois mois les aides carburant aux pêcheurs
Les aides carburant concédées en avril et en mai sont prolongées jusqu’au mois d’août. Leur montant sera compris entre 30 et 35 centimes par litre, « en fonction du cadre défini par la Commission européenne », a précisé le gouvernement jeudi 21 mai.

lemarin
https://lemarin.ouest-france.fr/peche/u ... 9ef5894fc2
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Prix des carburants : environ 9.000 entreprises ont demandé des "prêts flash carburant", "essentiellement les transporteurs et taxis", selon Bpifrance
Boursorama avec Media Services •29/05/2026

Le "prêt flash carburant" permet de prêter des sommes de 5.000 à 50.000 euros au taux de 3,80%, sans garantie, à certaines très petites entreprises (TPE) et petites et moyennes entreprises (PME).

Une aide bienvenue face à la hausse des prix du carburant. Quelque 9.000 entreprises ont déjà sollicité un "prêt flash carburant", selon Nicolas Dufourcq, le directeur général de Bpifrance - la banque publique d'investissement qui accorde ces prêts. Interrogé sur franceinfo ce vendredi 29 mai, le dirigeant a précisé qu' "une quinzaine de millions" d'euros ont été effectivement "décaissés" et des dossiers de demandes pour 60 millions supplémentaires sont "en cours d'instruction".

"9.000 entreprises (...) sont venues sur notre portail pour soumettre des demandes" de prêts, "essentiellement les rouleurs, c'est-à-dire transporteurs et taxis", a ajouté le directeur général de Bpifrance.

Un certain nombre de critères exigés

Dévoilé début avril, le "prêt flash carburant" permet de prêter des sommes de 5.000 à 50.000 euros au taux de 3,80%, sans garantie, à certaines très petites entreprises (TPE) et petites et moyennes entreprises (PME). Elles doivent faire partie des secteurs éligibles (transports, agriculture, pêche, BTP...) et leurs dépenses en carburant doivent représenter au minimum 5% de leur chiffre d'affaires. Les entreprises doivent aussi répondre à un certain nombre de critères pour éviter les effets d'aubaine : avoir été créées il y a plus d'un an et accepter de donner accès à Bpifrance à leurs derniers mois de relevés de compte bancaire.

La durée de ces prêts sera de 36 mois, "incluant un différé d'amortissement du capital de 12 mois", selon Bercy.
https://www.boursorama.com/actualite-ec ... f02be30d03
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Carburant: plus de 439.000 demandes effectuées pour les aides aux "grands rouleurs", selon Lecornu

Connaissance des Énergies avec AFP le 31 mai 2026

Quelque 439.000 Français ont fait la demande à ce jour de l'aide aux "grands rouleurs" qui utilisent beaucoup leur voiture et sont frappés de plein fouet par la flambée des prix des carburants, et ceux qui sont éligibles la toucheront en juin, a déclaré dimanche Sébastien Lecornu.

Les différentes aides de l'Etat mises en place jusqu'à la fin de l'été, dont certaines ont été publiées au Journal officiel samedi, sont "pleinement opérationnelles", a précisé le Premier ministre sur le réseau X.

Quelque "439.339 demandes déjà déposées pour le guichet +grands rouleurs+, qui permettra aux travailleurs modestes de toucher 100 euros dès le mois de juin ; ouverture de l'aide aux pêcheurs au 1er juin ; revalorisation des indemnités kilométriques des aides à domicile effective dès le 1er juin ; poursuite de l'accompagnement des secteurs les plus touchés : transporteurs, BTP et monde agricole ; prime carburant totalement défiscalisée et désocialisée jusqu'à 600 euros afin que toutes les entreprises puissent aider leurs salariés sans condition", détaille M. Lecornu.

"Face à la crise énergétique, nous avons fait un choix simple : cibler nos aides pour soutenir l'activité et le travail, et veiller à ce que chaque euro d'argent public soit dépensé utilement", alors que les prix de l'énergie "ont connu de fortes variations" depuis la début de la guerre, fin février, au Moyen-Orient, rappelle-t-il.

Dans ce contexte de "volatilité" des cours du pétrole du fait d'une guerre qui pourrait "durer", le Premier ministre et son gouvernement avaient annoncé il y a 10 jours dans une conférence de presse une amplification et une prolongation de ces aides, qui vont lui coûter au total environ 1,2 milliard d'euros.
https://www.connaissancedesenergies.org ... rnu-260531
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La transition énergétique induira à terme une baisse des recettes fiscales sur l'énergie

Connaissance des Énergies avec AFPparue le 03 juin 2026

La transition énergétique va se traduire à terme par une baisse des recettes fiscales sur l'énergie à cause d'un recul anticipé de la consommation de carburants fossiles, ce qui doit être anticipé pour éviter de peser sur la dette publique, rappelle mardi le Conseil des prélèvements obligatoires (CPO).

59,7 milliards d'euros en 2024

"La transition énergétique va amener à réduire massivement le rendement de la fiscalité de l'énergie", a déclaré Amélie de Montchalin, première présidente de la Cour des comptes, à laquelle est associé le CPO. Il est donc nécessaire "de garantir une trajectoire qui soit soutenable pour nos finances publiques".

Cette instance, "chargée d'apprécier l'évolution et l'impact économique, social et budgétaire" des prélèvements obligatoires" et de formuler des recommandations, compte seize membres, magistrats et hauts fonctionnaires, universitaires et représentants du monde de l'entreprise.

En 2024, la fiscalité énergétique en France a représenté 59,7 milliards d'euros, selon le CPO, soit environ 2% du produit intérieur brut, dans la moyenne des pays de l'Union européenne. Elle se décompose en accise sur les produits énergétiques (39,5 milliards d'euros) et TVA (17,6 milliards d'euros).

"En utilisant des hypothèses préliminaires de la troisième stratégie nationale bas carbone, la direction générale du Trésor a estimé - à tarifs fiscaux constants - une baisse des recettes nettes d'accise sur les énergies de 7 à 10 milliards d'euros en 2030 et de 15 à 30 milliards d'euros en 2050", prévient-il.

Il formule des recommandations à moyen et long terme pour accompagner transition énergétique, compétitivité économique, équilibre des finances publiques et acceptabilité sociale. Notamment l'alignement de la fiscalité du diesel sur celle de l'essence, une hausse de la fiscalité des combustibles fossiles et une baisse de celle de l'électricité ainsi qu'"un réexamen graduel des dépenses fiscales favorables aux énergies fossiles" et la fin de certains taux réduits.

Environ 15 milliards d'euros de dérogations en 2024

L'institution a recensé trente-cinq régimes dérogatoires pour un coût d'environ 15 milliards d'euros en 2024 en faveur des transports, de l'agriculture, la pêche, l'industrie et le BTP mais aussi du gazole non routier ou des biocarburants.

La baisse des taxes sur l'électricité est réclamée par la filière, qui y voit un levier pour réussir le plan d'électrification du gouvernement, mais le CPO recommande de ne pas le faire avant la fin de la décennie actuelle afin de rendre cette convergence "socialement acceptable".

"Avant 2030, beaucoup d'autres mécanismes vont amener de facto à rehausser la fiscalité applicable aux énergies fossiles", a souligné Amélie de Montchalin. "Et donc, si on fait les deux mouvements de manière simultanée, la hausse du signal prix sera de facto trop forte et difficilement acceptable pour les ménages les plus exposés", a-t-elle ajouté.

En plein débat dans la classe politique sur les aides gouvernementales aux ménages et aux entreprises face à la flambée du prix du pétrole, le CPO estime que "l'utilisation de l'outil fiscal pour compenser les fluctuations du prix des énergies fossiles serait contre-productive".

"Il n'est pas recommandé d'utiliser d'outils fiscaux pour compenser l'augmentation du prix des énergies fossiles", a déclaré Amélie de Montchalin. Les deux effets de la hausse des prix du pétrole sur la fiscalité de l'énergie et la baisse de la demande "se neutralisent quasiment, ce qui veut dire qu'il n'y a pas de cagnotte", a-t-elle indiqué.
https://www.connaissancedesenergies.org ... gie-260603
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Carburants : la prolongation de l'aide aux agriculteurs publiée au JO

AFP avec Connaissance des Énergies le 12 juin 2026

La décision d'étendre jusqu'à fin août les aides à l'achat de carburant pour travaux agricoles et forestiers, annoncée le 21 mai par le gouvernement, a été publiée au Journal officiel vendredi.

Une aide passée de 3,86 à 15 centimes d'euro par litre

Le décret crée une aide exceptionnelle, attribuée par la Direction générale des finances publiques, pour les entreprises ayant reçu du gazole non routier (GNL) de mai à fin août 2026, lorsqu’il est utilisé pour des travaux agricoles ou forestiers. Le montant est fixé à 0,15 €/L pour les volumes livrés sur cette période. Cette mesure prolonge l’effort annoncé le 21 mai afin d’amortir la hausse des coûts de carburant qui affecte directement l’activité des exploitations agricoles et des opérateurs forestiers.

En avril, un premier dispositif avait ouvert une aide de 3,86 c€/L pour les utilisateurs agricoles et forestiers. Pour le passage à 15 c€/L sur les livraisons de mai à août 2026, les demandes sont dématérialisées et instruites par l’administration fiscale. Le guichet « Dématic/Chorus Pro » a ouvert début juin pour les volumes de mai, avec une échéance de dépôt au 31 juillet 2026.

Une crise qui dure

Le relèvement à 0,15 €/L s’inscrit dans un ensemble de mesures chiffré à 710 millions d’euros annoncé le 21 mai dernier par l’exécutif pour faire face au renchérissement des carburants. Le Premier ministre Sébastien Lecornu avait alors évoqué une crise au Moyen-Orient qui va « durer », « sous une forme ou sous une autre », avec des répercussions sur les coûts des intrants énergétiques et logistiques.

Pour le secteur agricole, la prolongation de l'aide jusqu'à fin août vise à atténuer l'impact du conflit au Moyen-Orient et les incertitudes politiques associées.
https://www.connaissancedesenergies.org ... -jo-260612
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Lecornu prolonge les aides carburants ciblées aux secteurs exposés jusqu’à décembre

AFP avec Connaissance des Énergies le 16 septembre 2026

Sébastien Lecornu demande au gouvernement de maintenir jusqu’au 31 décembre les aides sectorielles liées à l’envolée des prix des carburants, a indiqué mercredi son entourage.

Trois secteurs maintenus dans le dispositif

La décision concerne les pêcheurs, les entreprises éligibles du BTP et les agriculteurs, avec des niveaux d’aide différenciés selon les usages professionnels des carburants. Les services du Premier ministre présentent cette prolongation comme un moyen de « préserver l'activité économique, l'emploi et la croissance, en donnant de la visibilité aux entreprises ».

Pour la pêche, secteur qui a multiplié les blocages de dépôts pétroliers ces derniers jours en Méditerranée, le soutien public doit remonter de 25 à 35 centimes par litre. Matignon indique que ce montant correspond au niveau maximal autorisé par la Commission européenne afin de permettre aux navires de poursuivre leurs sorties en mer.

Dans le BTP, les entreprises éligibles conserveront une aide de 20 centimes par litre de gazole non routier. Les exploitants agricoles bénéficieront, eux, du maintien d’un soutien de 15 centimes par litre, qui s’ajoutera aux autres mesures du plan d’urgence agricole.

Des prix élevés et des tensions locales sur l’approvisionnement

La hausse des prix à la pompe a déjà nourri des appels à manifester faisant référence au mouvement des Gilets jaunes. Elle a aussi provoqué des actions de pêcheurs contre des dépôts pétroliers, sur fond de coûts d’exploitation très sensibles au prix du gazole.

Selon la porte-parole du gouvernement Maud Bregeon, environ 10% des stations-service signalent une difficulté d’approvisionnement sur au moins un carburant. Elle a précisé que l’« immense majorité » de ces points de vente relèvent du réseau TotalEnergies, dont le plafonnement tarifaire attire une demande accrue.

TotalEnergies avait annoncé le 22 juillet 2026 le rétablissement d’un plafond de 1,99 €/l pour l’essence et de 2,25 €/l pour le diesel dans ses stations de France hexagonale, en raison de la remontée des cours internationaux des produits pétroliers. Le portail public des prix des carburants recense les disponibilités déclarées par les stations-service à partir des données ouvertes transmises par les distributeurs.

Le gouvernement cherche des marges réglementaires

À l’issue du Conseil des ministres, Maud Bregeon a indiqué que l’exécutif ne ferme « pas la porte à de nouveaux dispositifs » d’aide, au motif que « cette situation devient de plus en plus difficile, et particulièrement depuis quelques semaines ». Emmanuel Macron a demandé au gouvernement sa « totale mobilisation » sur « l'approvisionnement » et la « maîtrise des prix » des carburants, selon la porte-parole.

La porte-parole a aussi évoqué un travail sur une flexibilité accrue de la réglementation européenne. L’objectif serait notamment d’« assouplir un petit peu le système » applicable aux raffineries, sans que le gouvernement détaille à ce stade la nature des adaptations recherchées.

Les mesures sectorielles prolongent des dispositifs déjà ouverts au printemps 2026. Le ministère de l’Agriculture avait annoncé le 21 avril une aide de 15 centimes par litre de gazole non routier agricole pour le mois de mai, évaluée alors à environ 53 millions d’euros pour ce seul mois.

Un arbitrage budgétaire renvoyé à Matignon

Le maintien des aides intervient alors que Sébastien Lecornu a demandé mardi à ses ministres de renforcer l’effort sur les dépenses de l’État en 2027. Le gouvernement doit intégrer ce nouveau choc sur les prix de l’énergie dans une trajectoire budgétaire déjà contrainte par le déficit public et la hausse des taux d’intérêt de la dette.

Le projet de budget pour 2027 doit être examiné jeudi à Matignon lors d’un séminaire gouvernemental. Les aides aux carburants ajoutent une contrainte supplémentaire à l’élaboration du texte financier, qui devra arbitrer entre soutien ciblé aux secteurs exposés et maîtrise des dépenses publiques.

Dans la campagne présidentielle, Édouard Philippe a demandé mercredi un « doublement » des aides ciblées, à financer par « des économies sur les dépenses de l'État ». Selon un sondage Elabe pour BFMTV publié mercredi, 70% des Français anticipent une baisse de leur pouvoir d’achat et 36% déclarent faire confiance à Marine Le Pen pour améliorer leur situation, devant Bruno Retailleau à 23% et Édouard Philippe à 22%.
https://www.connaissancedesenergies.org ... age-260916
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